CHAPITRE 2 : RALOF DE RIVEBOIS.
« Ralof ! Ralof ! Il est réveillé !
Il fait chaud, j'ai un toit au-dessus de la tête, je suis…dans un lit. Où…
- J'arrive, Hod !
Le blond. C'était la voix du blond. Autour de moi, du bois. Je suis dans une petite maison en bois. Peu de lumière. Peu de bruit. Un petit garçon me regarde.
- Laisse le tranquille, gamin. Désolé, c'est mon neveu. Bon, je crois que je peux me présenter maintenant, dit le blond, en s'asseyant sur le lit.
- N'approche pas, Nordique. Je dois partir, je répondis
- Ne t'inquiète pas, je ne te veux pas de mal. Je m'appelle Ralof.
- Laissez-moi partir.
- Tu es chez ma sœur Gerdur, à Rivebois. Lui, c'est Hod son mari, dit-il en pointant du doigt l'homme qui l'avait appelé maintenant lui aussi assit près du lit.
Ces gens ne sont pas hostiles. Je suis toujours en vie… Qu'est-ce que tu dois faire ?
Dit leur comment tu t'appelles.
- Je m'appelle Elysian.
- Et tu vis vraiment dans les bois ? me demanda Ralof. Tu nous as dit ça, sur le chariot. C'est vrai ?
- Oui. Dans le sud.
Hod me regarde. Fixement.
- Ralof ! Ouvre les yeux ! C'est un Thalmor ! Un infiltré ! Il nous tuera quand on dormira.
- Hod ! Laisse le parler !
Les Thalmors, les Thalmors…
- Vous ne savez rien, rien, RIEN…je bafouillais
- Quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ? Je crois que tu vas devoir parler, dit doucement le blond.
Sa main se pose sur mon épaule, ne me touche pas...
- Alors mon ami, parle ! me dit doucement Ralof
Ils pensent que je suis un Thalmor.
- Je ne suis pas un Thalmor, je ne suis pas un Thalmor… continuai-je.
- Oui, d'accord, d'accord, on se calme, tu n'es pas un Thalmor. Nous, on ne les aime pas beaucoup. On se bat contre eux. Et contre l'Empire aussi. Ce sont eux nos ennemies.
- Mon père était un des leurs. Un agent des Thalmors. Il est mort, je lui chuchotai.
- Raconte, dit Hod, plus brutalement
Non, attends. Ne dit rien. Va-t'en. Oublie tout ça, retourne chez toi.
- Pourquoi tu as si peur, Elysian ? demanda le blond
- Ouais, moi qui croyais que les Altmers n'avaient jamais peur… De rien, ni personnes…Avec leurs grand airs…ricanait Hod
- Tu vois bien qu'il n'est pas comme eux ! Tu crois qu'ils auraient envoyé sur le billot si c'était un Altmer ? Non, les Altmers sont plus minces, tu sais, plus sec. Et ils n'ont pas les yeux bleus, non ?
- C'est vrai qu'il est…fort pour un Elf.
- Et il est avec nous, maintenant. Elysian, tu te rappelles pourquoi ils-t-on prit, les Impériaux ? me questionna Ralof
- Oui, je voulais aller à la Cité Impériale. Combattre à l'Arène. On m'a dit que je pouvais.
- Oui, si tu veux te faire tuer, rigola Hod
- Attend, tu l'as pas vu se battre ! rétorqua le blond. Je te jure ! Ils ont du s'y mettre à au moins 4 pour le maîtriser. Et avec son katana, il a embroché 2 soldats d'un coup !
- Tu ne connais pas l'Arène ! J'ai vu des gens d'ici tenter leurs chances et revenir en plusieurs morceaux, c'était pas beau à voir. Et puis, il n'a pas l'air bien méchant.
Mais qui êtes-vous ?
Hod ne me lâchai pas des yeux. Je soutenais son regard. Il ne me faisait pas peur.
Je me redressai sur le lit. Je me levai.
- Elysian, où tu vas ? dit Ralof en m'imitant.
- Je pars, répondit-je sèchement.
- Non, pas question. Tu restes là. Hod me barrait la porte.
J'agrippai le nordique par le col. Ralof surgit derrière moi
- Arrête ça ! Lâche-le !
- Alors laissez-moi partir ! je hurlai.
Ralof poussa son beau-frère et ouvra la porte brusquement. Hod le regardait faire, étonné. Je marchais vers la lumière de l'extérieur, regardais toujours droit devant moi. Je ne connaissais pas Rivebois. Et on m'avait tous pris. Je n'avais pas l'habitude de marcher sans sentir mon katana taper contre ma cuisse. Je m'y ferais. Pour l'instant, j'ai juste besoin d'aller loin, loin d'ici. Je sortais du village, les gens me regardaient.
- Attends, mais attends !
Le blond…
- Je suis libre maintenant et je m'en vais, lui répondit-je
- Hé !, haleta Ralof, tu marches drôlement vite ! On peut parler, quand même ! En plus tu me dois une pinte d'hydromel !
- Une… ?
- Laisse tomber. Je t'ai aidé, là-bas, non ? Tu me dois bien ça !
- Je te remercie de m'avoir aidé. Voilà, adieux.
- Non, non. Est-ce que tu pourras m'accompagner à Blancherive ? Ce n'est pas très loin mais je me sentirais plus rassuré…Je n'aime pas être seul, en fait. Alors, vu que Hod ne bouge pas de Rivebois, je…enfin voilà, tu peux le faire, non ?
- …D'accord,… Mais qu'est-ce que tu vas faire là-bas ?
- J'ai parlé à Hod du dragon de Helgen. Il m'a dit que je devrai en informer le Jarl de Blancherive, qu'il soit au courant.
- Le…Jarl ?
- Oui, le gouverneur de la chatellerie si tu préfères.
- Je ne comprends pas vraiment ce que tu dis.
- On aura tout le temps d'en parler autour d'une table à la taverne de la ville ! Maintenant, on y va !
Ce bruit...
Ce tremblement…
- Oh non, pas encore, dit Ralof en regardant le ciel. On ferait mieux de courir se cacher.
Trop tard. Il était là. Le battement de ses ailes secouait les arbres, le vent était de plus en plus fort. Mais je n'avais pas bougé.
- Qu'est-ce que tu fais ?, me cria Ralof, enfoui dans un buisson.
Les gardes de Rivebois accouraient, dégainant leurs arcs. Mais rien n'y faisait. Les flèches se plantaient dans sa chair, mais en vain.
Il continuait à planer au-dessus de moi, en rond. Il se posa. J'étais toujours bien là.
Il n'y avait plus rien autour de nous.
Un garde me mis une épée dans la main.
« Talos vous garde, me dit-il en s'éloignant »
J'avançais vers lui. Il se redressa et fendit l'air d'un cri qui fit trembler la terre, mais j'avançais encore.
Rien ne m'arrêtera maintenant. Je sais.
Je courais, vite, j'accélérai. Le dragon baissa la tête, il allait cracher, un souffle de feu qui détruirait tout, comme à Helgen.
Je sautais sur sa tête, le chevauchant. Il se débattait mais je serrais mes jambes autour de son museau de toutes mes forces. Il faisait balancer son long cou tout en hurlant. Je soulevais l'épée au-dessus de son crâne, essayant de trouver l'équilibre. Et l'enfonçais.
Les yeux de la bête se mirent à sursauter. Il n'y eu plus aucun cris. Il vacillait. Je m'accrochais à ses épaisses écailles pendant qu'il s'effondrait de tout son poids dans un bruit assourdissant.
C'est fini.
Mes mains restaient crispées. La poussière se soulevait encore. Je descendais, comme on descendrait d'un cheval et regarda le dragon inanimé qui gisait là. Je n'arrivais pas à lui tourner le dos.
Non, ce n'est pas fini
Le dragon se consuma. Sa peau s'embrassait et virevoltais en petit morceaux dans les airs. Mais quelque chose d'autre émanait de la carcasse désossée.
Ma peau brûlait, pourtant, le dragon n'eut pas le temps de cracher son souffle ardent. Des rayons de lumières dansaient, et s'approchaient de moi. La brulure, elle était en moi, maintenant…
Ces choses…me tuent…
Je ne pouvais plus bouger, il n'y avait plus que les lumières, je hurlai.
Je brulais de l'intérieur, un brasier, dont mes os seraient le bois qui l'attise.
« Elysian ! Qu'est ce qui se passe… hurla Ralof »
Puis tout s'arrêta. Les lumières, elles n'étaient plus là. La brulure non plus, juste une chaleur. Dans la poitrine.
Je tombais à genoux.
« J'y crois pas… s'étonna Ralof. Tu l'as tué.
- Non, c'est pas possible ! s'exclama un garde, C'est pas possible ! On peut pas tuer un dragon ! Les dragons meurent pas !
- Vraiment ? demanda Ralof. Regarder ça, c'est votre dragon, dit-il en pointant les restes du monstre. Vous le trouvez vivant, vous ?
- Non, pas vraiment, répondit le garde.
- Elysian, ça va ? me questionna le blond
- Oui…je balbutiais
- Viens, on retourne chez moi, tu vas te reposer et…
- Non, à Blancherive, tout de suite, répondit-je.
NB: Bonjour et merci d'avoir lu ce nouveau chapitre des aventures d'Elysian.
N'hésiter pas à laisser un review afin de donner votre avis et des conseils pour la suite, toutes les critiques peuvent être constructives!
Petite précision: Les monologues intérieurs d'Elysian ne sont pas encore très développés, je souhaite garder le personnage encore un peu secret: il est sous le choc, ses pensées sont brumeuses et il ne comprend pas à quoi il est confronté et le fonctionnement de la société Nordique. Sa pensée se construira plus par la suite.
J'espère que mon histoire plaira aux fans francophone de Skyrim!
