Voici, un nouveau chapitre! Les personnages et l'histoire originelle ne m'appartient pas. J'espère que ça vous plaira.

Le trajet se passa aussi bien qu'elle aurait pu s'en douter, mais il lui sembla durer des heures. Cela lui permit de penser à ce fameux été où sa vie avait basculé.

Flashback

Elle se leva ce matin-là avec un mal de crâne carabiné. Cette nuit n'avait pas été de tout repos.

Certes, elle savait qu'elle avait bien fait de tout dire à son père mais elle se sentait mal à l'aise de lui imposer ses malheurs.

Elle sentit une odeur de bacon qui la fit saliver.

Vvo : Veronica Mars n'est pas et ne sera jamais une lâche.

Elle prit son courage à deux mains et sortit de sa chambre. Elle savait qu'elle devait faire face à son père tôt ou tard, et que le plus tôt serait le mieux.

La jeune fille sursauta quand elle entendit un sifflotement, gage de bonne humeur pour son père, dans la cuisine. Elle sourit attendrie du spectacle que donnait son père accompagné de Back up devant elle.

Il faisait une danse ridicule en même temps que la cuisine pendant que le chien essayait tant bien que mal de chiper les quelques morceaux de bacon qui trônaient sur le plan de travail.

L'apercevant, Keith s'arrêta un instant, haussa les épaules et continua en l'invitant à participer à la danse. Elle resta un moment gênée et décida d'y aller à fond ce qui lui beaucoup de bien. Ils s'arrêtèrent épuisés et pris d'un grand fou rire.

V : Tu as l'air heureux Papa. Aurais-tu reçu un héritage ?

K : Non…

V : Tu as gagné au loto ?

K : Non, non…

V : Tu as enfin découvert qui avait commandité le meurtre de Kennedy ?

K : ….

V : Oui je sais. Tu as rencontré une femme qui peut supporter ton sens de l'humour.

K : Eh ! Jeune fille ! Je suis drôle au point que « Funniest Man Magazine » m'a déclaré homme de l'année.

V : « Funniest Man magazine », pas mal celle-là, je la ressortirais

K : Merci Donc si tu as fini de te moquer, je pourrai enfin t'expliquer les raisons de ma bonne humeur

V : …

K : Mars investigation a eu sa première affaire pour le compte de Mars senior depuis….

Elle se rembrunit un court instant mais se reprit aussitôt.

V : Je suis heureuse pour toi. Et quel genre d'affaire s'agit-il ?

K : Une affaire d'espionnage industriel qui a me rapporter pas mal d'argent. Et si ma fille est gentille et arrête de se moquer de son vieux père, ça me permettra de lui payer ses études complètes et de même pouvoir déménager pour plus grand.

Veronica ne sut quoi dire. Elle était émue aux larmes. Certes, ce n'était pas la voie toute tracée que son père avait choisi dans la police, mais il avait su rebondir sur ses pieds. Oui, il avait perdu son job deux fois, la dernière à cause d'elle mais il n'avait pas perdu la confiance de tous les habitants de Neptune ce qui lui avait rapporté une affaire lucrative. Elle n'avait pas tout gâché. La jeune détective ne put tenir plus longtemps et lui sauta dessus et le serrant dans ses bras à lui rompre les os.

Keith, un temps surpris par le manque de réaction de sa fille, se laissa faire lors de l'étreinte de celle-ci et se retrouva attendrie par sa marque d'affection.

K : Eh ! Ben ! Tu me connais, je ne suis pas le genre à me laisser abattre. Tu sais bien que je suis solide ce n'est pas Vinnie Van Lowe ou un Jake Kane qui va me faire du mal.

V : Oui, mais j'ai eu tellement peur d'avoir gâché ta vie.

K : Allez, sèche-moi ces larmes. Si tu continues, tu vas mouiller tout le bacon.

Elle émit un petit rire et ils se mirent à table. Ils discutèrent de tout et de rien sans aborder les sujets qui fâchent.

K : Plus sérieusement, que vas-tu faire aujourd'hui ? Car si tu me dis déprimer dans ma chambre un jour de plus, je te vire da la maison à coups de pied au c** direct ! Je pourrai louer ta chambre un bon prix, tu ne penses pas ?

V : Eh ! Non, rassure-toi ! J'ai une longue journée qui m'attends, peuplée d'une longue liste d'excuses et d'explications à donner même si ça ne m'enchante guère.

K : Mais tu le dois à tes amis et à toi-même.

Elle soupira, se prépara et se mit en route pour une journée à la croisée des chemins, non sans avoir embrassé son père et donné une caresse à BackUp.

Fin de Flashback

Ils se garèrent devant une magnifique villa. Veronica en était bouche-bée, admirative du faste et pourtant de la simplicité de la demeure de leurs amis. On aurait pu croire que de vivre avec un multimillionnaire aurait pu l'habituer au luxe mais comment combattre quand on a de la fierté à revendre. Elle s'était toujours refusé à accepter que Logan fasse des folies pour elle.

Bien sûr, Logan était plus que généreux mais elle ne voulait pas abuser et devenir une de ces bimbos superficielles, cupides et profiteuses comme madison Sinclair. A cette pensée, elle soupira et respira un bon coup.

Ils rentrèrent et visitèrent la maison qui possédait 4 chambres, un bureau, une loggia, une grande terrasse, qui à elle seule couvrait toutes les pièces de la maison et bien sûr une vue sur la mer impressionnante. Mais quoi de plus normal pour un surfeur.

Après cette visite, Mac leur indiqua leur chambre. Logan, sous la demande expresse de Dick, alla surfer non sans s'assurer que sa douce était bien. Mac, de son côté devait retourner travailler. Veronica, encore faible, en profita pour se reposer, et s'endormit en pensant encore à cette journée.

Flashback

Elle voulait commencer par ses BFF's, alors elle se dirigea vers la chambre que Wallace et Piz partageaient. Elle appréhendait car la dernière fois qu'elle s'était retrouvée dans cette pièce, elle était devenue célèbre sur la toile. Elle respira un bon coup et frappa. Elle, qui avait toujours tendance à rentrer comme dans un moulin dans cette garçonnière mais ce jour-ci, elle était craintive et mal à l'aise.

Soudain la porte s'ouvrit et le sourire qu'elle destinait à son meilleur ami se fana à la vue de l'autre propriétaire de la chambre, Piz.

Celui-ci s'approcha d'elle dans le but de la prendre dans ses bras ce qu'elle réussit à esquiver. Il fut un peu surpris et blessé par sa réaction mais ne préféra pas réagir. Il l'invita à rentrer.

Elle fut un temps tentée de fuir certes le jeune homme était sur la liste, mais elle ne s'était pas préparer à le rencontrer toute de suite. Elle resta un moment pensive à le regarder. Elle savait pertinemment que si elle ne lui parlait pas tout de suite, elle remettrait à plus tard et n'aurait aucun courage par la suite à faire ce qui est juste.

Certes, sur le papier, c'était le petit ami idéal mais dès qu'elle était avec lui, elle réalisait tout ce qui lui manquait par rapport à Logan !

Vvo : Oh ! Mon Dieu ! Comment est-ce possible de penser à lui constamment quand je suis avec Piz alors que la réciproque n'est pas vraie.

Cette simple réflexion lui donna la force de se lancer pour une conservation des plus difficiles.

Elle demanda des nouvelles de son meilleur ami et se lança :

Piz, il faut qu'on parle. Je ne sais pas par où commencer…

P : Oh ! C'est rarement bon quand on commence une discussion comme ça.

Il l'avait dit sur le ton de la plaisanterie, inconscient du drame qui survenait sous ses yeux.

V : Ecoutes, je t'aime beaucoup. J'ai passé de merveilleux moments avec toi, mais je pense que toi et moi, il faut qu'on arrête là, avant d'aller trop loin.

P : ….

V : J'ai des sentiments pour toi mais ce ne sont pas des émotions que je devrais éprouver pour l'homme de ma vie. Ce sont plus des sentiments d'amitié et de profond respect.

P : C'est lui n'est-ce pas. Il s'est battu pour toi alors que tu lui avais interdit. Moi de mon côté, je suis resté inactif. Je t'ai déçu, sois honnête.

V : Je pense que même si tu avais réagi, je serais arrivé à la même conclusion. Cette semaine a été difficile. J'ai dû aller voter pour mon père car en défendant mon meilleur ami, j'ai détruit sa carrière. Je ne rentrerai pas dans les détails cela m'a permis de faire une introspection sur moi-même et toutes mes erreurs du passé.

P : Attends, t'es entrain de dire que je suis une erreur. C'est bien ça ?

V : Mais bien sûr que non ! Que vas-tu chercher ? Mais tu m'as demandé d'être franche et quand je le suis, tu te lâches.

P : Ecoute, vas-y continue !

V : …. Au début, j'ai vraiment cru que j'avais tourné la page. Que tous les mauvais aspects de ma personnalité : suspicion, exigence, culpabilité et jalousie disparaitraient avec quelqu'un d'autre mais tout était juste à la surface. Tu étais le sauveur de mon cœur et de moi. Tu m'as aidé à me reconstruire mais je ne peux pas rester avec toi pour cette simple raison. Je ne veux pas te mentir et te laisser espérer des choses pour un avenir qui sera au final, et pour toi et pour moi.

P : Je m'en doutais. Je fus le plus heureux des hommes quand tu as décidé d'être mienne à l'anniv de Parker. Et pendant un instant j'ai eu l'illusion que tu l'avais oublié, que j'étais le seul et l'unique. Puis, plus je tombais amoureux de toi et plus tu t'éloignais. Je vois comment il te regarde mais surtout comment toi tu le regardes. La scène de la cafeteria m'a laissé peu de doute j'ai voulu me voiler la face. Aimer pour deux n'était pas un pari à faire.

V : Je suis désolée de t'avoir fait du mal.

Piz laissa couler quelques larmes mais lui sourit. La surprise ne fut pas qu'elle le laisse tomber mais qu'elle soit honnête avec lui et surtout elle. Certes, il était triste et un peu en colère, se sentait le dindon de la farce mais surtout il se sentait soulagé de ne pas attendre l'épée de Damoclès.

P : Ecoutes, Véro. Je te remercie d'avoir été franche et de m'avoir tout dit. Je pense que le fait de pas se voir pendant les vacances va nous permettre de cicatriser chacun de chaque côté. Mais ton honnêteté me fait avoir me fait avoir envie de rester ami avec toi. Ne t'inquiète pas, Stosh Piznarki est solide.

V : Ouf ! Je suis désolée mais j'avais peur de perdre ton amitié. Tu es important pour moi.

P : Mais une chose seulement et ce n'est pas une réflexion d'ex maladivement jaloux qui te parle mais l'ami. Pourquoi Logan après tout ce qu'il t'a fait.

V : J'ai vécu des choses assez dure pendant le lycée dont certaines que tu n'as même pas idée. Il a toujours été là.

P : Oui mais certaines de ces souffrances t'ont été provoqué par ce crétin.

V : Quand tu souffres, tu as tendance à t'en prendre aux personnes que tu aimes et qui sont proche de toi. Et je sais que je n'ai pas été tendre avec lui non plus.

En disant cela, elle se mit pour la première fois à la place du jeune héritier et compris beaucoup de choses.

V : Je vais te laisser. Je te remercie d'avoir compris. Tu es le petit ami idéal, tu trouveras vite.

P : Oui mais pas ton petit ami idéal !

V : Hum ! Et penses-tu comme je le regrette. Tout serait simple avec toi. Tu connais l'adage : le cœur a ses raisons que la raison ignore. Ma vie en est un exemple parfait. … Pourrais-tu dire à Wallace que je le cherche.

P : oui bien sûr.

V : Je sais que tu veux qu'on s'évite avant mon départ mais j'ai l'intention de faire une soirée pour le départ de Wallace pour l'Ouganda. Je sais que ça lui ferait plaisir, et à moi-même, si tu étais des nôtres.

P : Pour Wallace, je serais là.

Elle prit un coup au cœur d'entendre cette phrase mais ne laissa rien transparaître.

V : Je te souhaite une bonne soirée et je te tiens au courant.

Elle sortit sur ses mots et ferma la porte derrière elle.

Elle émit un soupir de soulagement et se dirigea vers la chambre de sa meilleure amie, Mac dans l'espoir de lui raconter toutes ses réflexions et ses décisions.

Arrivée à la porte avec beaucoup moins de pression, elle frappa sans attendre, entendu des pas et là, aussi ce n'était pas la personne souhaitée qui était derrière.

V : Parker, comment vas-tu ? Est-ce que Mac est là ?

Pk : Non, elle est avec Max, je crois. Bon ben salut !

Elle était déjà en train de claquer la porte au nez de Veronica.

V : Attends, Parker, puis-je te parler ?

Pk : Que veux-tu, chère Veronica ? Tu daignes me parler et je dois rester t'écouter, c'est ça ?

V : Attends, pourquoi tu m'agresses ? Je ne t'ai rien fait que je sache ! Je veux juste te parler.

Pk : Sainte Veronica exige et tout le monde la suit comme de fidèles toutous. Et ben, moi je dis non Ok ?

Veronica força le passage et accéda à la chambre des filles. Elle en avait assez de l'exhibition en tout genre.

V : Qu'il y a-t-il Parker ? Pourquoi m'en veux-tu ?

Pk : Je t'en veux car la bande et toi m'avez complétement évincée dès que je suis sortie avec Logan. Je t'en veux car celui-ci s'est joué de moi. Je suis malheureuse car il s'est servi de moi car tu ne voulais pas de lui.

V : Et, tout ça est de ma faute pour toi, c'est ça ?

Pk : Ben oui, tu savais que j'étais bien avec lui et tu as fait tout pour le récupérer…

V : Mais tu te fous de moi, j'espère. J'avais à peine rompu avec lui que tu lui avais sauté dessus. Tu me dis que je suis ton amie mais tu n'es pas venue me voir pour savoir où j'en étais avec lui. Tu m'as fait mal Parker. Tu m'as brisé le cœur et confortée dans l'idée que je ne pouvais faire confiance qu'envers mes piliers.

Pk : Oh ! Attends ! Mais tu as acceptée quand il est venu te parler de nous.

V : Et j'avais quoi comme option. Je lui ai demandée du temps pour digérer et lui me demandes de sortir avec quelqu'un d'autre. Je te quitte mais je t'empêche de sortir avec qui ce soit d'autre.

Pk : Je suis désolée Veronica. Je ne te suis pas. Tu l'as quitté et j'ai supposé que tu ne l'aimais plus, que tu n'en avais plus rien à faire.

V : Je parie qu'il ne s'est pas vanté de la raison de notre rupture, non ? Quand j'enquêtais pour toi, je me suis mise en danger. Comme je ne voulais pas arrêter cette enquête tant que ce montre ne serait pas derrière les barreaux, il a rompu. J'ai morflée mais j'ai encaissée par fierté, et surtout par habitude. Pendant cette rupture, Logan s'est tapé une bimbo ce que j'ai accepté car je connais Logan. Je suis revenue vers lui car je l'aimais. C'est la première fois que j'en parle, Merde.

Elle fit une pause et reprit d'une voix rauque :

Mais j'ai appris que cette bimbo, c'était Madison Sinclair.

Pk : Attends, l'ex de Dick ?

V : Elle-même. Ma pire ennemie, celle qui a tout fait pour m'humilier constamment et sans raison pendant le lycée. Mais surtout, c'est elle qui a provoqué mon… viol. Cette période est encore dure à avaler et même si j'ai pardonné à certains comme Dick Madison est la seule encore de ce monde qui m'a fait mal sciemment au lycée.

Pk : Véro, je ne savais pas. Je comprends mieux

V : Certes il ne m'a pas trompé et il ne l'as pas fait dans le but de me faire souffrir. J'avais du mal à lui pardonner qu'il soit allé avec elle, même par tristesse. Alors que voulais-tu que je lui dise.

Pk : Excuse-moi, j'ai honte de ma réaction. Tu as raison, j'aurai du venir te voir et te demander ce qu'il en était. Ça nous aurait évité bien des déboires. Mais je t'avoue que quand il m'a demandé, je me suis sentie flattée et désirée. Surtout après ce qui m'était arrivé.

Elles se sourirent et s'installèrent enfin plus confortablement.

Pk : Tu voulais me dire quelque chose avant que je t'agresse.

V : Je voulais encore m'excuser de n'avoir pas compris pour ton… ton viol. Je t'ai tout de suite cataloguée sans chercher à te connaître. Je voulais te souhaiter de bonnes vacances avec Logan, ce qui tombe à plat à ce que je vois. Et te proposer d'être des nôtres pour la soirée organisée en l'honneur de Wallace pour son départ.

Pk : Tu n'as pas d'excuse à me faire même si je te l'avoue : je t'ai maudit. Tu as trouvé ce salop ou plutôt ces salops en risquant ta vie et en perdant l'homme que tu aimes. Tu n'as vraiment pas être désolée. Je suis ton amie et j'espère que tu me feras de nouveau confiance. Les vacances, vaste sujet. Mac m'a proposé de passer les vacances chez ses parents et je pense que je vais accepter car je me vois mal aller chez mes parents. Quant à la soirée bien sûr que j'en suis. Tu vois une fête sans Parker. Merci de me le proposer, je me sens idiote de ma réaction de toute à l'heur…

Elle fut coupée dans son monologue par l'arrivée de Mac. Elle serra Veronica dans ses bras et lui dit :

Veronica Mars, vous êtes quelqu'un de formidable.

Elle prétexta une course pour sortir précipitamment, laissant les deux amies seules.

V : Comment vas mon Q préférée ?

M : Q va bien, James. Comment se porte mon Bond adoré ? Il a enfin décidé de sortir de son trou ?

V : Bond va mieux mais il voudrait te parler si tu as le temps.

M : Quel service as-tu à me demander ?

N'obtenant pas de réponse, elle scruta sa meilleure amie et vu son visage se décomposer à sa plaisanterie.

M : Qu'il y a-t-il Veronica ? Réponds-moi !

V : Alors, c'est vrai ! Je suis vraiment égoïste. Je pensais que c'était pour me faire du mal que les gens me disaient ce genre de choses mais, en fait, je ne pense qu'à moi. Oh ! Mon Dieu !

Et là, les larmes commencèrent à couler.

M : Veronica, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Je plaisantais, voyons !

V : Oui peut-être mais dans le fond, c'est la vérité. Tu as raison, je suis égoïste, je ne consulte personne. Je ne suis vraiment pas quelqu'un de bien.

M : Tu plaisantes, j'espère. Je n'ai jamais connu personne de plus altruiste que toi. Je t'ai vu te mettre dans des situations pour tes amis et même pour des gens que tu ne connaissais pas. Tu es mon amie Veronica et je t'aime comme tu es. Je ne m'entends pas bien avec ma famille mais je t'ai toujours considérée comme une sœur. Je ne vais pas te mentir j'ai du mal avec ton goût du secret cependant tes enquêtes aussi dangereuses soient elles ont le mérite de mettre du piment dans notre vie.

Elles se sourirent.

V : Mac, moi aussi je t'aime. Sans toi ou Wallace, je ne sais pas ce que je deviendrais. Tu n'aimes pas mon goût de secret, ça tombe bien. Je suis venue dans le but de tout te dire. Les derniers événements ont été un électrochoc. Ça m'a fait réfléchir sur mes mensonges, mes erreurs, les relations avec les autres et sur moi.

M : …

V : Mais avant de tout te dire, je veux que tu réfléchisses à savoir si tu es vraiment prête à tout entendre. Et si oui, il y aura un moment où tu m'en voudras surement et même dans ce cas-là, écoutes-moi jusqu'au bout.

M : Vas-y ! On est amis, je peux tout entendre.

V : Tu es ma BFF même si je ne pense pas le mériter. …. Je vais commencer là où tout à débuter. La mort de Lilly Kane. Cela faisait quelques jours que Duncan m'avait quitté et j'étais, ce que je croyais à l'époque, malheureuse. J'ai ce soir-là mangé avec mon père qui en avait marre de me voir déprimée sur ma rupture avec le prince du Lycée…

M : Oui, à cette époque, personne avait compris, lui qui avait l'air si amoureux.

V : Moi aussi, je n'avais pas compris le pourquoi du comment. Donc comme e disais, mon père, après le diner, a reçu un appel pour un drame survenu dans la demeure des Kane. A ce moment, mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai eu peur pour Duncan pas pour Lilly, ma meilleure amie depuis l'âge de 12 ans ! Mais pour celui qui m'avait brisé le cœur sans raison apparente. Quand je suis rentrée dans la maison, où j'avais été invitée tant de fois, m'a semblée ce jour-là sans vie et froide. Un pressentiment peut-être. Et là, j'ai vu ma meilleure amie, ma sœur de cœur allongeait là, le crâne défoncé, du sang partout. Je pense que cette scène me hantera jusqu'à la fin de ma vie.

M : Oh ! Je ne savais pas que tu l'avais vu à ce moment.

V : Après je ne savais pas ce qui s'est passé car jusqu'au départ de ma mère, tout s'est passé comme dans un cauchemar. Il aura fallu le départ de celle-ci pour reprendre pied avec la réalité. Le meilleur moyen d'apaiser la douleur du meurtre de son amie, c'est de se faire abandonner au plus vite par sa mère. Mes amis de l'époque m'avaient tourné le dos, se moquant de moi car j'avais eu le malheur de faire front avec mon père. N'oublions pas que je n'étais toléré dans l'univers des 3.9. Alors j'ai supporté sans broncher. P'tite fille naïve contre le monde cruel.

M : C'est bateau ce que je vais te dire mais comment as-tu supporté tout ça ?

V : Honnêtement, je ne sais pas. J'étais naïve certes mais pleine de fierté. Pour prouver aux autres que leurs insultes ne me touchaient pas, je me suis incrustée à la fête de Shelly Pomroy, grave erreur de jugement. Je me suis réveillée sans souvenir de la soirée et ayant perdu mon innocence. J'avais été…

M : Violée. Je m'en doutais un peu. Envoyant ton implication dans la résolution de celui de Parker. Je ne t'avais jamais vu aussi concernée par cette enquête. Ça m'a mis la puce à l'oreille.

Veronica souffla un bon coup.

V : C'est sans doute sa fragilité face à son agression qui m'a poussé à l'aider de la seule manière que je connaisse : Vengeance mêlée de justice. Je sais ce que c'est d'espérer se souvenir et en même temps tout oublier… Je continue. Après cette soirée, j'ai changée en me forgeant une carapace et en donnant coups sur coups. Ne laissant personne, plus personne me faire du mal. J'ai continuée ainsi jusqu'à l'arrivée de Wallace. Je ne lui dirais jamais mais il m'a sauvé de moi-même et des autres. Il m'a toujours appelé son marshmallow car il est le seul qui m'a toujours vu telle que je suis à l'intérieur. Il a été ma bouée de sauvetage. Je ne vivais que pour la résolution du meurtre de Lilly mais là je comptais pour quelqu'un d'autre que mon père.

Elle prit un temps de pause

V : Après, il y a eu le test de pureté, ce qui avait été au début la semaine la plus prometteuse est devenue monstrueuse pour Meg, la seule des 3.9 gentille avec moi. Et là, ce n'est pas une mais deux personnes que je commençais à apprécier Meg et Toi, Mac. Tu connais la suite, cette simple enquête a lancé le début d'une merveilleuse amitié. J'adorais ta franchise et ta timidité combinées. Un être complexe qui rencontre un être complexe. Tu te rappelles quand tu as demandé des renseignements sur ta naissance ?

M : Oui comment oublier ? J'ai vu mon univers basculer mais je ne t'ai jamais tenu rigueur si ce qui t'inquiètes.

V : Non, ce n'est pas entièrement ça. Au même moment, après avoir rendu visite au meurtrier présumé de Lilly qui m'a tout de suite reconnue malgré un subterfuge de mon cru j'avais appris la liaison de ma mère avec… Jake Kane. Insinuant que je serais peut-être la fille de Jake et non de Keith, l'homme que j'avais toujours considéré comme tel. Ce qui donnait un sens à la rupture de Duncan et surtout le départ de ma mère suite à l'acharnement de mon père sur son amant. J'ai réalisé alors que peut-être Duncan pouvait être mon frère. J'ai versé les rares larmes qui me restaient encore dans le corps. Encore un mensonge. Veux-tu que je continue ou j'arrête là ? Je parie que tu as entendue ?

M : Je te l'ai déjà dit, je ne te force en rien mais je peux encaisser.

V : Après j'ai réussi à revoir ma mère et j'ai essayé de l'aider à rentrer dans une cure. Misant sur ma mère avec les sous de mon futur ce qui s'est avéré une perte de temps et d'argent. J'ai pu trouver la preuve que les Kane étaient derrière tout ça enfin la condamnation d'Abel Kontz et le départ de ma maman chérie. J'ai appris un secret de Lilly. Elle sortait avec Weevil. Ce n'était pas un secret que Lilly aimait les garçons mais que Eli Navarro soit amoureux de Lilly m'avait surpris au plus haut point. Pour te donner des précisions sur mon viol, je suis obligée de faire un retour en arrière. La 1ere fois que Logan m'a sauvé la vie, enfin disons-le comme ça, on s'est embrassé. Je ne vais pas te raconter toute notre histoire mais pendant nos débuts, j'avais appris que Logan avait, pendant la soirée, dans ses poches du GHB.

M : Du GHB, attends je savais que Logan était un jackass à cette époque, mais là c'est au-delà de ce que je pensais.

V : En effet, mon monde s'est écroulé encore une fois. J'ai perdu encore le peu de confiance que je mettais en la nature humaine. Il fallait que je sache et après bien des recherches, je suis arrivée à la conclusion que seul… Beaver avait pu être coupable.

Mac, qui jusque-là, avait sur le visage un sourire d'encouragement, le perdit instantanément. Elle hocha cependant la tête pour que son amie continue.

V : Je l'ai confronté et il m'a assuré ne rien avoir fait ce que j'ai cru, sans dû au faite qu'il avait toujours été différent de Dick et Logan. En ayant discuté avec Duncan, j'appris que j'avais fait l'amour avec lui. Ce fut une fin d'année explosive. Tout le monde est au courant de ma confrontation avec Aaron Echolls mais peu savent que j'ai appris que mon père, Keith Mars étant vraiment mon père et que je ne pouvais confiance à ma propre mère. A la rentrée, je me suis dit : ça y est, je suis vivante, mes amis et mon père aussi, je peux vivre comme une ado normale. Mais je crois que Veronica et normale n'a vraiment pas de sens. J'ai cherché pour aider Weevil et Logan qui avait intérêt à tuer Felix en même temps que j'enquêtais sur l'attentat du bus.

M :…

V : Pour la première, de voir les deux s'associaient m'a fait sourire mais j'étais prête à prouver l'innocence de Logan et l'implication d'un PCHer dans le trafic de drogue. Après bien des recherches, j'avais pu isoler la brebis galleuse : Thumper. Pour le bus, j'avais de plus en plus de soupçons sur l'implication de Woody mais sans preuve. Comment accuser un homme aussi influent du meurtre d'autres élèves. Le déclic a été sans doute quand j'ai découvert que j'avais des chlamydias. Mais si le seul avec qui j'avais couché était Duncan alors cela veut dire que celui me l'avait refilé. Je m'embrouille un peu mais après des recherches, j'avais appris que j'avais bien été violée et je ne pouvais qu'accuser celui qui était resté avec moi dans cette chambre…

M : Cassidy, oh Mon Dieu !

V : Oui, il m'a violé pour se prouver qu'il n'aimait pas les hommes et qu'il en était bien un. Tu connais la suite pour la scène sur le toit. Ça je ne te l'ai pas caché. Cette année presque pas de secret. J'ai été honnête avec toi à part sur mes sentiments envers Logan.

Fin de Flashback

Veronica se réveilla avec beaucoup de difficulté.