Bonjour tout le monde ! voici la fin tant attendue(je l'espère) de cette fic ! Ici commence…LE DEBUT DE LA FIN ! MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAH ! Merci encore à Marie, dont j'ai lu les deux derniers messages juste avant de publier ce chapitre. T'es trop sympa. (voilà, je l'ai dit) pour info, il reste 3 chapitres en plus de celui-là pour cette histoire. Profitez-en ! (peut-être qu'un jour j'écrirai une suite mais ne rêvez pas trop…)

Sur ce, j'arrête de raconter ma vie et je vous laisse lire ! Enjoy !

Chapitre 7 : Humain et vampire

Plusieurs choses se produisirent pendant les mois qui suivirent. Les attaques de vampires se multiplièrent, Envy commença (enfin) à s'entraîner sérieusement au combat avec Edward, Christina entama une relation avec un homme nommé Lin et Envy ne réussit toujours pas à avouer ses sentiments à la personne qu'il aimait. Ceux qui ignorent de qui il s'agit sont priés de (re)lire les chapitres précédents, merci à eux. Ed et Envy séchèrent le bal de Noël, lui préférant une sortie cinéma avec Christina, son petit copain et la Team Mustang au grand complet.

En fait, les choses étaient plutôt normales. Ça dépend juste du point de vue.

Vu les origines de l'amant de sa mère, Envy obligea Edward, Russel et Elycia à l'accompagner au restaurant chinois pour fêter l'entrée dans l'Année du Coq sur fond de musique asiatique. Inutile de dire que les derniers deux blonds sortaient ensemble depuis Halloween. L'existence des vampires avait parfois ses bons côtés, disait Envy à ce sujet.

Tiens, à ce propos, Envy offrit un T-shirt gothique à Ed pour Noël, ce à quoi le vampire répondit à l'aide d'une paire de mitaines noires et d'un anneau gravé du nom de son groupe préféré. Le brun le chambra en lui rappelant l'utilité des bagues lors des demandes en mariage et le blondinet rétorqua avec un « je te demanderai en mariage quand il neigera en Enfer ! ». Le jeune humain s'efforça de cacher sa tristesse à ces mots, mais une personne très sage du nom de Riza s'en aperçut et sourit pour elle-même.

Les fêtes prirent fin, Pâques annonça son arrivée et avec elle les partiels, que n'importe quel étudiant doué de raison a en horreur.

Voilà ce que les espions vampires purent enregistrer dans la maison d'Envy en ces jours-là :

« Putain de bordel, mais ça veut dire quoi, cette connerie ?! (Envy)

-Chlorophylle ? Tu ne sais pas ça ? C'est le truc qui fait que les plantes sont vertes, elle leur permet de faire la photosynthèse...(Ed)

-La quoi ?

-...Dis donc, Envy, tu as séché combien de fois, l'an dernier ? »

Vous aurez compris, chers lecteurs, la raison pour laquelle Edward décrocha un glorieux total de 89% et Envy d'un malheureux 52%...

Il supplia son ami vampire de l'aider pour les examens de fin d'année, ce qui n'était pas du luxe, vu son niveau...

Mais comme dit l'adage, après l'effort, le réconfort, car après la courte période d'interros compulsives vint le moment tant attendu du voyage de fin d'études. Cette année-là, la 6e B choisit la Roumanie. (Ahaha...) D'après Edward, le destin était vraiment un drôle de truc qui se foutait de la gueule des gens quand il en avait envie.

Ce jour-là, la petite famille récemment agrandie se leva aux aurores...non, en fait, le soleil n'était même pas encore levé, pour se rendre à l'aéroport, à une heure de route de la petite ville où ils vivaient. Ça grogna ferme dans la cuisine. Ils entassèrent les valises dans le coffre et partirent sur les chapeaux de roues, car Envy avait vraiment mis trop de temps pour se coiffer et réviser la valise. Edward, à son grand dam, dut laisser toutes ses armes métalliques à la maison à cause des détecteurs de métaux. Il ne put prendre que ses pieux et Lierre, qui pour une raison purement surnaturelle restait invisible aux yeux des humains normaux. Sortilège oblige.

Après l'heure de trajet s'ensuit une longue attente dans le hall des départs, ainsi que les multiples contrôles et enregistrements des valises, tout ça, quoi. Le brun fut rembarré parce que ses bagages pesaient plus que les vingt kilos réglementaires, ce à quoi il remédia en ingurgitant la majeure partie des provisions qu'il avait emmenées. Ils se rendirent ensuite aux portails de détection des métaux, où Edward fut pris de sueurs froides à l'idée qu'on découvre les objets tranchants qui garnissaient ses poches et sa ceinture. Heureusement, le bois était indétectable. Lierre ne sonna pas, et ils purent aller attendre leur avion sur d'inconfortables sièges en plastique.

-Pourquoi les humains croient que le danger vient seulement du métal ? demanda Ed. On peut tout aussi bien zigouiller quelqu'un avec un couteau en bois !

-Ouais, ben, évite de répéter ça à l'hôtesse de l'air, tu veux ? grommela Envy en massant son ventre plein à craquer.

En plus, il devait aller aux toilettes. Ed l'accompagna donc au petit coin et ils durent courir pour rejoindre les autres, qui embarquaient déjà.

Une fois dans l'avion, qui leur paraissait à peine plus grand que le modèle réduit qui décorait la chambre d'ami, Edward examina son ticket.

-Place 16D, et toi ?

-13A. À mon humble avis, on va se retrouver super éloignés...

Ils se résignèrent donc à prendre place dans leur siège et se préparèrent à décoller tout en ignorant leur estomac qui se retournait et leurs oreilles qui se bouchaient. Edward sortit un livre de son sac et se perdit dans sa lecture pour les heures de vol à suivre. Envy, lui, dut supporter les insupportables bavardages aigus de sa voisine, une fille de sa classe à qui il n'avait jamais envisagé de parler. À l'atterrissage à Bucarest, il avait la tête comme un seau et se hâta de rejoindre son ami agréablement calme et silencieux, sauf quand on lui parlait de sa taille.

Un bus les conduisit à l'auberge, où ils larguèrent leurs bagages avant de partir visiter les multiples rues de la capitale. Quand vint le soir, ils mangèrent comme des rois dans un restaurant qu'Ed avait repéré quelques jours plus tôt dans son guide de la ville. En plus, c'était pas cher et super bon. De retour à l'auberge, un peu avant minuit, ils partagèrent leur chambre avec Russel, qui fut intenable tant il parla de sa petite amie. Il réussit à les empêcher de dormir avec ses « magnifiques yeux vert forêt, sa grâce de nymphe, son sourire de rêve et j'en paaaaasse... »

Envy finit par pousser un faible « Ta gueule, Russel ! » avant de s'effondrer comme une masse, écrasé par la fatigue et le décalage horaire. Edward sourit et s'endormit à son tour après avoir vérifié que la porte était bien fermée, les fenêtres closes, tout ça tout ça.

Le lendemain matin, ils grognèrent en entendant le réveil sonner à sept heures trente.

-Eteinds-le ou je l'écrase !menaça Envy.

-Pas question, en plus, il doit encore fonctionner trois jours !

-Trois jours...se lamenta Russel en se recroquevillant sous ses couvertures juste avant qu'Edward les lui arrache pour l'obliger à se lever.

Le jeune homme s'extirpa donc de son lit douillet et s'enferma dans la salle de bains pour s'habiller en baillant. Edward, pour sa part, se confia la dure tâche de sortir Envy du lit, ce qui n'était pas une mince affaire.

-En-vy...chantonna-t-il à l'oreille du jeune homme, provoquant un curieux rougissement de sa part. Il est l'heure de se leveeeeer... !

-C'est pas humain cette motivation...Arrête !

-J'arrêterai quand tu seras debout et habillé correctement !

Envy tira sur son T-shirt Marilyn Manson.

-Bah j'suis habillé normalement !

Edward soupira et compta jusqu'à dix, au grand étonnement de son protégé.

-Ben pourquoi tu... ?

-Neuf, dix.

Le vampire attrapa le bord du matelas et le retourna, projetant son propriétaire au sol, hébété et le caleçon à l'air.

-Oh, je t'en prie, cache-moi ça !

-Mais t'es malade, Ed ! T'as failli me tuer !

-Seulement failli ? Dommage.

-ED !?

-Oh, allez, il est impossible de tuer quelqu'un comme ça, alors arrête de faire ta lopette et lève ton cul !

Quand Ed s'énervait, il perdait sa bienséance légendaire de Celui-Qui-A-Vécu-Dans-Les-Plus-Grandes-Cours-D'-Eu rope. Envy pensa alors que le moment était venu d'arrêter de se plaindre et il se leva pour s'habiller, profitant du fait que son ami s'était retourné par politesse. Il enfila rapidement son T-shirt gothique, un pantalon épais noir, les mitaines qu'Ed lui avait offertes à Noël, ses grosses baskets, un gilet informe et bordeaux et attacha Lierre contre son avant-bras. Il se tourna discrètement en espérant apercevoir une parcelle de la peau perpétuellement cachée d'Edward, mais le vampire avait déjà terminé de se préparer. Ce dernier avait toujours le dos tourné.

-Heum...J'ai fini, signala Envy.

Ils jouèrent des coudes pour se voir dans le miroir du couloir, vu que Russel était toujours enfermé et ils se coiffèrent comme à leur habitude, c'est-à-dire avec une tresse pour Ed et comme un palmier pour Envy, qui se permit uniquement un bandeau noir pour retenir son indomptable tignasse. Ensuite, ils sortirent Russel de force de la salle de bains et descendirent déjeuner.

Edward jeta un œil torve à ses amis, qui empilaient tous les petits pains, croissants, lard, œufs et saucisses qu'ils croisaient dans leur assiette.

-Vous allez vraiment manger tout ça ?

-Ben ouais, grogna Envy en se bâfrant.

-Pourquoi pas ?renchérit Russel en ingurgitant ses œufs brouillés.

-Et il y a tant de gens qui meurent de faim...se lamenta le vampire.

Il finit ses toasts calmement en se demandant quelle quantité limite pouvait accueillir un estomac humain. Enfin, bon, d'après les quelques souvenirs qui lui restaient de l'époque où il était plus ou moins humain, il n'était pas non plus le dernier à manger comme un morfale... Mais pas question de le leur dire.

Un bon quart d'heure après, ils remontèrent dans leur chambre pour se brosser les dents et rejoignirent les autres pour prendre le bus qui les conduirait au pied des Alpes de Transylvanie, qui constituaient les Carpates Méridionales. Oui, c'est bien l'endroit où les vampires d'Hollywood se retrouvent pour le Congrès Annuel des Erreurs de la Nature.

Une heure de route plus tard, la horde d'étudiants fut débarquée dans un village d'aspect miteux, construit presque entièrement en bois et dont les villageois semblaient peu ravis de les voir arriver. Une forêt semblait avaler le patelin et ça donnait un effet assez écoeurant.

-Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que ça va être excitant comme promenade, commenta Envy, sarcastique. On ne risque pas de se faire attaquer, hein ?

-Ne t'inquiète pas, les vampires ont déménagé depuis quelque temps. Ils ont migré vers l'Est pendant les Années Folles, même si certains sont restés pour faire chier les honnêtes gens...le rassura Edward.

-Attends, tu veux dire que la célèbre patrie des vampires est...vidée de ses vampires ?!

-Si on veut.

-Merde, je voulais prendre des photos, moi !

-Envy, qu'est-ce que je vais faire de toi ?

Ils visitèrent l'église, qui avait été incendiée une première fois en 1524 et une deuxième fois en 1887 (Je signale au passage aux lecteurs occasionnels que ce village est le fruit de mon imagination tordue, alors n'allez pas vérifier si ce que raconte est vrai, parce que ça m'étonnerait franchement !) et la crypte qui, selon les dires de leur guide, était remplie à craquer des victimes d'attaques de vampires. Le groupe ricana et s'amusa à pousser des « Bouhou ! » qui se répercutèrent sur les parois de la salle.

-Bande de crétins, grommela Edward en se penchant sur la tombe d'une jeune fille qu'il avait connue personnellement, plusieurs siècles auparavant.

Il sortit une fleur blanche de son manteau et la posa sur la dalle, un voile de tristesse recouvrant ses yeux dorés.

-Comment s'appelait-elle ? demanda Envy alors que les autres quittaient le sanctuaire.

-Lilya Petrova. Je l'ai sauvée d'un vampire affamé vers 1580. On est devenus amis, mais ça n'a pas plu au clan du vampire que j'ai tué, alors ils se sont vengés en la précipitant avec son chariot dans un ravin.

-Pauvre gamine.

-Elle avait soixante-sept ans.

-Tu rigoles ?

-Non.

Il se retourna d'un coup, prêt à dégainer un couteau. Le gardien de l'endroit se tenait à quelques pas d'eux et avait de toute évidence entendu les derniers mots d'Edward. Ils se regardèrent en chien de faïence et l'homme ouvrit finalement la bouche :

-Votre professeur vous cherche, annonça-t-il dans un anglais rocailleux.

Les deux garçons sortirent de la crypte sans quitter des yeux le gardien et retournèrent avec les autres. Le prof les enguirlanda, puis la visite put se poursuivre. Ils escaladèrent la pente qui conduisait à un point de vue sur les Carpates, ce qui permit à Envy d'enfin étrenner son tout nouvel appareil photo. Les adolescents poussèrent des cris de joie quand les profs les lâchèrent dans le village sur l'heure de midi et coururent dans tous les sens pour chercher des endroits glauques pour effrayer les filles. Edward, quant à lui, emmena son ami un peu à l'écart de l'agglomération. Là, à la lisière de la forêt se trouvait un minuscule restaurant tout en bois de chêne. Ils entrèrent et s'installèrent au fond de l'établissement quasiment vide de toute animation. Lorsque la serveuse vint prendre leur commande, Edward s'exprima en Roumain, à la grande surprise de la jeune femme et de son ami. L'employée lui dédia un magnifique sourire et courut vers la cuisine annoncer la couleur à son patron, qui vint jeter un coup d'œil dans la salle et salua le vampire dans le dialecte du village. Ed n'eut aucun mal à comprendre et à lui répondre.

Le sourire de leur hôte commença à s'estomper quand il passa à un autre dialecte, puis encore un autre sans qu'Edward eût de difficultés à lui répondre. Envy, lui, se sentait un peu perdu.

-Vous êtes originaire de ce village ? finit par dire le patron en anglais.

-Pas du tout, mais j'ai déjà visité cette région, répondit aimablement le blondinet. Et j'ai déjà fréquenté ce restaurant.

-Pas possible, si j'avais déjà rencontré un gamin comme vous, je ne l'aurais pas oublié si facilement ! Je travaille ici depuis plus de quarante ans ! Et vous connaissez le dialecte qu'on utilisait au siècle dernier !

-T'en a trop fait, Ed, commenta Envy, peu rassuré.

Le vampire se leva et pointa une photo accrochée au mur. Le patron la décrocha et l'amena à leur table. Quand il releva la tête du cliché, son visage reprit lentement des couleurs et il fit un grand sourire à ses clients.

-Monsieur Edward ! C'est donc vous !

Il serra la main du jeune homme avec chaleur.

Envy jeta un coup d'œil à la photographie en noir et blanc et reconnut son ami tout sourire et qui serrait la pince avec un vieil homme en tablier blanc.

-Heu, quelqu'un m'explique ?

-Monsieur Edward était un grand ami de mon grand-père. Il m'a raconté tant d'histoires à son sujet que j'ai l'impression de le connaître personnellement ! Par contre, je me sens honteux de ne pas vous avoir reconnu tout de suite !

-C'est pas grave, vous ne pouviez pas savoir ! rigola Ed. Je vous présente Envy Aglieri, c'est un ami.

-Et...est-il comme vous ?

-Non, il est humain.

L'homme s'empara de la main d'Envy et la secoua avec entrain.

-Quelle joie de rencontrer monsieur Edward et son ami ! Je m'appelle Jorg !

-Enchanté, bredouilla le brun.

Inner Envy : Donc, si j'ai bien tout suivi, Ed est venu ici il y a des années, a rencontré le grand-père de ce mec, qui sait qu'il est un vampire. Ils ont pris une photo ensemble et ce mec l'a accrochée sur un mur de son restau ! Et là, le papy lui a raconté tout ce qu'il sait sur Ed et maintenant ils font copain copain ! Et ça expliquerait aussi qu'Ed connaisse le patois d'il y a un siècle... Ils ne sont pas censés détester les vampires, ici ?

-Heuuu, en tant que Roumain, ça ne vous pose pas problème, l'identité d'Ed, le fait qu'il se nourrisse de sang, tout ça...Sans compter qu'il est genre dix fois plus vieux que vous !

-Monsieur Edward était un grand ami de mon ancêtre, donc il sera toujours le bienvenu dans sa maison, vampire ou pas, déclara Jorg.

-Ouaaow, ils badinent pas avec l'amitié, ici !

Jorg retourna en cuisine et leur apporta leurs plats en personne.

-C'est une recette de mon grand-père, donc j'aimerais savoir si elle a le même goût que la sienne.

Ed goûta.

-Votre soupe est excellente, mais je crois que l'ancienne piquait un peu plus... Mais elle est vraiment délicieuse, je vous assure.

-Merci, monsieur Edward.

-Appelez-moi Ed !

-Hé ! C'est vrai que c'est super bon, cette espèce de potage ! renchérit Envy.

Jorg eut un sourire jusqu'aux oreilles et regagna sa cuisine.

-Là, tu viens de gagner un repas à moitié prix, dit Edward. Et son amitié éternelle.

-Bah tant mieux, j'ai toujours rêvé d'être copain avec un villageois aubergiste roumain... ironisa le brun.

Après une petite visite des environs offerte par Jorg, qui leur offrit le repas et ferma boutique pour les accompagner, ils récupérèrent le groupe pour la suite du programme. Ils se rendirent dans un petit quartier résidentiel dont toutes les habitations étaient inhabitées et visitables en tant que dernières maisons datant du XVe siècle à des kilomètres à la ronde. D'après Ed, elles étaient habitées à l'époque où un certain Vlad Tepes mourut soi-disant au combat et utilisées comme quartier général de défense contre les vampires.

Au moment d'entrer dans la première chaumière, Edward se cogna contre une surface invisible qui l'empêchait de passer le pas de la porte.

-Et merde...grogna-t-il.

-Qu'est-ce qui se passe ? s'étonna Envy.

-J'arrive pas à entrer dans cette foutue baraque ! Elle devait sans doute être protégée par un sort contre les vampires, et il en reste des traces aujourd'hui, c'est sans doute pour ça...

Il fut interrompu par la sonnerie de son portable. Pendant qu'il répondait, Envy inventa au prof qu'Edward ne se sentait pas bien et préférait prendre l'air, et qu'il voulait rester avec lui au cas où.

-Allo, Winry ?

Envy, interpellé par le nom de la chasseuse de vampires, se concentra sur son ami, qui crut bon de mettre le haut-parleur.

-Ed ! J'ai de très mauvaises nouvelles à t'annoncer !

-Que se passe-t-il, Win' ? Une attaque ?

-Pire ! On a découvert qui est le traître !

-Qui ça ?

-Kimblee ! Bon, on s'en doutait un peu, mais bon...

-M'en parle pas ! Et alors ?

-Et alors, vu sa position aux archives, il est au courant de votre voyage !

-Et alors ?

-Et alors il a averti les vamps que vous n'étiez plus protégés par la Team Mustang ! Attendez-vous à être attaqués à tout instant !

-Merde... Comment vous l'avez découvert ?

-Grâce aux caméras de surveillance. On a galéré pendant des semaines pour analyser celles du garage, mais il a réussi à passer dans les angles morts, ce con. On l'a vu sur les caméras de la cour. Il n'y avait que lui qui était réveillé à ce moment-là. Tous les autres dormaient à part les gardes, qui eux, sont payés pour surveiller l'extérieur de l'enceinte, pas ses occupants. On avait encore des doutes, alors on lui a dit qu'il était notre Suspect Numéro Un. Tu sais ce qu'il a fait ?

-Non ?

-Il a ricané et il s'en est pris aux chasseurs qui lui parlaient. On a deux blessés graves. Ensuite il a sauté par la fenêtre ! Et il a survécu, ce qui veut dire qu'il avait sans doute du sang de vampire dans les veines. Il a piqué une voiture et il est parti rejoindre ces connards de vampires !

-Je savais que c'était un salaud, mais pas à ce point ! Quand je pense qu'on ne s'en est même pas rendu compte... ! Vous voulez qu'on revienne ?

-Non, ce serait trop suspect. La Team Mustang est déjà dans l'avion avec d'autres chasseurs. Ils viennent vous protéger. Il va falloir que tu tiennes jusqu'à leur arrivée. Tu t'en sens capable ?

-Pour le moment, tout va bien, mais s'il faut qu'on se batte, on le fera. On s'est entraînés pour ça, pas vrai, Envy ?

-Ouais !

-Bon, reprit Winry. Essayez de rester en vie jusqu'à l'arrivée de Mustang. Il doit vous retrouver à l'auberge. Et on va voir s'il n'y a pas de chasseurs dans votre secteur. Bonne chance.

-Merci.

La blondinette raccrocha, et Ed rangea son portable dans sa poche.

-On est dans une belle merde...

Quand le soir arriva, toute la classe remonta dans le bus pour retourner en ville. Ed ne cessait de jeter des coups d'œil partout, une manie assez agaçante, si vous voulez mon avis. Envy sentait que son ami vampire n'allait pas fermer l'œil de la nuit. Pourvu que Mustang se grouille... ! Normalement, il serait à l'auberge en même temps qu'eux, donc tout irait bien. Attaquer pendant le trajet en bus serait la seule chance des vampires, si l'on exceptait une invasion massive de l'auberge pendant la nuit. Brrrr...

Le car fit alors une embardée de malade avant de s'échouer sur le bas-côté de la route. Le chauffeur jura en Roumain de façon assez colorée à voir la tête du blondinet. Il sortit du véhicule et farfouilla un moment dans le moteur avant de leur annoncer qu'ils devaient appeler une dépanneuse. Des cris indignés jaillirent d'un peu partout dans l'habitacle et les professeurs se hâtèrent de les calmer avant que ça ne déraille complètement.

-Ca, ça sent le coup fourré à plein nez, gronda Edward, les yeux virant au cramoisi comme chaque fois qu'il avait soif ou se mettait en colère.

Ils patientèrent avec angoisse pendant un bon quart d'heure que la dépanneuse arrive. Le véhicule finit par se garer devant le bus en bringuebalant.

-Mais c'est une épave ce truc ! s'exclama Envy, provoquant les rires de ses camarades de classe.

Les deux hommes de la dépanneuse communiquèrent une minute avec le chauffeur de bus à l'extérieur de l'habitacle, puis ils montèrent à bord, sans doute pour demander aux élèves de sortir. Mais ils n'en firent rien. Ils déambulèrent dans l'allée et s'arrêtèrent au milieu pour ensuite tourner les talons et redescendre, l'air satisfait.

-Envy, mets-toi du côté de la fenêtre, s'il te plait, dit Edward.

Avant que son ami ait pu s'exécuter, deux grenades s'écrasèrent au sol et libérèrent une fumée blanche et épaisse qui leur tourna à la tête.

-Du gaz ! hurla Edward.

Il écrasa le nez d'Envy avec son écharpe, mais l'humain ne put tenir longtemps sans respirer, et puis la fumée faisait rapidement effet... Le vampire se leva de son siège et remonta difficilement l'allée, ses yeux lui jouant des tours et ses jambes prêtes à le lâcher. Avant d'avoir pu sortir se faire les dépanneurs, il s'effondra en avant et ferma les yeux, à l'instar de tous ses camarades qui ronflaient sur leurs sièges. Lorsqu'il les rouvrit péniblement, il vit les deux vampires (car il n'y avait plus de doute à avoir quant à l'identité des dépanneurs) l'enjamber, un masque à oxygène sur le visage et chargés d'un corps inerte, celui d'un garçon aux cheveux noirs trop longs, au sweater bordeaux informe et aux mitaines noires familières...

-En...vy...souffla-t-il.

Le deuxième vampire le regarda en ricanant et lui donna un coup de pied dans la figure.

Il s'évanouit, emportant comme dernière vision les sourires triomphants des deux ravisseurs.

Envy ouvrit les yeux à moitié, encore un peu sonné par le produit qu'il avait respiré. Il était sur un lit d'hôpital, un masque à oxygène sur le nez, une perfusion dans le bras et toutes les peines du monde à y voir clair. Cependant, ce qu'il parvint à apercevoir fut suffisant. Des rangées de hublots, des fauteuils inconfortables, des visages légèrement verdâtres et un tapis de nuages sous un ciel bleu...

Il était dans un avion.

Encore.

Sauf que cette fois, ce n'était pas pour un voyage de classe.

Il était prisonnier, drogué, incapable de bouger, de se défendre ou même d'appeler Lierre à l'aide, en un mot impuissant. Et la compagnie aérienne devait penser qu'il se rendait dans une clinique pour une transplantation d'urgence ou quelque chose du genre...

« Mesdames, messieurs, nous arrivons à Moscou, la température extérieure est de... » fit une voix féminine en anglais.

Moscou.

Qui irait le chercher là-bas ?

Il sombra dans l'inconscience.

L'air froid le ramena à lui après ce qui lui semblait cinq minutes. Le ciel était en train de noircir, ce qui l'inquiétait. Tout le monde allait se rendre compte qu'il avait disparu. Qu'allait dire sa mère ? Et Ed ? Et Lin et Russel ? Et Elycia ?

Car cette fois, il était foutu. Personne ne savait où il se trouvait, même pas lui. La Russie était un si grand pays...

La chaise roulante sur laquelle il était ligoté passa une porte, quittant la cour dans laquelle il se trouvait précédemment. Un hall lumineux lui fit mal aux yeux et il sentit qu'on le conduisait dans un genre de salon avec un lustre énorme en cristal qui semblait coûter une fortune.

Deux bras musculeux le posèrent sur un divan et détachèrent ses liens. Encore étourdi, il se frotta les poignets et fut tenté de se lever pour s'enfuir en courant, mais on ne le laisserait pas faire, et il n'était pas assez rapide pour une bande de vampires assoiffés de sang.

-Envy Aglieri, fit alors une voix. Bienvenue dans mon humble demeure !

Le jeune homme lutta pour lever la tête vers son interlocuteur, qui se trouvait assis sur un fauteuil juste en face de lui et souriait de ses dents blanches exagérément pointues...

-Vous êtes qui ? marmonna-t-il.

-Tu ne me reconnais pas ? Pourtant nous nous sommes déjà vus dans ton sommeil...

Effaré, Envy ouvrit des yeux ronds.

-Mais alors, vous êtes... !

-Demetrius, oui. Sois le bienvenu chez toi, mon cher neveu. J'ai de grands, très grands projets pour toi !

« Ed, au secours ! »

Voilà pour le chapitre 7.

J'espère que ça vous a plu ! Envy traverse une mauvaise passe, c'est peu de le dire...

Comment va faire Ed pour le sauver ? Va-t-il le retrouver ?

Envy va-t-il rester fidèle aux idéaux de ses ancêtres ? Ou va-t-il changer de camp ?

Devinez ! Le standart est ouvert, comme toujours. Laissez vos impressions, vos commentaires, parlez-moi de ce que vous avez aimé... Tentez de deviner la fin si vous voulez !

Review ?