Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !

Je suis vraiment vraiment désolé du temps que j'ai mis pour vours poster ce chapitre mais j'avais plus d'inspiration. J'espère qu'il vous plaira !


POINT DE VUE DE JASPER :

Suite du jour 19 !

« Bella n'est pas encore prête ! » dis-je à voix haute.

« Il faut qu'elle se dépêche ! » me dit Peter.

« Ne lui dis pas ça où elle risque de t'arracher la tête ! » le prévins-je, ce qui le fit rire.

« Va les prévenir Jasper, on se tiendra prêt ! » me dit Charlotte.

J'acquiesçais, et lorsqu'ils partirent, je fus rejoint par Alice.

« Tu as entendu ? » demandai-je.

« Oui, et ils ont raison, la situation est encore plus pire. Il faut y mettre un terme ! » me répondit-elle.

« Bella n'est pas prête, et je ne sais pas s'ils le sont aussi ! » lui dis-je.

Je suis inquiet car je ne veux pas qu'un seul d'entre eux soit blessé.

« Tout se passera bien ! » m'assura-t-elle en me touchant la joue. « Allons déjà en parler aux Rois ! »

Elle m'embrassa tendrement, puis, main dans la main, nous regagnions le château en toute hâte. L'empressement qui nous habitait, fut remarqué par Alec et Alessandra, qui étaient, comme chaque soir ou presque, dans le jardin.

« Qu'est-ce qui se passe ? » me demanda Alec.

« On doit parler à Aro ! » répondis-je sans m'arrêter.

A mesure que j'avançais dans les couloirs avec Alice jusqu'à la salle du trône, j'entendais Alec réquisitionner tout le monde. Les gardes qui restaient devant la grande porte me virent et s'écartèrent, sans s'interposer cette fois-ci. Tant mieux !

« Aro nous avons un gros problème ! » dis-je d'entrée.

Cela requit immédiatement l'attention des Rois, qui s'étaient tus. La salle fut pleine, de ma famille et des gardes.

« La situation se gâte, et nous devons agir au plus vite, nous n'avons pas le choix ! » expliquai-je.

« Sois plus explicite je te prie ! » me dit Aro.

Je lui fis part donc des informations que m'avaient rapportées Peter et Charlotte, et Alice le leur confirma avec la vision qu'elle avait eu.

« Nous n'avons pas le choix, si nous attendons encore, car il reste onze jours avant la date prévue, les morts vont s'amplifier ! » dit Alice.

« Je ne suis pas prête, mon bouclier n'est pas au point ! » intervint Bella.

« On peut s'en passer ! »

C'est Miguel qui avait parlé.

« Je n'ai pas besoin d'utiliser mon pouvoir pour lui faire la peau à cette sale garce. Tant que Bella bloque leurs pouvoirs à eux, moi je peux me passer du mien ! » affirma-t-il.

« On se chargera des nouveau-nés, et il ne vous restera plus qu'à cueillir Maria. » poursuivit Alessandra.

« Vous en êtes sûrs ? » leur demanda Caïus.

Le frère et la sœur se regardèrent, avant de regarder Carter et les autres, qui finirent par acquiescer.

« Demetri ? » appela Aro.

« Maître ? » s'avança Demetri.

« Poursuis les entraînements pendant toute la journée qui vient, nous partirons d'ici deux jours ! » décida Aro.

« Oui Maître ! » acquiesça Demetri.

Salle d'entraînement !

« NON ! » s'écria Kaitlin.

« Très bien, Alessandra, tu te battras contre Kaitlin, sinon je vais finir par vraiment m'énerver ! » claqua Demetri.

Je lançais à tous une bonne vague d'apaisement, mais Demetri était bien le seul sur qui cela n'eut aucun effet. Je le comprenais, Kaitlin avait un caractère de cochon, et elle ne supportait pas les entraînements intensifs de Demetri, mais avait-il le choix ? Il était bien plus vieux que la plupart des vampires qui se trouvent ici, plus vieux que moi, et il était intransigeant sur le travail à fournir.

« Je sais me battre, alors ce n'est pas la peine que je me batte contre Alessandra, et puis de toute façon elle va me mettre une vraie raclée ! » dit Kaitlin.

Demetri regarda sur le côté, et je vis qu'il regardait son meilleur ami. Felix lui fit un signe de tête, et son visage était rigide. Ce dernier avait beau être l'âme-sœur de Kaitlin, mais dans les entraînements, Demetri avait plein pouvoir, et cela, Felix le savait. Demetri reporta de nouveau son attention sur Kaitlin.

« Ne discute pas, et tu fais ce que je te dis ! » dit-il d'une voix autoritaire.

« Mais… » commença-t-elle à dire, mais Demetri la stoppa net.

« Ça suffit Kaitlin, tu obéis un point c'est tout. Si tu refuses, tu resteras à Volterra pendant que les autres iront se battre ! »

« Alors là c'est pas juste ! » protesta-t-elle.

« Tu répliques encore une fois, et crois-moi je vais me mettre en colère, et il ne faut vraiment pas que je me mette en colère ! » la prévint-il.

Kaitlin chercha de l'aide auprès de Felix, mais ce dernier restait impassible. Soufflant d'exaspération, Kaitlin ôta ses chaussures de sport, et monta sur le tatami, où Alessandra attendait déjà.

« Allez, on a assez perdu de temps. Kaitlin, tu attaques la première ! » ordonna Demetri.

POINT DE VUE DE BELLA :

J'avais décidé d'assister à l'entraînement final, et Kaitlin n'aurait pas dut protester autant, surtout que Demetri est intransigeant. Il ne veut perdre personne pendant la bataille à venir, et pour ça, ils devaient tous s'entraîner durs. Le combat entre Kaitlin et Alessandra étaient intenses, mais Alessandra avait un niveau plus élevé que Kaitlin. Elle paraît les attaques de Kaitlin avec agilité, et elle dut se lasser car elle mit Kaitlin au sol.

« Recommencez ! » gronda Demetri.

Il les fit recommencer au moins trois fois, et heureusement pour elle, Kaitlin ne fit plus aucune réflexion. Deux par deux, Demetri les faisaient combattre les uns contre les autres, notant leurs défauts, leurs progressions ou autres. Sonia / Dana, Leo / Carter, Miguel / Chad, et Demetri fit affronter Miguel et Alessandra l'un contre l'autre. Après tout, ce sont eux qui ont formés les autres.

« Allez petite sœur, approche ! » sourit Miguel.

« Rira bien qui rira le dernier, grand frère ! » dit Alessandra en souriant à son tour.

Wow, quelle rapidité ! Chacun esquivait les attaques de l'autre, et cela dura, je ne sais pas, environs cinq minutes, voire plus. Les Rois entrèrent dans la salle au moment où Miguel bloquait un coup de pied latéral de sa sœur, mais cette dernière, je ne sais pas comment elle a fait, effectua une sorte de retournée et frappa son frère au visage de son pied libre. Miguel atterrit sur le tatami lourdement.

« T'en as eu assez ? » s'amusa-t-elle.

Miguel se releva en deux secondes, utilisant ses aptitudes de karaté ou je ne sais quoi, et le combat reprit, mais avec plus de vitesse. Bizarrement, il souriait, et on aurait dit que lui et sa sœur prenaient plaisir à se battre l'un contre l'autre. Les Rois observaient attentivement, et je vis Caïus sourire. Il capta mon étonnement, mais un gros fracas retentit. Et pour cause, je ne sais pas comment ils s'y sont prit, mais Alessandra et Miguel furent projetés aux deux extrémités de la salle. Contre toute attente, ils éclatèrent de rire. Ils se relevèrent, et regardèrent Demetri.

« Alors, on a été à la hauteur ? » demanda Alessandra.

Mon chéri arquait les sourcils, un sourire moqueur aux lèvres.

« A mon avis les vampires de Maria ont de gros soucis à se faire ! » répondit-il.

Deux heures plus tard !

Tout le monde préparait son départ, et, tandis que j'étais près de la fenêtre de ma chambre à regarder l'extérieur, les bras de Demetri s'enroulèrent autour de ma taille.

« Nerveuse ? » me demanda-t-il.

« Pas vraiment ! » répondit-elle. « J'espère juste tenir mon bouclier assez longtemps durant le combat ! »

« Tu y arriveras, tu es bien plus forte que tu ne le penses Bella ! » tenta-t-il de me rassurer.

Je ne répondis pas. J'étais tellement stressée, car en plus de ne pas savoir si oui ou non je réussirais à maintenir mon bouclier étendu assez longtemps, ce sera ma première vraie bataille, même si je ne me battrais pas, j'y assisterais quand même. Et merde, voilà que je me mets à débattre dans ma tête en disant que des conneries, faut vraiment que je déstresse.

« T'as besoin de décompresser mon amour ! » me dit Demetri.

Sa remarque m'arracha un sourire. Je ne sais pas comment il fait, mais il sait toujours ce dont j'ai besoin sans que je n'ai à le formuler à voix haute.

« Ouais, je vais aller m'isoler sur les hauteurs de la ville, j'en ai vraiment besoin ! » dis-je en me retournant.

« C'est une bonne idée, mais j'ai autre chose en tête ! » me dit-il sans me lâcher.

Il me fit son petit sourire en coin, et je me suis mise à rire d'un coup, tandis qu'il nicha sa tête dans mon cou et m'embrassa la peau.

« Je sais que t'en as envie ! » marmonna-t-il contre ma peau.

Je continuais de rire jusqu'à ce qu'il me plaque contre le mur près de la fenêtre. Me regardant avec des yeux noirs de désirs, il s'empara de ma bouche avec fougue, et je ne pu que lui rendre son baiser. Nos vêtements furent bientôt de l'histoire ancienne, et Demetri nous allongea dans notre lit, et il entra en moi sans attendre. Il ressouda nos bouches aussitôt, et commença à remuer ses hanches parfaites, et je ne pu m'empêcher, en glissant mes bras le long de nos corps, de toucher ses fesses, ce qui lui arracha un grognement carrément sexy. Il accentua ses pénétrations, me faisant gémir contre sa bouche. Je ne mis pas longtemps à avoir mon orgasme, et Demetri suivit un peu après. Il enfoui sa tête dans mon cou, et cajola ma peau.

« T'as une drôle de façon de me détendre toi ! » m'amusai-je en caressant ses cheveux blonds.

« C'est toujours mieux que d'aller t'isoler loin de moi ! » dit-il sans bouger la tête de ma nuque.

« Mais au moins ça me permet de réfléchir, et de me détendre ! » dis-je à mon tour, avant d'embrasser son épaule.

Je sentis ses lèvres se poser sur ma joue, puis je croisais le regard de mon fiancé qui était redevenu rubis. Il frotta son nez contre le mien, me faisant sourire, puis, il me dit d'une voix douce et rauque à la fois :

« J'ai hâte que tout ça se termine pour qu'on puisse se marier ! »

« On s'y mettra dès notre retour, et je sais déjà le genre de robe que je veux ! » dis-je en souriant.

« Je t'aime, Bella ! » me susurra-t-il.

« Je t'aime aussi beau gosse ! » dis-je avant de rire.

Il me regarda bizarrement, mais il sourit à son tour quand je remontais le drap au-dessus de nos têtes.

POINT DE VUE D'ALESSANDRA :

Demetri n'a pas été très tendre avec les autres aujourd'hui, surtout Kaitlin mais bon, elle a fait que se plaindre et je lui ai mis une vraie raclée. Bon, je m'en vante pas mais elle n'a fait aucun effort, j'espère simplement que le jour J, elle montrera qu'elle sait vraiment se battre, comme je le lui ai appris lorsque nous étions encore chez Maria. Enfin bref, je sortis de la douche, vêtue d'un leggings noir, une jupe en jean par-dessus, un chemisier sans manche, et une paire de bottes plates marron. Je séchais mes cheveux à l'aide d'une serviette, et je pouvais clairement sentir la présence d'Alec dans notre chambre. Je n'étais plus aussi réticente qu'au départ quant à être dans la même chambre que lui. La plupart de notre temps libre qu'on passait dans notre chambre, on s'allongeait face à face et on discutait, ou bien on s'embrassait. Ou bien, nous allions dans les jardins et on observait les étoiles. Par contre, j'étais complètement accro à son odeur, à sa main dans la mienne. Ça m'était indispensable. Le sourire aux lèvres, je mis la serviette dans la panière à linge sale, et j'allais m'asseoir sur Alec, qui était allongé sur notre lit, les bras derrière la tête.

« Tu peux y aller ! » lui dis-je.

« Dans une minute, mais avant, viens par là ! » me dit-il en touchant ma joue.

Je me penchais vers lui et nos bouches se touchèrent. Sa main glissa le long de mon bras, déclenchant des frissons dans tout mon corps, mais il n'alla pas plus loin car il savait que je n'étais pas prête à faire plus, pour l'instant. Peut-être qu'une fois qu'on sera débarrassé de Maria, mes peurs s'envoleront pour de bon, et je pourrais enfin être heureuse avec Alec, je veux dire, être encore plus heureuse que je ne le suis aujourd'hui. Après un dernier baiser furtif, Alec alla dans la salle de bain, et dès que j'entendis l'eau couler, je pris un magasine qu'Alice m'avait donné pour le mariage de Bella, et je me mis à le feuilleter, en m'allongeant sur le ventre, et je me mis à regarder les robes de soirées. Elles étaient toutes splendides, et heureusement que je n'avais aucune cicatrice sur les bras ou sur une autre partie du corps. Alec allait être fou quand il me verra dans une de ces robes. Je n'avais pas encore choisis le modèle, mais je savais de quelle couleur je la voulais : beige ! Ce sera assorti avec la nouvelle couleur dorée de mes yeux. Alec adorait mes yeux dorées, autant que j'adorais son regard rubis. Ça me confortait dans l'idée qu'il ne tuait plus d'innocent pour se nourrir. En entendant la porte de la salle de bain s'ouvrir, je tournais la tête et je vis Alec en sortir, vêtu d'un jean noir et d'un débardeur de la même couleur. Ses cheveux étaient encore à moitié trempés, et en bataille en plus. Je me mordis la lèvre inférieure tellement il était sexy. Il finit de se mettre les cheveux encore plus en pétard avec l'aide d'une serviette, puis, s'en débarrassant, il vint s'allonger à côté de moi et embrassa ma joue. Je n'arrêtais pas de le regarder. Mes yeux faisaient la navette entre ses cheveux en bataille et ses biceps. Qu'est-ce qu'il était bien foutu mon amoureux.

« La vue te plaît ? » me demanda-t-il.

Il mettait vraiment mes nerfs à rude épreuve. Il m'énerve. Refermant mon magasine, que je jetais par terre sans ménagement, je fondis sur sa bouche et je me suis retrouvée sur lui, carrément sur lui. J'avais chaud, très, très chaud. La façon dont je l'embrassais m'étonnait moi-même. J'en voulais plus, pas forcément du sexe, mais je voulais plus. Non mais qu'est-ce qui m'arrive ? Ça ne me ressemble pas de me jeter sur mon mec comme ça et de me laisser aller autant. Oh et puis merde, Maria va payer pour ce qu'elle m'a fait, et je ne vais pas laisser cette sale garce me faire peur toute ma vie.

« Attends ! » me dit Alec en rompant le baiser. « Wow ! »

« Je t'aime Alec ! » avouai-je.

Oh Mon Dieu, ça y est je l'ai dis ! Le sourire qu'il arbora mit du baume à mon pauvre cœur, mort ! Alec inversa nos places, et il se retrouva sur moi, et je le surpris encore plus en l'emprisonnant de mes jambes, l'obligeant à se rapprocher de moi.

« Je t'aime Alessandra ! » me dit-il à son tour, avant de m'embrasser.

Ouep, ça fait vraiment du bien !

Jour 20 !

POINT DE VUE DE FELIX :

J'entrais dans ma chambre, que je partageais désormais avec Kaitlin, après une chasse plutôt fructueuse. Kaitlin était assise sur le lit, les jambes pliées. Elle n'avait toujours pas digéré la façon dont Demetri l'avait traité hier pendant l'entraînement, et encore moins le fait que je ne sois pas intervenu. Qu'est-ce que c'est susceptible une fille !

« Tu devrais aller te nourrir, tu es resté cloitrée dans la chambre depuis hier ! » lui rappelai-je.

Elle ne me répondit pas ! Ok, je laisse tomber, quand elle voudra parler, elle n'aura qu'à venir me voir. Nous partons pour Houston demain soir et j'ai autre chose à faire que d'écouter ma copine se plaindre parce que mon meilleur pote lui a gueulé dessus. En même temps, elle l'a un peu cherché. Levant les yeux au ciel, j'entrais dans mon dressing pour prendre une de mes tenues de gardes propres, et j'allais prendre une douche car j'empestais l'humain. Quelle horreur ! Une fois lavé, je sortis de la cabine de douche et me séchais, avant de m'habiller d'un pantalon noir, et d'un haut à manche longues assortis. Retournant dans ma chambre, je pris mes chaussures noires, encore une fois, et les mis, quand la voix de Kaitlin me parvint :

« Pourquoi t'es pas intervenu hier ? »

Je ne suis pas connu pour mâcher mes mots, et ce n'est pas avec ma petite amie que ça va commencer. Je me redressais, et la toisa pour enfin lui dire :

« Parce que je n'avais pas à intervenir ! » répondis-je.

Elle eut la réaction que j'attendais. D'un bond, elle était sur ses pieds, hors du lit, et s'écria :

« Je te demande pardon ? »

Elle va être longue cette discussion, je le sens !

« Il a failli me tuer ! » me dit-elle.

Je savais qu'elle parlait de Demetri.

« Il ne l'a pas fait, et il ne l'aurait pas fait ! » lui assurai-je, en parlant d'une voix neutre.

« Qu'est-ce que t'en sais ? » me demanda-t-elle.

« Parce que je le connais depuis presque trois siècles, c'est mon meilleur ami ! » lui répondis-je.

« Trop facile ! » me dit-elle en croisant les bras.

Putain mais qu'elle est bornée je le crois pas ! Je sens que je vais m'énerver, mais il faut pas.

« Pourquoi ça te fait autant chier qu'il t'ai gueulé dessus ? » voulu-je savoir.

« Mais tu prends sa défense en plus ! » souffla-t-elle.

« Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus, hein ? » dis-je en commençant à perdre mon calme.

« Que tu n'es pas d'accord avec la façon dont il m'a parlé ! » s'emporta-t-elle.

« Tu la méritais ! » répliquai-je, impatient.

Ma réplique eut l'effet d'une douche froide. Elle s'était figée, aussi raide qu'un piquet. Il fallait vraiment qu'elle comprenne pourquoi Demetri a agit comme il l'a fait hier, alors j'allais le lui expliquer. Reprenant mon souffle, et surtout mon calme, je dis :

« Ecoute, si Demetri est le Chef de la garde des Volturi, ce n'est pas uniquement parce qu'il est le meilleur traqueur qui existe, mais aussi parce qu'il est un fin stratège et un excellent combattant. Il est exigeant dans son travail, et s'il a été aussi dur avec toi hier c'est parce qu'il veut être sûr que tu pourras te battre le jour du combat. Ce qu'il veut c'est que tout le monde puisse rentrer en un seul morceau, tu comprends ? »

Son visage, crispé au début, se décrispa, et ses yeux or se voilèrent. Elle eut un léger mouvement de tête, je dirai plus une inclination sur le côté, comme si elle venait enfin de capter ce que je venais de lui dire. Je ne la savais pas aussi longue à la détente, enfin, pas plus que moi !

« Voilà pourquoi je n'ai rien dis hier, parce que je n'avais pas à m'immiscer dans l'entraînement. Demetri a le plus d'expérience, et un sacré caractère. Il ne faut jamais le contrarier, j'espère que tu t'en souviendras maintenant ! » lui dis-je en m'approchant d'elle.

Elle se mordit la lèvre nerveusement, et je savais qu'elle se sentait un peu idiote !

« Tu croyais vraiment qu'il te gueulait dessus pour le plaisir ? » demandai-je en l'encerclant de mes bras.

Elle fit une grimace qui me fit rire. Je la soulevais sans gros effort, et ses jambes s'enroulèrent autour de ma taille.

« Je suis allé un peu trop loin ! » dit-elle.

« Ouais ! » approuvai-je.

« Je suis une vraie tête de mule ! » dit-elle de nouveau.

« Je ne te le fais pas dire ! » m'esclaffai-je.

« Il faut que j'aille m'excuser ? » demanda-t-elle.

« Ce serait bien oui ! » répondis-je en la déposant sur le lit.

Elle s'appuya sur ses genoux, sans pour autant me lâcher.

« Tu crois que je devrais y aller tout de suite ? » me demanda-t-elle.

« Je crois pas non, il est avec Bella ! » répondis-je en me rappelant avoir vu mon meilleur ami entrer dans sa chambre.

« Ça peut attendre alors ! » dit-elle avant de m'embrasser.

Ça fait vraiment du bien, surtout que depuis hier j'évitais de l'approcher, juste au cas où, mais là, j'ai bien l'intention de rattraper un peu les quelques heures perdues.

POINT DE VUE D'ALICE :

Nous étions à un peu plus de vingt-quatre heures du départ, et je continuais encore et encore à surveiller Maria grâce à mes visions. Toutes les heures je regardais dans l'avenir, et les visions étaient toujours les mêmes : Maria entraînait son armée avec l'aide de Netty et Lucy ! Et quand je ne la surveillais pas, je ruminais sur moi-même !

« Chérie ? »

Je sortis de mes pensées et je regardais mon mari, qui était sur notre lit, dans la chambre que nous occupions depuis que nous sommes à Volterra, un livre à la main. Moi, je fais les cent pas à travers la chambre.

« Quoi ? » demandai-je.

« Tu veux bien arrêter de tourner en rond, s'il te plaît ? » me demanda-t-il à son tour.

« Désolé ! » dis-je en allant m'asseoir à côté de lui.

« Qu'est-ce que tu as ? C'est en rapport avec tes visions ? » voulut-il savoir en refermant son livre.

« Non, c'est toujours la même chose depuis plusieurs jours. Non je, c'est au sujet du mariage de Bella ! » avouai-je.

« Je t'arrête tout de suite Alice, ne recommence pas à te plaindre ! » me prévint-il.

« Je n'avais pas l'intention de me plaindre ! » me défendis-je en levant les mains devant moi.

Il arqua un sourcil, et je su ce que ça voulait dire mais je n'avais pas l'intention de le laisser croire quoi que ce soit.

« Je sais que je suis allé trop loin ! » dis-je.

« Et bien, il était temps que tu t'en rendes compte ! » dit-il avant de rouvrir son livre.

« Oh hé, tu peux attendre que j'ai fini de parler avant de te remettre à lire ? » m'écriai-je.

« D'accord, je t'écoute ! » soupira-t-il en refermant une fois de plus son bouquin.

« Tu crois qu'elle pourra me pardonner ? » demandai-je.

« Je ne sais pas Alice, je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de Bella, mais ce qui serait bien c'est que tu ailles la voir, que tu lui présentes tes excuses, et que tu ne lui casses plus les pieds avec son mariage car tu sais très bien qu'elle a autre chose en tête pour l'instant, comme nous tous d'ailleurs ! » répondit-il.

Il me regarda, et j'arborais un léger sourire. Il soupira, mais je voyais clairement dans ses yeux que ça l'amusait. Il m'entoura les épaules d'un de ses bras et m'attira contre lui. Je me blottis encore plus contre lui, et, tandis qu'il rouvrit son livre, je réfléchissais à la manière dont je pouvais présenter mes excuses à Bella.

Jour 21 !

POINT DE VUE DE BELLA :

Demetri et moi étions dans sa voiture, dans laquelle nous rentrons de Milan où nous nous étions nourris afin de prendre des forces pour le combat, et le soleil pointait déjà à l'horizon. Demetri devait peaufiner le plan, enfin, tout le monde devait y assister, et il devait s'assurer que les petits nouveaux étaient prêts à se battre. Kaitlin était venue présenter ses excuses à Demetri pour la façon dont elle s'était comportée durant l'entraînement d'il y a deux jours, et tout s'était arrangé. De retour à Volterra, Demetri gara son bolide dans le garage, où Alice nous attendait.

« Je veux seulement te parler ! » me dit-elle quand je fus sorti de la voiture.

Je fis un signe de tête à Demetri afin qu'il sache qu'il pouvait y aller, et je me retrouvais seule avec ma meilleure amie. M'asseyant sur le capot de la voiture de mon chéri, j'attendis qu'Alice parle.

« Alors voilà, j'ai bien réfléchis et je sais que je suis allé trop loin ! » finit-elle par dire.

« Trop loin ? Alice, tu as choisis toi-même la date de mon mariage alors que je t'avais clairement fait comprendre que je voulais attendre avant de prendre une décision définitive ! » dis-je en gardant mon calme.

« Je sais Bella, et je suis désolé, mais tu sais à quel point j'adore les mariages ! » minauda-t-elle.

« Ce n'est pas une raison ! » renchéris-je.

« D'accord écoute, je suis désolé, je m'excuse je n'aurais pas dus, on n'aurait pas dut prendre des décisions à ta place et on aurait dut prendre en compte le fait que tu voulais attendre d'avoir botté le cul de l'autre garce ! » exposa-t-elle.

« Merci ! » souriais-je.

« On est toujours super copine ? » me demanda-t-elle en me faisant les yeux de cockers.

Qu'est-ce qu'elle est bête quand elle s'y met celle-là ! Je me suis mise à rire et je lui dis :

« Mais oui ! »

Lâchant un petit cri aigue, elle vint me prendre dans ses bras, et les réconciliations étaient faite, mais quand elle se détacha et qu'elle me demanda :

« Tu vas vraiment l'organiser toute seule ? »

J'arquais les sourcils sans répondre.

« Je pourrais au moins être là quand tu choisiras la robe ? »

Je gardais la même expression !

« D'accord je me tais ! »

J'eus un petit rire et nous regagnons main dans la main la salle de trône, où Peter et Charlotte étaient présents. Alice se figea à l'instant même où nous franchissions la porte ! Oh ho, qu'est-ce qu'elle est en train de voir ?