Titre: "Je ne voulais pas que tu reviennes"
Auteur: Little Sanmalo
Fandom: One Piece
Pairing: Zoro/Usopp
Rating: R (ou NC-17, j'ai des doutes sur les nuances entre les 2).
Disclaimer: Eiichiro Oda
Nombre de mots: 852
Remarque : cette scène se passe après l'arc Water 7, et implique que Zoro et Usopp forme déjà un couple.
« Je ne voulais pas que tu reviennes. »
Zoro le lui avait dit dès son retour, avec toute l'honnêteté brute qu'il possédait. Et ça avait fait mal, au moins autant que de partir, que de voir mourir Merry. Plus tard Luffy dirait que Zoro attendait ses excuses, mais Usopp était trop bon menteur pour ne pas reconnaître un mensonge. Car Luffy, si distrait, si naïf, était avant tout leur Capitaine. Il connaissait ses hommes, suffisamment pour comprendre quand deux d'entre eux couchaient ensemble assez régulièrement pour parler de liaison.
Et donc en bon Capitaine, Luffy savait que Zoro n'attendait pas d'excuses, ou du moins que ça ne suffirait pas.
« Je ne voulais pas que tu reviennes. »
Zoro avait répété cette phrase. Durement, bloquant obstinément l'entrée de sa nouvelle chambre sur le Thousand Sunny. Mais Usopp avait insisté, têtu et furieux de ne pas pouvoir discuter avec lui. Parce que si les excuses ne suffisaient pas pour obtenir son pardon, alors qu'il le laisse au moins s'expliquer !
Lui dire que dans les flammes, il n'avait pas perdu qu'un Nakama. Que c'était une partie de ses rêves à lui qui était partie en fumée !
Et Usopp, qui avait préparé un discours calme et raisonné, se retrouvait une fois de plus à pleurnicher ses paroles. Mais Zoro finit par le laisser entrer, peut être par compassion pour ses espoirs brisés. Ou peut être parce qu'il devait vraiment avoir l'air très pathétique.
« Je ne voulais pas que tu reviennes. »
Zoro le lui soufflait entre ses dents serrées tandis qu'Usopp le suçait avidement. Et ça faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas touché, senti, goûté qu'Usopp ne pouvait rien faire d'autre que de laisser le sexe de Zoro baiser sa bouche sans retenue. Quand l'épéiste tentait de reprendre le contrôle de ses coups de reins, la langue habile suivait le tracé des veines gonflées, s'insinuait entre le gland et le prépuce. Les mains adroites empoignaient les hanches pour ramener Zoro dans sa bouche, le faire glisser entre ses lèvres trop larges jusqu'au fond de sa gorge. Et alors Usopp avalait un mélange amer de salive et de fluide, sa bouche entière étroitement pressée autour du sexe dur, et Zoro reprenait son rythme erratique, sifflant la même phrase encore et encore, entrecoupée d'insultes et de soupirs.
Usopp laissait faire, encourageait cette désespérance. Car s'il la comprenait mal encore, son corps entier y répondait et lui disait que même si sa gorge était douloureuse et que les mains crispées sur ses cheveux arrachaient des boucles noires, il l'avait peut être mérité. De toute façon Zoro en avait besoin, terriblement, et à ce moment là rien d'autre n'avait vraiment d'importance. Et peut être que lui aussi en avait besoin au fond, sinon il ne serait pas aussi excité.
« Je ne voulais pas que tu reviennes. »
Zoro grognait contre ses lèvres et Usopp put respirer ses paroles, en sentir tout le poids et la fureur. Il gémit en réponse le nom de son compagnon, un pied sur ses fesses parce qu'il allait jouir bientôt, mais pas encore, pas tout de suite, et que cette attente était juste insupportable. Il fallait que Zoro le baise plus vite, plus fort, plus profond. Bien entendu Usopp aurait - avait déjà - mal. L'autre homme broyait presque la cheville qu'il maintenait sur l'épaule du brun, et son corps était fort, tellement fort qu'Usopp se demandait s'il n'allait pas se casser lors de cette étreinte. Mais le tireur n'avait qu'à se souvenir que c'était Zoro, son Nakama, son ami, et le plaisir se mêlait à la douleur, délicieusement.
Puis Zoro écrasa sa bouche sur celle d'Usopp et la baise, avec toute sa férocité et sa violence, changea de qualité. Ce n'était pas la même chose que ce qu'ils avaient avant, car une partie d'Usopp, une partie importante, lui avait été arrachée. Non, il y avait trop d'abandon, de peine pour que cela ressemble à leur liaison sur le Merry. Mais le baiser furieux, la main de Zoro qui cherchait et s'agrippait à la sienne, toute cette tendresse brusque prouvait qu'ils faisaient l'amour.
Et Usopp jouit, son cri étouffé par la bouche de son amant.
« La prochaine fois, je ne te laisserai pas revenir. »
Zoro chuchota cette promesse la tête posée sur la poitrine d'Usopp. Le foutre qui commençait à y sécher ne semblait pas le gêner et il inspirait profondément l'odeur du brun, les yeux fermés, sur le point de s'endormir. La gorge nouée, Usopp hocha la tête en silence, comprenant les mots qui se cachaient derrière ceux qu'il venait de dire.
Ne pars plus, ne me quitte pas.
Et c'était sans doute la chose la plus proche d'une déclaration d'amour que Zoro ne lui dirait jamais. Il glissa sa main dans les mèches vertes de l'homme qui s'endormait sur son torse, un peu fautif de se sentir heureux alors que Merry venait juste de brûler. Mais il avait d'autres rêves à réaliser, les siens, ceux de son Capitaine. Et il avait Zoro pour les porter avec lui, ainsi qu'une promesse à tenir après tout.
