Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
POINT DE VUE DE BELLA :
Jour 16 !
Il y avait trop de bruit dans la salle d'entraînement, alors je m'étais éclipsée sur les hauteurs de Volterra, là où aucun humain n'osait s'aventurer dû à leurs emplacements. Assise sur un rocher, les jambes croisées, je laissais mon regard se perdre au loin. Je n'avais pas reparlée à Alice et Rosalie, je n'étais pas prête. Même si j'arrivais à leur pardonner, je ne leur laisserais plus le soin d'organiser mon mariage. Bon allez, faut que j'arrête de penser à ça et que je me concentre sur mon objectif premier : développer mon bouclier. Je devais à tout prix réussir à m'en servir de façon à ce que Jane et les autres puissent se servir de leur don, sans que nos adversaires arrivent à se servir de leur propre don. Je ne sais pas trop si ce que je viens de dire est clair, mais je me comprends. Soufflant un bon coup, je posais mes mains sur mes genoux, fermais les yeux et entrais en méditation. C'est cool de méditer quand on est vampire. J'arrive à faire abstraction du bruit, tout en restant attentive au moindre mouvement, au moindre bruit. C'est grâce à ça que j'ai pu détecter une présence près de moi, et pas n'importe quelle présence.
« T'es mon garde du corps ? » demandai-je.
« Non, mais tout comme toi j'avais besoin de m'aérer ! » me répondit-il avec son accent Texan.
Je rouvris les yeux, tourna la tête sur ma droite et accrocha les prunelles ambrées de Jasper.
« Des tensions dans l'air ? » questionnai-je.
« Entre autre, mais depuis que tu as interdit à Alice et ma sœur de continuer les préparatifs de ton mariage, je dirais que l'ambiance est devenu de plus en plus maussade ! » avoua-t-il.
« Je suis désolé mais je n'avais pas vraiment le choix ! » lui dis-je.
« Oh mais je ne te reproche rien, et je t'assure que j'ignorais qu'elles avaient choisis elles-mêmes la date. » me dit-il. « Je n'aurais jamais imaginé ça d'elles ! »
« Hey, je ne veux pas être la cause d'une quelconque dispute ou autre entre vous ! » le prévins-je.
« On ne s'est pas disputé, et tu ne seras responsable de rien crois-moi. Alice a juste besoin de comprendre qu'elle a dépassé les bornes, tout comme Rosalie ! » dit-il.
Je reportais mon attention sur le paysage, et je m'aperçus que le soleil commençait à se coucher.
« Je suis là depuis combien de temps ? » demandai-je.
« Aucune idée ! » répondit-il.
Découragée, allez savoir pourquoi, je me pris la tête entre les mains.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » me demanda Jasper.
« Je n'y arriverai jamais ! » soupirai-je avant de relever la tête.
« Bella, ne te décourage pas. Ça prend du temps pour développer un pouvoir, et il te reste encore une dizaine de jours avant la bataille ! » me rassura-t-il.
« Et si j'échoue ? Et si l'un d'eux se retrouve blessé à cause de moi ? » m'alarmai-je.
« Bella, Bella, respire. Ça va bien se passer, tu m'entends ? Alice les surveille de près, et très peu de vampire dans l'armée de Maria possèdent des dons. » me dit-il.
« Il faut que je me calme ! » dis-je, plus à moi-même.
« C'est ça, alors tu vas fermer les yeux et respirer profondément, et bloquer mon pouvoirs si possible ! » dit-il en plaisantant.
Ça eut le don de me faire rire, alors je fermais les yeux, étendis mon bouclier autour de nous, et je fis le vide en moi.
Quand je rouvris les yeux, la nuit était tombée sur Volterra. Jasper était toujours à mes côtés, et je l'entendis souffler :
« Wow ! »
« Comment tu te sens ? » demandai-je.
« Apaisé ! » répondit-il.
« Ça fait du bien ! » dis-je avant de me relever.
Réflexe purement humain, je m'étirais les muscles, qui se mirent à craquer. Jasper m'imita, et je ne pu m'empêcher de dire :
« On dirait deux vieux pleins de courbatures ! »
Il me regarda avec amusement, puis, secoua la tête.
« Je crois qu'on devrait rentrer ! » dit-il.
« Ouais ! » acquiesçai-je.
Tout en discutant, nous regagnâmes le château, en passant par les jardins, où nous vîmes Alessandra et Alec assis face à face sur les rebords de la fontaine.
« C'est à cette heure-ci qu'on rentre ? » nous taquina Alec.
« Tu te prends pour qui ? Mon père ? » répliquai-je en souriant.
« Non, mais Demetri te cherche ! » me dit-il.
« Je vais aller le rassurer dans ce cas ! » dis-je avant de laisser les tourtereaux entre eux.
Jasper parti dans sa chambre, et moi je rejoignis la mienne. En entrant, j'eus la bonne surprise d'y trouver mon fiancé, allongé sur notre lit, le nez dans un livre. J'aperçus le titre et je levais les yeux au ciel. Il lisait Dracula de Bram Stoker ! Je me débarrassais de mes chaussures et je m'allongeais à ses côtés, posant ma tête sur son épaule.
« T'étais où ? » me demanda-t-il, sans pour autant interrompre sa lecture.
« Sur les collines, en train de méditer. Jasper était avec moi ! » répondis-je.
« Ok ! » dit-il.
« C'est tout ? » m'étonnai-je.
Il me regarda et me dit :
« J'ai confiance en toi Bella, et tu sais très bien que tu as le droit d'aller où tu veux ! »
Il me sourit, et je lui souris en retour. Je me mis à sa hauteur, et je l'embrassais tendrement.
« Tu viens avec moi sous la douche ? » proposai-je.
« C'est tentant, mais je l'ai déjà prise ! » me dit-il.
« Ce n'est pas ça qui nous arrête d'habitude ! » souriais-je.
Il sembla méditer la question, mais je savais qu'il attendait que j'aille sous la douche en premier. Ce que je fis donc, et une fois que l'eau chaude, car j'en avais vraiment besoin, coula sur ma peau, les mains de Demetri se posèrent sur mes hanches, et je pouvais sentir sa peau de marbre contre la mienne.
Jour 17 !
Demetri était encore en salle d'entraînement. C'était devenu un train-train quotidien pour nous. Il passait la journée à entraîner Miguel & Cie, et moi je m'éclipsais avec Jasper sur les hauteurs de Volterra, au même endroit que la veille, et nous méditions durant des heures. J'avais réussi à maintenir mon bouclier durant tout ce laps de temps, c'est-à-dire, et si mes comptes sont exacts, sept heures et quarante minutes.
« Ça devient de plus en plus facile de l'étendre aussi loin que je veux ! » avouai-je.
« Maintenant, il te faut t'entraîner sur le côté blocage. Pendant les combats, il te faudra bloquer les dons de nos ennemis, tout en nous permettant de pouvoir utiliser les nôtres ! » dit Jasper.
« J'y arriverais ! » dis-je à mon tour.
« Je n'en doute pas ! » dit-il avant de se lever.
Il me tendit une main, et m'aida à me relever. J'avais l'impression d'être une mamie de quatre-vingt balais, alors que j'étais figée dans mes dix-huit ans !
« On rentre ? » me proposa-t-il.
« A-t-on vraiment le choix ? » soupirai-je.
« Cache ta joie ! » pouffa-t-il.
Nous passâmes une fois de plus par les jardins, mais nous nous figeâmes devant…
« Edward ? » s'ahurit Jasper.
« Mais t'es dingue de revenir. Si Demetri te voit il va te faire la peau ! » lui dis-je en ayant peur pour lui.
« Oui je sais, et c'est pour ça que je tiens à te parler avant, et Jasper est là donc ça ne risque rien, enfin en théorie ! » me dit-il.
Je regardais Jasper, et il était tout aussi confus que moi. Qu'était-il arrivé à Edward ces dernières semaines ? Il avait changé, et il avait l'air, épanoui !
« Qu'est-ce que tu veux ? » demandai-je.
« Tout d'abord, demander pardon. J'ai eu tort en pensant que je pouvais encore avoir une chance avec toi, et je m'en excuse ! » répondit-il.
« Excuses acceptées ! » dis-je en me détendant un peu. « Ensuite ? »
« Ensuite, je suis là pour vous donner un coup de main, Alice m'a appelé pour me parler de Maria, et j'ai fais aussi vite que j'ai pu ! » expliqua-t-il.
« T'étais où, si tu me permets de te poser la question ? » demandai-je de nouveau.
« J'étais, euh, en France ! » répondit-il.
Pourquoi il avait hésité ?
« T'étais en France ? Et il t'a fallu deux semaines pour venir à Volterra ? Avoue tout Edward, comment elle s'appelle ? » voulu-je savoir.
« C'est moi qui lis dans les pensées ou c'est toi ? » s'amusa-t-il.
« Et bien, tu rayonnes de bonheur et ça, ce n'est pas parce que je suis devant toi, ensuite, si tu voyais la tronche que t'as tiré quand je t'ai demandé son prénom ! » dis-je en souriant.
« Elle a raison ! » approuva Jasper.
« Alors, son petit nom ? » le taquinai-je.
« Marion ! » répondit-il.
« Elle est venue avec toi ? » demandai-je, curieuse de la voir.
« Euh, non elle est restée à Paris. Quand elle a su où j'allais, elle n'a pas voulu me suivre ! » avoua-t-il.
« Tu lui as dis qu'on ne mordait pas ? » le charriai-je.
« Très drôle Bella, mais elle refuse de rencontrer les Volturi parce qu'elle est comme moi, et qu'elle ne veut pas être « enrôlé » parmi eux ! » expliqua-t-il.
« Donc, si j'ai bien compris, t'es venu nous aider à botter le cul de Maria, et ensuite tu repars en France retrouver ta moitié ! » résumai-je.
« C'est ça ! » affirma-t-il.
« Bon, bah, contente de te revoir euh, je vais te laisser retrouver ta famille, et je vais de ce pas préparer Demetri à la nouvelle de ton retour, et aussi pour éviter qu'il ne te décapite ! » dis-je avant de m'éloigner.
Déambulant dans les couloirs, je cherchais Demetri afin de lui avouer le retour d'Edward, dont je n'étais absolument pas responsable. Je finis par trouver mon homme dans la salle d'entraînement, et la séance se terminée sur un K.O de Kaitlin par mon chéri.
« Les mecs et leur fierté de merde ! » grogna-t-elle en se relevant. « Tu pouvais pas me laisser gagner, non ? »
« Je ne vois pas pourquoi je t'aurais laissé gagner alors que je pouvais clairement prendre l'avantage ! » s'amusa-t-il.
« Et quand c'est Bella que tu entraînes ? Je suis sûr que tu la laisses gagner ! » siffla-t-elle.
« Désolé de te contredire ! » intervins-je.
Tous les regards se tournèrent vers moi !
« Est-ce que je peux te parler ? » dis-je à mon vampire.
« Bien sûr ! » acquiesça-t-il.
« Est-ce qu'on a fini ? Ô Tout Puissant Traqueur Prétentieux ! » railla Kaitlin.
« Ouais, vous pouvez y aller ! » dit-il en se retenant de rire.
Quand nous fûmes seuls, je fermais la porte derrière moi et Demetri vint me prendre dans ses bras. Il m'embrassa sans perdre un instant, et ce baiser m'enivrait tellement que j'en oubliais presque pourquoi je tenais à lui parler. J'ai dis presque. Avec peine, car il avait glissé sa langue dans ma bouche, je mis fin à ce baiser somptueux, et pris une grosse goulée d'air parce que quand mon chéri m'embrassait il n'y allait pas de main morte.
« Il faut que je te parle ! » dis-je.
« Je sais ! » dit-il en souriant.
« Tu me promets de ne pas te mettre en colère avant de me laisser tout expliquer ? » craignais-je.
Il me regarda d'un air soupçonneux, avant de me demander :
« Qu'est-ce que t'as fais ? »
« Pourquoi tu t'imagines direct que j'ai fais un truc ? » m'indignai-je.
« Je n'en sais rien, dis-moi ! » me dit-il.
« Edward est revenu ! » lâchai-je.
Ça y est, la bombe est lâchée ! Quand je vis sa peau pâle devenir encore plus pâle, je me dépêchais de dissiper le malentendu qui s'installait :
« C'est Alice qui l'a appelé pour qu'il nous aide avec Maria ! »
« Mais on n'a pas besoin de ce sale con qui a essayé de me voler ma fiancée ! » gronda-t-il.
« Arrête, il n'est pas revenu pour moi mais pour nous offrir son aide ! » le rassurai-je. « Et puis il a une copine, il la trouvé en France ! »
« Oh alors en trois semaines il a trouvé son âme-sœur ? On ne me la fait pas à moi ! » répliqua-t-il.
Il me fatigue !
« T'as qu'à aller lui parler si tu veux en avoir le cœur net, mais sache que Jasper était avec moi à ce moment-là et qu'il n'a décelé aucun mensonge chez Edward. » dis-je avant de poursuivre : « Pourquoi est-ce que tu veux à tout prix croire qu'il est revenu pour moi ? »
« Pour pouvoir lui mettre une bonne raclée ! » avoua-t-il.
« Tu ne veux pas arrêter un peu ? » soupirai-je.
« Bella, je refuse de pardonner à cet enfoiré d'avoir essayé de te récupérer la dernière fois qu'il est venu ! » rétorqua-t-il.
« Mais c'est du passé tout ça ! » m'écriai-je.
« Ce qui s'est passé il y a l'année dernière c'est du passé, mais trois semaines, pour moi ça n'a rien avoir avec le passé. Je ne pardonnerais jamais ce qu'il a fait, et qu'il ne vienne pas me parler ou je risque de lui fou mon poing dans la gueule ! » me prévint-il.
« T'es vraiment pénible ! » rouspétai-je avant de sortir de la salle.
« BELLA ! » m'appela-t-il.
Mais je fis la sourde et regagna ma chambre.
POINT DE VUE DE DEMETRI :
Non mais je rêve ! Elle m'avoue qu'Edward est revenu pour soit disant nous donner un coup de main avec l'autre garce de Maria, et elle prend sa défense en plus avant de me planter comme un con dans la salle d'entraînement. Non mais dans quel monde je vis ? Je sortis à mon tour de la salle d'entraînement, je suivis l'odeur de Bella, mais je croisais Edward, qui m'interpella :
« Demetri, faut que je te parle ! »
« Toi c'est vraiment pas le moment ! » contrai-je.
« Je ne suis pas revenu pour Bella ! » me dit-il.
« Mais t'es bouché ou quoi ? Je t'ai dis que je n'avais pas vraiment le temps de te parler ! » m'emportais-je en me stoppant.
Il n'était qu'à un mètre de moi, et déjà, il était trop près de moi pour que je me retienne de lui en coller une.
« Mais vas-y, frappe-moi une bonne fois pour toute si ça peut te soulager, mais je te dis la vérité, je ne suis pas revenu pour Bella ! » répéta-t-il.
« Combien de fois je t'ai dis de rester en dehors de ma tête ? » m'écriai-je.
« Ecoute, oui Bella compte encore pour moi, mais je ne suis plus amoureux d'elle comme avant. J'ai quelqu'un d'autre dans ma vie qui me rend heureux ! » m'assura-t-il.
« Pourquoi elle n'est pas avec toi dans ce cas ? » demandai-je.
« Parce qu'elle ne veut pas qu'Aro lui demande de rejoindre vos rangs car elle est télépathe, comme moi ! » répondit-il.
« Aro ne force personne à nous rejoindre, et puis, on a Dana comme télépathe alors ta « petite amie » ne risque rien en venant ici ! » dis-je en mimant des guillemets.
« Ma « petite amie » ? » m'imita-t-il. « Tu ne me crois pas alors ? »
« Non, ou du moins pas tant que j'ai pas une preuve réelle que tu as vraiment tiré un trait sur Bella ! » lui dis-je. « Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je dois aller parler à Bella ! »
Je le dépassais, quand il m'appela de nouveau. Je me retournais :
« Quoi encore ? »
« Juste te féliciter. Je ne sais pas comment tu t'y es pris pour convaincre Bella de t'épouser, mais félicitations ! » me dit-il.
« Mais c'est que tu serais presque sincère ! » m'étonnai-je.
« Je le suis ! » acquiesça-t-il.
« Merci, enfin je crois ! » dis-je, sans vraiment trop quoi rajouter.
« Allez, va voir Bella et dis-lui que tu as réussi à avoir une discussion avec moi sans m'étrangler ! » plaisanta-t-il.
« Crois-moi, ce n'est pas l'envie qui me manque ! » ironisai-je.
Il se contenta de sourire.
« Ne crois pas que je vais te ménager durant les entraînements ! » le prévins-je avant de tourner les talons.
« Je m'en doute ! » me répondit-il.
J'esquissais un sourire, mais plutôt un sourire sadique de ma part, puis, quand j'entrais dans ma chambre j'eus tout juste le temps de fermer la porte derrière moi que je me suis retrouvé au sol, assaillit par ma fiancée.
« Quel accueil ! » pouffai-je.
Elle déposa une myriade de baiser sur ma peau, avant de planter son merveilleux regard rubis dans le mien.
« Tu nous as espionné ! » compris-je, sans m'empêcher de sourire.
« Je t'aime ! » me dit-elle.
J'inversais nos places, et me retrouvais sur elle.
« Ce n'est pas pour autant qu'on est super copain et qu'on va papoter comme deux frangins ! » lui dis-je.
« Je sais ! » dit-elle avant de m'embrasser.
Je me remis sur mes jambes, gardant Bella dans mes bras, et je regagnais la salle de bain. On se déshabilla, et une fois dans la douche, je fis couler l'eau sur nous, et peu m'importais sa température. Je plaquais Bella contre la paroi murale de la douche, et je l'embrassais langoureusement. Je lui fis l'amour avec la plus grande tendresse, ce qui la surpris car peu importait où nous nous trouvions, quand je lui faisais l'amour c'était toujours intense, mais cette fois, tout n'était que tendresse, et elle semblait apprécier.
Jour 18 !
Un par un, je les mettais tous à terre durant l'entraînement. Ils étaient doués certes, mais pas assez pour me vaincre. Oh ils arriveront facilement à se battre contre les blaireaux de Maria, mais je suis plus fort que l'autre pétasse. Je suis très impressionné par Miguel et Alessandra, qui sont les seuls à me tenir tête plus de dix minutes dans un combat, et sans utiliser leurs pouvoirs parce que ce ne sera pas moi qui les entraîneraient sur ce niveau-là. Je relâchais ma prise autour de la nuque d'Alessandra, et je l'aidais à se relever.
« J'ai tenu combien cette fois ? » demanda-t-elle.
« Vingt-trois minutes et cinq secondes ! » répondit Alice.
« Parfaite comme minuterie Alice ! » s'amusa Alec.
Elle lui tira la langue, puis, Alessandra retourna auprès d'Alec.
« A qui le tour ? » demandai-je.
« Pas moi, t'es une vraie brute ! » me répondit Kaitlin.
« Tiens dont, et Felix c'est quoi ? Un ours en peluche ? » répliquai-je en me retenant de rire.
« Ça ne change rien, je ne m'entraîne pas avec toi aujourd'hui ! » décida-t-elle.
Je me contentais d'hausser les épaules, quand la grosse voix d'Emmett résonna dans la salle :
« Edward, à ton tour ! »
Je vis ma Bella, qui était debout près de la porte, hausser les sourcils et regarder Emmett comme s'il avait perdu la tête. Je ne fus pas le seul à le regarder bizarrement.
« Qu'est-ce que vous avez tous à me regarder comme ça ? » demanda-t-il.
« Tu viens de dire à Edward de se battre contre Demetri ? » dit Rosalie.
« Ce n'est qu'un entraînement, et puis Bella étendra son bouclier pour pas qu'Eddie ne lise dans les pensées de Demetri ! » dit Emmett.
« T'arrête de m'appeler Eddie ! » gronda Edward.
« Wow, une minute Emmett, pourquoi tu veux que Bella bloque le don d'Edward ? » voulu-je savoir.
« Pour que le combat soit équitable ! » expliqua-t-il.
« Ok, bon, je vais mettre les choses au clair direct : je n'ai pas besoin que Bella étende son bouclier, demande à Dana ! » dis-je avant de regarder la jeune fille : « Hein Dana ? »
« Pfff, c'est un trou noir ton cerveau ! » marmonna-t-elle.
« Démonstration mon p'tit Emmett ! » dis-je en faisant signe à Edward de venir. « Je ne vais pas te tuer rassure-toi ! »
« Je ne suis pas inquiet, enfin je crois ! » renchérit-il.
« Bella, tu ne fais rien, interdiction d'étendre ton boulier ! » la prévins-je.
« A tes ordres ! » me sourit-elle.
Quand Edward, qui avait mit une tenue décontracte pour l'entraînement, monta sur le tatami, se plaça face à moi, j'avais déjà fait le vide dans mon esprit. Quand je me battais, que ce soit pour de vrai ou durant des entraînements, je ne pensais à rien et ça me donnait un gros avantage parce que j'étais à cent pour cent concentré sur mon travail.
« C'est quand tu veux ! » dis-je à Edward.
Armant son poing, il s'élança sur moi, mais je m'éclipsais. Cela dura pendant cinq minutes. Durant ces cinq minutes, j'esquivais sans mal ses coups. Chaque fois qu'il attrapait un pan de mon t-shirt ou qu'il effleurait ne serait-ce qu'une parcelle de ma peau, j'étais immédiatement derrière lui. Je trouvais quand même le temps long, donc, au moment où il frappa avec son poing droit, je parais son attaque, bloqua son bras derrière son dos, et lui agrippa la gorge. J'avais une envie folle de lui faire mal, mais je m'abstins. Il ne résista pas, s'avouant vaincu, mais je n'abaissais pas ma garde pour autant.
« C'est bon, tu peux me lâcher ! » me dit Edward.
Je souris, c'était plus fort que moi. Je le relâchais, et il se releva, se massant la nuque. Quelle chochotte !
« Comment tu fais ? Tu n'as pensé à rien durant tout le combat ! » me questionna-t-il.
« Question de pratique ! » répondis-je simplement. « Allez, c'est terminé pour aujourd'hui ! »
Peu à peu, la salle se vida jusqu'à ce qu'il ne reste plus que Bella et moi ! Quittant le tatami pour remettre mes chaussures, ma fiancée me dit :
« Et moi alors ? »
J'eus un petit rire, avant de remonter sur le tatami après avoir enlevé mes chaussures. Bella se retrouva face à moi, la mine des plus sérieuses, ce qui me fit sourire. En vrai gentleman, je la laissais attaquer la première, et je fus étonné de la voir tenir plusieurs minutes, mais elle finit par se retrouver le dos au tatami, et moi, au-dessus d'elle, la bloquant de tour mon corps.
« Tu as fais des progrès ma chérie ! » lui dis-je avant de l'embrasser tendrement.
« C'est parce que j'ai un bon prof ! » me sourit-elle avant de m'embrasser à son tour.
Je stoppais le baiser à contrecœur, et nous regagnions notre chambre !
POINT DE VUE DE JASPER :
Jour 19 !
J'avais besoin d'air, et je m'étais donc retrouvé à l'endroit où Bella et moi méditions chaque jour, à l'exception d'aujourd'hui. Je fus rejoint par Peter et Charlotte, qui n'étaient pas restés au château malgré l'hospitalité des Volturi. Mes deux amis de toujours étaient des nomades, et ils avaient du mal à rester confiner, surtout chez les Volturi, et je ne pouvais vraiment pas leur en vouloir.
« Du nouveau ? » leur demandai-je.
« C'est de pire en pire. Il y a des morts tous les jours, les gens se posent des questions ! » m'informa Peter.
« Tu devrais dire aux Rois d'avancer l'heure de l'affrontement ! » me suggéra Charlotte.
« Je vais le faire ! » acquiesçai-je. « Vous vous joigniez à nous ? »
« Et manquer de botter le cul de ces trois garces ? On ne manquerait ça pour rien au monde mon frère ! » me dit Peter avec sa finesse légendaire.
Charlotte avait raison, il était préférable d'avancer le jour de l'affrontement. Plus vite on sera débarrassé de Maria, mieux ce sera, et la population de Houston pourra retrouver un semblant de paix, malgré les nombreux deuils qu'elle devait déjà supporter !
