Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
POINT DE VUE NORMAL :
Jour 1 !
Le lendemain de son arrivée à Volterra, Leo n'était pas resté très longtemps dans sa chambre à attendre qu'on l'appelle. Deux heures à peine après être entré dans la chambre qui lui était destiné, il sortit de la pièce et se mit en quête de la belle blonde qu'il avait croisée plus tôt. Il marchait dans les couloirs du château qui lui semblait sans fin, quand il déboucha sur un magnifique jardin.
« Salut ! »
Leo se retourna, et il la vit ! Il avait l'impression que son cœur mort était sur le point de sortir de sa poitrine tellement elle était belle.
« Salut ! » souffla-t-il sans quitter ses prunelles dorées.
« Je m'appelle Irina ! » se présenta-t-elle en souriant.
« Whoa ! » fut tout ce qu'il trouva à dire.
Irina eut un petit rire.
« Comment t'as su où j'étais ? » demanda-t-il.
« Je suis là depuis cinq minutes environs, quand je t'ai vu arriver ! » répondit-elle.
« Je te cherchais ! » avoua-t-il.
« Oh ! » dit-elle en souriant timidement.
« Et euh, moi c'est Leo ! » fit-il.
« Je sais ! » dit Irina.
Une sorte de malaise s'était installé entre eux, et Irina était sur le point de s'en aller mais Leo la retint par le bras :
« Non, reste, s'il te plaît ! »
Depuis la disparition de Laurent, Irina n'avait plus fait attention aux hommes, mais ce jeune garçon la faisait complètement défaillir. Elle lui rendit timidement le sourire qu'il lui servait depuis plusieurs minutes déjà, puis, elle se rapprocha de lui tout en entrelaçant leurs doigts. Elle le guida à travers le jardin, où ils apprirent à faire connaissance.
Kaitlin n'était pas sortit de sa chambre. Toujours allongée sur son immense lit, elle pensait à Félix. C'était une vraie armoire à glace, et il pouvait sans doute tuer trois vampires d'un seul coup, mais la carrure du vampire ne gênait en aucun cas la jeune fille, bien au contraire. Mais, est-ce qu'elle plaisait à Félix ? D'accord, il lui avait sourit et semblait intéressé, mais qu'est-ce qui faisait croire à Kaitlin que cet intérêt n'était pas purement physique ? Cette question la tiraillait dans tous les sens, et la soif se faisait plus urgente que jamais !
Carter et Sonia étaient toujours dans leur chambre, à la seule différence qu'ils venaient de faire l'amour pour la première fois depuis des semaines. Allongés face à face, Carter ne pouvait s'empêcher de cueillir les lèvres de sa compagne.
« Ça fait du bien ! » dit-il contre sa bouche.
« Petit pervers ! » s'amusa Sonia.
« Hum, avoue que t'aimes ça ! » grogna-t-il en la collant contre son corps.
Elle éclata de rire tout en se laissant aller contre son compagnon, qui ne cessait d'embrasser sa peau métissée. Carter s'allongea de toute sa carrure sur Sonia, qui caressait le visage de son amant.
« Je t'aime, et je ne sais pas ce que je serai devenue sans toi ! » lui dit-elle.
« Je peux te retourner le compliment ! » répliqua-t-il.
« Ça te plairait de botter les fesses de Maria et de son armée ? » demanda-t-elle.
« Oh ouais ! » répondit-il. « Mais j'ai d'autres projets dans l'immédiat, comme faire l'amour à ma sulfureuse copine ! »
« Ouais, c'est un plan qui me paraît très bien ! » acquiesça-t-elle en l'embrassant.
Une fois qu'il fut en elle, Sonia les fit basculer pour se retrouver au dessus de lui !
Dans la chambre face à celle de Carter et Sonia, le deuxième couple avait également trouvé le réconfort dans les caresses. En position assise, Dana savourait le contact des lèvres de Chad sur sa nuque. Elle prit le visage de son amour entre ses mains, et l'embrassa en lui transmettant tout son amour. Chad y répondit avidement, avant de l'allonger sur le matelas, se retrouvant sur elle. Ils se regardèrent dans les yeux, sans que les mots ne soient utiles pour dire quoi que ce soit. Après un dernier baiser, Chad cala sa tête sur la poitrine de Dana, qui passa ses doigts dans les cheveux du garçon.
« On va enfin être tranquille ! » murmura Chad.
« On sera bien ici, du moins je l'espère ! » dit Dana.
« Je t'aime ! » dit-il.
« Je t'aime aussi ! » lui retourna-t-elle.
Les heures défilèrent sans qu'aucun d'eux ne change de position.
Jour 2 !
Il était deux heures du matin quand Félix, Alec, Demetri, Jasper, Emmett et Kaitlin rentrèrent au château. Munis de deux glacières chacun, les garçons ravitaillèrent les cuisines de poches de sang prit chez un boucher à Milan. Grâce à son don de persuasion, Kaitlin avait convaincu le boucher de lui fournir le maximum de poches de sang, et une fois payé, elle le convaincu de tout oublier. Elle avait aussi fait appel à toute sa volonté pour ne pas le tuer car la soif avait été plus oppressante en présence de l'homme, mais elle avait tenue bon. Une fois rentrée, elle était allée chercher Chad, Dana, Carter, Sonia, Leo, Alessandra et Miguel pour leur annoncer que le ravitaillement était fait. Ils étaient en ce moment même en train d'apaiser leur soif en vidant tour à tour plusieurs poches de sang, sous l'œil vigilant des garçons. Alessandra et Miguel n'en vidèrent pas plus de deux, car ils s'étaient déjà nourris deux jours plus tôt, Miguel d'un humain, et Alessandra d'un ours. Tour à tour, les autres furent repus, et nettoyèrent ce qu'ils avaient causés. Bella et Jane entrèrent dans la cuisine, et lorsque Jane vit Miguel, elle détourna le regard, gênée !
« Félix, Alec, Marcus veut vous voir ! » leur dit Bella.
Les deux gardes sortirent des cuisines, non sans avoir jetés un regard à la personne pour qui ils éprouvaient des sentiments nouveaux.
« Euh, que va-t-on faire aujourd'hui ? » demanda Sonia.
« Alice a déjà prévu une séance de mannequinat pour vous tous ! » répondit Demetri.
« Je vous plains ! » leur dit Bella.
« A ce point-là ? » s'étonna Chad.
« Tu n'as pas idée ! » dit Bella.
Effectivement, une heure plus tard, Alice avait réquisitionnée les nouveaux venus parmi les Volturi et tour à tour, elle leur faisait essayer les vêtements qu'elle était allée acheter la veille en dévalisant une centaine de boutique italienne.
Pendant ce temps, Marcus avait convoqué Alec, Félix et Irina, au grand étonnement du reste des Denali.
« Votre âme-sœur se trouve entre ces murs depuis deux jours. Alec, tu as sans doute ressenti une attraction particulière envers la jeune Alessandra ! » dit Marcus.
« Oui Maître, je l'ai reconnu mais, j'ai peur de ne pas être à la hauteur ! » avoua Alec.
« Ne t'en fais pas pour ça, il lui faut du temps après ce qu'elle a traversé, et pour l'instant, elle a plus besoin d'un ami alors, sois celui à qui elle peut parler. Sois là pour elle, ne la brusque pas et gagne sa confiance ! » expliqua Marcus.
« Oui Maître ! » acquiesça Alec.
« Quant à toi Félix, je n'ai pas de conseil à te donner étant donner que la jeune Kaitlin me semble plus que réceptif à tes, signaux ! » souligna Marcus, un sourire en coin.
« Ils vont devenir pire que Demetri et Bella ! » se moqua Alec.
Il se reçut un coup de poing dans les côtes en guise de réponse de la part de Félix. Enfin, Marcus porta son attention sur Irina, qui s'était fait toute petite depuis le début de la séance.
« Qu'as-tu Irina ? » demanda Marcus.
« Euh, est-ce que, Leo est mon véritable compagnon ? » questionna-t-elle.
« En effet, il l'est ! » répondit Marcus.
Irina était complètement perdue, entre ses sentiments pour Leo et sa loyauté envers son clan. Alec remarqua son trouble. Il s'approcha d'elle et posa sa main sur l'épaule d'Irina.
« Tu ne peux pas renoncer à lui sous prétexte que tu es loyal envers tes sœurs. Tu as le droit d'être heureuse toi aussi ! » lui dit-il.
« Elles m'en voudront si je décide de rester ici ! » s'enquit de dire Irina.
« Ce sont tes sœurs Irina, elles comprendront ! » lui assura-t-il.
Peu convaincu, Irina esquissa un faible sourire.
Jour 3 !
Dans la chambre qu'elle partageait avec son frère, Alessandra lisait Orgueil & Préjugés, qu'elle avait empruntée dans l'immense bibliothèque du château. Elle aimait lire. C'est une passion qui lui avait été transmise par sa mère, institutrice de son vivant. La porte de la salle de bain s'ouvrit, et Alessandra dû cacher son sourire devant l'apparence de son frère. Il portait un jean délavé, une chemise en soie noir, et une paire de basket.
« Ne te moque pas ! » la prévint son frère.
« Je n'ai rien dit ! » se défendit-elle.
« Je te connais par cœur alors ravale-moi ce sourire ! » grogna-t-il.
« Un conseil de sœur, t'aurais dû faire un effort et mettre d'autres chaussures ! » lui dit-elle.
« Alice m'a dit de m'habiller comme ça. Selon elle, ça plaira à Jane ! » avoua Miguel.
« Oh, si Miss Alice te l'a dit ! » railla Alessandra.
« Epargnes-moi tes sarcasmes et dis-moi si je suis bien ! » lui dit-il.
« T'es parfait, alors arrête de stresser ! » assura-t-elle.
Dans la chambre de Jane, cette dernière était habillée d'une robe noire qui lui arrivait au niveau des genoux, une paire d'escarpins de la même couleur que la robe, et ses cheveux avaient été ondulés.
« Tourne ! » lui ordonna Alice.
Jane tourna sur la gauche, faisant virevolter légèrement sa robe.
« Encore une fois et de l'autre côté pour voir ! » dit Bella.
Jane tourna de nouveau mais à droite.
« Encore une fois ! » dit Rosalie.
Soupirant, Jane tourna une nouvelle fois, mais lorsqu'elle s'arrêta, elle vit les sourires sur les visages de Bella, Rosalie et Alice.
« Vous vous fichez de moi ? » demanda-t-elle.
« Un petit peu ! » avoua Bella.
« Très drôle ! » soupira Jane.
« Relaxe Janie, tout ira bien, il va te manger dans la main ! » dit Rosalie.
« Je sais qu'il est mon âme-sœur, mais je ne peux pas m'empêcher de stresser. Je n'ai jamais été copine avec un garçon, en tout cas pas avec ce que je ressens. D'habitude c'est juste du sexe, mais là… » commença à dire Jane, mais Alice la coupa.
« T'es amoureuse ! »
« Je ne peux pas tomber amoureuse après seulement trois jours, c'est trop tôt ! » réfuta Jane.
« Bon, écoute, laisse-le faire le premier pas et attends qu'il t'avoue d'abord ce qu'il ressent pour toi, mais si ça traîne trop, tu prends le train en marche ! » lui conseilla Rosalie.
« Tu veux que je le viole ? » hoqueta Jane.
« Sers-toi de tes charmes ! » la taquina Bella.
« Toi, depuis que tu couches avec Demetri, je te trouve plus coquine ! » s'amusa Rosalie.
« Ce n'est pas de ma faute si mon homme est un Dieu au lit, même s'il se la joue un peu ! » s'extasia Bella.
« J'ai entendu Bella ! » fit la voix de Demetri.
« Ce n'est pas bien d'écouter aux portes, maintenant fiche le camp ou pas de câlin ! » le menaça Bella.
Un grognement sourd se fit entendre, et les filles éclatèrent de rire.
Une heure plus tard.
Alessandra se baladait entre les parterres de fleurs du jardin de château depuis une dizaine de minutes, quand elle tomba sur Leo et… Irina. Un sourire se dessina sur les lèvres d'Alessandra en voyant son ami, mais le fait est qu'il avait plaqué Irina tout près de lui, et l'embrassait avidement. Le couple finit par se réfugier derrière un arbuste. Sentant un début de fou rire, Alessandra rebroussa chemin et elle finit par se retrouver nez à nez avec…
« Alec ! » s'exclama-t-elle. « Tu me suis ? »
« Non, je faisais juste une balade ! » la rassura-t-il.
« Si j'étais toi, j'éviterais d'aller près des orchidées ! » lui conseilla-t-elle.
« Pourquoi ? » demanda-t-il.
« Et bien, je viens de voir Leo et Irina s'embrasser assez, vigoureusement et, si tu veux mon avis, il ne l'a pas allongé derrière un arbuste pour faire du tricot ! » répondit-elle.
Alec eut un petit rire, ce qui fit frissonner Alessandra. Bien qu'elle ne le montre pas, Alec lui plaisait énormément, mais elle ne pouvait pas être intime avec lui. Grâce à leur ouïe vampirique, un petit rire suivit d'un gloussement et d'un grognement rauque parvint aux oreilles d'Alec et Alessandra.
« Ok, là, ça devient flippant ! » grimaça Alessandra.
« Tu t'habitueras à force de vivre ici ! » lui dit Alec.
« De quoi tu parles ? » demanda-t-elle.
« Viens ! » dit-il en lui tendant la main.
Alessandra eut un mouvement d'hésitation.
« Je ne te ferais aucun mal, tu peux me faire confiance ! » la rassura-t-il.
Elle regarda Alec dans les yeux, et y vit de la sincérité. Prudemment, elle tendit la main vers lui, et quand leurs doigts se frôlèrent, ils furent tous deux parcourut d'une décharge électrique qui leur traversa le corps.
« On se calme Alec, prends sur toi et ne lui saute pas dessus ! » pensa Alec.
« J'ai l'impression de renaître ! » pensa Alessandra.
Alec guida Alessandra à l'intérieur du château, et tout en traversant les couloirs tout en se tenant par la main, chacun d'eux sentait une tension naître en eux, mais ils ne sauraient dire si c'était de la nervosité, ou simplement une tension physique. Alec se stoppa dans le couloir qui menait aux chambres qu'occupaient la famille Cullen et les gardes.
« Ecoute, et tu comprendras pourquoi tu t'habitueras avec les autres qui sont assez, bruyant ! » lui dit-il.
Alessandra écouta, mais ce qu'elle entendit la figea. Des grognements, des gémissements, et des bruits sourds, comme si un tremblement de terre secouait la ville.
« C'est bon, je suis choquée à vie ! » frissonna-t-elle, faisant rire Alec.
Jour 4 !
Kaitlin sortait de sa salle de bain en serviette, en se séchant les cheveux, quand on frappa à sa porte.
« Qui c'est ? » demanda-t-elle.
« C'est Félix. Il faut que je te parle ! »
« Oh merde ! » pensa-t-elle. « Une minute ! »
Avec sa vitesse vampirique, elle s'habilla rapidement d'un jean et d'un chemisier noir. Elle n'avait pas eu le temps de mettre ses sous-vêtements, car elle ne s'attendait pas à recevoir la visite de Félix et qu'elle avait prévue de prendre son temps pour s'habiller. Elle mit les serviettes humides dans la panière à linge, puis, souffla un bon coup avant d'aller ouvrir la porte.
« Salut ! » dit-elle en souriant.
« Hey, je peux entrer ? » demanda-t-il.
« Oh, bien sûr ! » répondit-elle en s'écartant.
Félix entra dans la chambre, et Kaitlin referma la porte derrière elle. Elle détailla la tenue de Félix, et constata qu'il était toujours habillé de la même façon. Ses vêtements de membre de la garde : un pantalon et une chemise noire. Quand ses yeux s'arrêtèrent sur le postérieur du garde, Kaitlin eut soudainement des pensées pas très catholiques. Elle finit par stopper sa contemplation, surtout que Félix s'était assis sur le lit. Elle fronça les sourcils quand elle l'entendit soupirer de… frustration ?
« Un problème ? » demanda-t-elle en se rapprochant.
« J'ai quelque chose à t'avouer mais, je ne suis pas très doué pour dire ce que je ressens, encore moins à une fille. En général, c'est purement physique, mais, je ne veux pas que ce soit que ça avec toi ! » répondit-elle.
« Je rêve ou t'es en train de me faire une déclaration ? » le taquina-t-elle.
« S'il te plaît, sois sérieuse une minute ! » soupira-t-il.
« D'accord, qu'est-ce que tu veux me dire qui soit si urgent ? » dit-elle en s'asseyant à côté de lui.
Félix ne bougeait pas d'un centimètre pour la regarder, car elle s'était assise de façon à lui faire face. Il n'avait jamais cru que ce serait si difficile d'annoncer à une fille qu'elle était sa vraie compagne, et pourtant, il savait qu'il devait le lui dire. Il finit par se retourner et lorsqu'il croisa le regard rubis de Kaitlin, qui commençait à s'éclaircir un peu depuis qu'elle se nourrissait de sang animal, il n'eut plus aucun doute sur ses sentiments.
« Voilà, euh, mon Maître Marcus, il a la capacité de voir les liens entre les gens. Des liens parentaux, fraternels, amicaux, et, euh, affectifs ! » commença-t-il.
« T'es venu pour me dire quel lien il y a entre toi et moi, c'est ça ? » demanda-t-elle.
« Oui et, je ne veux pas que tu crois que c'est juste parce qu'il y a ce lien entre nous que je t'aime mais… »
Il s'arrêta en s'apercevant de la boulette qu'il avait lâchée. De son côté, Kaitlin dû se retenir pour ne pas se mettre à danser dans toute la chambre. Ses doutes les plus profonds venaient de se dissiper avec les simples mots que venaient de dire Félix : il l'aimait ! Félix se sentait tout petit malgré sa carrure d'ours, mais lorsqu'il sentit les lèvres de Kaitlin qui recouvrit sa bouche, il ne pu s'empêcher de sourire. Sa nature d'homme prit le dessus, et il se retrouva rapidement sur Kaitlin, allongé sur le lit.
« Je t'aime aussi, et maintenant que les déclarations sont faites, tu pourrais peut-être reprendre ta nature de bad boy ! » suggéra-t-elle.
« C'est toi qui l'a voulu ! » dit-il avant de l'embrasser plus ardemment.
Jour 5 !
Irina était en ce moment même dans la chambre de sa sœur Kate, qui avait été rejoint par Carmen, Eleazar, et Tanya, qui était revenue à Volterra après avoir juré aux Rois de ne plus rien tenter contre Bella. Irina venait de dire à son clan qu'elle ne repartirait pas en Alaska avec eux le lendemain.
« Quoi ? » s'écria Kate.
« Tu veux rester vivre ici ? Non mais t'as perdu la tête ! » claqua Tanya.
« Je ne peux pas quitter Leo, et je ne le veux pas ! » rétorqua Irina.
« Tu veux laisser tomber ton clan, ta famille pour un type que tu ne connais que depuis trois jours ! » répliqua Tanya.
« JE L'AIME, TU PEUX COMPRENDRE ! » hurla Irina.
Elle commençait à en avoir vraiment ras le bol que ses sœurs s'opposent à son choix.
« Mais bien sûr, tu l'aimes, et puis quoi encore ? » cracha Tanya.
« Tu ne peux pas comprendre Tanya, tu n'as jamais été amoureuse comme je le suis maintenant. Tu n'as pas rencontré ton âme-sœur, et ce n'est pas le soi-disant amour que tu ressens pour Edward que tu peux prétendre tout savoir ! » dit Irina.
« Les filles calmez-vous ! » leur dit Eleazar.
« Ne te mêle pas de ça ! » le prévint Tanya.
« Ils font aussi parties de notre famille, alors oui ça les regarde ! » lui rappela Kate.
« Toi qui est notre sœur, dis à Irina que tu es contre le fait qu'elle reste vivre ici avec les Volturi ! » ordonna Tanya.
« Je ne vais pas le faire, et je vais tout simplement lui dire de venir nous voir de temps en temps ! » contra Kate.
« Quoi ? » s'étrangla Tanya.
« Merci Kate ! » sourit Irina.
Elle prit sa sœur dans ses bras, qui lui rendit son étreinte.
« Je suis contente que tu l'aies enfin trouvé ! » lui chuchota Kate.
Quand Irina regarda Carmen et Eleazar, elle déduisait d'après le sourire qu'ils arboraient, qu'elle avait leur approbation pour rester à Volterra.
Irina se rua jusqu'à la salle du trône pour parler aux Rois. Elle s'avança vers eux, s'inclina légèrement, et leur fit part de son désir de rester à Volterra. Aro et Caïus, qui avaient été informés des liens entre les nouveaux vampires et les membres de leur garde, esquissèrent un sourire.
« Tu es, bien entendu, la bienvenue parmi nous. Nous savons que tu resteras fidèle à ton clan, et nous ne te demandons rien en retour. Si tu souhaites faire partie de la garde, tu n'auras qu'à nous le dire ! » confia Aro.
« Merci ! » dit Irina en s'inclinant une nouvelle fois.
Jour 6 !
Pendant que les Cullen, Bella et d'autres membres des Volturi faisaient leurs adieux au clan Denali, excepté Irina, Alessandra était assise sur la fontaine du jardin. Plus que quelques heures avant le couché du soleil, et la peau d'Alessandra se faisait moins scintillante que d'ordinaire. Elle laissait sa main glisser sur l'eau de la fontaine, quand elle sentit une présence derrière elle alors que ses yeux se fermaient. Elle su que c'était Alec, car le regard qui lui brûlait le corps n'était pas hostile, mais admiratif et tendre.
« Je sais que t'es là, Alec ! » dit-elle à voix haute.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Alec était assis en face d'elle, et il lui servit un sourire qui la fit défaillir. Il fallait qu'elle lui pose la question. La conversation qu'elle avait entendue la veille entre Jane et Miguel ne cessaient de trotter dans sa tête.
« Alec, il faut que je te demande quelque chose, et j'aimerais une réponse sincère de ta part ! » dit-elle.
« Tout ce que tu voudras ! » répondit-il.
Tout ce que tu voudras ! Ce qu'elle voulait, elle était bien incapable de le dire. Subir un viol pendant deux ans, ça marque, et Alessandra n'était pas sûr de s'en remettre un jour.
« Est-ce que c'est vrai, que je suis ton âme-sœur ? » demanda-t-elle.
« Co…comment t'es au courant de ça ? » demanda-t-il à son tour, totalement déboussolé par la question.
« Réponds juste à la question ! » le supplia-t-elle.
« Oui, c'est la vérité ! » avoua Alec.
« Tu comptais m'en parler ? » voulut-elle savoir.
« Non ! » répondit-il.
« Pourquoi ? » demanda-t-elle de nouveau.
Alec se leva de sa place.
« Parce que tu n'as pas confiance en moi. Parce que tu es blessée, brisée, et parce que je ne veux pas te faire souffrir. Je préfère être un ami à qui tu peux parler plutôt que d'être simplement un homme que tu ne vois que comme une menace ! » expliqua-t-il.
« Tu ne peux pas attendre de moi que j'oublie ce que j'ai vécu ! » martela-t-elle en se levant à son tour.
« Mais je ne te le demande pas, je veux seulement que tu aies assez confiance en moi pour me permettre de te montrer à quel point je t'aime. » lâcha-t-il.
Alessandra s'était figée, et Alec sentait que sa gorge lui brûlait.
« Faut que j'y aille ! » dit-il.
« Où ça ? » demanda-t-elle d'une petite voix.
« Me nourrir ! » répondit-il d'une voix sèche.
Il quitta le jardin en se giflant mentalement pour s'être emporté de cette façon envers la fille qu'il aimait.
Alessandra finit par tomber sur ses genoux, et à pleurer, la tête posée entre ses bras sur le marbre de la fontaine !
