Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE NORMAL :

Fin du jour 6 !

Lorsqu'Alec se retrouva aux abords de Volterra, il contracta ses poings avec une telle force que sa peau de marbre craquela sous la pression. Comment avait-il pu être d'une telle rudesse envers celle qu'il aimait ? Pourquoi avait-il réagi de cette façon ? Et pourquoi Diable, Jane s'était-elle permis de parler du lien qui le liait à Alessandra avec Miguel ? Tout ça, son emportement envers Alessandra, c'était de la faute à Jane. Alec voulait attendre d'avoir la totale confiance d'Alessandra avant de lui révéler ses sentiments et du lien qui les unissait.

« T'as un problème ? »

Alec releva la tête pour apercevoir un type costaud, la trentaine, tout en muscle, les cheveux noirs, les yeux verts, et vêtu d'un jean noir, d'une chemise de la même couleur et d'une paire de mocassins. Il fumait une cigarette dont les veloutés de fumées filtraient l'air autour de lui.

« T'as un problème ? » répéta l'homme.

« Je ne suis pas sourd ! » grogna Alec.

« Je suis content pour toi ! » railla l'homme.

Tout dans l'attitude de cet homme abhorrait Alec. Son instinct de chasseur lui criait que cet homme n'était pas net.

« Un petit gars comme toi ne devrait pas se promener tout seul la nuit, à moins que tu cherches quelque chose, ou quelqu'un ! » dit l'homme.

« Mêlez-vous de ce qui vous regarde ! » claqua Alec.

« T'es sur mon territoire mon gars, alors déguerpis vite fait avant que je ne te flanque une raclée ! » le prévint l'homme.

N'aimant pas se faire dicter sa conduite, en dehors des ordres qu'il recevait des Rois, Alec jeta un regard sombre au gars qui faisait au moins deux têtes de plus que lui.

« T'as pas entendu ce que je t'ai dis ? Dégage ! » aboya le type.

« Oh si, j'ai bien entendu ! » dit Alec d'un ton sarcastique.

« Je vais t'apprendre à manquer de respect à plus fort que toi ! » gronda l'homme en jetant son mégot de cigarette.

Il s'avança vers Alec en armant son poing, qu'il se prépara à frapper, mais Alec lui agrippa le poignet et le lui brisa. L'homme ouvrit la bouche pour crier de douleur, mais Alec avait anticipé en donnant un coup sec sur la gorge de son assaillant, qui étouffa une plainte dans un gargouillis étrange. Alec pu déceler dans le regard de ce qui serait son futur repas de la peur, de l'incompréhension et de la souffrance. Alec ne pu réprimer un rictus.

« Les humains, tous les mêmes ! » pensa-t-il à voix haute.

Sans plus attendre, il planta ses crocs dans la jugulaire de sa proie qui était venue à lui, et la vida de son sang. Alec ne fit pas attention aux traces de nicotine et de drogue dans le sang de l'homme car il était trop assoiffé, et cette soif fut vite apaisée. Alec chargea le corps sans vie de sa victime sur ses épaules, et avec sa vitesse vampirique, il sortit de Volterra pour s'enfoncer dans les bois afin de se débarrasser de sa victime.

Effondrée au pied de la fontaine d'où elle n'avait pas bougée, Alessandra pleurait des larmes qui ne couleraient jamais. Pourquoi s'acharnait-elle à faire souffrir les gens autour d'elle ? Pourquoi était-elle incapable d'accorder sa confiance à quelqu'un d'autre que son frère ? Ce garçon était là, et il était prêt à l'aimer, non, il l'aimait déjà alors qu'ils ne se connaissaient que depuis moins d'une semaine. Ces quelques heures passaient en compagnie d'Alec l'avait aidée à s'accepter de nouveau, à ne plus ressentir le dégoût envers elle-même. Et pourtant, il lui avait délibérément dissimulé le fait qu'ils étaient des âmes-sœurs. Pourquoi avait-il agis ainsi ? Par honte pour ce qu'elle était au fond d'elle ? Non, autrement il n'aurait pas passé tout son temps libre en sa compagnie. Alors pourquoi ? Tu le sais pourquoi ! Tu n'as pas assez confiance en lui pour partager ce que tu ressens avec quelqu'un qui ne soit pas Miguel ! Alessandra finit par se rendre compte qu'elle ne pleurait plus. Combien de temps était-elle restée accroupie devant cette fontaine à pleurer et à ruminer sa pathétique existence ? Elle ne saurait le dire ! Elle finit par se relever et quitta le jardin pour regagner sa chambre. Elle essaya de faire abstractions des bruits qui provenaient des chambres abritant les nombreux couples de ce château et atteignit sa chambre. Miguel ne s'y trouvait pas !

« Encore avec Jane ! » pensa-t-elle.

Alessandra était heureuse pour son jumeau, très heureuse, et un peu jalouse aussi, mais elle chassa très vite cette folle et stupide émotion de sa tête, et fila dans la salle de bain où elle prit une douche. Elle se changea d'un survêtement, s'assit sur le lit, et prit l'I-Pod offert et remplit par Alice !

Just a kiss on your lips in the moonlight
Just a touch of the fire burning so bright
No I don't want to mess this thing up
I don't want to push too far
Just a shot in the dark that you just might
Be the one I've been waiting for my whole life
So baby I'm alright, with just a kiss goodnight*

A l'entente de ses mots, elle se remit à pleurer malgré elle !

Seulement quelques minutes après le départ des Denali, Miguel et Jane s'étaient éclipsés dans la chambre de cette dernière. Poussée pour son désir, Jane prit les mains de Miguel dans les siennes, et le rapprocha du lit, où ils s'assirent l'un à côté de l'autre. Jane arborait un sourire timide malgré ce qu'elle ressentait. Miguel posa une main sur la joue de Jane, et déposa un doux baiser sur ses lèvres. Ce n'était pas la première fois qu'ils s'embrassaient, mais Miguel préférait ne pas être brusque, ce qu'il avait expliqué à Jane le soir de leur premier rendez-vous trois jours plus tôt. Jane se perdit dans le baiser, mais lorsque le baiser s'intensifia et que Jane se retrouva à moitié assise sur Miguel, le jeune homme stoppa le baiser.

« Désolé ! » s'excusa Jane.

« Ne t'excuse pas, c'est juste que je ne veux pas précipiter les choses, je n'ai jamais été aussi proche d'une fille physiquement ! » lui dit-il.

« C'est vrai ! » se rappela Jane.

Elle reprit sa place initiale, honteuse de s'être montrée aussi entreprenante alors qu'elle connaissait les conditions de Miguel : ne rien précipiter entre eux !

« Jane, j'en ai envie, je t'assure mais, je ne veux pas qu'on aille trop vite. Je ne vais pas m'en aller loin de toi, alors si t'as des pulsions, réfrènes les, un petit peu ! » lui suggéra-t-il.

« D'accord ! » abdiqua-t-elle.

Miguel l'attira dans ses bras où elle se laissa aller, et ils finirent par s'allonger sur le lit, se blottissant l'un contre l'autre. La tête calée contre le torse de son compagnon, Jane se mordit la lèvre. Une question lui taraudait l'esprit depuis quelques jours maintenant, et elle ne su comment la poser. Elle décida de se jeter à l'eau.

« Miguel ? » appela-t-elle.

« Ouais ? » fit-il.

« Est-ce que, c'est à cause de tes cicatrices que tu veux attendre ? » demanda-t-elle.

« En partie ! » répondit-il.

« Mais je m'en fiche de ça ! » dit-elle en se relevant. « Elles sont ce que tu es, et ça prouve ton courage. »

Miguel soupira avant de se mettre dans la même position que Jane, assis sur le lit, et la regarda. Il prit ses mains dans les siennes et lui dit :

« Jane, j'assume mes cicatrices, ce n'est pas le problème. Je veux être sûr de moi le jour où on fera l'amour, tu comprends ? J'ai conscience des sentiments que j'éprouve pour toi, et je veux attendre le bon moment ! »

« Je suis navrée d'être aussi, impatiente, c'est juste que… » commença-t-elle à dire, mais il la coupa.

« C'est juste que t'es en manque, j'ai saisis ! »

Il eut un sourire amusé, et Jane ne pu s'empêcher de rire à son tour. Ils s'embrassèrent tendrement, mais le baiser devint plus vorace et ils se rallongèrent, Miguel sur elle. La porte de la chambre s'ouvrit sur Alec, et quand il vit dans quelle position se trouvait sa sœur, il dit :

« Oh non, par pitié arrêtez ça avant que je ne vomisse mon dernier repas ! »

Les jeunes tourtereaux s'écartèrent en étant gêné.

« Qu'est-ce que tu veux ? » demanda Jane à son frère.

« Te parler, et, je pense que Miguel devrait aller voir Alessandra ! » répondit Alec.

« Qu'est-ce qu'elle a ? » s'enquit Miguel.

« On a eu une discussion un peu, houleuse et je crois avoir fait une grosse bêtise ! » avoua Alec.

« Comment ça ? » s'étonna Jane.

« Je ne suis pas très fier de la façon dont je lui ai parlé, et je voudrais parler à ma sœur, seul ! » dit Alec à l'attention de Miguel.

Miguel comprit le message. Il sortit de la chambre et rejoignit la sienne, où il trouva Alessandra recroquevillée sur le lit, la musique dans les oreilles, et le regard triste.

Alec, complètement perdu, s'affala sur le sofa de sa sœur.

« Qu'est-ce que t'as ? » demanda-t-elle.

« Alessandra a mal prit le fait que je lui ai caché qu'elle était mon âme-sœur ! » répondit Alec.

« Comment l'a-t-elle su ? » questionna Jane.

« Elle t'a entendu en parler avec Miguel ! » gronda Alec. « Pourquoi vous parliez de ça au juste ? »

« Il s'inquiète pour sa sœur. Il voulait seulement s'assurer que tu ne lui ferais aucun mal ! » expliqua Jane.

« Elle n'aurait pas dû l'apprendre de cette façon, et avec ce que j'ai dis, je doute qu'elle s'ouvre à moi ! » dit Alec.

« Qu'est-ce que t'as dis ? » voulut-elle savoir.

« Je lui ai dis que je l'aimais ! » avoua-t-il.

« Tu manques de tact mon frère ! » le taquina-t-elle.

« Ne te moque pas ! » bougonna-t-il.

Il soupira bruyamment. Comment allait-il rattraper ce qu'il avait fait ?

« Ecoute, tu devrais parler avec quelqu'un qui soit déjà passé par là ! » lui conseilla Jane.

« Ah oui ? Et tu connais beaucoup de mec vampire qui ont pour compagne une fille qui a subit des viols pendant deux ans ? » railla Alec.

« Pas pendant deux ans, mais un viol, oui ! » acquiesça Jane.

« Qui ? » demanda Alec.

« Va parler à Emmett, il saura t'aider mieux que moi ! » répondit-elle.

Emmett ! pensa Alec. Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ?

Dans une des chambres adjacentes, Alessandra venait de raconter à son frère la petite dispute qu'elle avait eue avec Alec. Miguel l'avait écouté sans l'interrompre, et intérieurement, il ne faisait que se poser la même question depuis une semaine : quand sa sœur acceptera-t-elle de partager ce qu'elle ressent avec quelqu'un d'autre que lui ?

« Qu'est-ce que je dois faire à ton avis ? » lui demanda-t-elle.

« Tu veux vraiment le savoir ? » voulut s'assurer Miguel.

Elle lui fit oui de la tête !

« Parle-lui, mais parle-lui sincèrement. Dis-lui ce que tu ressens, si tu ne le fais pas, tu finiras par en souffrir. Il t'aime et s'il n'a rien voulu te dire sur vos liens, c'est parce qu'il sent que tu n'as pas confiance. Ouvre-toi un peu, ça ne pourra que te faire du bien ! »

« Je n'y arrive pas ! » se désola-t-elle.

« Il le faut pourtant. Il saura attendre que tu sois prête, car tu le seras, et arrête de penser à ce que tu as vécue, ça t'empêchera d'avancer ! » lui dit-il.

« J'ai peur ! » sanglota-t-elle.

Miguel l'a prit dans ses bras et la berça quelques minutes ! On frappa à leur porte, et Miguel dit :

« Entrez ! »

La porte s'ouvrit sur Rosalie !

« J'espère que je ne vous dérange pas, je voudrais parler à Alessandra ! » dit-elle.

« Oh euh, bien sûr ! » accepta Miguel.

Il déposa un baiser sur la tempe de sa sœur, et quitta la chambre en la laissant aux bons soins de Rosalie.

« Hey ! »

Jane se précipita sur Miguel et se jeta dans ses bras. Il lui rendit son étreinte, avant de lui prendre la main et de l'attirer jusqu'au jardin du château. Ils marchaient main dans la main entre les Tulipes et les Lys, dans la nuit étoilée !

« Comment va ta sœur ? » lui demanda Jane.

« Pfff, elle a peur ! » répondit-il.

« De quoi ? » demanda-t-elle de nouveau.

« Je n'en sais rien, et je t'avoue que ça me fait mal de la voir comme ça. Elle a le droit d'être heureuse, mais elle pense qu'elle n'est pas assez bien pour qu'un garçon s'intéresse à elle ! » informa-t-il.

« Ça prendra du temps, mais elle y arrivera ! » lui assura-t-elle.

« J'espère que t'as raison sinon, elle risque d'être seule ! » souffla Miguel.

Jane se blottit contre lui, et sourit lorsqu'elle le sentit l'approcher de lui un peu plus.

De son côté, Alec venait de trouver Emmett dans la salle d'entraînement avec Jasper et Demetri.

« Où est Félix ? » s'étonna Alec.

« Il est avec Kaitlin, et il n'est pas en train de lui faire visiter le château si tu veux tout savoir ! » s'esclaffa Demetri.

Alec afficha une mine écœurée.

« Arrête de faire ta tête de puceau et viens t'entraîner avec nous ! » lui dit Jasper.

« En faites, il faut que je parle à Emmett ! » dit Alec.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda l'intéressé.

« Euh, en privé si ça ne te dérange pas, c'est assez délicat ce que j'ai à te dire ! » dit Alec, un peu mal à l'aise.

« Tu veux parler de choses délicates avec Emmett ? Je te souhaite bien du courage ! » se moqua Jasper.

Alec ne prêta pas attention aux moqueries de Jasper et Demetri, et fit signe à Emmett de le suivre. Ils se retrouvèrent sur le toit du château, ayant une vue pleine sur Volterra qui était endormie.

« Je t'écoute ! » dit Emmett.

« Comment, comment t'as fais quand Rosalie et toi avez dû, vous rapprocher ? » demanda Alec.

« Je comprends pas ! » dit Emmett.

« Comment est-ce que t'as gagné sa confiance alors que tu savais qu'elle avait, enfin tu vois ! » finit par dire Alec.

« Ah, je vois ! » comprit Emmett. « C'est pour toi et Alessandra, n'est-ce pas ? »

« J'ai l'impression de faire n'importe quoi avec elle. On s'est disputé et je lui ai dis que je l'aimais ! » avoua Alec.

« Ensuite ? » le pressa Emmett.

« Je suis parti chasser ! » répondit Alec.

« Ecoute, je n'ai pas vraiment de conseils à te donner, chaque histoire est différente, mais je n'ai pas eu énormément de problème avec Rosalie car elle m'a trouvée des années après ce drame et elle m'a tout raconté quelques jours après mon réveil, tandis qu'Alessandra, c'est tout récent. Laisse-la venir à toi, montre-lui que tu es là pour elle, que tu ne la brusqueras pas, et que jamais tu ne lui feras de mal sans en souffrir, c'est tout ce que je peux te dire ! » exposa Emmett.

Alec se prit la tête entre les mains et soupira. C'est compliqué l'amour !

Pendant ce temps, Alessandra confiait ses craintes à Rosalie. Peut-être qu'un point de vue féminin l'aiderait à avancer ?

« Tu crois vraiment qu'il voudra de moi après ce qui m'est arrivé ? » demanda Alessandra.

« Mais il te veut déjà, tu ne le vois pas ça ? Pourquoi crois-tu qu'il passe beaucoup de temps avec toi ? » lui dit Rosalie.

« Par pitié ? » tenta Alessandra.

Le regard noir de Rosalie la fit déglutir.

« Arrête de penser que tu ne vaux rien, parce que c'est faux. C'est exactement ce que je pensais après ma transformation, parce que moi aussi j'ai vécu ça, et je peux t'assurer que tout s'arrange une fois qu'on en parle à celui qu'on aime ! » la rassura Rosalie.

« Tu crois ? » murmura Alessandra.

« J'en suis sûr, alors parle-lui, dis-lui ce que tu ressens, tu ne pourras que te sentir mieux ! » conclut Rosalie.

Jour 7 !

Le soleil était à son zénith lorsqu'Alessandra se promena dans le jardin. Comme à son habitude, elle s'installa sur le rebord de la fontaine et profita de la chaleur du soleil sur sa peau. Elle s'était vêtue d'un pantacourt en jean beige, d'un dos nu élégant blanc, et d'une paire de ballerines blanches. Avec l'aide de Rosalie, elle avait rattachée ses cheveux bruns en une très belle tresse indienne. Elle avait passée une bonne partie de la nuit à parler avec Rosalie, de la façon dont elle pourrait agir avec Alec, comment prendre les choses, et surtout, comment se laisser aimer par un homme ? Alec est peut-être un adolescent, mais il est bien plus vieux qu'elle côté existence vampirique, donc il a forcément plus d'expérience qu'elle, c'est ce qu'elle pensait. Dans son cœur, Alessandra succombait au charme d'Alec, mais sa raison l'emportait à cause de la peur qu'elle ressentait des contacts physiques, mais Rosalie lui avait assuré que ça passait avec le temps.

« Alessandra ? »

Elle se retourna et vit Alec, qui gardait une certaine distance envers elle.

« Je peux te parler, ou tu es encore en colère contre moi ? » demanda-t-il.

« Ça va, tu peux approcher ! » lui répondit-elle.

Alec vint se placer en face de la jeune fille, mais il resta debout !

« Je, je suis désolé, de t'avoir caché qu'on était des âmes-sœurs, c'était stupide de ma part et, je t'assure que j'avais l'intention de te le dire mais, j'avais peur de ta réaction, que tu me rejettes, et c'est surtout après qu'on se soit croisé la toute première fois après l'attaque. Le fait que tu détournes la tête comme tu l'as fait, ça m'a vraiment fait du mal sans que je ne comprenne pourquoi. C'est la première fois que je ressens ce que je ressens pour toi, je n'ai jamais accordé la moindre attention à une fille auparavant, car je voulais attendre de trouver la bonne, et maintenant que je t'ai devant moi, je ne sais pas quoi faire. Etre ton ami est déjà quelque chose de merveilleux, même si mon cœur désire plus, mais je suis prêt à être ce que tu veux que je sois pour toi. Si tu veux qu'on ne soit qu'ami, alors on sera ami, et rien d'autre ! »

Alessandra n'en revenait pas ! Il venait de se livrer entièrement à elle, comme si c'était normal, et elle restait là, assise sur la fontaine en marbre, et elle le fixait, incrédule.

« Dis quelque chose ! » la supplia-t-il.

Les mots de Rosalie lui revinrent en pleine figure :

« Il te veut déjà ! Parle-lui de ce que tu ressens ! »

Elle finit par se lever, par s'approcher lentement d'Alec, qui ne savait quoi penser de l'initiative de sa compagne, puis, elle se pencha vers lui et déposa un baiser sur sa joue. Alec avait arrêté de respirer, bien que ça lui était inutile, et lorsque il croisa le regard d'Alessandra, il dû se retenir pour ne pas l'embrasser.

« Merci ! » lui dit Alessandra, d'une voix douce. « Je crois que c'est à mon tour de te dire ce que je ressens ! »


Lexique Musical :

* Lady Antebellum : Just a kiss