Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
POINT DE VUE D'ALESSANDRA :
« Si Maria ne se débarrasse pas de son armée, tu sais ce que ça signifie ma chère ! » fit constater Aro.
« Je me fiche de savoir ce qu'elle décide. Moi, tout ce que je sais, c'est que je meurs d'envie de prendre un aller simple pour Houston pour aller lui botter les fesses en personne. Elle paiera pour ce qu'elle m'a fait subir ! » claqua Alessandra.
Aro afficha un sourire. Oh ho, je connaissais très bien ce sourire !
Toutes les têtes s'étaient tournées vers moi, et je sentis la main d'Alec se poser sur mon avant-bras. La petite fille terrorisée n'était plus, à présent, je n'aurais plus peur.
« Tu es bien sûr de vouloir faire partie du voyage ? » voulut s'assurer Caïus.
« Oui, j'en suis sûre. Je vais lui montrer qu'elle n'a pas le droit de s'amuser avec la vie des gens, et elle paiera pour la mort de mes parents ! » claquai-je.
« Alors là je dis Amen ! » dit Kaitlin. « Je te suis sur ce coup ! »
« Tu m'étonnes qu'on va te suivre ! » approuva Leo.
Je regardais mon frère, qui acquiesça d'un signe de tête.
« Je me réserve Lucy, elle va payer pour ce qu'elle a fait à ma mère ! » grogna Carter.
Sonia lui prit la main, ce qui le calma.
« Bien, nous allons devoir passer les deux prochaines semaines à vous entraîner. Demetri, tu superviseras tout ça ! » ordonna Aro.
« Oui Maître ! » accepta Demetri.
Du coin de l'œil, je vis qu'Alice voulait dire quelque chose.
« Qu'est-ce que tu as Alice ? » lui demanda son mari.
Elle se contenta de regarder Bella, et étrangement, Rosalie avait la même lueur dans les yeux.
« Oh non ! » marmonna Bella.
« C'est l'heure d'aller préparer ton mariage ! » chantonna Alice.
« Et demain à la première heure, c'est shopping ! » dit Rosalie sur le même ton.
« Les filles, vous ne voulez pas attendre qu'on ait botté le cul de Maria avant de planifier mon mariage ? » leur proposa Bella.
« Qu'est-ce que t'en penses Rosalie ? On attend trois semaines avant de commencer les préparatifs ? » demanda Alice à sa sœur.
« Il y a tellement de travaille, la robe de mariée, les costumes, les faire-part, les décorations, les fleurs, la musique etc… ! » énuméra Rosalie.
Elles se retournèrent vers Bella et dirent d'une même voix :
« Sûrement pas ! »
Alice prit Bella par le bras, et Rosalie fit signe à Demetri de les suivre.
« Pourquoi moi ? » s'étonna ce dernier.
« C'est aussi ton mariage mon petit Demetri, alors tu viens avec nous, exécution ! » tonna Rosalie.
Les personnes présentes dans le salon-bibliothèque éclatèrent de rire, et je n'y prêtais plus attention quand Alec donna une petite pression sur ma main. Je captais son regard, et après un discret signe de tête, nous quittions la pièce sans regarder derrière nous. Il est vrai que j'avais une envie folle de me retrouver seule avec Alec, et lorsque nous nous retrouvons dans sa chambre, je l'attirais à moi pour un baiser plein d'amour.
« Qu'est-ce qui me vaut ça ? » me demanda-t-il une fois que je mis fin au baiser.
« Rien, j'en avais seulement envie ! » répondis-je en souriant.
Il me rendit mon sourire, et il m'embrassa de nouveau. Il me fit reculer, sans interrompre le baiser, et je me suis retrouvé allongée sur le lit. Il vint se placer sur moi, et je fus heureuse de ne pas ressentir cette peur qui me tiraillait depuis deux ans. Je laissais même Alec me caresser les côtes.
« Vilaine ! » fit la voix de mon frère dans ma tête.
Sous le choc, je mordis la lèvre d'Alec tellement fort qu'il grogna et on stoppa le baiser.
« MIGUEL JE VAIS TE TUER ! » hurlai-je à mon frère en me redressant sur le lit.
J'entendis son rire résonner de je ne sais où, puis, je regardais Alec qui réprima un fou rire. Je fus sur le point de lui dire le fond de ma pensée, mais le sourire qu'il me servit m'attendrit, et on reprit là où mon frère nous avait arrêtés.
POINT DE VUE DE BELLA :
Jour 12 !
Je vais craquer, pire, je vais tuer mes sœurs. Ça fait des heures qu'elles surfent sur internet à chercher des idées pour le mariage, à me montrer des magasines de mariage, des robes, des fleurs et j'en passe. Mon Demetri est dans le même état que moi. J'en connais deux qui vont regretter de se moquer de nous. Les coups d'œil que se lançaient Emmett et Félix, ainsi que le sourire complice qu'ils affichaient prouve bien qu'ils se délectaient de nous voir souffrir, mon vampire et moi.
« Bella ? »
« Hein ? Quoi ? » fis-je en regardant Alice.
« Alors, des Orchidées ou des Lys pour les décorations ? » me demanda Rosalie.
« Euh, comme vous voulez ! » répondis-je.
Le regard qu'elles me lancèrent me fit aussitôt regretter de ne pas avoir choisit, mais heureusement pour moi, Demetri vint à mon secours en leur disant :
« Ecoutez les filles, on vous laisse préparer le mariage à votre guise on vous fait confiance, et pour la robe et le costume, et bien, on verra une autre fois mais là faut vraiment qu'on parte se nourrir ! »
« Mais… » protesta Alice.
« Pas de mais ! » gronda Demetri. « Viens Bella ! »
« Oh avec joie ! » sautillai-je en le suivant.
Au passage, Demetri mit un coup de poing dans les côtes de Félix, et moi, je donnais une claque très forte derrière la tête d'Emmett. La seconde d'après, Demetri et moi étions dans le garage.
« J'ai cru que j'allais les tuer ! » soupira Demetri.
« Lesquels ? » demandai-je.
« Les quatre ! » répondit-il.
« Tu m'aurais laissé m'occuper d'Alice et Rose ? » pouffai-je.
Demetri éclata de rire, et je le suivis dans son hilarité. Quand on finit par se calmer, il se rapprocha de moi avec une lueur dans le regard que je ne connaissais que trop bien. Il avait envie de faire des câlins, et la façon dont il m'embrassa me le confirma.
« On devrait fiche le camp avant que les deux furies ne rappliquent ! » dis-je contre ses lèvres.
« Bonne idée ! » approuva-t-il.
On monta dans sa voiture, et une fois le garage ouvert, il démarra en trombe et nous quittions Volterra. C'était l'après-midi, et le soleil était à son zénith, alors Demetri roula droit devant sans se soucier d'où nous nous rendions. J'avais envoyé un message à Jane pour qu'elle dise aux Rois que Demetri et moi nous étions éclipsés afin de souffler, message plein de sous-entendus qu'elle avait sûrement saisi, puis, j'allumais le poste de la voiture et une chanson que j'adorais passait. Demetri monta le volume, et nous nous sommes mis à chanter le refrain :
In your head, in your head,
Zombie, zombie, zombie,
Hey, hey, hey. What's in your head,
In your head,
Zombie, zombie, zombie?
Hey, hey, hey, hey, oh, dou, dou, dou, dou, dou...*
Nous continuons à chanter encore et encore, et Demetri fit rouler la voiture à une vitesse folle jusqu'à la tombée de la nuit. Il m'arrivait de me pencher vers lui pour l'embrasser sur la joue, sa bouche, pour lui murmurer des mots doux à l'oreille, et lui dire à quel point je l'aimais. Je savais qu'il allait me rendre tout ça au quintuple quand nous serons dans notre chambre, et il me tardait d'y être.
POINT DE VUE DE CARTER :
Nous étions tous les six, c'est-à-dire ma Sonia, Kaitlin, Chad, Dana, Leo et moi, dans le jardin du château. Nous étions là depuis plusieurs heures, sans qu'aucun de nous ne dise quoi que ce soit. Sonia fut la première à rompre ce silence.
« J'ai vraiment hâte que tout ça se termine ! » dit-elle en posant sa tête sur mon épaule.
« Qu'est-ce qui se passera si on ne parvient pas à vaincre Maria ? » demanda Dana.
« Si elle s'attend à la visite des Volturi, elle risque de créer encore plus de nouveau-nés, et on sera dépassé par le nombre ! » exposa Kaitlin.
« Avec de l'entraînement tout est possible, et n'oublions que nous avons des dons ! » leur rappelai-je.
« Carter à raison, on a encore du temps avant le combat final, et nous devons utiliser ce temps intelligemment, nous préparer. » appuya Chad.
« Mais si des vampires de Maria ont aussi des dons ? Vous y avez pensé à ça ? On risquerait de se faire tuer ! » dit Sonia.
Ma petite amie avait peur, et je la comprenais, mais je ne laisserais rien ni personne lui faire du mal. J'enroulais mon bras autour de ses épaules et la serrais contre moi.
« Ne vous inquiétez pas pour ça ! »
On se retourna, et nous vîmes Félix et Irina approcher. Aussitôt, Kaitlin alla se blottir contre Félix, et Leo accueillit Irina près de lui. Mon meilleur pote avait enfin trouvé une fille bien.
« Comment peux-tu nous dire de ne pas nous inquiéter ? » bougonna Kaitlin.
« Si Maria possède des vampires avec des dons, Bella sera là pour les parer. Elle s'entraîne très dur et elle réussira à bloquer leurs dons, et Alice les surveille ! » expliqua Félix.
« Et nous aussi nous sommes là pour vous aider. On a beaucoup d'expérience et avec les dons de Jane et Alec, tout ira très vite ! » les rassura Irina.
« Tu comptes te battre ? » lui demanda Leo.
« Bien sûr, ce n'est pas parce que je n'ai pas de don que je suis incapable de me battre ! » répondit-elle.
« Arrêtez d'avoir peur, tout se passera bien ! » nous assura Félix.
J'espère qu'il a raison.
POINT DE VUE DE JANE :
Bella était partie depuis plusieurs heures avec Demetri car elle en avait marre de passer son temps à choisir quoi que ce soit pour son mariage. Ceci dit, je la comprends car ce ne sont pas des cadeaux Alice et Rosalie dans ces moments-là. Mon frère s'était renfermé dans sa chambre avec Alessandra, à faire je ne sais quoi et je n'ai pas envie de savoir, et les autres étaient je ne sais où. Quant moi, j'entrais dans la chambre de Miguel mais je ne le vis nulle part. Où peut-il bien être mon amoureux ? Comme pour répondre à ma question, la porte de la salle de bain s'ouvrit, et j'en eus le souffle coupé. Miguel en sortait, une serviette autour de la taille, les cheveux hérissés et mouillés, et son corps ruisselait d'eau.
« Jane ? » s'étonna-t-il.
« Hein ? Oh euh, désolé j'ai frappé mais ça ne répondait pas et la porte n'était pas verrouillée ! » dis-je sans gêne.
« D'accord euh, tu pourrais me laisser le temps que je me change ? » demanda-t-il.
« Non ! » répondis-je en m'approchant de lui.
Aujourd'hui, comme nous avions champ libre de la part de nos Maîtres, j'avais mis ma tenue de garde au placard, lâchées mes cheveux, et je portais un simple jean ainsi qu'une petite chemisette noire.
« Jane, s'il te plaît je ne suis pas très à l'aise que tu me vois comme ça ! » me dit-il.
« Chéri, je me fiche de savoir que ton corps est couvert de cicatrice. Je te trouve trop sexy ! » avouai-je en le regardant dans les yeux.
Nous n'étions qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, et nos corps se touchaient presque.
« Tu es ce que tu es, Miguel, et moi j'ai très envie que mon mec me fasse du bien. Ça fait tellement longtemps qu'on ne m'a pas fait du bien ! » lui susurrai-je tout en défaisant les boutons de ma chemise.
Me mettant sur la pointe des pieds, car Miguel était plus grand que moi, je l'embrassais mais à part la réponse de sa part du baiser, il ne me touchait pas.
« Je t'aime, et j'aime ton corps. Tu es magnifique tel que tu es, ne me repousse pas, je ne le supporterais pas ! » dis-je en espérant qu'il ne change d'avis.
« Tu as raison, je n'ai pas à me sentir coupable, ni à haïr mon corps. Je t'ai toi, et c'est bien suffisant ! » me dit-il.
Tout en me disant ça, il avait posé ses mains sur mes épaules et m'avait débarrassé de ma chemise, me laissant en soutien-gorge. Plongeant mon regard rubis dans ses yeux dorés, je me mordis la lèvre inférieure avant de me jeter sur lui pour l'embrasser. Je lui enlevais sa serviette, et Mon Dieu qu'il a ce qu'il faut où il faut. Il me souleva du sol, et la seconde suivante, j'étais allongée sur son lit, lui sur moi. J'essayais de ne pas regarder son pénis mais c'était plus fort que moi, et je me suis mise à rire quand je sentis ses doigts titiller mes côtes.
« Arr…êtes… » gigotai-je en riant.
Je réussis à me défaire de son emprise, et j'enlevais mon jean.
« Tu veux qu'on s'amuse un peu ou qu'on le fasse tout de suite ? » demanda-t-il.
« Hum, à toi de voir ! » répondis-je en frottant mes jambes l'une contre l'autre.
Il me servit un sourire d'enfer, puis, il vint m'embrasser et, Oh Mon Dieu qu'il est doué de ses mains, encore plus que je ne l'aurais pensé !
POINT DE VUE DEMETRI :
Jour 13 !
Revenus en douce de notre escapade de la veille, Bella et moi nous étions enfermés dans notre chambre pour faire l'amour. On était en ce moment même sous la douche, nous embrassant en laissant l'eau chaude nous laver.
« Tu crois qu'elles vont nous en vouloir ? » me demanda ma Bella.
Je savais qu'elles parlaient d'Alice et Rosalie.
« C'est possible, mais je préfère qu'on se consacre tout d'abord sur Maria. Il va falloir s'entraîner très dur, et t'as besoin de perfectionner ton bouclier ! » lui répondis-je.
« Tant que je peux échapper à mes furies de sœurs ! » me dit-elle.
Elle se mit à rire, et je l'embrassais, avant de déposer des baisers sur sa joue, son front, son nez, ce qui la fit rire encore plus.
Après la douche, on s'habilla d'une tenue d'entraînement : un pantalon de survêtement avec, un débardeur pour moi, et une brassière de sport pour Bella. Elle était trop sexy, son pantalon lui moulait ses fesses.
« Arrête de mater mes fesses ! » me gronda-t-elle.
Me rapprochant d'elle, vu qu'elle me tournait le dos, je collais ses fesses contre mon sexe, de nouveau dur.
« Je fais ce que je veux, et je regarde tout ce que je veux, surtout si c'est une partie de ton corps ! » lui susurrai-je. « Et puis, tu ne te gênes pas pour mater mes propres fesses ! »
« Je suis une femme, j'ai tous les droits ! » répliqua-t-elle.
« Tiens donc ! » ricanai-je.
Je lui claquais les fesses, la faisant grogner et gémir en même temps, et me faisant rire.
« Allez, allons rejoindre les autres avant que je ne te fasse encore l'amour ! » lui dis-je.
Elle leva les yeux au ciel avant de sortir de la chambre, moi sur ses talons. Quand nous arrivions dans la salle d'entraînement, tout le monde était là, sauf les Rois, qui me faisaient confiance pour le déroulement de ces séances.
« ARRÊTE DE FAIRE ÇA ! » hurla Félix à Chad.
Ce dernier venait encore de passer au travers de Félix, et il se marrait bien.
« C'est désagréable ! » frissonna Félix.
Emmett se foutait de Félix, tout comme le trois quarts des vampires présents. Alice et Rosalie avaient toutes deux le nez plongé dans des magasines de mariage, et je sentis Bella se tendre à mes côtés.
« On se calme ! » leur dis-je en laissant mes chaussures près des autres.
Je montais sur l'immense tatami qui recouvrait le sol, et Bella me suivit. Elle ne m'avait pas lâché la main.
« Quel est le programme, Ô Grand Traqueur ? » se moqua Félix.
« Ferme-là avant que je m'énerve ! » grognai-je.
Il se mit à rire, et je l'ignorais avant de m'adresser aux nouveaux.
« On va faire un récapitulatif de vos capacités au combat, et ensuite on trouvera un endroit plus approprié pour développer vos dons ! » les informai-je.
Et le cours commença !
POINT DE VUE NORMAL :
Jour 14 !
A Houston, Maria maintenait du mieux qu'elle le pouvait ses nouveau-nés. Ils se contrôlaient plus, et écoutaient les conseils de Lucy et Netty sur le combat. Certains affichaient des dons, mais Maria ignorait si cela suffirait à se protéger des Volturi. Elle savait déjà que si les Rois faisaient le déplacement, ce serait certainement avec leurs meilleurs combattant, tel que Jane, Alec, Demetri et Félix, et si en plus, Jasper venait aussi, ce ne serait pas simple. Ce qui est sûr, c'est qu'elle ne les laisserait pas l'éliminer sans se battre. Si seulement elle avait été plus attentive envers Miguel et Alessandra, plus dure, peut-être ne serait-elle pas dans cette situation aujourd'hui !
