Bonjour tout le monde ! J'espère que ça va ! Petit message à Marie : je ne suis pas gentille, j'ai juste pour principe de dire ce que je pense. Bref, tu es sympa.
Tiens, aujourd'hui, j'ai reçu une interro de chimie que j'étais sûre d'avoir ratée. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai appris que j'avais 52 % ! Bon, c'est pas terrible, mais pour moi, c'est énorme. Mon année n'est peut-être pas foutue.
Sur ce, je vais arrêter de vous faire chier avec mes sales notes et je vous laisse lire cet avant-dernier chapitre avant la fin.
Enjoy !
Chapitre 9 : La boucle est bouclée
Plus qu'un mètre... Cinquante centimètres... Vingt...
Avant que son père ait eu le temps d'esquisser le moindre geste, Edward exécuta une torsion du bassin pour se retourner le plus vite possible et envoya son poing vers le haut, à la rencontre du menton de son aîné. Il y eut un atroce bruit sourd et le corps d'Hohenheim décrivit un arc de cercle avant de tomber lourdement sur le parquet. Aussitôt Edward fut sur lui et planta son poing entre les lattes de bois qui recouvraient le sol pour en extirper une grosse écharde de l'épaisseur d'un barreau d'échelle. Il leva le pieu improvisé et l'abattit sans hésiter sur la cage thoracique de son père.
(Ecouter « Passion » de l'opéra philharmonique de Tokyo)
-Ca, c'est pour Alphonse ! s'écria-t-il.
Puis il ressortit le pieu et le replanta aussitôt.
-Et ça, c'est pour ma mère !
Cette fois il laissa l'écharde à sa place et jeta un coup d'oeil distrait à sa main couverte de sang.
-Edward...
Hohenheim, aussi étonnant que cela puisse paraître, vivait toujours. Il cracha un jet de sang sur le côté et regarda son fils en souriant.
-Tu vas devoir me couper la tête si tu veux me tuer...
-Je comptais le faire de toute façon, lança Edward.
-Mais avant, je voudrais te dire...je suis fier de toi, mon fils.
-Ben tiens !
-Tu t'es vaillamment battu tout au long de ta vie pour protéger ce qui t'est précieux... comme le faisait ta mère.
-Je t'interdis de parler d'elle !
-Et aussi...pour Sloth...Tu n'aurais rien pu faire pour la sauver, elle savait qu'elle allait mourir, c'est pour ça qu'elle a envoyé son fils en sécurité. Tu comprends ? Quand elle est morte, son dernier souhait a été de te voir protéger sa lignée... Ce que tu as fait sans même le savoir, en sauvant Envy à de multiples reprises...
-C'est ma mission, mais maintenant, c'est trop tard. J'ai encore foiré.
-C'est faux. Tu peux encore le sauver. Je suis heureux que tu te sois autant investi dans la cause que tu t'étais choisie.
-Même si ce n'était pas la tienne ?
-J'avais choisi la neutralité depuis ta naissance, qui est arrivée comme un miracle. Tout ce que je voulais, c'était voir à quel point tu étais devenu fort, je voulais me battre une dernière fois contre mon merveilleux fils... Je voulais te voir de mes yeux, tout en sachant que je n'en sortirais pas vivant.
Au grand agacement d'Edward, ses yeux s'embuèrent.
-On ne pourrait pas envisager une deuxième chance ou un truc comme ça ?
Hohenheim sourit plus largement encore.
-Non. Si tu ne me tues pas, je continuerai de te hanter pour les siècles à venir, et je me verrai contraint de te pourchasser pour te tuer...Bien que cela me déplaise, bien sûr. Coupe-moi la tête et tu seras à jamais débarrassé de moi.
-Mais je ne peux pas ! Pas encore... !
-S'il te plait, laisse-moi revoir Trisha... ta mère, et ton frère... je leur passerai ton bonjour.
-T'es vraiment trop con, papa !
Le visage d'Edward dégoulinait, mais il s'en fichait. Il avait souffert mille morts la première fois qu'il avait cru son père mort, mais la deuxième fois était la pire, car il avait découvert le côté humain de son père.
-Tu m'as appelé « Papa » ? s'étonna Van Hohenheim.
-Faut croire que oui, crétin de père !
-Maintenant, fais-le, je t'en prie...
Edward renifla un coup et se positionna de manière à le faire proprement et rapidement.
-Sois toujours fier de ton humanité, Edward ! s'exclama son père au moment où il lui arrachait la tête, qui tomba avec un bruit dégoûtant.
C'est ainsi que Van Hohenheim, seul vampire au monde à avoir eu des enfants, cessa de vivre de son plein gré et par la main de son fils aîné.
Edward lâcha un cri de bête blessée et s'effondra sur le torse de son père en versant toutes les larmes de son corps.
-Edward...murmura Envy.
Demetrius lâcha un soupir exaspéré.
-Bon, c'était très touchant, tout ça, mais qu'est-ce que tu pourras faire face à tout un groupe de hauts vampires ?
Le cœur d'Envy saignait. Il souffrait comme jamais depuis qu'Edward était entré dans cette pièce. Qu'est-ce qui lui avait pris de le faire amener ici ? Il allait se faire tuer ! En plus, il avait eu des paroles très dures envers lui. Et dire qu'il avait cru qu'Edward comprendrait ce qu'il ressentait pour lui...rien de ce qu'Envy avait pu dire n'avait fait mouche. À vrai dire, c'était plutôt l'inverse. Lui qui voulait lui sauver la vie en le faisant venir, il n'avait fait que précipiter sa mort.
Il avait cru faire un arrêt cardiaque quand Ed s'était battu comme un lion contre les vampires. Il avait failli trépasser plusieurs fois. Et son visage couvert de sang et menaçant tourné vers lui, Envy, alors qu'il marchait au milieu des morts ! On aurait dit qu'il allait le tuer ! Le pire avait été le combat contre Hohenheim. Ce dernier était un haut vampire, c'est-à-dire l'un des plus puissants et des plus anciens. Poussé par la rage, Ed l'avait emporté. Mais à quel prix ? Envy le voyait pleurer de douleur sur la dépouille de celui qu'il avait tant haï mais qu'il avait fini par pardonner et appeler « Papa ». S'il s'était écouté, il aurait quitté son maudit trône pour consoler son ami. Malheureusement, il était cloué dessus par le regard de son oncle.
Le message était clair : « Marche ou crève. » Si Envy se levait pour voler au secours de celui qu'il aimait, plus rien n'empêcherait Demetrius de le vider de son sang et ainsi jouir d'un pouvoir illimité. Il se força donc à rester les fesses collées sur le bois riche et à regarder la suite des événements.
(Ecouter Fullmetal Alchemist Brotherhood main theme)
Edward se releva en s'essuyant rageusement les yeux. Il venait de sacrifier le dernier membre de sa famille. Il n'avait plus rien à part son boulot.
Et sa mission.
Il lança une œillade meurtrière au Roi des vampires et pesa le pour et le contre avant d'attaquer. Il avait de grandes chances de mourir dans l'affrontement, et peu de vaincre.
Mais déjà, une meute de hauts vampires arrivait sur les lieux, prêts à se battre. Ils l'encerclèrent et Ed profita de ce court moment pour faire le point sur son état. Il avait la main couverte de blessures qui mettraient des jours à se refermer, quelques côtes éraflées qui se consolidaient déjà, une griffure à la tête qui ne tarderait pas à cicatriser et quelques autres petits bobos. Il saisit un nouveau morceau de bois, vestige du parquet qu'il avait démoli, et se tint prêt à vendre chèrement sa peau. Il comptait en emporter un maximum avec lui.
Avant même que le combat ne commence, un grand bruit se fit entendre au loin. Edward esquissa un énorme sourire.
-Mais qu'est-ce que... ? s'étonna Demetrius.
-Ça ? demanda innocemment Edward. À vue de nez, c'est le bruit que fait une porte qui explose. Et ça, ce sont des cris lancés par des vampires en train de crever comme des bêtes.
Effectivement, on entendait des hurlements de douleur.
-Qui... ?
-Vous êtes idiot, mon Roi, si vous avez cru que les chasseurs n'agissaient que par petites équipes. Voyez-vous, en ce moment, ce sont tous les chasseurs d'Europe qui s'engouffrent dans votre cher château pour venir vous faire la peau !
Jamais Edward n'avait arboré un sourire aussi carnassier.
-C'est impossible ! Mon château est introuvable ! Et les chasseurs ne s'allient jamais !
-Vous avez raison. Mais vous avez commis deux erreurs. La première, c'était d'attendre autant de temps entre la capture d'Envy et le moment où vous m'avez fait amener ici. Nous avons ainsi eu assez de temps pour rassembler le plus de gens possible. Nous avons fait une trêve dans nos disputes inter-QG pour nous allier et venir sauver Envy, qui est tout de même plus important qu'une rivalité idiote pour savoir qui chasse le plus de vampires par an...
La deuxième erreur a été de m'amener ici. Avant de quitter l'hôtel, j'ai envoyé un message à mon amie Riza qui a averti tous les chasseurs qui n'attendaient qu'un signal pour se mettre en chasse. Il leur a suffit de me suivre d'assez loin pour que mon chauffeur ne s'en rende pas compte mais assez prêt aussi pour ne pas rater votre château débile. Bien sûr, il y avait le risque d'être repéré, mais ils pouvaient s'arrêter au besoin et utiliser l'odorat de Riza et des autres vampires alliés pour me retrouver ensuite. Bref, vous avez merdé, et votre citadelle soi-disant introuvable et inattaquable est en train d'être ...attaquée.
Le bois du trône de Demetrius gémit et explosa sous la poigne du vampire, qui semblait prêt à tuer quiconque l'approcherait à moins de trois mètres.
-Espèce de sale petit... !
-Pas de gros mot, je vous prie, dit Edward avec sarcasme. Ce n'est pas de ma faute si vous ne savez défendre vos affaires.
-Mais comment avez-vous fait pour vous déplacer aussi vite ? Comment saviez-vous que j'étais en Russie ? demanda Envy.
-J'ai fait un rêve où je voyais tout ce que tu voyais. Ça n'a pas été long à deviner. J'ignore si tu as fait exprès, mais en tout cas ça fonctionne bien. Tes ancêtres aussi avaient le pouvoir de projeter leurs pensées dans l'esprit d'un autre.
-Je ne voulais pas, mais...je peux faire de la télépathie ?!
-En quelque sorte.
-Tuez-le ! ordonna Demetrius à ses sbires.
-Si j'étais vous, je les enverrais plutôt aider les autres à combattre les chasseurs, parce qu'à cette allure-là...
La porte de chêne s'ouvrit à la volée, poussée par tout un bataillon de chasseurs en vêtements de camouflage.
-...Les chasseurs n'auront aucun mal à venir jusqu'ici, termina Edward.
Les alliés se jetèrent dans un bel ensemble sur les hauts vampires, la Reine des Glaces en tête.
-Tenez les rangs ! criait-elle. Et toi, Mustang, que je ne te voie pas flemmarder ou ça sera déduit de ton salaire !
Edward profita de la mêlée pour s'en prendre au Roi, mais celui-ci avait attrapé Envy par la peau du cou et l'avait emmené dans une autre salle, sans doute avec un passage secret.
Le blondinet batailla donc avec tous ceux qui croisaient son chemin et renifla pour trouver le passage. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver la piste d'Envy et actionner le chandelier qui ouvrait la porte dérobée. En parfait nyctalope, il suivit le couloir sombre et se retrouva dans un genre de salon, où son ami tentait d'échapper à la poigne de son oncle.
-Je peux très bien marcher seul !
-Lâche-le, Demetrius, tu as perdu ! déclara Edward avec emphase.
Ça faisait un bout de temps qu'elle lui brûlait les lèvres, cette réplique-là... Le vampire éloigna son neveu d'un geste et fit face à son adversaire, les crocs en avant.
Edward en fit autant et ils commencèrent par se tourner autour pour déceler leurs éventuels points faibles.
Envy les regardait tracer un cercle invisible sans oser se faire remarquer. Et la bataille commença pour de bon, cette fois. Demetrius tenta de décocher un coup de l'épée qu'il portait habituellement au côté au jeune homme qui bondit en arrière, l'évitant d'un poil. Il contre-attaqua avec les griffes, qu'il projeta droit vers le visage du Roi, visant les yeux. Demetrius se déporta sur la gauche, évitant ainsi d'être énucléé mais fut tout de même touché à la joue. Il lécha pensivement le sang qui coulait de l'estafilade et lâcha son épée, décidé à se battre à mains nues. Ses ongles s'allongèrent considérablement pour former de véritables serres qu'il plongea dans le flanc du jeune combattant.
-ED ! s'écria Envy, les deux mains sur la bouche.
-Oh, tais-toi un peu ! le gronda son oncle.
Edward s'était un peu éloigné, une main sur ses côtes. Son sang coulait à flot bien que sa chair tentât de se ressouder. Il avait de plus en plus de mal à respirer et ses jambes tremblaient.
-C'est pas comme ça...que vous me tuerez ! grommela-t-il, ses yeux dorés virant au carmin.
-Ca peut s'arranger ! ricana Demetrius, l'air plus fou que jamais.
Il envoya la tête d'Edward heurter le mur qui s'effrita sous la force de l'impact. Les serres de Demetrius lui labourèrent la cage thoracique, faisant gicler l'hémoglobine. Plus ça coulait, plus le Roi vampire semblait excité. Il finit tout de même par s'écarter pour voir le résultat. Cette fois, le blondinet ne se releva pas. Il remua faiblement, mais n'eut pas la force de bouger plus que ça.
-C'est tout ? demanda Demetrius. Toi, le fils de Hohenheim, le grand chasseur de vampires, tu étais donc si facile à tuer ?! Laisse-moi rire, Tigre ! En fin de compte, tu n'étais qu'un gamin arrogant ! Viens, Envy, on s'en va.
Il se tourna vers son neveu, mais celui-ci n'était plus à sa place. Il était au chevet de son ami.
-Qu'est-ce que tu comptes faire ? Le sauver ? Je ne t'en laisserai pas l'occasion.
Envy leva vers lui des yeux remplis de défi et s'entailla la gorge avec Lierre, qu'il avait gardé dans sa manche depuis son arrivée.
-Non ! Recule tout de suite ! éructa Demetrius.
-Désolé, mon oncle, mais je ne vous obéirai plus ! Non, en fait, depuis le début, je n'ai jamais été avec vous ! Vous croyiez vraiment que j'accepterais de voir Ed mourir devant mes yeux sans rien faire ? Vous êtes un tyran et un monstre ! J'ai joué le jeu pour rester en vie ! Je vous ai demandé d'amener Ed parce que je savais qu'il allait trouver des renforts ! Bien qu'il ait dépassé mes espérances en emmenant avec lui la moitié de la population européenne, mais bon... Lierre !
Le couteau se mit à léviter entre lui et son oncle, prêt à pourfendre la chair qui s'approcherait trop près. Pendant ce temps, le brun pencha la tête vers Edward et lui offrit sa carotide.
-Bois, Ed, prends tout ce que j'ai...
Le sang qui gouttait sur les lèvres du vampire fut alors lapé. Le jeune homme sentit des bras se refermer autour de ses épaules et se laissa aller vers son ami, qui plongea les crocs dans sa gorge, le faisant gémir de douleur. Demetrius, lui, tentait vainement de passer le barrage de Lierre, mais la dague ne le laissa pas faire. De plus, les armes anciennes qu'Ed avait récupérées grâce aux chasseurs sortirent de sa ceinture et se dressèrent elles aussi dans les airs, prêtes à défendre leur maître et le dernier enfant de la Lignée.
-Envy ? fit une petite voix dans l'oreille de l'adolescent. Tu vas bien ?
-Oui, ne t'inquiète pas...
-Je...j'arrive pas à m'arrêter... !
En effet, les dents d'Edward fourrageaient de plus en plus profondément dans les veines de son ami, qui se sentait doucement défaillir.
-C'est pas grave, comme ça tu seras assez fort pour le tuer...
À vrai dire, il se fichait bien de ce qui pouvait lui arriver, tout ce qu'il voulait c'était qu'Edward survive.
Ce dernier réussit tant bien que mal à se séparer de ce cou si tentant et regarda ses blessures se refermer à toute vitesse.
-Envy...ça va ? Attends...je vais te donner un peu de mon sang pour t'aider à guérir...
Il ferma le poing qui lui avait servi à exploser le parquet et le pressa contre la bouche d'Envy. Ce dernier rouvrit péniblement les yeux et reprit quelques couleurs, ce qui rassura le vampire quant à son état.
-C'est bon, je vais bien. Occupe-toi de lui pour moi, tu veux ?
-Avec plaisir !
Demetrius avait cessé depuis un bon moment de tenter de contourner les couteaux et dévisageait Edward avec dégoût et fureur. Il le pointa du doigt.
- Sans toi, ç'aurait été une victoire éclatante ! Si tu n'avais pas été là, cet idiot de gamin aurait été de notre côté depuis longtemps ! Mais non, il a fallu que tu débarques, avec ton masque ridicule et tes armes ensorcelées et que tu détruises des années d'effort et de préparation !
-Bienvenue au XXIe siècle ! ironisa Edward.
-Je vais te tuer, sale morveux ! Je comptais te laisser à moitié mort par égard pour ton père, mais puisque c'est comme ça... disparais ! Quant à lui...ce sale traître...Ne t'en fais pas, il te rejoindra bien assez tôt en Enfer!
-Vous devrez me passer sur le corps, pour ça !
-J'y compte bien !
Les deux vampires, oubliant tout de l'art du combat et de la stratégie, se jetèrent l'un à la gorge de l'autre comme deux fauves enragés. Ils ne semblaient même pas se rendre compte qu'ils détruisaient tout le mobilier sur leur passage. Il ne leur restait que l'ivresse du combat et de la mise à mort. Envy, tentant de reprendre des forces dans son coin, regardait, incrédule, la tornade de griffes et de crocs d'où sortaient des feulements et des rugissements le confortant dans l'idée que les vampires étaient bien des fauves.
Puis tout s'arrêta. Plus un geste, plus un cri. Juste...le rire démoniaque du Roi des vampires, qui était parvenu à attraper l'adolescent aux épaules et le tenait à trente bons centimètres du sol. Le blondinet avait beau remuer, gigoter dans tous les sens, il ne put échapper à l'étau de Demetrius, qui avança la tête vers lui, prêt à lui arracher la chair des os.
Soudain les yeux d'Edward s'agrandirent et son corps parut perdre sa substance pour se dissiper comme un nuage de vapeur. Il se reforma quelques mètres plus loin, stupéfait et hors de portée de celui qu'il combattait.
-C'est donc ça, le pouvoir de la Lignée d'Amestris ? Cool ! Merci, Envy ! s'extasia Ed.
Demetrius lâcha une flopée de jurons pas très royaux et bondit de nouveau sur le jeune vampire, qui se dématérialisa avant d'être touché et réapparut derrière lui, hilare.
-J'adore !
Il joua encore un peu avec son nouveau pouvoir, faisant augmenter la fureur du Roi qui se démenait pour l'attraper.
-Qu'est-ce qui se passe, Demetri ? Tu as du mal ? rigolait-il comme un gamin en esquivant les coups.
-Sale petit... !
Ils continuèrent cet étrange ballet tant et si bien qu'à la fin leurs places furent échangées. Demetrius tournait maintenant le dos à Envy et Ed se tenait face à lui.
-Qu'à cela ne tienne...commença le Roi en cherchant Envy du regard pour en finir avec lui une fois pour toute.
Mais il n'en eut pas le temps, car un courant d'air frais traversa son corps au niveau du cœur.
Qui s'arrêta tout simplement de battre, même s'il n'était toujours pas mort.
Incrédule, il tourna la tête et vit son neveu debout derrière lui, le visage fermé. Et dans sa main, un couteau argenté et décoré de feuilles de lierre...
-Comment as-tu... ?
-Très facilement, mon oncle. Vous passez votre temps à me sous-estimer, alors ne vous étonnez pas que j'en profite.
Le vampire recula, retirant la lame d'entre ses côtes.
Leva la main. Vers le haut. Et la. Plongea. Droit. Dans le cœur d'Envy.
-ENVY ! s'écria Edward en le voyant à terre, le sol autour de lui couvert de sang...
Lierre tinta en touchant la pierre et resta là, inerte.
Morte, comme celui qui l'avait fait bouger pour la première fois.
Demetrius s'écarta en tentant de tarir le flot qui coulait de sa blessure. Il venait de faire une grosse connerie sur le coup de la colère, mais il était trop tard pour l'arranger.
Finalement, il s'en sortirait sans les enfants de sa sœur, il courrait moins de risque comme ça.
-Voilà pourquoi il n'y avait que sept enfants dans la prophétie...La lignée est morte en même temps que le septième fils d'Amestris !
Il éclata d'un rire mauvais en voyant le visage défait d'Edward.
Le Roi s'apprêta à partir, car le blondinet avait l'air trop choqué pour pouvoir bouger. Cependant, il lui eut à peine tourné le dos qu'il l'entendit se relever, l'arme à la main.
-Pour ce que tu viens de faire...je vais te tuer, je le jure. Fais tes prières ! hurla Edward, ses yeux dorés emplis de haine.
Demetrius soupira et évita de justesse l'attaque foudroyante du jeune homme, qui se dématérialisa au dernier moment et se retrouva derrière lui pour lui flanquer un coup de pied dans le coccyx et le mettre à terre. Il le retourna d'une bourrade et posa lui posa le pied sur le cou, pour bien lui montrer qui était le vainqueur.
-Un dernier mot ? Bien que tu ne le mérites pas...
-Tu crois avoir gagné la guerre...mais il y a d'autres vampires, beaucoup d'autres...partout dans le monde !
-C'est tout ? Tu crois me faire peur ? Non, parce que encore heureux qu'il reste des vampires, comme ça, le plaisir de les buter n'en sera que plus intense !
Il écrasa la trachée de l'autre de toutes ses forces, faisant gicler le sang dans toutes les directions, lui tranchant la gorge de la façon la plus barbare qui soit.
-Meurs, Demetrius, sale connard de vampire de mes deux.
Réplique superflue, vu que toute vie avait déserté le corps du vampire.
Dès que sa besogne fut terminée, Edward se précipita au chevet d'Envy, qui paraissait plus pâle que jamais.
-Envy... ? On a gagné ! Demetrius est mort ! Mort ! La prophétie s'est accomplie ! Enfin, presque parce qu'il reste des vamps à tuer, mais... Envy ?! Réveille-toi !
Aucune réponse.
Il palpa le cou de son ami, mais aucune trace de pouls.
En passant la main au-dessus de sa bouche, il constata l'absence de souffle.
En touchant sa peau, il s'aperçut que celle-ci était froide comme la glace.
Il commença alors la respiration artificielle, mais...
Rien.
Envy était mort.
Définitivement.
Même le sang de vampire ne pouvait plus l'aider.
Il avait perdu les deux personnes qui lui étaient le plus précieuses au monde en l'espace d'une heure, même pas.
Les larmes se remirent à couler et il étreignit la dépouille de son ami durant ce qui lui sembla des années.
..
..
Si seulement les vampires pouvaient mourir de tristesse...
Le combat touchait à sa fin dans la salle du trône. Les chasseurs levèrent leurs armes en poussant des cris d'allégresse et en piétinant les cadavres des vampires et hauts vampires.
Riza s'autorisa un sourire et commença à nettoyer son fusil couvert de sang séché.
Elle fut brusquement interrompue par Roy, qui l'enlaça chaleureusement et l'embrassa tendrement sur les lèvres. Elle s'écarta, un peu indignée, et le dévisagea gravement.
-Comment osez-vous ?
-Je...
-Me faire attendre aussi longtemps !
Elle saisit le col de celui qu'elle aimait depuis tant d'années et coupa court à ses tentatives d'excuses en écrasant sa bouche contre celle du jeune homme. Ce dernier, bien qu'un peu surpris, referma ses bras autour des épaules de la vampire, heureux.
(Ecouter « Kanashii ketsumatsu » de Sahashi Toshihiko)
La Reine des Glaces comptait leurs morts pour organiser des funérailles à chacun des chasseurs tombés quand une porte dérobée s'ouvrit à sa gauche, la poussant à dégainer son sabre, croyant qu'il s'agissait de nouveaux vampires.
Mais il s'agissait en fait du jeune vampire blond, celui qu'elle avait accepté d'engager, il y a des années de cela.
-C'est maintenant que tu te montres ? gronda-t-elle.
Edward jeta le cadavre qu'il tenait à bout de bras. Bien que décapité, on reconnaissait parfaitement Demetrius, le vampire millénaire qui avait causé tant de dommages dans le monde entier. Tous les chasseurs acclamèrent bruyamment le jeune héros qui bizarrement, ne semblait pas plus heureux que ça.
-Que s'est-il passé ? demanda la présidente, devinant qu'une calamité s'était produite.
C'est alors qu'Edward déposa avec précautions le corps qu'il portait sur les épaules.
Brun, pâle, vêtu entièrement de noir, une marque couleur sang tatouée sur la cuisse gauche...
-Oh non...murmura Riza, une main sur la bouche.
L'équipe de secours se précipita, mais Ed les arrêta d'un geste.
-C'est trop tard...
Puis il se laissa tomber à côté de son ami.
-J'ai rien pu faire ! Il a poignardé Demetrius en plein cœur, mais il a eu le temps de...de le tuer ! Il m'a sauvé la vie, mais je n'ai pas su le protéger...comme Sloth... Je suis un incapable, un crétin de vampire !
Des mains apaisantes se posèrent sur son épaule, dans son dos, sur ses bras, mais il continua de gémir des excuses sans discontinuer jusqu'à ce que Olivia Armstrong, excédée, le frappe à la tête pour lui remettre les idées en place.
-Si tu continues de te lamenter comme ça, ce pauvre garçon va regretter de s'être sacrifié pour tuer ce monstre ! Tu ne lui fais pas honneur ! Tu devrais le remercier, plutôt que de t'excuser ! s'exclama-t-elle.
Edward baissa les yeux et cessa de pleurer instantanément comme seuls les vampires savent le faire.
-Il avait choisi son camp, au final, commenta tristement Riza. La boucle est bouclée. La prophétie est terminée...
-Nous devons le ramener auprès de sa mère, payer ses funérailles, le rapatrier dans son pays...énuméra Falman, un mouchoir sur le nez.
Un long silence s'installa dans la pièce.
-Un ban d'honneur pour nos héros ! s'écria Izumi.
Chacun des chasseurs poussa le cri de guerre conforme à son pays, ce qui donna un dernier hommage assez tumultueux.
Une heure plus tard, ils avaient chargé leurs morts dans les camionnettes qui les avaient conduits au château et avaient repris la route vers l'aéroport privé d'un confrère russe.
Quelques heures plus tard, toutes les équipes avaient retrouvé leur pays respectif et leurs proches à qui ils racontèrent leurs aventures à l'Est.
Ils firent tout cela sans oublier une chose importante.
Ils avaient gagné cette bataille, mais pas la guerre...
Voilà. La prochaine fois, vous pourrez lire l'épilogue.
J'espère que cette histoire vous a plu et que vous ne me détesterez pas d'avoir tué Envy...
Envy : Si, moi je te déteste ! Puisque c'est comme ça, je change de boulot, na !
Ed : Fais pas la tête, c'est pas comme si t'étais mort en vrai.
Envy : M'en fous.
...Bande de gamins.
