NOTE: Bonjour tout le monde! I am so sorry de ne pas avoir publié plus tôt... mais voilà la suite! J'espère que ça vous plaira...

Cela faisait quelques jours que j'étais emprisonné ici, et, malgré la présence rassurante d'Anna, je m'ennuyais ferme. Je me doute bien que dans les cachots de Voldemort, torturé pour être tué bientôt, on n'est pas vraiment censé se dire ça, mais tout de même!

Mes journées se résumaient à être toujours dans l'obscurité, à discuter un peu avec Anna, pour ensuite être torturé et retrouver de ce fait un tout de petit peu de lumière, puis être remis dans la cellule, se reposer un peu et se creuser les méninges et essayer de trouver un plan pour sortir d'ici.

Cependant, je commençais à me demander pourquoi on ne m'avait toujours pas tué. C'est vrai quoi, je me serai attendu à ce que Voldemort veuille en finir le plus rapidement possible avec moi, pour être certain que je ne lui causerai plus de problèmes. Sans compter que les fois où c'était lui, qui me torturait, il était bizarre, toujours à me reprendre pour des choses. Par exemple, si je poussai un long soupire de fatigue, il me demandait pourquoi j'avais soupiré. Je ne lui répondais pas, et ça finissait toujours par la même chose: la torture. Ensuite, il commençait à me menacer de s'en prendre à Anna, et je cédais donc.

Anna, elle, me posait de plus en plus de questions sur moi, mais elles n'étaient pas bien gênantes. Au pire, je mentais un peu parfois ou déformait légèrement la réalité.

La porte s'ouvrit soudain, interrompant mes pensées, et Anna tomba directement, épuisée. J'eus juste le temps de la rattraper, avant que la porte ne se ferme, emportant le peu de lumière révélé avec elle.

- Anna? murmurai-je, inquiet, Anna tu vas bien?

Je pris l'eau, sachant maintenant où elle était et lui en donnait. Ma compagne de cellule ne pipa mots, et cela m'inquiéta. Etait-elle évanouie? Elle me semblait plus mal en point que d'habitude. Au bout d'un long moment, elle prononça enfin une phrase:

- Tu.. Tu-Sais-Qui... il est venu.. assisté.. à a ma séance de torture...

Finalement, je crois que je préférai lorsqu'elle se taisait, car l'entendre dire ça me glaça le sang.

- Quoi? Qu'est-ce qu'il t'a fait? m'exclamai-je

- Rien. Il s'est contenté de regarder, et dire aux mangemorts de me torturer plus fortement de temps en temps.

- Tu tiens le coup? m'inquiétai-je

- Evidemment. répliqua-t-elle, je ne suis pas en sucre!

- Anna... je suis d'accord avec ce que tu dis, mais même quelqu'un qui n'est pas en sucre comme tu dis, aurait mal. Alors dis-moi où tu as mal. lui imposai-je fermement

Je l'entendis pousser un long soupire, et me dire:

- A la jambe. Bellatrix m'a fait une bonne entaille je crois.

Depuis quelque jours, les mangemorts nous avaient fournis des mouchoirs en papier. Certes, c'était loin d'être suffisant, mais c'était tout ce que nous avions. J'en pris un à l'aveuglette, et le tendit à Anna, qui appuya le mouchoir sur la plaie, qui, je supposai, ne devait pas être très belle.

Quelqu'un ouvrit la porte et me saisit par les épaules brutalement. Elle m'entraîna dans une pièce inconnue, pleine de lumière où je vis Voldemort. Je clignai des yeux face à toute cette luminosité.

- Bonjour Harry. lança-t-il

Je ne répondis pas, trop en colère de ce qu'il avait ordonné à ses mangemorts de faire contre Anna. Je le vis esquisser un sourire amusé, et un miroir apparut soudain devant moi. Voldemort se plaça juste derrière moi, et souriait à présent franchement.

- C'est fou combien tu as changé en à peine quelques jours! dit-il d'une voix mauvaise

C'était vrai. Mes lunettes avaient par miracle survécut, mais étaient en piteux état. Mon visage avait des traces de sang séché, et était très pâle, sans doute à cause du manque de lumière. Mes vêtements, eux, étaient déchirés par-ci, par-là, et je découvris que j'avais une longue entaille à ma cuisse droite.

Une table apparut soudain, pleine de nourriture. Je haussai un sourcil. A quoi jouait Voldemort? Il dut remarquer mon trouble, car il expliqua:

- Je pense que la fille avec toi, et toi-même voudraient un peu plus de nourriture, je me trompe?

- En échange de quoi? demandai-je, agacé qu'il n'aille pas au but

Voldemort eut un sourire cruel:

- Voyons Harry, suis-je le genre de personnes qui réclame quelque chose en échange? Je me suis dit que cela vous ferez plaisir.

Là, je dû avoir une tête ahurie, car il éclata de rire. Je commençais à penser que quelqu'un avait pris du polynectar, car la personne en face de moi ne pouvait pas être Voldemort. Ou bien si c'est vraiment lui, il a une idée derrière la tête. Il ne fait jamais rien s'il n'est pas sur d'avoir des intérêts.

- La nourriture est empoisonnée, c'est ça? interrogeai-je sérieusement, méfiant

- Pas du tout! Mais je ne voudrais pas que vous mourriez de faim avant... quelque chose.

Il fit un mouvement avec sa baguette, et la table disparut. Puis un mangemort vint me chercher avant que je ne puisse demander de plus amples explications. Il me jeta littéralement dans la cellule.

J'entendis Anna s'approcher de moi:

- Harry... tu vas bien?

- Très bien, répondis-je, il ne m'a rien fait.

- Ah... ici j'ai entendu un bruit sourd, et j'ai tâtonné dans le noir... et tu ne devineras jamais ce que j'ai trouvé!

- Une table avec de la nourriture.

- C'est une ta... comment tu le sais? me demanda-t-elle

- Voldemort me l'a dit. Je crois qu'il ne vaut mieux pas toucher à ça... dis-je

- Peut-être que ce n'est pas empoisonné. supposa-t-elle

- Je ne compte pas le tester pour le savoir. répliquai-je

- Eh bien moi si! J'ai trop faim pour me soucier de ça!

Sans crier gare, je l'entendis prendre quelque chose.

- C'est... du poulet! Harry, tu devrais en prendre, c'est délicieux! s'exclama-t-elle

- Anna! Tu ne comprends pas que s'il fait ça, c'est qu'il y a une raison? Il ne fait jamais quelque chose sans raison, ni par bonté d'âme... l'avertis-je

- Tu devrais être moins méfiant, tu sais. Je pense que ton amie – Hermione c'est ça?- déteint sur toi. Et s'il fait ça pour quelque chose, de toute manière, ça ne peut pas être pire! répliqua-t-elle

Pas être pire? J'étais sûr que ça pouvait l'être. Combien de fois me suis-je dit cela, et la seconde d'après, quelque chose de pire arrivait? Hermione se moque de moi quand je lui dit que c'est une véritable malédiction. Ron, lui, me regarde comme si j'étais cinglé.

- J'ai été dans une pièce pleine de lumière. dis-je soudain

Il y eut un silence, et Anna me demanda:

- Ah oui? Et... tu as beaucoup changé en quelques jours?

- Oui... l'état de mes vêtements est critique, mes lunettes sont entre la vie et la mort et...

- Attends.. tu veux dire que tu portes des lunettes? Pourquoi tu ne m'as rien dit? Et comment se fait-il qu'elles aient survécu au doloris?

- Je ne sais pas...peut-être que j'ai lancé un sort pour qu'elles ne se cassent pas il y a longtemps... honnêtement je ne sais pas. Et je ne t'ai rien dit car je les avais oubliés. J'ai l'habitude de les porter, et je ne fais pas attention.

Il y eut un silence, et elle me demanda lentement:

- Je ne t'ai jamais demandé ton nom de famille. Qu'est-ce que c'est?

- Granger. Harry Granger. répondis-je aussitôt

- Granger... c'est bizarre quand même... je crois qu'une fille du nom de Granger a voulu mettre le grappin sur le Survivant et Viktor Krum lors du Tournois des 3 sorciers. dit-elle soupçonneuse

- Heu... ça peut arriver tu sais, des gens qui ont le même nom. fis-je remarquer

- Oui... amis c'est assez bizarre qu'il y ait deux Granger à Gryffondor, et deux Harry avec des lunettes. Sans compter qu'il paraît que Potter a une fâcheuse habitude de toujours avoir des ennuis. Et d'après ce que tu m'as dis, il semble que tu en ai eu pleins... tu m'as dit que Tu-Sais-Qui voulait te tuer... tu es certain de t'appeler Harry Granger?

C'est bon. Elle sait qui je suis maintenant. Un mini détail peut dévoiler une grande révélation parfois. Comme des lunettes. Je soupirai:

- Bon... en réalité, je suis Harry Potter.

- Bon... l'Elu est avec moi, je suis sure d'être sauvée maintenant! ironisa-t-elle

- Hé! Je n'ai jamais demandé à l'être! répliquai-je

- Calme-toi, je blaguais. Je soupçonnais ça depuis un petit moment maintenant. Mais je n'en étais pas sure... sinon... je suppose que tu n'as pas non plus de plan pour sortir d'ici? Si tu en trouves un, je te tire mon chapeau! Cela fait plus longtemps que je suis ici, et je n'ai jamais réussi à trouver quelque chose!

Je ne répondis pas, habitué maintenant au manque d'enthousiasme d'Anna pour sortir d'ici. Cependant, moi aussi je commence à désespérer de sortir d'ici. A chaque fois que je sors, je regarde les alentours, mais rien ne permet de bien se repérer dans ce bâtiment... alors je me pose une seule question: comment va-t-on sortir d'ici? Et surtout, va-t-on y arriver?