voici comme promis le dernier chapitre, désolée pour tout ce retard mais je ne trouvais pas de situation!
merci pour toutes vos reviews!
Chapitre 3.
Grimmjow Jaggerjack regardait son amant par la fenêtre.
Il détestait le voir ainsi sans pouvoir le toucher.
Le noiraud, nommé Ulquiorra Schiffer, écoutait distraitement le cours, griffonnant sur sa feuille, le regard vert vague et sa tête posée négligemment sur sa main.
Le bleuté ne pouvait s'empêcher de le trouver hot et l'observait de sa classe était un pur plaisir pour ses yeux.
Mais le fait de ne pouvoir le toucher le frustrait énormément.
Il grogna.
Son couple fonçait droit dans le mur.
Ulquiorra devenait super distant avec lui.
Ce matin même, le noiraud avait été jusqu'à éviter le douche commune.
Il ne demandait plus de câlins, il esquivait les moments de sexe.
Le bleuté était venu à la seule conclusion possible : Ulquiorra ne l'aimait plus.
Après deux mois de vie en commun, cela l'attristait car son amour pour le noiraud n'avait fait que grandir.
Et maintenant, il ne savait pas comment il allait pouvoir gérer une rupture prochaine…
La sonnerie retentit, le bleuté rangea ses affaires et se glissa dehors, attentant son amant, appuyé contre un mur.
Non, il n'accepterait jamais un autre homme qu'Ulquiorra.
Limite, il pourrait être avec une femme… mais plus jamais avec un autre homme.
Le noiraud apparut et se posa près du bleuté.
- On rentre ?
Grimmjow soupira en se rendant compte que le noiraud ne l'avait même pas regardé.
- Ouais, faudra qu'on parle.
Ils s'avancèrent en silence jusqu'à la sortie de l'école où Ulquiorra se stoppa.
- Quoi ? Grogna la panthère.
- Discutons ici alors.
- Putain, Ulqui, je suis fatigué, je veux rentrer et être pénard.
- Tu crois vraiment que c'est ce qu'il y a de mieux à faire ?
Le bleuté baissa les yeux et serra les poings.
- C'est à toi de le dire.
- Je ne veux pas ce que ça continue ainsi.
Le regard azur fixa le plus jeune.
- Que veux-tu ?
- Ça doit s'arrêter maintenant, désolé.
- Tu pourrais avoir le cran de faire ça proprement au moins… de me regarder droit dans les yeux et de me dire que tu ne veux plus de moi.
Le noiraud ferma les yeux, son corps se raidissant.
- Pourquoi tu ne le fais pas ?
Ulquiorra leva son regard vert, rempli de larmes.
- Je suis désolé, tout doit s'arrêter maintenant.
Le noiraud prit la fuite, le bleuté ne comprenait pas.
Pourquoi rompre avec un air si triste ?
Il devait comprendre.
Il se mit à poursuivre son ex et se figea en voyant le plus jeune dans les bras d'un homme aux cheveux bruns.
Voilà la raison.
Il était amoureux de ce mec.
Il devait avoir l'impression de trahir son ancien amant.
Il soupira et regarda le couple monter dans la voiture.
Il devait les laisser à deux.
Il allait récupérer ses affaires et disparaitre de la vie du noiraud.
Il se dirigea vers la maison où le plus jeune s'était offert à lui.
Il sourit en y repensant.
Quel doux moment !
Il entra.
- Tiens, Grimm est déjà là, affirma Il Forte.
Mais dés qu'il aperçut la tête du bleuté, son sourire disparut.
- Que s'est-il passé ?
- Rien, je dois prendre mes affaires.
- Tes affaires ?
- Ulquiorra a rompu avec moi.
- Impossible !
- Je te jure que c'est vrai.
- J'y crois pas, Ulquiorra donnerait tout pour toi.
- Il a quelqu'un d'autre, je l'ai vu.
Le blond se figea.
- Un avec des cheveux bruns ?
- Ouais.
- Merde.
Il sortit son téléphone.
- Agent spécial Kuchiki, Murcielago est avec la cible, il faut savoir où ils sont partis.
Le blond paniquait.
- Ok, merci, on est tout près, on va voir !
Il raccrocha et attrapa sa veste.
- Que se passe-t-il ?
- Viens.
Nous bondîmes dans la voiture, Il Forte démarra.
- Ulquiorra a des ennuies ?
- Le type que tu as vu est Aizen Sosuke, il est le maitre de la drogue dans les gangs, cela nous touche aussi motards, Nnoitra était un de ses hommes de mains. Ulquiorra le connaissait, donc il était facile qu'il s'infiltre.
- Mais où est le problème ?
- Si Aizen découvre que Murcielago est Ulquiorra… c'est un homme mort.
- Et…
- On doit avoir des preuves, et le seul moyen est qu'Ulquiorra aille dans sa chambre. Donc, Aizen va tenter de le déshabiller…
- Et si il voit le tatouage…
- Si tu étais son petit copain, tu serais le prochain macchabé retrouvé au fond de l'eau.
- Il m'a protégé ?
- Tu as douté d'Ulquiorra ?
- Il pleurait quand je ne suis énervé. Je lui fais mal.
- Quand il sera de retour, tu pourras t'excuser.
- Si il revient.
Ils arrivèrent sur les docs.
- Son émetteur indique ici pour la police, ils vont débarquer.
Ils bondirent de la voiture.
- Il y a du sang frais, se crispa Il Forte. Ils ont tiré le blessé et ont jeté ses affaires dans la poubelle.
Le blond sortit le sac de cours d'Ulquiorra et sa veste.
- Rassure-moi, l'émetteur n'est pas dans cette poche.
- On a perdu toute trace de lui.
Le bleuté pâlit.
.
- Madame Tia, je vous promets qu'on fait tout ce qu'on peut pour le retrouver, affirma un noiraud aux yeux bleus de glace, nommé Byakuya Kuchiki.
- Il doit être mort ou gravement blessé…
- Je comprends bien votre inquiétude mais on fait tout ce qu'on peut, l'état d'urgence a été déclenché, tout le monde le cherche.
- C'était son sang sur le sol… Des témoins ont affirmé avoir entendu des coups de feu.
Un lieutenant arriva.
- Une troupe ne répond pas.
- Allons-y.
La bronzée tira la panthère qui était en monde chaton qui pleure et ils filèrent à l'arrière de l'une des nombreuses voitures de police.
- À toutes les unités, je veux que vous alliez au Hilton, cria le capitaine Kuchiki, perdant son air froid.
- Si il meurt…
- Chut, Grimm. On va le retrouver.
- Pourquoi il a fallu qu'il fasse cela ?
- Il te le dira.
Ils arrivèrent alors que la police entourait déjà l'immeuble, des ambulances déjà remplies de blessés.
Et des dizaines de cadavres, recouverts d'un drap blanc, tapissaient le sol, analysés par les scientifiques.
- Que s'est-il passé ? Hurla Kuchiki en sortant.
Grimmjow et Harribel se posèrent à la barrière de sécurité.
- Les hommes du mafieux ont tiré dans le hall, on a dû intervenir, tous morts, nous avons Aizen Sosuke, il est en route pour le poste.
- Et Schiffer ?
Le policier se tut.
Harribel fondit en larme.
- Ulquiorra-san a été difficile…
- QUOI ? À RECONNAITRE, hurla Tia furieuse.
- Non… à calmer, on a dû le sédater.
- Il est vivant ?
- Ses blessures sont superficielles, il doit être en salle d'opération. Il lui faudra de la rééducation et un suivi psychologique.
- Je vais m'occuper d'Aizen, vous emmenez la famille à l'hôpital.
- Très bien monsieur.
.
Après plusieurs heures, les proches purent enfin entrer dans la chambre où le noiraud devait se réveiller.
Mais Grimmjow était resté dans le couloir, Tia vient s'asseoir aux côtés du bleuté.
- Il ne va pas bien. Il a eu les ongles arrachés, battus aux poings américains, il n'a rien de casser mais son poignet est immobilisé à cause des balles qu'il a reçu, il s'est protégé à temps.
- Tant mieux.
- On lui a fait couler de l'eau brûlante dans les yeux, il sera aveugle pendant quelques mois mais c'est opérable.
- Il aura besoin de toi.
- Non, il a besoin de celui qu'il aime.
- Je ne suis pas digne de lui.
- Viens.
Elle le tira dans la chambre.
- Harribel, murmura une voix cassée.
Le bleuté se figea en voyant la silhouette dans le lit, un bandage sur ses yeux, tremblant.
- Je suis là, Ulquiorra.
- Me laisse pas seul dans le noir.
- Promis.
Pour la panthère, son amant était quelqu'un de fort, qui ne semblait pas faible.
Et là, sous ses yeux, il n'y avait qu'un enfant apeuré.
- Pourquoi tu ne t'approches pas ?
- Car tu dois parler avec quelqu'un.
- Qui ?
La blonde fila en silence, fermant la porte.
- Qui est là ?
Il était raide, tenant les draps, se redressant.
- S'il vous plait.
- C'est moi, osa le bleuté.
- Grimmjow ?
- Ouais, fit-il hésitant.
- Je ne suis pas spécialement présentable.
- Pas grave.
Le bleuté s'assit sur le bord du lit, faisant sursauter le blessé.
- Je suis désolé, je ne voulais pas te faire peur.
- Je dois juste m'habituer au noir.
- Harribel m'a tout dit, on va t'opérer dans un bout de temps.
- 5% de réussite, c'est vraiment peu.
- Tu es fort, tu pourras le faire.
- Quelqu'un de fort ne finit pas ainsi.
- Tu as sauvé beaucoup de vies.
- Tu n'imagines pas combien de cadavres ils empilaient là-dedans.
- J'en ai vu dehors. Mais tu peux tout me dire…
- Je ne veux pas en parler.
Sa voix était dure, tranchante. Il toucha nerveusement les poignets.
Le bleuté supposa qu'il avait été attaché.
Il remarqua un suçon sur son cou.
- Il t'a touché.
Le noiraud posa sa main sur le dessus de son épaule pour remonter la chemise et la cacher.
- Il ne s'est rien passé.
- Tu peux le dire, si tu l'as fait avec lui.
- Il a essayé et j'ai refusé, fin. Je ne veux pas…
Il se tut et détourna la tête.
- Ulquiorra, je suis désolé pour ce que j'ai dit… avant que tu ne partes.
- C'est normal, tu ne pouvais comprendre ce qu'il se passait.
- Tu aurais pu m'en parler.
- Non, tu te serais investi. C'était mon affaire.
- Pourquoi ?
- Nnoitra avait un chef… le chef lui a dit que si Murcielago devenait une gène, il devait s'occuper de sa famille.
- Aizen avait commandité le meurtre de tes parents et de ta sœur… c'était normale.
- Je ne voulais pas que tu te mêles de mon passé.
Grimmjow lui toucha la jambe, le noiraud se recula, paniqué.
- Ulquiorra…
- Désolé… j'ai été surpris.
- Que s'est-il passé ?
- Je ne veux pas en parler.
- S'il te plait.
- Laisse-moi.
- Seulement si tu ne désires pas ma présence… Mais pèse bien tes mots… car plus jamais je ne serais dans ta vie… je disparaitrai pour ton bonheur.
Le noiraud se crispa.
- Je… je ne veux pas te nuire.
- Je sais.
- Je ne suis pas idéal…
- Tu me conviens, Ulquiorra.
- Je resterai toujours un peu Murcielago… le motard qui a perdu sa famille… je serais toujours cassé…
- Ca me plait.
Le plus jeune se mit à trembler, pleurant légèrement.
- J'avais si peur…
- J'imagine.
Le bleuté s'allongea contre son amant.
- Tout va bien, je suis là.
- Pour toujours ?
- Aussi longtemps que tu voudras.
- Alors toujours.
La panthère sourit et posa ses lèvres sur la bouche de son chéri.
- Attends, je vais te libérer.
Il retira le bandage qui l'empêchait d'ouvrir les yeux.
- Tes yeux sont toujours aussi verts et beaux.
- Mais je ne vois que des ombres.
- Alors vois mon ombre.
- Grimmjow… Fais-moi l'amour.
- Si c'est que tu désires.
Le bleuté le surplomba, le noiraud sourit.
- Ton ombre est si belle dans la lumière.
- Profites-en car l'ombre a une furieuse envie de te prendre.
Ils s'embrassèrent chastement mais le noiraud devient directement plus exigent et sa langue domina alors que ses ongles s'enfonçaient dans la peau de son amant.
La panthère adorait cette petite douleur, cela montrait que le noiraud avait besoin de s'agripper à lui : il était sa bouée de sauvetage.
Le bleuté reprit sa respiration et souleva la chemise d'hôpital, grognant furieux de voir autant de bandage sur ce si beau corps.
- Je ne sais pas ce qu'il me retient d'aller le buter !
- Le fait de pouvoir avoir mes fesses ?
Le noiraud avait un petit sourire malicieux.
- Tu vas me faire craquer !
Il ouvrit son jeans rapidement, sortant son sexe bien dur et le frottant contre celui de son amant, le faisant gémir.
- Laisse-moi te faire grimper aux rideaux, baby.
- Oui, s'il te plait.
Il enfonça un doigt dans l'intimité et Ulquiorra bougea sur lui pour avoir un vas-et-viens…
Cela rassurait le fauve, son amour voulait aussi de ce contact physique.
Il fit un mouvement de ciseaux dès qu'un deuxième doigt rejoignit le premier.
- Tu vas me faire attendre combien de temps ?
- Encore longtemps.
Il rit alors que son chéri grogna de protestation.
Le bleuté attrapa un téton avec sa bouche, le suçant, le mordillant, le léchant alors que son sexe continuait à narguer celui de son amant.
Ulquiorra avait chaud.
Il était impatient.
Il en rêvait depuis tellement longtemps.
Il avait été tellement stressé qu'il avait négligé son chaton.
Son corps était en manque.
- Tu es la pire des drogues, darling.
- Toi aussi, tu m'as manqué.
Ils s'embrassèrent, le noiraud tenta de faire plisser les doigts plus profondément en lui ou tout simplement d'accélérer le mouvement.
- Tu essayes d'avoir quelque chose ?
- Grimm, je ne suis pas en état de pouvoir te dominer.
- Tu n'y arriveras jamais… je suis ton fauve…
- Mon chaton !
Ulquiorra grogna de frustration alors que le dit chaton sortit ses doigts.
- Ok, ok… tu es un fauve, domine-moi.
Le bleuté sourit en faisant frotter son gland contre l'intimité, Murcielago commença à s'y empaler.
Grimmjow l'acheva en faisant quelques mouvements pour totalement s'enfoncer.
Il attrapa le sexe dressé entre les deux ventres et le masturba au même rythme que son membre allait et venait en lui.
- OH ! COMME CA !
- Je sais que tu aimes ça !
- PLUS FORT !
Le bleuté obéit, faisant tomber des gouttes de sueur brûlante sur le torse de son amant qui haletait difficilement entre ses cris de bonheur.
Le noiraud bougeait du bassin à l'unisson pour que les pénétrations soient plus fortes.
Grimmjow n'en pouvait plus !
- Ulquiorra… jouis…
- Je… je…
Le fauve colla son torse et mordilla le cou, là où le brun avait laissé une marque.
- J'Y SUIS PRESQUE !
- Je t'aime, lui murmura-t-il.
Un liquide chaud coula sur sa main et souilla le ventre sous lui tandis que les parois internes se serrèrent, le faisant jouir aussi.
Le bleuté roula sur le côté pour câliner son amant retrouvé.
- Moi aussi je t'aime, Grimm…
- Je sais.
- Pour toujours.
- Pour toujours !
