Bon après une semaine difficile où des soucis et des contrariétés m'ont ralentie dans l'écriture j'arrive enfin avec le chapitre 4. Et avec toutes mes excuses pour le retard.
Charis13 : Merci. Pour les séquelles je ne sais pas trop. De base oui ne serait ce que pour la fatigue. Pour le reste je ne sais pas.
Et pour l'explication et l'aide, ce n'est pas encore gagné. Tu pourras en voir le début dans ce chapitre.
Hans.w : Merci. Pour les réactions d'Hermione, il est toujours un peu difficile de juger des réactions d'un personnage. Mais, dans les libres, quand il lui arrive de s'énerver, elle s'énerve vraiment (à mes yeux du moins). Et pour moi elle se retrouve là dans une situation inhabituelle, difficile, moins d'une journée après la bataille finale. Ses réactions peuvent donc être extrêmes.
Fumseck666 : contente de te faire plaisir. J'espère que la suite te plaira autant.
Miss Lilith Samael : merci de tes reviews. La suite arrive, et les explications viendront petit à petit.
Bonne lecture à tous. Et n'hésitez pas à laisser un petit mot, qu'il soit positif ou négatif.
Hermione était restée immobile un long moment après avoir regardé Rogue sombrer dans le sommeil. La fatigue pesait sur elle comme une chape de plomb, mais elle avait refusé de l'admettre, jusqu'a ce qu'un léger bruit dans la pièce la tire de ses pensées. Tournant doucement la tête elle écarquilla les yeux devant Winky, en train de d'installer des couvertures sur le deuxième matelas de la chambre.
- Winky ? Que fais-tu ?
- Miss Hermione doit se reposer, Winky lui prépare un lit. Mais Winky peut en préparer un dans une autre pièce Miss.
L'elfe s'était tournée vers elle avec un regard implorant en prononçant cette dernière phrase, apparemment désespérée de la voir ici, attendant sa réponse.
- Merci Winky, le lit ici ira très bien. Je lui donnerai ses potions au réveil.
Sans un murmure la petite elfe s'inclina devant elle, finit le lit, et s'éclipsa de la chambre silencieusement. Son attitude effacée contrastait étrangement avec les souvenirs qu'elle avait de Dobby, bien plus exubérant, mais ce n'était pas pour lui déplaire.
Après une hésitation, et un dernier regard vers le lit, elle finit par se diriger vers le matelas posé au sol, secouant la tête pour ne plus penser à Dobby, mort en les sauvant, ni à aucun autre de ses amis tombés de soir. Mais même allongée, même en se forçant à ne pas penser au combat final, et aux morts, le sommeil se fit attendre. Et ce n'est qu'une fois complètement épuisée, qu'elle finit par s'endormir d'un sommeil agité et troublé.
Elle n'avait pas réussi à trouver de solution à la situation ou elle se trouvait. Ni solutions, ni explications, et ses rêves, ses cauchemars, ne l'aidèrent pas.
Un sursaut de tout son corps la réveilla brutalement. La sensation de chute avait été tellement intense qu'elle sentit une nausée l'envahir et elle se couvrit brusquement le visage, cachant les larmes qui s'étaient mises à couler. Elle était incapable de se souvenir de son rêve, juste de la chute, interminable, dans le noir. Essuyant machinalement ses larmes elle se força à reste immobile, pour calmer son malaise avant d'ouvrir lentement les yeux.
Passant une dernière fois ses mains sur ses joues pour effacer ses pleurs elle rassembla lentement ses pensées, observant la pièce ou elle se trouvait. Mais en croisant un regard sombre tout lui revint brusquement et elle sursauta de nouveau.
« Rogue ! »
Sentant la gêne l'envahir à l'idée qu'il l'ait observé pleurer, elle se releva d'un bond, les joues écarlates, et grimaça en sentant ses courbatures. Vingt quatre heures à peine s'étaient écoulées depuis la fin de la bataille à Poudlard, et son corps se souvenait encore de cette nuit la, des efforts et de la fatigue. Mal à l'aise devant le regard de son ancien professeur, elle détourna les yeux, cherchant à reprendre une contenance, et aperçut les potions déposées près du lit.
Il ne lui fallut que quelque pas pour les atteindre et choisir celles qui convenaient. Mais elle n'osa pas regarder celui qui l'observait avec tant d'attention. Respirant profondément, elle finit par lui tendre les fioles, fixant le mur derrière lui.
- Tenez !
- Je ne peux pas plus les prendre qu'hier Miss Granger.
Sa voix lui sembla moins sarcastique que d'habitude, et elle lui jeta un bref coup d'œil, croisant de nouveau son regard, avant de se détourner légèrement en soupirant. Baissant le bras, elle déposa l'une des fioles près du lit et se pencha vers l'ex-mangemort, glissant une main sous sa nuque pour l'aider à boire, en évitant autant que possible de le regarder. Elle n'avait plus qu'une envie : lui faire boire ses potions et quitter la pièce aussi vite que possible. Rabaissant la première fiole elle se tourna vers la seconde et sursauta, pour la troisième fois de la journée, en sentant un étau enserrer son poignet.
Elle réagit instinctivement, reculant précipitamment en cherchant à se dégager, et chuta au sol. La poigne de Rogue était ferme, comme son regard, et l'avait empêchée de s'éloigner de lui. Elle se débattit de nouveau, cherchant à attraper sa baguette, avant de gémir doucement. Dans sa précipitation elle l'avait laissée près du matelas ou elle avait dormi.
La main sur son bras se resserra encore alors qu'elle cherchait à reculer à nouveau et elle finit par s'immobiliser au sol, le cœur battant, et les joues rouges de colère et de honte à l'idée de s'être fait avoir.
- Vous êtes décidément bien trop naïve Miss Granger. Vous n'avez vraiment pas changé...
Le mépris qui s'entendait dans sa voix lui fit lever les yeux, et elle fronça les sourcils en croisant le regard de celui qui s'était acharné contre eux pendant six ans. La colère prit le pas sur sa gêne et elle ne put retenir ses paroles.
- Et bien comme ça nous ne changeons ni l'un ni l'autre. Je suis peut être naïve mais vous êtes toujours fourbe et lâche.
- Suffit !
Ils s'affrontèrent du regard pendant plusieurs minutes, chacun cherchant à s'imposer à l'autre, avant qu'Hermione ne détourne les yeux. Malgré sa colère, elle savait pertinemment qu'elle ne faisait pas le poids.
- Lâchez-moi ! Siffla-t-elle entre ses dents.
- Certainement pas ! Je veux une explication ! Et je la veux immédiatement. Hier vous m'avez menacé pour me faire prendre des potions et éviter de me répondre. Aujourd'hui il n'est pas question que vous m'esquiviez à nouveau.
Mâchoires serrées, Hermione tenta une nouvelle fois de se libérer, ne cédant qu'en sentant la douleur envahir son bras : plus elle se débattait, plus il serrait. Finalement elle s'adossa au lit, aussi loin de lui qu'elle le pouvait, et se concentra sur le mur d'en face en cherchant ses mots.
- Vous voulez savoir ? Très bien ! Voldemort est mort hier matin, de la main de Harry, quelques heures après vous avoir fait tuer par son serpent. Cette réponse vous convient ? Et maintenant lâchez-moi !
Elle tira brusquement son bras, sentit sa main glisser entre les doigts de celui qui la tenait, et bascula au sol. Sa réaction fut immédiate et elle recula aussi vite que possible, se traînant sur le plancher sans même y faire attention, pour récupérer sa baguette. Dès qu'elle la sentit sous sa main elle resserra les doigts dessus, rassurée par ce contact et releva les yeux vers l'ex-mangemort. La vue de son visage la fit frémir : Blême, plus encore que d'habitude, crispé, le regard vide. Il n'avait même pas réagit lorsqu'elle s'était libérée, et semblait maintenant complètement perdu en lui-même.
Pour la première fois elle le voyait désarçonné, et il lui fit pitié, tout comme dans la cabane hurlante. Elle vit ses lèvres bouger légèrement et tendit l'oreille pour comprendre son murmure. Sans succès. Se relevant lentement elle se rapprocha, veillant toutefois à ne pas être trop près de lui, et l'observa.
Son mouvement avait attiré son attention, et ses yeux se posèrent sur elle. Il avait cessé de murmurer, mais son regard l'inquiéta. Jusqu'a ce qu'il se mette à hurler.
- Que m'avez-vous fait Granger ? Si je suis mort comment pourrais-je être la, à devoir vous supporter ? Les morts ne reviennent pas ! Mais non évidemment, il fallait que vous vous en mêliez, que vous me sauviez ! Espèce d'idiote Gryffondore !
Incapable de se contrôler, elle se mit à hurler à son tour, furieuse de se faire accuser alors qu'elle n'avait rien fait, a part vouloir l'aider.
- Je n'ai rien fait ! Je ne sais pas pourquoi vous êtes en vie mais vous êtes mort ! Votre portait est apparu dans le bureau du directeur. Et pourtant je vous ai trouvé en vie. Mais si j'avais su, je vous aurai laissé mourir sur le sol de cette cabane puante !
Resserrant la main sur sa baguette, elle fit brusquement demi-tour après ces mots et se précipita vers la porte, voulant plus que tout être loin de lui. Mais avant qu'elle ne l'atteigne le battant se referma brusquement, et la porte claqua juste devant elle. Sa main s'agrippa à la poignée, alors qu'elle essayait de la rouvrir, sans aucun effet.
Après plusieurs minutes d'efforts, elle s'immobilisa, front appuyé contre le bois, et tenta de ne pas flancher. Elle qui était si fière de son savoir, de sa capacité à réfléchir, dut convenir qu'elle avait cette fois-ci pris une mauvaise décision.
« Mauvaise ? La pire de toute... Par Merlin, Hermione, tu n'aurais pas pu le laisser la-bas comme tu viens de le dire. Regarde le résultat : tu es enfermée dans une chambre d'une maison déserte, avec un type qui a passé ses dernières années à te pourrir la vie, et dont personne ne pense qu'il est en vie. »
- Pensez moins fort, Miss Granger ! Ou pensez à un récit cohérent que je puisse comprendre.
« Non mais c'est pas vrai. Je suis maudite ! Non non non la legillimencie ne marche pas ainsi. Il est en train d'essayer de m'avoir encore une fois. »
- Miss Granger ! J'attends toujours une véritable explication.
- Laissez moi sortir !
- Non ! Expliquez moi ce qui s'est passé, et je verrai si je vous laisse sortir. Mais dans l'immédiat c'est hors de questions.
- Je vous ai déjà répondu. Et je ne sais pas ce qui s'est produit. Alors laissez moi sortir que je m'en aille d'ici.
Un silence pesant s'installa dans la pièce, et elle eut une pensée pour le pauvre ange qui oserait passer en ces lieux, mais elle resta dans la même position, refusant de regarder Rogue, ou d'envisager de lui répondre.
- Granger !!! Vous m'avez noyé sous des tonnes de parchemin pendant 5 ans, incapable de faire preuve du moindre esprit de synthèse, alors ne venez pas me faire croire que vous avez acquis cette capacité ! Votre explication succincte n'en était pas une et vous le savez aussi bien que moi.
Entendre prononcer son nom de cette manière, avec les reproches habituels, la fit frémir et elle se laissa glisser au sol. Elle n'avait rien prévu, rien prémédité, et se retrouvait dans une situation qu'elle ne savait gérer. Et la tension qui l'habitait, et qui n'avait fait qu'augmenter depuis son réveil, la submergea soudain. Se recroquevillant contre la porte elle enfouit son visage dans ses mains, souhaitant de cette dernière journée n'ait jamais existé, souhaitant avoir refusé la demande de Harry.
***
Le silence se réinstalla, plus lourd encore que la première fois, alors que le regard de l'homme se rivait sur la jeune femme au bout de la pièce. Les quelques informations obtenues n'avaient pas clarifié sa situation, bien au contraire. Et son attitude ne l'avait pas aidé à rester calme. Elle avait osé le traiter de lâche, comme Potter l'avait fait l'année précédente. Rien que cette pensée le faisait grincer des dents. Il était un serpentard sans aucun doute, fourbe oui aussi sûrement. Mais pas un lâche.
Inspirant doucement il se calma progressivement et releva les yeux pour observer la porte. Il maîtrisait la magie sans baguette, même si ce n'était que pour quelques actes simples, mais là, il n'avait pas volontairement fermé la porte. Il n'avait pas eu le temps de se concentrer pour le faire, sans compter qu'il était sous l'emprise de la colère.
« Magie accidentelle »
Comme un enfant, il n'avait su maîtriser ses pouvoirs. Et si cela le rassurait, en lui prouvant que sa magie n'avait pas disparu, cela l'inquiétait également : il n'avait jamais eu ce genre d'accident dans sa vie. Et il ne pouvait pas se permettre d'en avoir, pas avec son passé.
Baissant le regard il constata, sans surprise, que la jeune femme n'avait pas bougé. Et qu'il lui faudrait faire le premier geste. Grimaçant sous l'effort il se redressa lentement dans le lit, glissant progressivement vers le bord, et s'assit aussi dignement que possible. La lutte contre elle, lorsqu'il avait tenté de la maîtriser, l'avait épuisé, et il s'intéressa aux potions posées sur le sol.
La potion d'énergie fut avalée en une gorgée, et il se redressa en savourant les sensations qu'elle lui procurait. Il hésita pour la suivante, s'arrêtant en soupirant devant une potion calmante, envisageant de la proposer à son ancienne étudiante, et finit par saisir celle qu'elle lui avait préparée avant que tout dégénère.
Une fois plus en forme, il se tourna à nouveau vers la jeune femme, cherchant quoi faire, craignant de l'effrayer plus encore s'il s'approchait. L'idée qui lui vint était risquée, mais après une telle scène il devait obtenir un minimum de confiance de sa part pour obtenir les informations qui lui faisaient défaut.
- Miss Granger... Est ce que vous m'entendez ?
Son ton était moins sarcastique que d'habitude mais il la vit se crisper légèrement et se coller un peu plus à la porte.
- Bien il semble que vous m'entendez. Je vais essayer de déverrouiller la porte Miss Granger. Mais il faut que vous vous leviez pour cela, et que vous vous écartiez.
Une longue minute s'écoula avant qu'elle ne relève la tête. Visage tendu, inquiet. Il l'observa un instant, cherchant à prévoir sa réaction et resta ahuri devant celle ci.
- Pourquoi ?
- Miss Granger ? Il haussa un sourcil en prononçant son nom, ne sachant pas à quoi s'appliquait sa question.
- Pourquoi dois-je m'écarter ?
Hésitant, cherchant ses mots, il resta silencieux en la dévisageant, ne réagissant qu'en la voyant baisser la tête de nouveau. Il n'avait pas vraiment envie de lui confier ce qu'il venait de découvrir, mais n'avait aucune explication valable. Et Miss je sais tout ne se contentait jamais d'un « parce que c'est comme ça »
Inspirant profondément il finit par se lancer.
- Je sais faire certaines choses sans baguette. Et même si fermer une porte en fait partie je ne l'ai pas fait volontairement. Je ne veux donc pas prendre de risque pour la suite.
***
Elle s'était redressée de nouveau en entendant la voix de Rogue. Alors qu'elle n'attendait pas de réponse il l'avait fait. Et pour une fois elle n'avait pas senti de sarcasme dans sa voix.
Hochant doucement la tête elle se releva lentement, partagée entre l'envie de le croire et la crainte d'un nouveau piège. Elle se décala jusqu'a son matelas, évitant de s'approcher de son ancien professeur, évitant aussi de le regarder. Mais son regard pesait sur elle et en voyant que rien ne se passait, elle se tourna vers lui.
- Je vais vraiment rouvrir la porte si c'est la question que vous vous posez. Mais...
Il s'interrompit, semblant réfléchir, et elle en profita pour l'observer. Il était toujours aussi blême mais son regard n'était plus aussi vide. Juste différent d'avant. Ses yeux glissèrent sur son visage, pour passer à son cou ou seules des traînées de sang séché montraient qu'il y avait eu une blessure. Mais elle n'eut pas le temps de continuer son examen et le regarda de nouveau par en dessous lorsqu'il reprit la parole, sans la regarder cette fois.
- Il me faut des explications Miss Granger. Je vais rouvrir la porte. Mais j'ai besoin de réponses. Si vous avez dit vrai, concernant ma mort, ça m'est indispensable.
Le déclic qui suivit l'empêcha de répondre, et elle écarquilla les yeux devant la porte qui s'ouvrait lentement. Le souffle court, elle résista à sa première envie, celle de partir en courant pour quitter cette pièce. S'avançant doucement elle se dirigea vers la sortie, crispée, craignant un revirement du sorcier derrière elle et s'arrêta juste avant de passer le seuil. Il avait tenu parole. Et n'avait rien exigé en échange. Il avait juste demandé. Et même si son geste précédent était toujours dans sa mémoire elle lui devait au moins d'y réfléchir.
Sortant de son immobilité elle se tourna légèrement vers lui, fit un bref signe de tête, et quitta la pièce. Se dirigeant sans hésiter vers la salle de bain elle essaya de faire le point, et de se reprendre. Ce qui lui prit un bon moment. Mais en sortant de la pièce sa décision était prise. Elle avait fait un choix, elle se devait de l'assumer.
- Venez !
Une fois de retour dans la chambre, elle s'était dirigée vers son sac, prenant quelques affaires à l'intérieur, avant de venir s'assoire près du sorcier. Il n'avait pas bougé depuis son départ, fixant le sol, semblant attendre sans espoir. En constatant son absence de réaction, elle le frôla de la main, et se répéta.
- Venez professeur !
- Je ne suis plus votre professeur.
- Heureusement je serai déjà en retenue sinon, lui répondit-elle avec un sourire en coin. Mais venez quand même.
Son absence de réaction la fit soupirer et elle se pencha pour le regarder, cherchant à comprendre son changement d'attitude. Après un moment d'observation, elle finit par reprendre.
- Professeur, je vous promets que je vais essayer de vous expliquer. Et j'essayerai même de faire preuve d'esprit de synthèse comme vous dites. Mais d'abord je vous emmène dans la salle de bain vous êtes couvert de sang. Et après on descendra manger. D'accord ?
Elle le regarda pendant qu'il assimilait ses paroles, et se leva brusquement pour le retenir lorsqu'il tenta de se lever, manquant s'écrouler au sol. Elle le sentit trembler lorsqu'il s'agrippa à son épaule mais se retint de faire une remarque. La tension entre eux risquait de resurgir à tout moment et elle ne voulait pas prendre ce risque.
Et c'est sans un mot, ni de l'un, ni de l'autre, qu'elle le mena lentement vers la salle de bain. Elle avait pensé le laisser seul, mais en le voyant vaciller sur ses jambes, cramponné au lavabo elle fut contrainte de s'adapter. Après un regard hésitant, et voyant son absence de réaction, elle déboutonna sa robe de sorcier, soupirant de soulagement en voyant que, comme les élèves de poudlard, il était habillé dessous. A la vue de sa chemise elle se mordit les lèvres. Celle-ci, sûrement blanche à l'origine, avait pris une teinte marron tant elle avait été imbibée de sang. Et aucun nettoyage, que ce soit moldu ou magique, ne pourrait rattraper cela.
Elle hésita de nouveau, peu désireuse de déshabiller l'homme qui lui faisait face, et se recula avec soulagement en le voyant essayer de se débrouiller seul pour détacher les boutons. Mais ses difficultés la forcèrent à se rapprocher, et à le faire pour lui. Les yeux baissés, les joues écarlates, elle se força à penser à autre chose et se détourna dès le dernier bouton défait.
Tournée face au mur elle s'absorba dans sa contemplation des carreaux de faïence, pendant que l'ex-espion retirait sa chemise.
- Miss Granger... le sifflement qu'il poussa à cet instant la fit immédiatement réagir et elle lui fit face à nouveau.
Elle examina rapidement la pièce, puis l'observa, cherchant ce qui avait provoqué sa réaction, et suivit son regard jusqu'a son bras gauche. Bras un peu pâle, musclé, mais sans rien de particulier.
- Quoi ?
- Vous ne remarquez rien Miss Granger ?
Elle examina son bras à nouveau, sans rien déceler d'inhabituel, et releva les yeux vers lui, l'air interrogateur.
- Trouvez-vous normal de ne pas voir la marque des ténèbres sur mon bras ?
Ecarquillant les yeux, elle reporta le regard sur le bras gauche de l'homme, puis le droit, réalisant seulement à cet instant ce qu'il venait de lui dire, et releva la tête pour le dévisager de nouveau.
