"Say what you mean, tell me I'm right,
And let the sun rain down on me,
Gimme a sign- I wanna believe"
-Panic! at the Disco, Mona Lisa
« N'est-ce pas mignon, » dit Elena en sortant sur la véranda, brisant la magie du moment alors que Damon et Caroline étaient main dans la main.
Ils se tournèrent pour lui faire face, et elle leur fit un sourire suffisant en attachant ses longs cheveux bruns en chignon. Elle posa les mains sur ses hanches. Ses longues jambes étaient mises en avant par son short à peine présent. Son buste musclé était exposé, puisqu'elle ne portait qu'une brassière de sport bleue, qui la moulait.
« Elena, tu es matinale, » dit Caroline d'un air enjoué, même si elle rêvait de lui faire ravaler ce sourire.
Elena sourit à nouveau.
« Je vais toujours courir très tôt, » indiqua-t-elle en agitant sa bouteille d'eau à moitié vide. Caroline lui fit un sourire tout ce qu'il y avait de plus faux. « Qu'est-ce que vous faites là tous les deux ? » demanda Elena, visiblement plutôt à Damon, alors que ses yeux marron se posèrent directement sur lui.
« On regarde le soleil se lever, » répondit-il et Elena haussa les sourcils.
« Voilà qui est…romantique, » dit-elle et Caroline sourit. « Damon m'a dit qu'il préférait le coucher du soleil quand on a vu un, un jour. On dirait que les choses changent, » rétorqua-t-elle simplement.
« Pas tout, » répondit Caroline. Elena lui envoya un regard mauvais.
Certaines personnes restent des garces toute leur vie, pensa Caroline.
« Je suppose que tu as raison, » sourit Elena. Elle fit mine de s'en aller, mais s'arrêta devant la porte vitrée. « Je vais finir ma séance de sport. Peut-être qu'on pourrait faire un truc sympa ensuite. Pendant que tu n'étais pas là, Damon et moi, on arrêtait pas de se taquiner. Il adore le Scrabble, tu sais, » dit la brune avant de s'éloigner.
Damon sentit la moutarde lui monter au nez, et sa gorge se fit sèche. Caroline se tourna vers lui, visiblement confuse, et elle croisa les bras.
« Pourquoi Elena est si énigmatique ? » demanda-t-elle. Il soupira.
Ce n'était pas comme ça qu'il imaginait cette conversation. Il ne voulait pas qu'Elena lui mette des idées dans la tête à propos du temps qu'ils avaient passé ensemble, et plus que tout, il ne voulait pas qu'elle parle de cette stupide partie de Scrabble où elle avait tenté de l'embrasser.
Non seulement il avait des doutes sur la réaction qu'aurait Caroline, mais il était formidablement agacé qu'Elena se permette d'enjoliver la vérité à sa guise, ce qui aurait évidemment comme conséquence de remettre en question la confiance de Caroline envers lui.
Il soupira. Il fallait qu'il limite les dégâts, d'une manière ou d'une autre.
« Les choses avec Elena se sont un peu compliquées, » dit-il. Caroline lui jeta un regard ahuri. « Pour elle – ça c'est compliqué seulement pour elle, » clarifia-t-il. « Moi, je sais ce que je veux. »
Caroline enfonça ses mains dans ses poches et croisa son regard tandis que le soleil se reflétaient dans ses cheveux noirs de jais et illuminaient ses yeux bleus parfaits.
« Tu m'as dit qu'il ne s'était rien passé, » dit Caroline. Il soupira en hochant la tête.
Il n'avait pas exactement menti.
« Et c'était la vérité : je n'ai pas couché avec elle. Je ne l'ai même pas embrassée. Elle, elle a essayé de m'embrasser et je l'ai repoussée, » dit-il doucement. Les yeux de Caroline s'écarquillèrent. « Elle a mal compris le sens de notre séparation, à toi et moi. Peut-être que je lui ai donné de faux espoirs en passant du temps avec elle…mais il ne s'est rien passé entre nous. Je n'en ai pas envie, » avoua-t-il.
Il posa les mains sur la taille de Caroline et elle hocha doucement la tête. Elle savait bien qu'elle était trop angoissée. Elle savait que c'était idiot de penser que Damon flirterait avec Elena alors qu'ils étaient ensemble. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher : elle lui avait fait ce coup-là, alors qu'est-ce qui l'empêchait de lui rendre la pareille ?
Certaines choses ne changeaient pas : le besoin d'Elena d'être le centre de l'attention de Damon, et l'habitude inconsciente de Damon d'être l'épaule sur laquelle Elena venait pleurer chaque fois qu'elle en avait besoin. Etait-ce vraiment un cycle sans fin ? Est-ce qu'elle perdrait toujours face à Elena ?
Caroline voulut s'en aller, mais Damon resserra son étreinte autour de sa taille.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-il. Elle soupira.
Elle commença à se dire comme une accro au crack, qui manquait de confiance en elle, et complètement névrosée. Encore.
« Tu sais quoi, c'est rien, » dit-elle en détourna le regard. « Je vais aller prendre une tasse de sang, et commencer ma journée, » dit-elle doucement, mais Damon l'empêcha de s'éloigner.
Il savait qu'il aurait dû lui en parler plus tôt. Ce qu'il ne savait pas, c'était qu'Elena serait une aussi grosse emmerdeuse.
« Pourquoi ne pas simplement terminer ce qu'on a commencé ? » demanda-t-il. Il lui prit les mains et entrelaça leurs doigts.
Carline ne répondit rien. Il posa son front contre le sien, et elle sentit la caresse fraîche de son souffle danser sur ses lèvres. Elle ferma les yeux et il serra ses doigts plus fort alors que leurs nez se touchaient.
Trois mois. Trois mois qu'elle n'avait pas été si proche de lui, et elle n'en pouvait plus d'attendre. Il sentait merveilleusement bon, comme toujours, et il était encore plus charmant. Damon Salvatore à lui tout seul était une véritable tentation à laquelle elle ne pouvait pas résister – il l'hypnotisait.
« Elle n'est pas toi, » murmura-t-il. Il lâcha ses mains pour mieux effleurer ses hanches, puis remonter jusqu'à son cou, puis les posa sur ses joues. Ses pouces caressèrent les pommettes de Caroline, et elle soupira quand il posa les lèvres au creux de son cou.
Elle manqua de s'évanouir, là, tout de suite.
Sa bouche remonta le long de son cou, sur sa joue, puis s'arrêta devant ses lèvres, attendant qu'elle lui donne la permission.
Trois secondes plus tard, il en avait assez d'attendre la permission.
Damon s'approcha, mais Caroline tourna la tête, et ses lèvres attirent sur sa joue.
« On ne devrait sûrement pas faire ça, » dit-elle. Les épaules de Damon s'affaissèrent et il tenta de croiser son regard, mais elle l'évita. « Je crois qu'on devrait commencer par être amis. »
Damon fit un pas en arrière et mit les mains dans ses poches alors que Caroline continuait d'éviter son regard.
« Alors cette liste, ce numéro 10, c'était en tant qu'amis ? » demanda-t-il, elle garda le silence. « Qu'est-ce que ça voulait dire, Caroline ? Que tu veux passer le reste de ta vie à être amie avec moi ? » demanda-t-il sur la défensive. Elle expira profondément.
« C'était une erreur de te montrer ça aussi tôt, » raisonna-t-elle. « J'aurais dû attendre. Je suis désolée, » répondit Caroline.
Il leva les yeux au ciel et secoua la tête.
« Tu sais, Caroline, c'est toi qui m'a trompé. Alors pourquoi c'est moi qui me bat pour cette relation ? » demanda-t-il sur un ton mordant. Elle serra les mains plus fort autour d'elle-même. « J'étais à Mystic Falls, et tous les joues, je me demandais ce que j'avais fait de mal, si j'avais fait le bon choix, si je te reverrais un jour. Si tu étais tombée amoureuse de mon frère, » avoua-t-il. Elle secoua la tête.
« Je ne ressentais rien pour Stefan. »
« Tout comme je ne ressens rien pour Elena. Alors quelle est la différence ? »
« La différence, Damon, c'est que tu l'as toujours aimée. J'ai toujours senti que je ne faisais pas le poids face à elle, face à ce que vous vivez tous les deux. Stefan et moi ? Ce n'était rien d'extraordinaire : je ne l'ai jamais aimé comme je t'ai aimé. Mais toi, tu l'aimais autant, voire plus que tu ne m'aimes, moi. Et je ne vais jamais pouvoir me sortir ça de la tête ! » cria-t-elle. Il serra les poings.
« Caroline, tu ne comprends pas. Peu importe ce que je fais, ou ce que je dis, on en revient toujours à elle ! Tu ne vas jamais me laisser m'en sortir ! » se scandalisa-t-il. Elle se détourna pour s'éloigner mais il mit une main sur son épaule. « Caroline… »
« C'est fini, Damon ! » hurla-t-elle, les joues pleines de larmes, et il ne trouva rien à répondre. « J'arrête, » dit-elle. Il secoua la tête alors que les mots résonnaient dans ses oreilles.
« Tu dis n'importe quoi, » répondit-il. Il lui prit les mains mais elle les arracha.
« Je fais ce que tu m'as demandé, je prends soin de moi, » dit-elle. Il secoua la tête. « Peut-être qu'on est pas faits l'un pour l'autre, Damon. Peut-être que la séparation n'y a rien changé, et qu'on s'est éloignés. »
« Ce n'est pas ce que je voulais. »
« Dommage, Damon. C'est pourtant ce que tu as eu, » répondit Caroline alors qu'elle ouvrait la porte à la volée et disparut dans la maison.
Il était en train de perdre la tête.
Damon sortit de sa poche la feuille que Caroline lui avait donnée et la déchira en petits morceaux qui tombèrent sur la véranda, lui échappant des mains.
Ils lui échappaient – tout comme sa relation avec Caroline.
« Il y a une raison pour que cette salope se trimballe dans un micro-short et une brassière de sport ? » remarqua Abby en mangeant ses céréales. Stefan s'installa près d'elle avec son petit déjeuner « humain ».
Il leva les yeux et vit Elena qui levait des petites altères dans le salon. Il haussa les épaules et mordit dans son muffin au son.
« Je sais pas, mais c'est sexy, » commenta Tyler en attrapant la brique de jus d'orange dans le frigo. Abby leva les yeux au ciel. « Quoi ? »
« Tu es infect, » répondit Abby. Il lui envoya un regard moqueur avant de se servir son verre. Elle se tourna vers Stefan. « Tu trouves que c'est sexy ? » demanda-t-elle soudain. Il soupira en mâchant.
« Non », fit-il en secouant la tête. Abby haussa les sourcils.
« Je suppose que tu dis ça parce que tu as vu tout ce qu'il y avait à voir des deux derniers jours, » déduit-elle.
« Non, » dit Stefan et Abby lui jeta un regard intrigué. « Rien vu du tout. »
« Par choix, ou parce qu'Elena a fini par se rendre compte que t'es super chiant ? » demanda-t-elle, faisant rire Tyler.
« C'est quoi toutes ces questions, Abby ? »
« Juste de la curiosité, Stefan. Je me demande comment tu as pu passer d'une rouquine marrante et pleine de vie comme moi à une…emmerdeuse comme elle, » avoua Abby, et Stefan entendit Tyler siffler longuement.
« Je crois que c'est le moment pour moi d'y aller, » dit-il en se dirigeant vers la sortie, laissant Stefan et Abby seuls dans la cuisine.
« Ah, alors tu me poses des questions sur Elena parce que tu penses que j'ai baissé mon niveau d'exigence ? » demanda-t-il. Abby croisa les jambes en posant sa cuillère. « Pour être honnête, je pense que j'ai eu assez de rousses dans ma vie pour l'instant. Merci d'avoir été la seule et unique. »
« Tout le plaisir était pour moi, » taquina-t-elle et il secoua la tête. « Quand même, tu es carrément crétin de lui donner une deuxième chance. »
« Ce n'est pas le cas, Abby. Ça ne me viendrait jamais à l'idée – et puis, pourquoi je me justifie, d'abord ? Ce n'est pas Tyler qui t'intéresse ? Tu ne devrais pas plutôt t'occuper de lui ? » demanda-t-il, frustré.
Elle fit pianoter ses doigts sur le comptoir.
« Serais-tu jaloux, Stefan Salvatore ? »
Il sembla se vexer et se leva brusquement.
« Abby, je ne… »
« Réponds à la question ! Pourquoi c'est si difficile ? » s'enquit-elle et il la fusilla du regard en se mordant la lèvre inférieure.
Pourquoi était-ce si dur pour lui d'admettre que ce « truc » entre elle et Tyler le gênait ? Pourquoi ne pouvait-il pas tout simplement le dire ?
« Tu veux ta réponse, Abby ? »
« Oui, s'il te plait ! » cria-t-elle d'une voix stridente. Il soupira.
« La réponse, c'est : peut-être. Peut-être que je le suis. En fait, je le suis vraiment, » cracha-t-il.
Il jeta le reste de son muffin dans la poubelle et tourbillonna hors de la cuisine. Un rire incrédule échappa à Abby et elle finit ses céréales. Caroline entra à cet instant précis, et Abby lui fit un sourire goguenard.
« Monsieur Stefan craque pour moi, » chantonna-t-elle. Caroline garda le silence et croisa les bras. « Caro ? » fit Abby. Elle vit des larmes sur ses joues pâles. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda-t-elle immédiatement en prenant Caroline dans ses bras.
« C'est fini entre Damon et moi, » pleura-t-elle sur l'épaule d'Abby. La rousse lui caressa doucement les cheveux pour la calmer.
« Comment ça se fait, ma puce ? Tout allait si bien ! » l'encouragea-t-elle et Caroline secoua la tête en reniflant.
« C'est moi qui ai rompu, » lâcha Caroline, et Abby écarquilla les yeux. « Il – je sais qu'il est toujours amoureux d'Elena. Et puis, pourquoi je pleure ? Je savais que ça finirait par arriver – je suis une idiote. J'avais dit que je serais forte. »
Abby fit un pas en arrière et plongea dans les yeux bleus de Caroline, enflés d'avoir pleuré.
« Il n'est pas amoureux d'Elena, Caroline. Qui t'a mis ça dans la tête ? »
« Elle…elle est venue et…. Elle m'a tellement rabaissée, Abby, elle a sous-entendu qu'il s'était passé quelque chose entre eux et… »
« Mais c'est faux, Caroline. Je suis sûre que c'est faux, » assura Abby. La blonde secoua la tête. « Elle joue avec toi, Caroline. Mais c'est parce qu'elle est jalouse – jalouse qu'il t'aime autant, toi, » dit Abby. Caroline soupira. « Il faut que tu lui parles. Remets-là à sa place, fais quelque chose, » pressa-t-elle.
Caroline ferma les yeux et Abby la prit dans ses bras.
« Je vais le faire, » parvint-elle à dire. « Ce soir. Je lui parlerai ce soir, » dit-elle et Abby acquiesça.
« Tant mieux, chérie. Parce que si tu ne t'en charges pas, je vais lui mettre mon poing dans la figure. Et je suis sûre que personne ne s'interposera, » menaça-t-elle. Caroline laissa échapper un petit rire.
Non, personne ne s'interposerait.
Damon détestait ça. Il détestait être dans cet état bizarre et quand même aller dîner en groupe avec les autres alors qu'il voulait simplement se vautrer dans son malheur et sauter au fond du lac dans l'espoir de se noyer.
Mais il était là, assis à la table d'un restaurant chic qui avait emballé Alaric et Bonnie, faisait de son mieux pour ne pas croiser le regard de Caroline, tout en éviter les regards d'Elena.
C'était dur.
Caroline était tout simplement splendide, dans tous les sens du terme. Ses longues boucles blondes cascadaient dans son dos, et elle portait une robe asymétrique turquoise, avec des touches de rose et des fleurs violettes. Il détestait être aussi attiré par elle, même quand ils étaient fâchés. Elle était magnifique – le genre de beauté que les hommes voulaient avoir pour toujours.
Et il y avait Elena – la robe bustier rouge, les longues boucles brunes, le maquillage chargé. Elle n'aurait pas pu ressembler plus à Katherine si elle l'avait voulu. C'était terrifiant. Cette façon qu'elle avait de tenir son verre, de rire aux plaisanteries de Matt, de passer ses doigts manucurés dans ses cheveux – tout n'était que séduction. Elle n'était plus la fille « normale » et adorable dont il était tombé amoureux à cause de sa vertu.
Oh que non.
C'était une diablesse – comme femme qui avait embrassé tout son sex-appeal et qui en était bien consciente. C'était une tentatrice, et il la détestait de lui faire des avances sans aucune retenue. Il la détestait vraiment. Et il était vraiment ivre – bien trop ivre pour ça.
« Votre attention, tout le monde, » dit Bonnie en tapotant sa fourchette sur son verre pour attirer leur attention. Le groupe se tourna vers elle. « Ric et moi avons une annonce à faire, » dit-elle. Il sourit en passant un bras autour des épaules de Bonnie, puis posa une main sur son ventre.
Damon savait ce qui allait se passer ensuite.
« On attend un bébé, » dit Alaric avec un sourire. Tout le monde à table, excepté Damon, se mit à applaudir joyeusement.
Au milieu des « Oh mon Dieu » et des « C'est pas vrai ! » et des « J'y crois pas », Damon se glissa silencieusement hors de table et se dirigea vers la sortie.
Alaric et Bonnie cessèrent de frapper dans leurs mains et Stefan se leva pour le suivre. Alaric l'arrêta.
« Je- je vais m'en occuper, » dit-il.
Stefan soupira en se tournant vers Caroline, qui évita son regard. Il savait qu'il se passait quelque chose – et il voulait savoir quoi, immédiatement. Avant qu'il n'ait le temps de poser la question, Abby lui donna un petit coup dans la jambe, et il se tourna vers elle.
« Pas ici, » dit-elle presque dans un murmure.
Il soupira en hochant la tête.
Pas ici.
« Damon, franchement ! » cria Alaric en suivant son meilleur ami dans le parking, jusqu'à sa voiture. Il lui saisit le bras. « Qu'est-ce qu'il y a, mon pote ? »
« Ce qu'il y a ? Ce qu'il y a, Ric, c'est que je suis un raté. Je suis fait pour être un raté ! » hurla Damon.
Alaric garda le silence en regardant Damon desserrer sa cravate et la jeter par terre.
« Je n'aurai jamais ces moments-là, Ric. Je ne me marierai jamais, je n'aurai jamais d'enfant, rien ! Et ce n'est pas ta faute. Je suis content que toi et la p'tite juge ayez un bébé et… »
« Tu es ivre ? » demanda Alaric. Damon cligna des yeux. Ils brillaient.
« Non ! » s'écria-t-il, et Alaric haussa les sourcils. « Peut-être – un peu… » avoua-t-il. Alaric soupira.
« Damon, » dit-il en posant la main sur son épaule. « D'où ça sort, tout ça ? »
Damon enfonça les mains dans ses poches et ferma les yeux avant de parler.
« Caroline a rompu avec moi, » marmonna-t-il. « Elle – elle sait qu'elle est trop bien pour moi, » ajouta-t-il en s'asseyant à même le sol près de sa voiture. « C'était la bonne Ric, elle devait me sauver, » dit-il dans un murmure.
Alaric s'assit par terre près de lui et ramena ses genoux vers son torse.
« Tu voulais l'épouser, » dit-il doucement. Damon hocha la tête en mordant sa lèvre inférieure.
Il plongea la main dans sa poche et en sortir une petite boite. Il la mit dans la main d'Alaric et se plongea dans la contemplation du ciel étoilé.
« Je ne peux pas lui donner d'enfants, mais je voulais lui donner quelque chose qui dure toujours, » dit-il d'un air rêveur. Alaric ouvrir la petite boite et y trouver une splendide bague en or blanc, avec un énorme diamant au milieu. « Mais il se trouve que j'ai un secret, Ric … ça fait une année entière que j'ai ça, » dit Damon. Alaric referma l'écrin. « J'en ai marre – je veux mettre tout ça derrière moi. »
Il se tourna vers Damon et vit les larmes qui emplissaient ses yeux alors qu'il s'adossait à la voiture.
« Tu ne peux pas laisser tomber, Damon. Je sais que c'est dur, là, tout de suite, mais crois-moi… pour une fille comme Caroline, ça en vaut la peine. Elle, elle en vaut vraiment la peine, » remarqua Alaric.
Damon baissa la tête alors que son meilleur ami regardait les larmes tomber sur le trottoir. Damon leva la tête en entendant des pas s'approcher.
Stefan avait les mains dans les proches et il s'installa par terre à son tour, en face de son frère.
« Tu veux que je le ramène ? » demanda Stefan en regardant Alaric.
L'humain hocha la tête en soupirant. Stefan se leva, tendit la main à son frère et l'aida à se lever.
« Retourne à l'intérieur, Ric. Ta femme t'attend, » dit Stefan en esquissant un petit sourire, qu'Alaric lui rendit.
« Merci, vieux, » dit-il. Il tendit l'écrin à Stefan et le vampire baissa les yeux. Il devina immédiatement ce que c'était. « Prends bien soin de lui, Stefan. On ne va pas tarder à rentrer, » dit-il.
Stefan hocha la tête et regarda Alaric s'éloigner. Il fouilla dans la poche de Damon et y récupéra les clés de sa voiture.
« Allez, viens, » dit-il en passant le bras de Damon autour de ses épaules pour l'aider à entrer dans la voiture.
