Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE BELLA :

Jour 15 !

Je vais les tuer ! Non mais qu'est-ce qu'il m'a prit de laisser ces deux folles organiser MON mariage ? Je ne suis pas la seule à en avoir ras le bol, Demetri aussi n'en pouvait plus. Et c'est aussi pour ça qu'on préférait passer notre temps à nous entraîner, car sitôt qu'on avait une minute de libre c'était :

« Bella faut qu'on parle des fleurs ! »

« Demetri viens là que je prenne tes mesures ! »

« Bella combien tu veux de demoiselles d'honneurs ? »

« Demetri t'as pensé à ton enterrement de vie de garçon ? »

« Bella… »

Alors au lieu de m'énerver et de dire des choses que je regretterais plus tard, j'étais partis du château, en jupe et bottes, et heureusement pour moi qu'il faisait nuit. Je m'étais réfugiée dans la forêt qui bordait la ville et je libérais ma colère sur quelques arbres ainsi que des rochers. J'ai foutue la trouille, sans le vouloir, à un petit écureuil, à un lapin ainsi qu'à un lynx qui a délaissé la carcasse d'un oiseau pour déguerpir loin de moi. Lorsque je laissais retomber le bout de branche que je tenais en main sur le sol boueux, je sentis alors deux mains se poser sur ma taille. Je me détendis en reconnaissant l'étreinte de Demetri.

« Calmée ? » me demanda-t-il avant d'embrasser ma peau.

« Non ! » répondis-je.

Je le sentis sourire contre ma peau, et je soupirais de frustration.

« Je devrais peut-être stopper les préparatifs ! » suggérai-je. « Mais… »

« … Mais tu ne veux pas les blesser ! » termina-t-il à ma place.

« Qu'est-ce que je dois faire ? » soufflai-je. « Le pire c'est qu'on n'a même pas encore choisit la date ! »

« Si ça ne tenait qu'à moi, je t'emmènerai à Vegas tout de suite ! » avoua-t-il.

Sa réponse me fit rire.

« Tu serais partante ? » me demanda-t-il.

« Oh oui, mais je ne veux pas me faire arracher la tête par ces deux folles ! » répondis-je.

« Tu sais bien que ça ne me dérange pas de les laisser organiser le mariage, mais fais leur comprendre que tu as d'autres priorités pour l'instant : comme développer ton bouclier encore plus, et peaufiner ta technique au combat. » dit-il.

« Je devrais surtout en finir une bonne fois pour toute avec la robe, et là elles me foutront la paix, enfin, en théorie ! » dis-je avant de souffler.

« Envie de la mettre en pratique ? » me demanda-t-il.

« Pas tout de suite ! » réfutai-je avant de me retourner dans ses bras.

Je lui fis face, et plaça mes bras autour de son cou, tandis que les siennes se glissèrent jusqu'à mes fesses. Il avait dans son regard rubis, cette étincelle qui le caractérisait tant quand il avait envie d'un câlin. Mes soupçons se confirmèrent quand il me servit son fameux sourire en coin.

« Encore ? » m'amusai-je.

« Ce qui est bien dans le fait d'être un vampire, c'est qu'on ne ressent pas la fatigue ! » me sourit-il avant de m'embrasser.

Je lui rendis son baiser, l'approfondissant, tant qu'à faire. Sa langue caressa la mienne, et la seconde suivante je fus plaquée contre un arbre, qui craquela sous le choc. La bouche de Demetri quitta trop rapidement la mienne, ce qui me fit grogner. Je le poussais par les épaules, et il atterrit les fesses par terre, et je me suis mise à califourchon sur lui, lui déchirant sa chemise noire, dévoilant ses fabuleux muscles avant de l'obliger à s'allonger.

« Ma chemise ! » grogna-t-il.

« On s'en fou ! » sifflai-je avant de l'embrasser.

Je savais qu'il n'aimait pas être dominé et je ne fus pas surprise lorsqu'il inversa nos places. Je sentis ma jupe remonter, dû à la présence des mains de mon beau vampire sur mes jambes. Quand il relâcha ma bouche, je lui dis :

« Alice va me tuer si je bousille cette jupe ! »

« Alice qui ? » arqua-t-il.

« Je ne plaisante pas ! » lui dis-je.

« Mais moi non plus, je ne connais pas d'Alice ! » souffla-t-il avant de m'embrasser.

Mes mains trouvèrent le chemin jusqu'à la boucle de la ceinture du pantalon de mon homme. Un pantalon qui retenait l'objet de ma convoitise, que je pris en main aussitôt que le vêtement fut baissé sur les jambes de Demetri.

« Bella, je ne vais pas tenir longtemps si tu commences comme ça ! » me prévint-il.

« Alors ne perds pas de temps ! » lui dis-je.

Il arracha mon sous-vêtement, le réduisant en lambeaux, et entra en moi. Ses mains trouvèrent les miennes, et il entrelaça nos doigts, avant de commencer à se mouvoir en moi. Mes jambes s'enroulèrent autour de lui, ce qui eut pour effet de raffermir ses pénétrations, qui se firent plus dures. Nos doigts ne se lâchaient pas, nos regards ne se quittèrent pas un instant, et notre respiration fut au même rythme. Il dû être sur le point de jouir car il fit glisser sa main droite entre nous pour atteindre ma féminité, et il caressa mon clitoris. Ses caresses et ses pénétrations se firent plus violentes, et mon orgasme me fit pousser un cri qui, j'en suis sûr, s'est fait entendre à des kilomètres à la ronde. Je fermais les yeux sous le coup du plaisir, quand je sentis la bouche de Demetri se poser sur la mienne. On partagea un baiser langoureux, quand un petit couinement nous sortis de notre bulle. Je tournais la tête en direction de ce couinement, et j'éclatais de rire. Un mignon écureuil, dont le poil roux était hérissé, nous observait. Il était à seulement quelques centimètres de nous. Demetri éclata de rire à son tour, avant d'enfouir sa tête dans mon cou. Le petit animal nous observa encore quelques secondes, avant de grimper dans l'arbre le plus proche.

« Et bien, c'était, intéressant ! » pouffai-je.

Demetri se contenta de rire, et quand il fut calmé, je posais mes deux mains sur son torse, et lui dis :

« Allez beau gosse, faut rentrer ! »

« Tu casses l'ambiance Bella ! » gronda-t-il.

« Ce n'est pas grave, allez, bouge ! » le pressai-je.

Il souffla avant de se relever. Il me tendit la main pour m'aider à me mettre sur mes deux jambes, et pendant qu'il remonta son pantalon et que je rebaissais ma jupe, en essayant de masquer les plies, en vain, je réfléchissais à la meilleure façon de dire à Alice et Rosalie que je souhaitais mettre un frein aux préparatifs du mariage. Elle ne pouvait pas le savoir car je m'étais entouré, ainsi qu'à Demetri, de mon bouclier, ce qui me rendait encore plus nerveuse pour le leur dire moi-même. Misère !

« Ça va ? »

Je regardais mon fiancé, qui réajusta comme il pouvait sa chemise déchirée.

« Tu veux dire en dehors du fait que je dois annoncer à mes deux sœurs que je souhaite stopper les préparatifs du mariage et que je préfère attendre qu'on ait botter le cul de Maria ? » ironisai-je.

« Bella, c'est ton mariage, notre mariage, et c'est à toi de décider. Oui je suis pressé de t'épouser, mais je ne veux pas que les préparatifs empiètent sur mes séances d'entraînements et sur le développement de ton pouvoir ! » me dit-il.

« Va le leur faire comprendre ! » soupirai-je.

Il s'approcha de moi et prit mon visage entre ses mains.

« Isabella, c'est à toi de t'imposer ! » me dit-il.

Lorsqu'il a prononcé mon prénom complet, je fus parcouru d'un frisson. Il était le seul à être autorisé à m'appeler Isabella, et ça me rendait folle.

« Disons que tu fasses un compromis ! » me suggéra-t-il.

« Lequel ? » demandai-je.

« Tu leur offres une journée entière, disons celle de demain. Tu vas faire les magasins avec elles pour trouver ta robe de mariée, et elles te laisseront tranquille, enfin en théorie ! » expliqua-t-il.

J'haussais les sourcils. Ce n'était pas con comme idée ! C'est fou ce qu'il est intelligent mon vampire.

« Bon allez, on rentre ! » me dit-il.

Il m'embrassa tendrement, puis, me prit dans ses bras comme une mariée.

« On s'entraîne ? » le taquinai-je en entourant mes bras autour de lui.

« Il faut bien ! » acquiesça-t-il en souriant.

En sortant de l'ascenseur cinq minutes plus tard, main dans la main, je priais intérieurement pour ne pas tomber sur Alice et Rose. A cette heure de la nuit, les Rois n'avaient pas besoin de nous donc nous rejoignons le couloir qui menait à notre chambre, quand nous tombons sur Alec, qui avait son bras droit autour des épaules d'Alessandra, qui elle lui entourait la taille.

« Salut vous deux ! » leur dis-je en souriant.

Je suis contente qu'Alessandra ait surmontée ses peurs afin de laisser une chance à Alec. Il le méritait car c'était un garçon bien, et elle aussi était quelqu'un de bien.

« Qu'est-ce que t'as pris de partir comme ça ? » me demanda Alec.

« Un besoin d'évacuer ! » répondis-je.

« Bella tu as, une brindille dans les cheveux ! » me dit Alessandra.

Je triturais mes cheveux à la rechercher de cette fameuse brindille, mais Demetri m'en débarrassa le premier.

« T'as fais quoi pour te retrouver dans cet état ? Un combat de catch ? » se moqua Alec.

« Très drôle ! » raillai-je.

« Non, je crois que c'est pendant qu'on faisait l'amour dans les bois ! » avoua Demetri.

« Ok, je ne veux pas savoir ! » répliqua Alec.

« Pfff, fais pas ton choqué ! » lui dit Demetri.

« Bella, si j'étais toi je me planquerais parce qu'Alice et Rosalie te cherchent partout depuis des heures ! » m'informa Alessandra.

« Et, elles sont où ? » demandai-je.

« Dans le grand salon ! » répondit Alec.

« Il faudra bien que je les affronte un jour ou l'autre ! » soupirai-je.

« On dirait que tu es sur le point d'avouer un crime ! » ria Alec.

« Tu crois qu'elles vont le prendre comment quand je vais leur dire de stopper les préparatifs du mariage ? » lui demandai-je.

« Ouh, tu ne vas pas oser ? » grimaça-t-il.

« Je n'ai pas trop le choix ! » soupirai-je.

« Personnellement, je préfèrerais me débarrasser de Maria avant d'organiser quoi que ce soit ! » dit Alessandra.

« Au moins, on est d'accord ! » dis-je.

« Allez, on va prendre une douche ! » me dit Demetri en me prenant la main.

« Bonne chance Bella ! » me souhaita Alec.

« Et je vais en avoir besoin ! » marmonnai-je.

Je laissais Demetri me guider jusqu'à notre chambre, et une fois à l'intérieur, il dû me traîner jusqu'à la salle de bain, car il est vrai que je ne fournissais aucun effort.

Une heure plus tard, et oui car Demetri n'avait pas pu résister à me faire l'amour encore deux fois sous la douche, vêtue d'un jean simple, d'un t-shirt et d'une paire de basket, je sortis de la chambre et rejoignis les filles dans le grand salon. Ce fut d'autant plus pénible quand je vis que tout le monde était là. Mais quand je dis tous, c'est TOUS. Carlisle, Esmé, les Rois…

« Quand faut y aller, faut y aller ! » pensai-je.

La main de Demetri au creux de mes reins me donna un peu de réconfort. Alice me vit, et me fit signe d'approcher tout en disant :

« Bella, tu tombes bien, il nous faut ton avis pour ta robe. On a choisit les plus belles et le choix final te reviens bien sûr mais on ne pouvait plus attendre ! »

Je regardais Demetri, qui avait le même regard que moi. Je soufflais un bon coup puis, fixais ma sœur et lui dis :

« Stop Alice, on arrête tout ! »

« Quoi ? » s'étrangla-t-elle.

« Vous arrêtez les préparatifs du mariage ! »

Elle me regarda avec des yeux ronds, et Rosalie s'était comme figée, laissant retomber par terre un catalogue. Les autres ne disaient plus rien, mais je pouvais clairement voir du coin de l'œil qu'Emmett et Jasper retenaient une grimace. Ça risque de gueuler mais je n'ai pas le choix. Comment ça elles ont déjà choisis des robes ? C'est à moi de faire le tri !

« Tu peux répéter Bella ? » me dit Alice.

« J'ai dis : vous stoppez les préparatifs du mariage ! » répétai-je.

« Pourquoi ? » demanda Rosalie.

« Parce qu'on a une armée de nouveau-nés à combattre d'ici deux semaines, et que mon bouclier n'est pas au point. Parce que Demetri a des vampires à entraîner, et qu'il n'y arrivera pas si vous nous interpellez à chaque minute de libres que nous avons pour parler fleurs et tour de poitrine ! » répondis-je en tentant de garder mon calme.

« Il faut bien que quelqu'un s'en occupe justement puisque vous passez votre temps à vous entraîner ! » dit Alice.

« Alice, contrairement à toi, je ne suis pas extra-lucide, et si je veux permettre à Demetri et aux autres de se battre sans courir le risque de laisser les vampires de Maria utiliser leurs dons sur eux, je dois m'entraîner. Et puis on n'a même pas déterminé la date du mariage alors rien ne presse ! » répliquai-je.

Alice se mordit la lèvre, et Rosalie affichait une grimace. Oh non, ne me dites pas qu'elles ont fait ce que je crois ? Je risquais un œil à Demetri et il était tout aussi choqué que moi.

« Vous avez déjà décidés ? » voulus-je savoir.

« Bella… » commença à dire Alice mais je la coupais.

« Oh non, non, non, Alice, on vous a laissé le soin d'organiser le mariage, pas de choisir la date à notre place. Tant qu'à faire, choisissez qui seront nos témoins et la musique de notre première danse ! »

« Je crois que c'est moi qui ai besoin d'évacuer là ! » dit Demetri.

« Je te suis ! » acquiesçai-je.

Nous quittions le grand salon pour le garage, et une fois dans sa voiture, il conduisit je ne sais où.

POINT DE VUE D'EMMETT :

Ouille, c'est bien la première fois que je vois Bella dans cet état.

« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » demanda Alice.

« Vous faites ce qu'elle a dit : vous arrêtez les préparatifs ! » répondis-je.

« Mais, on avait déjà bien avancé ! » se plaignit Rosalie.

« Ouais, vous lui avez même choisis la robe ! » leur rappelai-je.

« On a fait un tri des plus belles, pour qu'elle puisse choisir après ! » dit Alice.

« Je suis désolé les filles, mais je suis du côté de ma sœur sur ce coup-là ! » avouai-je.

« Emmett ! » siffla ma femme.

« Quoi ? Regardez la vérité en face les filles, vous êtes obnubilés par le mariage à un tel point que vous avez vous-même choisis la date à laquelle ils devront se marier. Comment vous voulez qu'ils réagissent alors que la seule chose à laquelle ils pensent pour l'instant c'est au combat à venir contre Maria ? » exposai-je.

« Il n'a pas tort ! » appuya Félix.

« Vous savez aussi comment est Bella. Elle aime les choses simples, pas toutes ces fanfreluches ou je ne sais quoi que vous avez prévu ! » leur dis-je.

« Il n'y a pas de fanfreluches ! » contra Alice.

« Ça revient au même, vous n'avez pas respecté sa décision d'attendre l'après-bataille ! » dis-je d'un ton calme.

Rosalie se laissa retomber sur son fauteuil, et Alice la rejoignit.

« Ne faites pas cette tête, je suis certain que tout va s'arranger ! » dit Aro.

« Non, et ça m'étonnerait qu'elle nous laisse l'organiser après ça. Emmett a raison, on a complètement tout foiré ! » se désola ma femme.

« Mais non, elle vous pardonnera mais laissez lui du temps et arrêtez de la bassiner avec le mariage ! » leur conseillai-je.

Ma femme ramassa son magasine qui était tombé par terre, et le referma en soupirant. Je me dirigeais vers elle, et lui tendit la main, qu'elle prit.

« Qu'est-ce que tu veux Emmett ? » me demanda-t-elle en se hissant sur ses jambes.

« Je vais te remonter le moral moi, et rapidement ! » répondis-je.

Je la mis sur mon épaule, la faisant rire par la même occasion, et après avoir salué les autres d'un salut militaire, je filais à grande vitesse dans notre chambre.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Rejetant la tête en arrière, je laissais retomber le corps de ma victime au sol. Bella et moi avions surpris un groupe de quatre hommes qui était sur le point de s'en prendre à deux pauvres jeunes filles. Nous les avions sauvés et elles s'étaient mises à courir sans regarder derrière elle. J'étais complètement repu. La brûlure à ma gorge s'était tarit lorsque j'avais vidé de son sang ma deuxième victime. Nous étions dans un coin paumé près d'un petit village, dont était issues les deux jeunes filles je présume.

« Tu sais, mon offre de t'emmener à Vegas tient toujours ! » dis-je à Bella.

Elle se débarrassa du corps sans vie de sa seconde victime, et s'essuya les quelques gouttes de sang qui perlaient au coin de ses lèvres.

« Arrête, je serai capable de partir tout de suite ! » me dit-elle avant de se lever.

Je la rejoignis et l'embrassa fougueusement. Nos langues se trouvèrent, mais c'est moi qui remporta la manche et qui mena la danse. Je sentis les mains de Bella se faufiler sous mon t-shirt, et je ne pu réprimer un grognement rauque qui monta dans ma gorge. J'aimais sentir ses mains sur moi. Ça me rendait complètement fou. Bien que nous n'ayons pas besoin de respirer, je rompis le baiser et ma Bella était à bout de souffle.

« Pourquoi tu t'es arrêté ? » minauda-t-elle.

« Oh, t'en veux encore ? » m'amusai-je.

« J'aime quand tu m'embrasses, ça me rend folle ! » me sourit-elle.

« Hum je sais, mais on va d'abord se débarrasser des corps avant de faire quoi que ce soit ! » lui dis-je.

« D'accord ! » se résigna-t-elle.

Elle était frustrée, je le voyais bien. En même temps, elle ne s'était jamais disputée avec ses sœurs jusqu'à présent, mais les filles avaient poussées le bouchon un peu trop loin. Sans effort, j'empoignais les deux cadavres et les plaçais sous mes bras, tandis que Bella en avait balancé un sur son épaule, et l'autre, elle le tira par la jambe. Je me suis mis à rire, avant de m'enfoncer dans les bois avec ma fiancée. Au bout de quelques minutes, j'entendis un grognement sourd, et je vis un couple d'ours.

« Parfait ! » dis-je à voix haute.

Je laissais tomber mes boulets à quelques mètres des ours, tout comme Bella, et on refit le chemin en sens inverse.

« Tu crois qu'elles m'en veulent ? » me demanda Bella.

« Je ne vois pas pourquoi elles t'en voudraient. T'avais été claire au départ : tu voulais attendre qu'on ait tué Maria, mais elles n'en ont fait qu'à leur tête alors, c'est à elles de s'excuser, et non le contraire ! » répondis-je en la rattrapant.

Elle marchait vite quand elle est en colère ou contrariée. Je lui pris la main, et j'entrelaçais nos doigts.

« Pourquoi elles sont aussi têtues ? » me demanda-t-elle.

« Pose la question à leur mari ! » répondis-je.

« Je sais vraiment plus quoi faire. J'étais prête à leur donner une journée comme tu me l'as conseillé, aller faire les magasins pour trouver la robe, mais là, elles ont tout gâchés ! » dit-elle, peinée.

J'entourais un bras autour de ses épaules, et la rapprocha de moi, lui déposant un baiser sur la tempe en passant.

« Ça va s'arranger, tu verras ! » lui assurai-je.

« Tu crois ? » dit-elle en me faisant la moue.

« Mais oui, il va simplement falloir qu'on reprenne les choses en main, et si tu préfères, après le combat contre Maria, on prendra notre temps et on organisera notre mariage, toi et moi ! » lui dis-je.

« Tu serais prêt à te plonger corps et âme dans des préparatifs nuptiales complètement barbante ? Choisir la musique, les fleurs, le smoking, les témoins ! » énuméra-t-elle.

Je m'arrêtais de marcher, stoppant Bella au passage, et je posais mes mains sur ses hanches. Je la fixais intensément puis, lui dis :

« Pour toi je suis prêt à tout ! »

Un sourire éblouissant se dessina sur son visage. Un sourire qui fut contagieux car je me suis mis à sourire à mon tour.

« Je t'aime Bella ! »

« Je sais, et je t'aime aussi ! »

Je pris son visage entre mes mains, et l'embrassa. En rouvrant les yeux, je m'aperçus que c'était déjà l'aurore et que le soleil ferait bientôt apparaître notre différence si on croisait des humains.

« On ferait mieux de rentrer ! » me dit Bella.

« Ouais, allons-y ! » acquiesçai-je.

« Le premier arrivé à la voiture conduit ! » me sourit-elle avant de courir.

Elle utilisait sa vitesse, et je lui laissais quelques secondes d'avances. Cinq, quatre, trois, deux, un !

Calé contre le capot de ma voiture à la lisière des bois, j'attendais Bella. Evidement je connaissais les environs comme ma propre poche, alors c'était un peu normal que je gagne. Quand Bella émergea, elle se stoppa net en me voyant contre la voiture.

« Comment t'as fais ? » me demanda-t-elle.

« Je suis plus rapide que toi ! » répondis-je simplement.

« T'as triché ! » grogna-t-elle.

« Ma chérie, je connais ces bois encore mieux que je ne te connais toi ! » me vantais-je.

« Prétentieux ! »

Je lui souris, mais elle croisa les bras et s'approcha de la voiture. Elle monta à l'intérieur, sans m'accorder un regard, ce qui m'arracha un sourire. Je montais à mon tour dans la voiture, et je démarrai ma merveille, mettant le cap jusqu'à Volterra.

« Ne fais pas cette tête, c'est toi qui as lancé le défi, je n'ai fais que le relever ! » me défendis-je.

J'eus droit à un grognement en guise de réponse. Rose et Alice n'étaient pas les seules à être têtues, ma Bella l'était aussi. Tout en gardant les yeux sur la route, je posais ma main droite sur la cuisse de Bella, que je caressais doucement. Grâce à ma vue périphérique, je la vis esquisser un sourire.

« C'est bon, je ne fais plus la tête. Content ? » me dit-elle en tournant la tête vers moi.

« Extatique ! » dis-je.

Elle prit ma main dans la sienne, et nous restions comme ça jusqu'à ce que je fasse rentrer ma voiture dans l'immense garage du château.

« Tu veux faire quoi ? » demandai-je en coupant le moteur.

« M'enterrer quelque part ! » répondit-elle.

« Sérieusement Bella ! » soufflai-je.

« Je parle sérieusement. Dès que je vais les avoir en face de moi elles vont me faire leurs yeux de cockers auxquels je ne peux pas résister trop longtemps et je vais leur pardonner aussitôt ! » dit-elle d'une seule traite.

« Heureusement que je suis immunisé contre ça alors, parce que je ne te laisse pas seules avec elles ! » décidai-je en sortant de la voiture.

Bella fut à mes côtés en un instant, et elle se jeta à mon cou, enfouissant sa tête dans mon torse.

« Oh, qu'est-ce que t'as ? » m'étonnai-je.

« Rien, j'ai juste besoin d'un câlin ! » avoua-t-elle.

Je refermais mes bras autour d'elle et respira le parfum de ses cheveux. Déposant un baiser sur sa peau, je finis par briser notre étreinte.

« Allez, il est temps de te réconcilier avec tes sœurs, et ensuite, entraînement. » lui dis-je. « Un petit corps à corps avec ton traqueur préféré, ça te tente ? »

« Ça dépend du corps à corps ! » me susurra-t-elle.

Ce commentaire m'arracha un grognement, mais je pris sur moi pour ne pas lui faire l'amour contre la voiture et risquer de nous faire prendre par quelqu'un. Je l'embrassais furtivement, puis, je nous guidais hors du garage.

« Alors, où sont-elles ? » me demanda ma fiancée.

Je me concentrais pour capter les fragrances d'Alice et Rosalie, ce qui me prit cinq secondes.

« Dans le jardin ! » répondis-je.

« Dans le jardin ! » répéta-t-elle.

Nous arrivions dans le jardin, et les filles étaient assises sur la fontaine. Elles tiraient une de ces têtes !

« Arrêtez de bouder ! » leur dit Bella.

Lorsqu'Alice leva la tête vers nous, elle fit ses yeux de petits chiots, et je sentis Bella se tendre. Je décidais d'intervenir avant que ma Bella ne cède une fois de plus aux caprices d'Alice.

« Oh non Alice, tu effaces ce regard triste sur le champ. Il est hors de question que tu nous manipules comme ça. T'es mal barré parce que ça ne marche pas sur moi ! » la prévins-je.

Elle se renfrogna et croisa les bras.

« Vous avez dépassé les bornes, les filles ! » leur dit Bella.

« Ouais on sait ! » grommela Rosalie.

« Et ça ne vous empêche pas de m'en vouloir à ce que je vois ! » souffla Bella.

« On a travaillé comme des dingues Bella, si tu avais été un peu plus coopérative, vous auriez pu vous marier à notre retour de Houston ! » rétorqua Alice.

« Alice, je ne vous ai pas demandé d'arrêter une date ou de choisir la robe que j'allais porter. Je vous ai demandé de vous charger de l'organisation au niveau des décors, et j'étais prête à vous donner cette journée pour choisir ma robe, mais vous avez tout gâché ! » avoua Bella.

A cet aveu, Rosalie et Alice ne savaient plus où se mettre.

« Je suis désolé les filles, mais je pense que je vais me charger d'organiser mon mariage moi-même, mais uniquement après la bataille, pas avant ! » dit Bella d'un ton ferme.

Elle tourna les talons et quitta le jardin. Je lui emboitais le pas, et cinq minutes plus tard, nous étions dans notre chambre. Elle se jeta sur le lit, la tête dans les coussins, et la seconde suivante, elle était en train de taper des mains et des pieds sur le lit en criant, mais son cri était étouffé par les coussins. Je ne savais pas si je devais m'inquiéter ou éclater de rire. J'optais finalement pour la solution numéro deux, et je me suis mis à rire parce que, il fallait le reconnaître, la situation était plutôt comique. Une fois calmé, je rejoignis Bella sur notre lit, la força à se mettre sur le dos, et je m'allongeais sur elle.

« Je suis fier de toi, tu leur as tenu tête ! » lui dis-je.

« Elles ne vont jamais me pardonner ! » couina-t-elle.

« Mais si elles vont te pardonner, ça leur passera ! » lui assurai-je avant de l'embrasser.

Je la sentis sourire contre ma bouche, et elle approfondit le baiser.