Lundi 27 novembre
Titre : Mutation
Auteur : Sinelune
Rating : M
Genre : Romance, fantasy
Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !
Pairing : Drarry !
Disclaimer :Les personnages appartiennent à JK Rowling, excepté Mystik qui appartient au créateur de X-men.
CDL : En clair, rien est à toi donc. Et en transparent, tu ne sers à rien.
Haha, quel jeu de mots…. Méchante.
malilite, Leviathoune, Harrie Zabbs, Ishtar, nami, didi, kaene black, Jeremi Black,
Lady Shadow Cassandra, Black siri, Vif d'or, Chris52, mimicra, yepa, DLT, Gally84,
Samaeltwigg, Paprika Star, adenoide, Vert Emeraude, Virginie Malfoy, zaika, LOL,
Lynseth, yohina, Jully Reed, Artemis, slydawn.
Un grand merci à vous!
Chapitre 3: On dit que le Paradis fut détruit par les anges...
Il s'approcha doucement, sur ses gardes. L' « ange » portait une moulante tenue noire, plus adaptée à un cambriolage qu'au Paradis… Draco eut un mouvement de recul quand l'Echoe leva les bras pour attraper un livre en hauteur ; son haut s'était soulevé et il aperçut un tatouage couleur sang au creux de ses reins.
Un mutant.
Il sortit sa baguette et lui envoya un sort de ligotage, silencieusement, ainsi qu'une onde électrique suffisante pour l'assommer à demi.
Du moins, pour assommer à demi un être humain normal.
Le mutant, et non plus l'ange, comme Draco l'appelait à présent, se vit entièrement ligoté et traîné jusqu'au centre de la pièce, sonné.
Le blond le rejoignit prudemment et s'accroupit près de lui. Il se penchait pour le secouer quand il reçut un coup d'aile qui le fit tomber à terre sans pour autant lui faire de mal.
-Ne me touchez pas ! cracha le mutant avec haine avant de se mettre à genoux, incapable de se lever.
Nul doute que s'il ne l'avait pas blessé, c'était parce qu'il n'avait pas réussi à le faire, comprit Draco en entendant de mépris que recelait sa voix. Il se releva et le toisa, méprisant. Néanmoins, il perdit de sa superbe alors qu'il détaillait le mutant avec plus d'attention.
Ce dernier était magnifique.
Les poignets liés derrière le dos, les ailes attachées, il était incapable de faire quoi que ce soit et ne faisait que le fixer, visiblement furieux.
Mais il ne s'agissait pas d'une colère froide, c'était une colère passionnée. Même si le mutant ne bougeait pas, il y avait cette flamme dans son regard qui criait : « Je te tue dès que j'en ai l'occasion ». Et loin de lui faire peur, cette flamme le troublait.
Il avait des lèvres délicieusement ourlées, d'un rouge plus que tentateur. Sa peau était parfaite, délicatement dorée et jamais il n'avait vu de corps aussi beau, fin et mince.
C'était peut-être réellement un ange, finalement.
Quand à ses yeux… Il les voyait difficilement car ces derniers étaient cachés derrière des mèches de cheveux noirs comme l'ébène. Il eut l'absurde envie de les écarter et s'avança, mais il avait à peine fait un pas que le mutant s'écria :
-Ne t'approche pas, meurtrier !
Cela eut pour effet de stopper Draco qui murmura le plus doucement possible, comme s'il s'adressait à un animal sauvage paniqué.
-N'aie pas peur.
-Peur ?
Son prisonnier ricana.
-Je n'ai pas peur de vous, affirma-t-il, condescendant.
Draco ne répondit pas, se contentant de lui lancer un sourire ironique. Il finit par demander :
-Comment t'appelles-tu ?
-Pourquoi ? Il vous faut un nom à inscrire sur ma pierre tombale ? Je pensais que vous préféreriez m'incinérer, ça prend moins de place, jeta le mutant, railleur.
-Je ne vais pas te tuer.
-C'est que vous dites maintenant. Mais je vous certifie que je vous rendrai la vie tellement impossible que vous aurez vite fait de m'achever.
-Nous verrons, sourit Draco. Comment t'appelles-tu ? répéta-t-il.
Seul le silence lui répondit.
-Tu sais, reprit le blond patiemment, il y deux façons pour moi d'obtenir la réponse. Soit tu me le révèles de plein gré, soit… Je t'y oblige, termina-t-il en plantant profondément sa baguette dans la gorge du mutant qui releva la tête dans un réflexe inutile pour mieux respirer.
Il sembla réfléchir quelques secondes puis s'avoua finalement vaincu en poussant un soupir. Il murmura quelque chose, trop bas pour que l'ancien Serpentard l'entende.
-Tu peux répéter ? demanda-t-il.
Son prisonnier lui fit signe d'approcher et Draco se pencha. Il comprit que le mutant lui avait craché au visage uniquement lorsqu'il sentit le filet de salive glisser sur sa joue.
Furieux, il gifla le brun qui tomba à terre. Le blond en profita pour s'agenouiller près de lui avant de le prendre à la gorge. Le mutant se débattit, mais il ne pouvait pas faire grand-chose, attaché comme il était. Draco le prit par les cheveux, les lui meurtrissant, avant de pointer à nouveau sa baguette contre la gorge de l'impudent.
-Je ne répèterai pas ma question, souffla-t-il, menaçant, impressionnant dans sa colère glaciale, ne pouvant se calmer.
Le mutant respirait de façon saccadée, et même si leur visage n'était qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, Draco n'arrivait toujours pas à voir correctement ses yeux qui étaient dissimulés par la chevelure noire. Il contempla les joues rouges de colère de son prisonnier et le trouva incroyablement érotique, déglutissant lorsqu'il sentit son pantalon devenir étroit.
Qu'est-ce qui lui prenait d'être attiré par un mutant, une aberration de la nature ?
Il s'apprêtait à lui jeter un sort lorsque ce dernier murmura :
-Echo.
-Echo ? répéta-il, un peu stupidement.
-Vous m'avez demandé mon nom, je vous le donne. A moins que ce concept ne soit trop compliqué pour vous ? se moqua ledit Echo, avec un air de défi sur le visage..
En le voyant si sûr de lui, si provocant, Draco sentit un frisson de désir descendre directement dans son entrejambe. A la fois furieux contre le mutant et contre lui-même –il devait vraiment être en manque– il répliqua :
-Il parait que votre surnom a un rapport avec votre don. Puis-je connaitre le tien ?
-Ca depend si vous etes pret a mourir maintenant, rétorqua Echo, sarcastique.
Draco sourit, intérieurement ravi. Il était enchanté d'avoir rencontré une si intéressante créature. Avec lui enfermé dans son laboratoire, il ne risquait pas de s'ennuyer… d'autant plus qu'il était possible que le mutant ait un rang élevé chez les X-men.
Il le lâcha et le fit léviter jusqu'à l'un des canapés qui se trouvait au centre de la pièce. Des sièges étaient disposés en cercle autour d'un table basse sur laquelle étaient disposés des rafraîchissements, au cas où l'on décidait de lire dans la bibliothèque.
Il l'y laissa tomber et s'essuya le visage avant de se servir un verre de vin sous les yeux colériques de son petit ange personnel. Enfin, il s'installa confortablement près du brun qui lui était au contraire dans une position très désagréable ; il était toujours attaché et ses ailes cognaient contre le dossier du canapé. Néanmoins, il ne laissait rien paraître de son malaise, et Draco l'en félicita intérieurement.
-Bon… Si tu me disais pourquoi tu farfouillais dans mes affaires ? demanda calmement Draco avant de porter le verre de vin à ses lèvres.
-Parce que vous pensez que je vais vous répondre ? demanda Echo, incrédule.
-Tu as plutôt intérêt, répondit le maître des lieux en montrant sa baguette qu'il tenait dans son autre main.
-Vous n'obtiendrez rien de moi. Si vous voulez des informations, il faudra me les extorquer de force, déclara son interlocuteur en relevant fièrement le menton, mouvement qui semblait récurent chez lui et qui le rendait adorablement provocant.
Mouvement qui énervait Draco plus que de raison.
-Pourquoi te faire torturer ? demanda-t-il d'une voix onctueuse. Pourquoi accepter la douleur quand tu peux l'éviter ? Je m'en voudrais d'abîmer une si jolie créature.
Il leva la main vers le visage d'Echo, voulant dégager ces mèches qui semblaient le narguer et plonger son regard contre celui de son prisonnier mais celui-ci recula, jetant avec feu :
-Créature ? Je suis un être humain comme les autres, et je vaux même mieux que vous !
-Tu es un mutant, répondit Draco d'un ton docte. Tu es atteint d'une maladie qui embrouille ton cerveau. Réfléchis, Echo. Si tu restes avec moi, je ferai tout pour que tu retrouves ton état normal.
Il fallut quelques secondes au brun pour répondre, complètement ébahi :
-Il est inutile de me soigner parce que je ne suis pas malade. En réalité, celui de nous deux qui aurait le plus besoin d'être soigné, c'est vous.
Draco éclata de rire ; le petit ange avait la verve vive.
-Depuis combien de temps es-tu un mutant ?
-Depuis cinq ans, répondit Echo, boudeur.
Draco se laissa quelques instants avant de répondre, finissant son verre.
-Je suppose que tu fais partie des X-men… N'es-tu pas triste d'avoir quitté ton ancienne vie ? Pense à ton passé… Et à ton présent. Cela ne te fait-il rien d'être renié par ton ancien entourage ? Pense à ce que je t'offre… La paix.
Le mutant réfléchit un moment puis déclara :
-Non, ça ne me dérange pas plus que cela. Et puis j'aime bien être un mutant, je fais peur aux gens, je les torture et tout… ajouta-t-il d'un ton tranquille. Même que la semaine dernière, j'ai violé une vieille dame avant de crucifier son chien et de lui voler son porte monnaie, parce que je l'avais entendu dire que les mutants étaient anormaux. Mais ne vous inquiétez pas, j'ai vérifié qu'elle était bien en ménopause, pour éviter les désagréments enfantins.
Au début de sa tirade, Draco avait regardé son prisonnier, choqué. Puis son regard s'était fait amusé arrivé à la fin du petit discours du brun.
-Me prendrais-tu pour un imbécile ? demanda-t-il calmement.
-Toutes les brutes dans votre genre sont des imbéciles, répondit Echo d'un ton égal.
Pendant quelques secondes, personne ne bougea. Puis Draco prit violemment Harry à la gorge qui étouffa, ses mains tentant de se dégager des liens qui les entravaient, sans succès.
-Depuis… combien… de temps… es-tu… un mutant ? répéta lentement le blond en laissant échapper un grondement sourd, appuyant chaque fois un peu plus sur la gorge de son prisonnier.
-T… Trois ans… répondit Echo au bord de l'évanouissement.
Draco le relâcha d'un geste presque méprisant et pendant que le mutant toussait, tentant de retrouver son souffle, il se resservit un verre de vin.
-Tu vois ? remarqua-t-il nonchalamment. Si tu m'avais dit la vérité dès le départ, tu te serais épargné ce petit désagrément.
Echo ne répondit pas, reprenant difficilement contact avec la réalité ; Draco y était allé très fort.
-Tu veux du vin ? proposa le maître des lieux. Tu dois avoir la gorge sèche.
-Je ne tomberai pas dans un piège aussi stupide, répliqua le mutant d'une voix enrouée, se redressant difficilement.
Drac rit doucement.
-Allons, je sais que tu es plus intelligent que ça. Je n'empoisonnerai pas ton verre, je veux simplement que tu sois plus à l'aise, dit-il en remplissant un second verre.
-Pour cela, il suffirait que vous me détachiez, rétorqua Echo avec condescendance.
-Bien essayé, mais ça ne marche pas, répondit le blond.
Il approcha le verre des lèvres de son prisonnier qui détourna la tête d'un geste sec, catégorique.
-Allez, tu sais très bien que de toute façon je te torturerai s'il le faut pour que tu répondes à mes questions. Tu peux bien boire un verre avant. D'autant plus que je suis certain que tu as assez de volonté pour résister au véritaserum que je pourrais y avoir mis.
Le brun eut une moue que Draco trouva presque irrésistible et finit par approcher les lèvres du verre de vin blanc.
Il but quelques gorgées puis Draco éloigna le verre, le reposant sur la table basse. Une goutte perlait au coin des lèvres d'Echo qui passa négligemment la langue sur celles-ci pour la recueillir.
Le geste n'échappa pas à Draco qui se redressait après avoir posé le verre et il sentit à nouveau son pantalon le serrer désagréablement. Il fixa les lèvres rouges du mutant et un long frisson d'anticipation parcourut sa colonne vertébrale.
-Mais que faites-vous ? cria soudain Echo, paniqué.
Le blond se figea ; il ne s'était même pas rendu compte qu'il s'était approché de cette bouche tentatrice.
-Je… Je te relâche, murmura-t-il finalement, cherchant à croiser ces yeux qui brillaient d'un éclat vert derrière les mèches noires qui le narguaient tout le temps.
-Pardon ? répliqua son petit ange démoniaque, éberlué.
-Je te relâche… Si tu me laisses t'embrasser, termina l'ex-Serpentard d'une voix rauque.
Son visage se décomposa littéralement lorsqu'il sentit un nouveau crachat atterrir sur sa joue.
-Je préfère mille fois la torture plutôt que sentir votre langue dégoûtante dans ma bouche, déclara Echo, hautain. Surtout que j'ignore où vous la laissez traîner.
Le regard que lui lança son geôlier reflétait tant de haine qu'il en frémit de peur, tentant vainement de garder un visage impassible. Ses efforts furent réduits à néant lorsque Draco attrapa à nouveau les cheveux et il cria de douleur, sursautant en sentant le bout de la baguette qui le brûlait comme le bout d'une cigarette.
Il hoqueta de douleur, ses yeux brillants suppliant silencieusement son détenteur de le relâcher. Draco eut un sourire sardonique.
-Lèche, ordonna-t-il.
Son ravissant petit ange gémit sourdement, fermant les yeux un court instant.
-Non… souffla-t-il.
Le blond s'approcha et passa sa langue sur la joue du mutant, levant la tête de ce dernier. Echo tenta de ce dégager mais la baguette de Draco s'enfonçant davantage dans sa gorge l'en dissuada. Ce dernier passa également sa langue sur son oreille et murmura :
-Echo, lèche.
Il s'éloigna, attendant visiblement qu'il obéisse.
Le mutant rendit les armes et approcha sa langue de la joue de son possesseur qui ferma les yeux, impatient, adorant l'érotisme de la situation.
Il ne vit pas les traits d'Echo prendre une expression surprise et un sourire apparaître sur son visage. Il entendit trop tard le doux chuchotement de son prisonnier.
-Vous devrez vous essuyer tout seul, Monsieur Malfoy…
Une explosion se fit entendre et Draco ouvrit les yeux… Mais ne rencontra que l'obscurité. Il sentit l'ange se dégager avec un rire et tenta de le retenir mais ses mains se refermèrent sur le vide.
Il se leva, tentant de distinguer quelque chose à traverse la brume étrange qui… Entourait son esprit, réalisa-t-il. Pas con corps. Cette obscurité n'était effective que dans sa tête.
Il avait à peine réalisé cela qu'il reçut un violent coup à la nuque et tomba à terre, inanimé.
Et voili !
Le pauvre Draco c'est bien fait avoir, mwaha !
Dans le prochain chapitre, vous verrez que l'on ne se moque pas d'un Malfoy impunément ! Enfin… Ce n'est peut-être pas sûr. Ou peut-être que si, ça l'est. Ou non.
CDL : Abrège, ce que tu baragouines est aussi ennuyeux que toi.
Snifou…
Merci de m'avoir lu,
Bises,
