Holà muchachos !

De retour avec mon chapitre 6 !
Wow, je ne sais pas quoi vous dire.. tant de story alerts au dernier chap ! Vous me gâtez trop ! J'espère sincèrement que cette suite vous plaira, et n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Ça me fait tellement plaisir !

Bonne lecture !

Avertissement : Thématique homosexuelle.

Résumé : Harry se retrouve à devoir partager son appartement avec un inconnu. Un inconnu.. pour longtemps ? Ça reste à voir..


Chapitre 6 : Étroitesse d'esprit

- Nev ? C'est bien toi ?

Draco semblait avoir du mal à le reconnaître.

- Franchement Draco, ça ne fait que trois mois ! dit Neville en serrant son ami dans ses bras. Tu vas me laisser longtemps dehors comme ça ? Je prendrais bien un café si tu en as.

Draco s'effaça de l'embrasure et laissa son ami entrer dans son petit appartement.

- Non. Pas de café. Mais j'ai quelque chose de bien mieux. Un petit amaretto sur glace, camarade ? ajouta t'il en se dirigeant vers la cuisine.

- T'as pas arrêter de boire cette cochonnerie ?

- Tu me connais...

Neville s'installa sur le petit banc près du comptoir en attrapa le verre que Draco lui tendait.

- Oui, dit le brun, très bien d'ailleurs. En tout cas, le Draco de la dernière fête avait crier à qui voulait bien l'entendre que plus jamais il ne prendrait d'amaretto de son existence.

- Moi et les promesses. Il semblerait que je ne sois pas tellement bon là-dedans.

- Qu'est-ce que tu veux insinuer ? demanda Neville en faisant tourner les glaçons dans son verre.

- Et bien, je n'insinue rien. Je constate. J'avais promis de me trouvé un job et de me remettre de ma rupture et tu vois...

Neville ne lui laissa pas terminer sa phrase et continua pour lui.

- Et tu es sans emploi, et toujours amoureux d'Hermione ?

Le blond tourna la tête et enfoui son visage dans son verre. Les glaçons tintèrent.

- Et as-tu regardé où tu aimerais travailler ?

- Non, pas vraiment.. je m'étais dit que dès que j'oublierais cette histoire avec Hermione, je retournerais sur le marché du travail, mais apparemment, ce n'est pas aussi facile que je le croyais.

Draco soupira et ferma les yeux.

- Ce que je m'apprête à te demander m'arrache la gorge, mais...

- Mais ?

- Nev, j'ai besoin de ton aide.

Et Neville souria.


Harry était tiraillé entre plusieurs émotions. D'abord, la surprise. Parce que jusqu'à maintenant, il croyait encore qu'il pourrait avoir mal compris quand Olivier le barman avait parler d'un certain Tom.. probablement parlait-il d'un ancien colocataire avec qui Charlie avait habité après avoir quitté sa copine. Mais la réponse du rouquin avait confirmé ses doutes : il était gay. La seconde émotion était le dégoût. Il était même un peu surpris de se sentir légèrement dégoûté à l'annonce de l'homosexualité de Charlie, mais il n'en pouvait rien. L'idée de vivre sous le même toit qu'une tapette pendant une année entière lui donnait des frissons dans le dos. Il ne pourrait plus jamais se faire un café le matin au réveil vêtu seulement d'un boxer sans avoir peur que l'autre ne le regarde !

La vérité, c'est qu'il ne savait pas comment réagir. Le provoquer était décidément une mauvais idée vu le gabarit du concerné, et de toute manière, il n'en avait pas envie. Il se sentait mal-à-l'aise et légèrement nauséeux. Il ne rêvait que de s'en aller et de s'enfermer dans sa chambre pour la nuit. S'enfermer littéralement dans sa chambre.. ne sait-on jamais ! Charlie devant lui attendait visiblement une réponse, alors la seule chose qu'il trouva à faire fut de caler son verre. Puis de le jeter un peu brutalement par terre et de le regarder directement dans les yeux, comme pour se donner de la contenance. Foutaises ! Il n'en avait absolument pas !

Harry finit par soupirer, baisser les yeux, et donna un coup de pied dans le plastique par terre devant lui.

De son côté, Charlie ne voulait pas se laisser démonter. Il avait toujours parfaitement assumer son homosexualité. Néanmoins, il se sentait troublé devant ce Harry homophobe. Parce que c'était bien cela. Harry était un homophobe. Il ne voulait pas envenimer les choses avec une personne qui partagerait son appartement pendant 12 mois au moins ! Alors il décida de ne rien dire et de soutenir le regard que lui lançait le brun sans ajouter quoi que ce soit. Il attendait de voir ce que Harry dirait. ''Pourtant'' se dit Charlie, ''pour un homophobe, il semble chercher ses mots avec soin''. Alors se trompait-il ? Harry l'était-il vraiment ? De le voir baisser les yeux comme ça, le plus petit semblait livrer un combat intérieur intense.

- Je suis gay.

Cette affirmation trancha le silence. Comme si ''oui, avec mon copain'' n'était pas suffisamment clair. Comme si la réponse ''oui, avec mon copain'' laissait une quelconque place à l'interprétation de son orientation sexuelle. Charlie désirait tester son colocataire. Peut-être le provoquer un peu aussi, légèrement.

- Je suis gelé, on rentre.

Harry se dit à lui-même que s'il pouvait prétendre qu'il n'avait pas compris, que s'il évitait le sujet à tout prix, il pourrait peut-être oublier. Ou feindre d'avoir oublié. Parce que le malaise qu'il ressentait lui donnait des palpitations.

Laissant son verre sur le sol, il se dirigea vers le petit mur pour l'enjamber et redescendre de l'autre côté par l'échelle.

Charlie l'observa enjamber le petit mur, ne sachant pas comment il devait réagir ou même s'il devait dire quelque chose. Avouer son homosexualité à quelqu'un qui d'abord vous regardait avec un air quasi menaçant, puis de le voir s'enfuir, comme pour lui échapper, c'était déroutant.

Il n'avait malheureusement pas put choisir le moment de son dévoilement, mais en même temps, qu'aurait-il dût faire ? Aurait-il dût lui dire plus tôt ? C'était pourtant difficile de faire ça plus tôt. Ça ne faisait que quelques heures qu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Et il se voyait très mal se présenter à quelqu'un différemment. ''Bonjour, je m'appelle Charlie. Je suis ton nouveau colocataire, et je suis gay.'' Ridicule. Il ne voulait pas ne voulait pas que ce soit la première information qu'on connaisse de lui. Parce que ça augmentait les chances qu'on l'étiquette comme ''Le Gay''. Et non pas comme ''Charlie, le mec qui adore rire en prenant une bière'' ou ''Le malade en voiture''. Être gay, ce n'est pas un trait de personnalité, mais un fait, si ? On ne le choisi pas.

Harry était déjà descendu sur la terre ferme. Et sans attendre Charlie, il était retourné à l'intérieur du bar, par la pièce d'entreposage, et avait contourné le comptoir sans un mot sous les yeux d'Olivier.

- Vous n'êtes pas restés longtemps sur le toit ! C'est pour une autre bière ? demanda le barman.

Malheureusement, il parlait au vide. Harry ne s'était même pas arrêté pour lui répondre et était ressorti par la porte d'en avant.

Une petite minute plus tard, c'était au tour de Charlie de faire son apparition. Et sa mine déconfite en disait long à son ami.

- Mec, qu'est-ce qui se passe ?

Le rouquin soupira fortement.

- Qu'est-ce qu'on est censé dire à un inconnu, avec qui on va partager son appartement pour un bout, qui s'enfuit après avoir appris son orientation ?

- Hey merde.

- Ouais, à qui le dis-tu ! Je ne sais pas trop comment réagir. En temps normal, ça m'aurait mis sur les nerfs et je me serais probablement emporté ! Tu sais comment je suis quand il s'agit de mon orientation... mais là, je vais vivre avec ce mec. Je vis déjà avec ce mec.

- C'est à cause de moi si il est au courant ? Je suis désolé Charlie, je ne croyais pas..

- Non Oli, ce n'est pas grave. Ça devait arriver un jour ou l'autre, et le plus tôt possible, mais je n'avais pas prévu qu'il réagirait ainsi. Je ne sais pas trop, il semble fâché, quasiment découragé.

- Dépêches-toi d'aller le voir et de régler ça, lui dit Olivier. Il est sorti il y a une minute.


- Et voilà ! C'est tout beau, tout chaud !

Neville venait tout juste de sortir les feuilles de l'imprimante.

- Avec un curriculum comme ça, je ne suis pas sûr de pouvoir y arriver, dit le blond.

- Tu veux rire ! Tu as travaillé pour l'un des meilleurs avocats de la meilleure firme de la ville !

- Peut-être, mais j'ai quand même été renvoyé. Ça ne paraît pas bien aux yeux d'un nouvel employeur. Qui voudrait de quelqu'un qui a été viré ?

Neville ria.

- T'en fais pas. Je t'envoies voir l'une de mes amies. Elle tient un petit centre de photographie en haute-ville et elle m'a dit dernièrement qu'elle cherchait quelqu'un de confiance pour travailler chez elle. Bien entendu, elle me l'a dit parce qu'elle espérait fortement que j'aille travailler avec elle, mais je n'ai pas besoin de cet emploi, dit Neville. Toi si ! Et si tu lui explique honnêtement la raison de ton renvoi, elle ne pourra pas en tenir compte.

- Peut-être, mais te souviens-tu que je n'ai jamais passé d'entrevue de mon existence ? Mon père se fou bien de ces choses-là, et la seconde où il avait besoin de moi, je devais acquiescer et obéir docilement.

- Tu m'excuseras, mais Maître Malefoy est un imbécile pourri. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas d'études en droits que nous sommes des déchets.

- Tu sembles oublier de qui tu parles, lui dit Draco. J'ai toujours été une tâche à ses yeux. Je suis le fils indigne du grand Lucius qui refuse de suivre les traces de son père.

Neville se leva, une pile de feuilles encore chaudes dans les mains.

- Alors je vais te préparer.

Draco haussa les sourcils. Le préparer ? Le préparer à quoi ?

- Sers nous deux autres verres de ta cochonneries et allons au salon. On va voir ce que tu pourrais répondre en cas de questions difficiles.

Neville s'installa dans le canapé pendant que le blond allait à la cuisine sortir les glaçons et leur verser un autre verre d'alcool.

- L'amaretto ne va pas m'embrouiller le cerveau pour mon entrainement à une entrevue ?

- Arrête de te trouver de mauvaises raisons pour reprendre ta vie en main et amènes-toi ! On commence. Imaginons le pire scénario qui puisse arriver : une longue entrevue où on te bombardes de questions.

- D'accord, dit le blond en tendant son verre à son ami.


Harry ne l'attendait pas devant la voiture. Et il n'était nulle part dans le stationnement. Charlie soupçonna que peut-être était-il rentré en taxi. Le trajet de retour fut court. D'abord parce qu'il roulait plus vite que d'habitude. ''Sûrement l'anxiété''. Ensuite parce que tout au long de la route, il se questionnait à savoir quoi dire à cet inconnu en rentrant à la maison.

Mais il n'eut pas l'occasion d'aller le voir pour régler ce froid.

En déverrouillant la porte, Charlie regarda sur la petite table de l'entrée. Pas de clés. Il ne prit pas la peine de retirer ses souliers qu'il alla voir si le brun était sur le divan du salon. Négatif. La salle de bain, la salle d'eau et sa chambre était également vides. Harry ne le supportait pas au point de l'éviter ?


- Merci Blaise d'être venu me chercher. Je ne savais pas trop quoi faire.

Blaise le regarda avec un sourire et démarra le moteur de sa voiture.

- On dirait la mariée en fuite ! Tu sors d'un rencart désastreux ? Était-elle si laide que ça ?

Harry le fixa du regard pendant que son ami reculait du stationnement.

- T'es vraiment à côté de la plaque. Imagines-toi donc que j'ai rencontré mon nouveau colocataire aujourd'hui.

- Ah ouais ! Et comment s'annonce la cohabitation ? J'espère qu'il n'est pas trop ''Monsieur Blanche-ville'', parce qu'avec toi, il va faire un arrêt cardiaque ! lui dit le noir en s'esclaffant.

- Ne rigole pas Blaise. Il m'a appris qu'il était gay. Qu'est-ce que je suis censé faire maintenant ?

Blaise, qui s'apprêtait à emprunter la route pour reconduire Harry chez lui, stoppa net et le regarda.

- Ne me dit pas que ça change quelque chose ! dit son ami. Si je t'apprenais que je suis gay, là, tout de suite, qu'est-ce que ça ferait ?

Harry haussa un sourcil.

- T'es gay ?

- Non. Mais qu'est-ce que ça changerait du lien d'amitié que tu as avec moi ? Tu sais, les gays mangent, dorment et respirent comme exactement tout le monde.

- Je.. je sais pas trop Blaise. Je fais quoi ?

- Tu ne fais rien parce qu'il n'y a rien à faire. Je ne savais pas que tu étais si étroit d'esprit. Je t'aurais cru plus tolérant, Harry. Si j'ai un jour l'idée d'essayer de coucher avec un homme, je te promet que tu seras le dernier à être au courant.

- Mais c'est.. c'est pas normal Blaise. Les hommes aiment les femmes et vice versa ! lui dit Harry convaincu.

- Qu'est-ce que tu en sais, de ce qui est normal ou pas ?

Blaise respira un coup pour se calmer. Il connaissait quelqu'un d'homosexuel et bon dieu, ça le mettait en colère d'entendre Harry dire de telles âneries. Il se concentra de nouveau sur la route et emprunta finalement le chemin du retour.

- Tu es tellement mal placé pour définir la normalité de l'anormalité, Harry. Normalement, les gens sont élevés par leurs parents, pas par leurs oncle et tante. Normalement, ils vont dans de bonnes écoles et ont un diplôme, n'est-ce pas ? Et pourtant, tu te portes plutôt bien, non ? Tu sembles toi-même assez normal !

Blaise tenta de lui faire comprendre que ses réflexions homophobes étaient vraiment mal placées. Mais Harry le fusilla du regard.

- Je t'emmerde Blaise. Je t'ai pas insulté, alors pourquoi tu me parles de ma famille de merde ?!

- Bien sûr que si Harry, tu es extrêmement insultant. T'entendre dire que les gays ne sont pas normals, ça me met hors de moi. Tu sais qu'un de mes potes est gay ?

Harry fut surpris. Lui et Blaise avaient pratiquement le même cercle de copains. Le connaîtrait-il par hasard ?

- Qui ? Pas Théo ?

Blaise roula les yeux et s'arrêta à un feu rouge.

- Théo.. c'est la personne la plus hétéro que je connaisse. Ce mec est un chasseur de femmes, tu le vois vraiment en train de rouler une pelle à un autre homme ? Non, c'est pas Théo. Ton nouveau coloc, ce fameux..

- Charlie.

- Charlie ! Il ne va pas te sauter dessus. Comme toi tu ne vas jamais sauter sur Hermione pour coucher avec elle. C'est pareil. Ce mec est pareil que nous deux Harry. Il regarde la télévision, mange sûrement du fast food, boit du lait le matin et prend sa douche avant de se coucher. La seule différence..

- C'est vert, dit Harry en regardant les feux.

- Merci. La seule différence, c'est le pénis qu'il met dans sa bouche pendant le sexe.

- Ah Blaise, je t'en prie. Ne soit pas si crû !

- Si je te parle de seins ou de vagin, pas de problème. Mais un pénis dans une bouche, je suis crû ? Franchement Harry. Grandis un peu. Tout le monde n'a pas l'étroitesse d'esprit que la famille qui t'as élevé. Essaies de surpasser ça, un peu, et je suis certain que tu vas trouver ça beaucoup plus facile.

- Je sais pas... je peux dormir chez toi, ce soir ? demanda Harry.

- Nope. Premièrement, tu dois parler à ce fameux...

- Charlie.

- Charlie ! Explique lui pourquoi tu as eu une réaction extrême comme ça, et qu'il doit te laisser du temps pour l'assimiler. Il va comprendre. Il est bien placé pour savoir que tout le monde n'est pas tolérant au même niveau. Et deuxièmement, il y a cette sublime, cette extraordinaire Katie Bell qui vient visionner un film chez moi ce soir. Et je ne veux pas de toi dans mes pattes.

- Vous allez visionner un film, ou ''visionner un film'' ? demanda Harry en faisant les guillemets avec les doigts, heureux de changer de sujet.

Faussement indigné, Blaise se gara devant l'appartement de Harry et lui lança :

- Franchement, pour qui tu me prends !


J'espère que vous avez aimé ce chapitre, parce que moi, il me plaît beaucoup. J'aime bien ce Blaise là. Il dit tout ce qu'il pense, il semble faire ce qu'il veut et pour lui, tout le monde devrait pouvoir en faire autant. Qu'en pensez-vous ?

À la prochaine !