Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !

Il s'est fait attendre, mais pas trop longtemps j'espère. Je vous souhaite une bonne lecture, et permettez-moi de vous souhaiter une bonne année 2013 !

A très bientôt pour la suite !


POINT DE VUE DE BELLA :

Volterra !

Jour 1 !

Nous n'avions pas quittés notre chambre depuis trois jours. En rentrant de notre mission « Extermination Maria », nous avions tous eu droit à quelques jours de repos bien mérité. Même si nous ne ressentons aucune fatigue, les Rois sous-entendaient par là que nous avions besoin de nous détendre et de prendre du temps pour nous, chaque couple qui vivait dans ce château. Avec Demetri, on s'était fait un plaisir de passer ces trois derniers jours enfermés dans notre chambre à faire l'amour encore et encore.

Roulant sur le côté, toujours dans les bras de mon fiancé, je savourais ce énième baiser langoureux qu'il me donnait, et dont je ne me lasserais jamais !

« On est censé préparer notre mariage ! » marmonnai-je.

« Je sais ! » dit-il contre mes lèvres. « Mais c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher de te faire l'amour ! »

« Ne va pas croire que je m'en plaigne, mais on a à peine décidé du jour de la cérémonie, de la chanson de notre première danse et du nombre de témoins ! » lui-je. « Tu m'as sauté dessus juste après ! »

« Mais t'es trop sexy quand tu te concentres ! » me susurra-t-il en rapprochant sa bouche de la mienne.

« On ne va jamais se marier si tu continues comme ça ! » soufflai-je, le laissant tout de même m'embrasser.

Il me mordilla la lèvre avant de rompre le baiser.

« Très bien, doit-on sortir du lit maintenant… » fit-il en restant dans le vague.

« On va aller prendre une douche ! » lui dis-je.

« D'accord ! » dit-il, avant d'arborer un sourire en coin.

« Quoi ? » demandai-je.

« Rien, je repensais juste à notre première rencontre ! » répondit-il.

« T'y repense souvent ? » voulus-je savoir.

« Assez pour me dire que je vais continuer à m'en mordre les doigts ! » dit-il avant de rire.

La seconde suivante, j'étais assise sur lui, les mains plaquées sur son torse pour le maintenir allongé.

« T'es en train de dire que je suis une vraie chieuse ? » arquai-je.

« C'est exactement ce que je veux dire ! » s'esclaffa-t-il.

Ce salaud ria encore plus après le coup de poing que je lui mis dans les côtes. Puisque c'est comme ça, je m'éclipsais dans la salle de bain et je pris ma douche. Je savais qu'il allait me rejoindre… L'eau chaude coula sur mon corps. Je rameutais mes cheveux mouillés en arrière, faisant glisser mes mains sur ma nuque, mes épaules… Les mains de Demetri se glissèrent sur mes hanches, sa bouche se posa sur mon cou, puis, il me retourna face à lui…

« T'es peut-être une chieuse Bella, mais je t'aime ! » me dit-il avant de m'embrasser. « Et reconnais que tu ne m'as pas épargné au tout début ! »

J'éclatais de rire, car il avait raison. Je me souviens très bien de lui avoir mené la vie dure. D'avoir embrassé Alec et d'avoir flirté avec Félix rien que pour l'emmerder. Mais je me rappelle aussi notre premier baiser contre sa voiture, les boutades que je lui faisais, les moqueries devant tout le monde… Je ne l'ai pas ménagé mon amour…

« Désolé de t'avoir frappé ! » minaudai-je.

« Ce n'est rien ! » m'assura-t-il. « Hum ce que j'aime quand tu me parles comme ça ! »

« Tu es un pervers ! » chantonnai-je.

« Et j'assume entièrement ! » dit-il.

« Embrasse-moi ! » quémandai-je.

Il ne perdait jamais de temps à me répondre quand je lui demandais de m'embrasser. Il m'embrassait tout simplement. Sa langue se mêla à la mienne, et, bien que nous avions passés trois jours à ne rien faire d'autre que l'amour, j'avais encore envie… J'enroulais une jambe autour de sa hanche, et je le sentis sourire contre ma bouche…

Une heure plus tard, enfin je crois, je me laissais tomber sur le lit, dont j'avais changé les draps et la couverture. Je portais les habits de Demetri…

« Voleuse de vêtements ! » l'entendis-je me dire.

Il s'allongea à côté de moi…

« Je meurs de soif ! » avouai-je.

« Va falloir attendre le coucher du soleil ! » me dit-il.

« Demain on se met sérieusement à la préparation du mariage ! » martelai-je. « Faut que je trouve ma robe ! »

« Tu pourrais emmener toutes les dames de ce château avec toi, comme ça, tu trouves ta robe, et les autres achètent la leur… » exposa Demetri.

« Tu sais quoi ? » lui dis-je. « C'est une très bonne idée ! »

« Ravi que t'approuves ! » rit-il.

« T'as ton costume à trouver ! » lui rappelai-je.

« J'irais avec les mecs quand vous aurez acheté vos robes ! » me dit-il.

« Et si on sortait de cette chambre ? » proposai-je.

« Ouais parce que, je risque de t'arracher encore tes vêtements si on reste allongé sur ce lit une minute de plus ! » dit-il.

Je dis à Demetri de m'attendre dans le garage car j'avais quelque chose d'important à demander à Carlisle. Mon amoureux fila donc à grande vitesse, et moi, je pris un couloir différent et m'arrêta devant la porte de ceux que je considérais comme mes parents. Je n'avais plus Charlie, mais Carlisle était là… Je lui devais, ou plutôt je ressentais le besoin de lui devoir ce que j'allais lui demander. Il avait toujours montré une grande affection pour moi. Ce regard paternel que je voyais dans le regard de Charlie… La porte de la chambre s'ouvrit sur Esmé.

« Bella, tu t'es enfin décidé à sortir de ton antre ? » s'étonna-t-elle en souriant.

« Ouais ! » pouffai-je avant de me calmer. « Est-ce que je peux parler à Carlisle ? »

« Bien sûr, entre ! » me dit-elle en m'invitant à entrer.

Il sortit de leur dressing, vêtu avec classe et élégance. Je me rendis compte qu'Esmé était aussi habillée pour sortir…

« Vous sortez ! » constatai-je.

« Oui, mais pas avant que tu me dises ce qui t'amène ici ! » me dit Carlisle en souriant.

« D'accord euh, avec Demetri on s'est décidé et on se marie lundi, ce lundi et, euh, Carlisle, accepteriez-vous de me conduire à l'autel ? » demandai-je.

« Bella ! » s'exclama Esmé, le visage rayonnant.

« Tu es vraiment certaine de vouloir que ce soit moi, qui te conduise à l'autel, et pas quelqu'un d'autre ? » me demanda Carlisle, une étincelle dans le regard.

« J'ai beau faire partie des Volturi, vous êtes ma famille. » répondis-je. « Je veux que ce soit vous parce que vous êtes comme un père pour moi. S'il vous plaît ne me laissez pas tomber ! »

« Bella… » me dit-il en s'approchant de moi, prenant mes mains dans les siennes. « Sache que tu feras toujours partie de la famille, que tu es ma fille et que je serai là pour toi à n'importe quel moment. Ce sera un honneur et une grande joie de te mener à l'autel ! »

Il me donna une étreinte paternelle, à laquelle je répondis avec une joie immense. Esmé me prit ensuite dans ses bras, mais avant de partir rejoindre Demetri je lui dis :

« Dites à Alice que demain je veux toutes les filles de disponibles pour aller faire du shopping, et vous venez aussi ! »

« Avec joie ! » accepta-t-elle.

« Bien, bonne soirée, je dois retrouver mon chéri faut qu'on se nourrisse « leur dis-je.

« Fais attention à toi ! » me dit Carlisle.

Et là, sur le pas de la porte, je lui dis sans pouvoir m'en empêcher :

« Oui papa ! »

S'il avait été choqué, il ne le montra pas.

Jour 2 !

Milan !

Dix filles dans un centre commercial bondé, ça fait beaucoup…

« Bon, par quoi on commence ? » sautilla Alice.

« La robe de Bella ! » fit Rosalie tout sourire.

« Oh mais non ! » les arrêtai-je. « N'oubliez pas que vous êtes privé de cette partie là ! »

« T'es pas sérieuse là ? » dit Alice.

« Je suis très sérieuse ! » affirmai-je. « Et si vous n'êtes pas contente vous voulez peut-être que je demande à d'autre d'être mes demoiselles d'honneurs ? »

Elles furent aussitôt raides comme des I, ce qui fit rire Jane.

« Bella, il faut bien quelqu'un à tes côtés pour ta robe ! » me dit Irina.

« Je sais bien, et c'est pourquoi Esmé va venir avec moi, pendant que vous, vous allez vous choisir votre robe ! » leur dis-je. « Alice, Rose, vous prenez la robe que vous voulez, de la couleur que vous voulez, mais par pitié je ne veux pas que mes demoiselles d'honneurs portent des fanfreluches ! »

« D'accord ! » acquiescèrent-elles.

Sans perdre un instant, je pris Esmé par le bras et nous laissions les filles pour gagner la boutique de mariage qui était situé à l'étage suivant.

« J'espère qu'elles vont arrêter de m'en vouloir de les évincer de la préparation du mariage ! » soupirai-je.

« Elles vont s'en remettre, ne t'en fais pas ! » m'assura Esmé, alors que nous entrions dans le magasin. « Elles doivent comprendre qu'organiser ne veut pas dire décider ! »

La vue de toutes ces robes de mariées aussi splendides les unes que les autres me firent réaliser à quel point mon envie d'épouser Demetri était pressente. Je me mordis la lèvre pour tenter de masquer mon impatience, mais en croisant le regard d'Esmé, je su que j'étais transparente comme de l'eau.

« Buongiorno, puis-je vous aider ? »

Une femme d'une trentaine d'années – ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que sa poitrine n'était pas naturelle – blonde, des yeux bleus, grande et d'une grande élégance et beauté malgré les doses de Botox qui devait couler dans ses veines, s'approcha de nous.

« Je m'en occupe ! » me dit Esmé avant de se tourner vers la vendeuse. « Buongiorno, voilà, ma ravissante fille que vous voyez va se marier, et nous sommes donc venu choisir une robe pour ce jour spécial ! »

« Toutes mes félicitations ! » me dit la vendeuse. « Vous devez être impatiente ! »

« Oui c'est vrai ! » acquiesçai-je.

« Bien, je peux peut-être vous aider dans votre choix ? » dit la vendeuse. « Quelle sorte de robe aimeriez-vous ? »

« Euh, et bien, j'aime les choses simples ! » répondis-je.

« On va faire un petit tour pour voir les différentes robes que vous avez, nous vous ferons signe ! » lui dit Esmé.

« Je ne serai pas loin ! » nous sourit la vendeuse avant de s'éloigner.

« Ouais, vu la taille de ton cul tout refait on te verra arriver de loin ! » murmurai-je.

« Bella ! » me réprimanda Esmé.

Mais je pouvais clairement voir dans son regard qu'elle pensait la même chose que moi, mais en plus classieux. Pendant une bonne vingtaine de minutes, je fis le tour du magasin, observant minutieusement chaque robe. Elles étaient toutes plus belles les unes que les autres, et j'eus quelques coups de cœurs, mais je ne pouvais me décider sans les essayer…

Pendant l'heure qui suivit, j'essayais six robes différentes… Avant de tomber sous le charme de la toute dernière. Elle était… Wow ! Il est vrai que je n'aimais pas beaucoup porter des robes, mais c'était mon mariage. Je voulais être la plus belle possible pour Demetri. Mais cette robe était vraiment parfaite. Pas de fanfreluches, simple, elle épousait mes formes comme je le souhaitais, de façon à rendre dingue Demetri…

« C'est celle-là que je veux ! » décidai-je.

« Elle est magnifique, et tu es magnifique dedans ! » me dit Esmé, les yeux brillants.

« J'aurais aimé avoir un avis masculin ! » avouai-je. « Je veux être la plus belle possible pour mon futur mari ! »

Esmé plaça ses mains sur mes épaules et me sourit.

« Depuis qu'on s'est retrouvé ma chérie, j'ai bien observé la façon dont il te regarde. Crois-moi, tu peux porter n'importe quoi qu'il te trouvera belle, quelque soit les circonstances, et les vêtements que tu as sur toi ! » me dit-elle.

« C'est vrai, vous avez raison Esmé, ou devrais-je dire… » dis-je en lui faisant face. « Tu as raison, maman ! »

Sa réaction fut immédiate : elle se jeta à mon cou. Je ne masquais pas mon sourire et lui rendis son étreinte.

« Merci Bella, merci de nous laisser, de me laisser à nouveau une place dans ta vie ! » me dit-elle, émue, avant de me relâcher. « Tu fais partie de cette famille depuis le premier jour, peu importe que tu sois une Volturi, tu auras toujours une place chez les Cullen ! »

« Ce ne sera plus la même qu'avant mais, ça me convient » dis-je à mon tour. « Bon, c'est cette robe que je veux ! »

« Je vais chercher la vendeuse ! »

Elle s'éloigna, alors je m'admirais une nouvelle fois dans le miroir. Moins d'une semaine avant de savoir ce que pensera Demetri de cette robe…

Jour 3 !

J'avais demandé, en rentrant de notre virée shopping la veille, à Esmé de planquer ma robe de mariée, ce qu'elle avait accepté de faire. Aujourd'hui, les garçons étaient à leur tour en train de faire les boutiques à Milan, à choisir de très jolis costumes, ou du moins les garçons invités car en fin de compte, après mûre réflexion à mon retour hier, Demetri avait décidé de se marier avec sa tenue de Chef de la Garde. Alec et Félix inclus. Mon chéri avait accompagné les autres hommes d'abord par solidarité masculine, mais aussi parce qu'il était responsable de Carter et des autres.

Quand mon chéri revint dans notre chambre, il ne s'embarrassa pas de formalités et me sauta dessus.

« Tu m'as manqué ! » dit-il contre mes lèvres.

« On a encore du boulot ! » l'arrêtai-je.

« T'as passé l'après-midi à poursuivre les préparatifs, j'ai passé l'après-midi à faire les boutiques alors que je déteste ça même si c'était pour Carter et Compagnie ! » commença-t-il à dire.

« Je ne vois pas où tu veux en venir ! » répliquai-je.

« Tu vas vite le savoir ! » me souffla-t-il.

Et bam, j'atterris sur le lit mais je ne pu m'empêcher de rire, surtout quand Demetri remonta ma tunique pour embrasser mon ventre.

« Je commence à voir où tu veux en venir ! » dis-je avant d'enlever ma tunique et de la jeter au loin.

« Je vais savourer chaque centimètre de ta peau ! » me dit-il, la voix rauque.

J'esquissais un sourire. J'étais parti pour passer les heures suivantes jusqu'à l'aube demain matin à faire l'amour et à subir les caresses brûlantes de mon vampire, qui semblait plus en forme que jamais ce soir !

Jour 4 !

Pour ce qui est des invitations, j'avais laissé le soin à Sulpicia, l'épouse de Aro, de s'en occuper avec Esmé. Aro tenait à ce que tout leurs amis, tous les vampires proches des Volturi et j'en passe, soient présent pour assister au mariage. Je savais que les Denali seront là, c'est indéniable. J'espérais seulement que Tanya me foutra la paix et ne gâchera pas mon mariage.

« Bella, est-ce que tout va bien ? »

Je levais les yeux du livre que j'étais en train de lire, alors que je prenais une petite pause dans la suite de l'organisation de mon mariage, pour voir Caïus.

« Oui Maître, pourquoi me demandez-vous cela ? » demandai-je en retour.

« Tu es pensive, et tu devrais poursuivre les préparatifs de ton mariage ! » me dit-il.

« J'avais envie de faire une petite pause ! » répondis-je. « Demetri se défoule quelques heures dans la salle d'entraînement, et Sulpicia s'occupe des invitations avec Esmé ! »

« J'ai bien l'impression que tu es préoccupé par quelque chose ! » me dit-il alors qu'il rangea un livre.

« C'est si évident ? » questionnai-je.

« Je te connais suffisamment pour ça ! » dit-il en venant s'asseoir dans le fauteuil à côté de moi. « Tu veux en parler ? »

« Disons que j'ai seulement peur que ça se passe mal ! » répondis-je.

« Pourquoi cela ? Explique-toi ! » m'incita-t-il.

« Tanya ! » dis-je simplement. « Et Heïdi ! »

« Bella… » commença-t-il à dire. « Heïdi ne fait plus partie des nôtres pour le comportement qu'elle a eu envers toi, et Tanya ne créera pas tant de problèmes. Je peux te l'assurer ! »

« Jane a promit de tuer quiconque tenterait de l'empêcher ! » avouai-je.

« Ça ne m'étonne pas d'elle ! » dit-il en souriant.

« Merci Maître, j'avais besoin d'en parler ! » souriais-je.

« Mais je t'en prie ! » me sourit-il en retour.

Il quitta la bibliothèque, me laissant seule avec mes pensées.

Une heure plus tard, ma lecture finie, je regagnais ma chambre mais en cours de route, je tombais sur Edward, qui était au téléphone. Je me cachais, écoutant ce qu'il disait car ça me semblait fort intéressant :

« Je sais, et tu me manque aussi… Pourquoi tu ne me rejoindrais pas ? »

Je tendis l'oreille encore plus, jusqu'à entendre une voix féminine avec un fort accent français, puisqu'elle était française d'après les dires d'Edward !

« Tu sais bien que j'ai toujours tout fait pour éviter les Volturi ! »

« Je sais bien, mais tu n'as rien à craindre ! » lui assura Edward.

« S'il te plaît n'insiste pas ! »

« Comme tu voudras ! » soupira Edward. « Je rentrerais dès que possible, je t'aime ! »

« Je t'aime aussi ! »

Je n'avais pas besoin d'en entendre plus, alors je m'éclipsais à vitesse grand V pour regagner ma chambre et m'y enfermer, attendant Demetri !

Jour 5 !

Après avoir vu les derniers détails des préparatifs avec Sulpicia, Esmé et Anthenadora – l'épouse de Caïus - qui avaient insistés pour terminer, selon mes choix et ce que nous avions décidés avec Demetri, l'organisation et la décoration du mariage, je filais dans la salle du trône.

« Bella, entre je t'en prie ! » m'invita Aro. « Qu'est-ce qui t'amène ? »

« Je voulais parle à Demetri deux petites minutes » répondis-je.

« Bien entendu ! » acquiesça-t-il.

Je fis signe de la tête à mon fiancé de me suivre, et nous quittions la salle du trône. Les portes se refermèrent sur nous. Les mains de Demetri se retrouvèrent aussitôt sur mes hanches, sa bouche contre la mienne. J'accueillais ce baiser avec entrain, le lui rendant, avant de le rompre.

« Un peu de tenue je te prie ! » lui dis-je sans cesser de sourire.

« Comme tu voudras ! » me dit-il en souriant également. « Que puis-je faire pour toi mon amour ? »

« Je ne veux pas me casser la tête à les chercher dans tout le palais alors, si tu peux bien me dire où sont Miguel et Dana, tu seras gentil ! » quémandai-je.

« Tout de suite ma chérie ! » me dit-il avant de fermer les yeux.

Ça ne lui prit pas longtemps. Une minute tout au plus. Il était rapide mon chéri pour trouver des gens… Il rouvrit les yeux, planta ses prunelles rubis carrément sexy dans les miennes :

« Dana est à la bibliothèque, tandis que Miguel se trouve dans le jardin avec Jane ! »

« Merci ! » dis-je simplement.

« C'est tout ? » arqua-t-il.

Il était insatiable, toujours à vouloir un baiser pour n'importe quel motif ! Malgré cela, je m'embrassais pour le remercier, et, quand j'y mis fin, il me fit un sourire qui voulait dire : tu vas en baver ce soir !

A la bibliothèque, je trouvais Dana calée dans un fauteuil, un roman assez gros entre les mains. Je l'interrompis dans sa lecture en lui demandant de me suivre, car c'était assez urgent. Je nous dirigeais ensuite vers le jardin. Miguel était bel et bien avec Jane. Le soleil était à son zénith, faisant scintiller leur peau de diamant éclatant, tout comme celle de Dana et la mienne.

« Désolé de vous interrompre les tourtereaux, mais je dois parler à Miguel ! » dis-je en arrivant près d'eux.

« Que puis-je faire pour toi, Bella ? » me demanda-t-il, jouant avec la main de Jane.

« Que tu me suives avec Dana ! » répondis-je. « On va s'éloigner le plus loin possible je ne veux pas risquer d'être entendu et que tout foire ! »

Miguel regarda Jane, comme pour demander la permission. Oh c'est trop mignon !

« Vas-y, on se verra plus tard ! » lui dit-elle.

Elle l'embrassa avant de se lever et de retourner à l'intérieur du château. Miguel se leva, s'apprêtant à parler mais je lui fis signe de se taire et d'un hochement de tête vers les montagnes, je leur fis signe, à lui et Dana, de me suivre. Je me suis mise à courir, les deux autres sur les talons, et je ne m'arrêtais qu'une fois sûre que nous nous trouvions assez loin. J'avais dépassé l'endroit où je prenais l'habitude de méditer avec Jasper…

« Là ce sera parfait ! » dis-je en me retournant vers eux.

« Pourquoi on est obligé de sortir de Volterra pour parler ? » demanda Dana.

« Parce que j'ai besoin de vous pour une petite mission secrète ! » répondis-je.

« On t'écoute ! » dit Miguel.

« Voilà, je vais avoir besoin de vos talents ! » expliquai-je « Dana, je vais avoir besoin que tu fouines dans la tête d'Edward et que tu me trouve le numéro de téléphone de sa chérie qui habite en France ! »

« Qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ? » voulut savoir Miguel.

« Tu vas aider Dana, tu peux te rendre invisible et rendre invisible des personnes avec toi… » dis-je sans finir ma phrase.

« Je suis d'accord pour te rendre ce service, mais pourquoi tu ne demandes pas à Edward directement le numéro de sa copine ? » demanda Dana.

« Dana, tu me vois demander à Edward, qui est accessoirement mon ex, lui demander le numéro de sa petite amie ? » demandai-je à mon tour.

« J'avoue que ce serait glauque ! » dit Miguel.

« Alors vous êtes partant pour me ramener ce numéro avant ce soir minuit ? Et sans qu'Edward n'en sache quoi que ce soit par pitié soyez discret ! » les suppliai-je.

« Mission acceptée Chef ! » dit Miguel en faisant un salut militaire.

Dana l'imita…

Ils avaient relevés la mission haut la main. Voilà comment, avant de partir rejoindre Demetri pour une petite escapade en amoureux, je composais le numéro de la dénommée Marion…

« Allô ? »

Jour 6 !

Oh Mon Dieu, je me marie dans deux jours ! J'avais passé la journée d'aujourd'hui dans les boutiques de Milan avec Jane et Alessandra, afin d'acheter tout ce dont j'aurais besoin pour ma lune de miel, dont la destination était déjà établie depuis quelques jours. La dernière boutique qu'on avait faite avec les filles étaient la boutique de lingerie. Je m'étais surprise à chercher des sous-vêtements coquins. Après tout, j'allais me marier, et je voulais faire plaisir à mon futur mari par porter le moins de tissu possible. J'en avais pris plusieurs couleurs et plusieurs types différents, noirs, bleu nuit, violet, marron, rouge, surtout du rouge…

J'avais été encore plus surprise quand Alessandra s'était acheté quelques ensembles… Alec lui avait passé sa carte de crédit, en lui ordonnant de se faire plaisir… J'avais été curieuse de savoir pourquoi elle achetait des sous-vêtements si… sexy ! Si un vampire pouvait rougir, elle serait rouge de la tête aux pieds la petite Alessandra… Avec Jane on avait immédiatement compris qu'elle envisageait de se donner à Alec, et on n'avait pas cherché à en savoir plus !

Quand j'étais rentré dans ma chambre avec tout plein de sacs dans les bras, Demetri vit en premier – en parfait coquin et pervers qu'il était – les sacs venant de la boutique de lingerie.

« Hum, j'ai droit à un défilé ? » demanda-t-il en s'approchant de moi.

« Tu plaisantes j'espère ? » fis-je. « C'est pour notre lune de miel, et ne t'avise pas à fouiner ou tu le regretteras amèrement ! »

J'allais dans notre dressing, et posa les sacs dans un coin de la penderie, de mon côté. J'en profitais pour me déshabiller, sentant le regard de Demetri sur moi. Alors que j'enlevais mon chemisier :

« J'ai parlé à Esmé. Tout se passe comme on l'a décidé ! » me dit-il.

« Bien, c'est une bonne chose ! » dis-je. « Tu leur as dis de rajouter une personne ? »

« Oui, mais je ne leur ai pas dis de qu'il s'agissait ! » répondit-il. « T'es sûr que c'est une bonne idée de l'inviter ? Je veux dire, les Denali seront là, y compris Tanya… »

« On en a déjà discuté, et non je ne reviendrais pas là-dessus ! » appuyai-je en ôtant mes chaussures, puis mon pantalon. « Et puis, j'ai très envie de la connaître, et de lui faire enlever de la tête les préjugés qu'elle a sur nous ! »

« Elle était comment, au téléphone quand tu lui as parlé ? » demanda-t-il en me rejoignant alors que je restais en sous-vêtement.

« Comment dire ? » dis-je en réfléchissant quelques secondes. « Je l'ai laissé m'exposer pourquoi elle ne voulait pas venir retrouver Edward, ensuite elle m'a demandé comment j'avais eu son numéro de téléphone, et c'est là qu'elle a semblé se dérider. Elle a éclaté de rire ! »

« T'as fais très fort ! » m'accorda Demetri en souriant.

Ses yeux lorgnèrent mon corps. Sa langue glissa entre ses lèvres, m'arrachant un sourire.

« J'ai réussi à la convaincre de venir pour le mariage ! » poursuivis-je. « Elle sera là le jour même, j'enverrais Dana la chercher dans le hall du clocher. »

Demetri continuait de regarder mes jambes nues… Bon, je dois avouer que j'avais très envie de lui, alors je le taclais au sol, assise sur lui. Je lui arrachais le haut de sa tenue de garde – heureusement qu'il en avait tout un placard – puis, je posais ma bouche sur son torse, que j'embrassais tout en le caressant. Je descendis encore plus bas, avant de me redresser pour lui défaire son pantalon. Je me penchais pour l'embrasser, plaçant mes mains à plat au sol, je fis exprès de frotter mon intimité contre le sexe déjà durcit de mon chéri. Ses mains agrippèrent mes hanches avec force, ce qui m'excita grandement. Je rompis le baiser, frotta mon nez contre le sien, sans cesser de frictionner nos corps…

« J'ai le droit de rester au-dessus ? » minaudai-je.

« Oui mais arrête de te frotter comme ça ou je ne réponds plus de mes actes ! » me prévint-il.

Je lui arrachais cette fois son boxer Diesel, tant pis car il lui allait à merveille… Il me rendit la pareille en réduisant en miette mon boxer en dentelle… Je ne perdis pas un seul instant car mon corps était en ébullition, mon bas ventre douloureux de le sentir tout entier en moi. Demetri maintint fermement ses mains sur mes hanches à mesure que je me laissais glisser sur lui, jusqu'à ce qu'il bute au fond de mon ventre. Mon corps prit le pas sur ma pensée et il se mouva sans mon accord… Enfin au début !

J'avais toujours l'impression d'être en transe lorsque je faisais l'amour avec Demetri, mais je reprenais aussitôt mes esprits, et je bougeais mes hanches à un rythme lent, au départ, puis j'allais de plus en plus vite, soutenu par Demetri, qui faisait courir ses mains sur mon corps. Il caressa mes fesses, mes jambes, remonta jusqu'à ma poitrine qu'il malaxa. Je rejetais la tête en arrière sous le coup du plaisir que me procuraient ses mains sur mes seins. Je sentis sa bouche sur ma peau. Il a dû s'asseoir ou je ne sais quoi, mais je m'en fichais car j'étais dans ses bras, que ses bras étaient autour de moi. Que sa bouche dévora mon cou avant que ses mains ne m'obligent à tourner la mienne vers lui. Et hop, il inversa nos places… Je n'arrivais jamais à rester au-dessus jusqu'à la fin, Monsieur aimait trop prendre le contrôle. Son bassin claqua contre le mien. Sa bouche dévora la mienne. Sa langue joua avec la mienne… J'étais vraiment un pantin entre ses mains, il me faisait faire tout ce qu'il voulait… Malgré cela, je lui rendis son baiser, ses caresses… Mais je lui griffais les épaules, faisant craqueler sa peau, le faisant grogner si fort contre ma bouche que mon corps tout entier vibra. Dans un coup de rein, il trouva mon Point G. Il accéléra ses pénétrations et d'un gémissement commun, nous atteignons l'orgasme. Sa semence froide éclata en moi, tandis que mon dos se cambra sous la jouissance. Bien qu'il arrête ses coups de reins, Demetri ne cessa pas de m'embrasser.

Jour 7 !

« Les garçons cassez-vous ! » ordonna Alice.

« Hey, rien ne presse ! » dit Félix.

« Il est déjà minuit ! » rétorqua Rosalie. « Tout le monde s'est nourrit, y compris Bella et Demetri, alors vous prenez le futur marié et vous déguerpissez ! »

Demetri, qui ne me lâchait pas, enfoui son visage dans mon cou, fit glisser son nez jusqu'à mon oreille et me chuchota :

« Elles font peur ! »

« On a entendu ! » répliquèrent mes sœurs.

« C'était l'idée ! » avoua Demetri à voix haute.

« Vous ferez mieux d'y aller avant qu'elles ne s'énervent ! » leur conseillai-je.

« D'accord on s'en va, mais vous ne me la martyrisez pas, ok ? » leur dit Demetri.

« Mais non, on va te la faire toute belle ne t'en fais pas ! » lui assura Alice.

Demetri m'emmena un peu plus loin, pour me faire ses adieux.

« On se voit demain ? » me demanda-t-il.

« Je serai habillée en blanc ! » répondis-je en souriant.

Il se mit à rire, et je fis pareil. On partagea un baiser langoureux durant quelques minutes, avant qu'un raclement de gorge ne se fasse entendre. Un dernier baiser, et Demetri s'en alla avec les garçons…

Je passais mon enterrement de vie de jeune fille dans la chambre de Jane, dans laquelle je devais rester jusqu'à la cérémonie…

Demain, je deviendrais enfin Madame Demetri Volturi !