Bonjour,

Tout d'abord toute mes excuses pour cette (très) longue attente. C'est impardonnable, je suis inexcusable. Désolé ^^

Merci aussi pour vos commentaires :D ! Ca me fait plaisir de voir que vous aimez mon histoire !

Comme vous l'avez tous deviné la jeune femme est bien Tali ;)

Voici donc le chapitre 5 ! Mais que va-il se passer ? (vous le saurez après cette courte page de publicité xD)

Bonne lecture !

little-lyna


Chapitre 5

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15 ans plus tôt, Tel Aviv.

« Tali ! Tali ! Reviens !»

S'époumonait Ari alors que sa petite soeur, de sept ans, courait en rigolant dans la ruelle devant leur maison.

« Ari ! Ziva ! Venez la fête foraine est arrivée !»

S'exclama la petite fille en s'éloignant

«Tali ! Hurla son frère agacé.

- Aller, Ari ! Vient avec nous. Ca fait une semaine qu'elle nous en parle.»

Déclara Ziva en souriant, du haut de ses quatorze ans, en attrapant son sac. Elle continua en se tournant vers la cuisine, alors que Ari rattrapait Tali au pas de course.

« Maman, on va voir les manèges avec Tali !

- D'accord, faites attention à elle ! Restez bien ensemble !» Ordonna leur mère d'une voix douce.

La petite fille courait joyeusement entre les stands de confiserie et les manèges. En s'arrêtant de temps à autre émerveillée devant une nouvelle atraction ou les montagnes de sucre utilisé par les marchant de churros.

Son frère et sa soeur la suivaient d'un pas déterminé en l'empêchant de dévaliser les stand de peluche ou de jouet. Quand soudain un stand attira toute l'attention de la petite : Le marchant de glace !

Elle couru alors rejoindre le camion réfrigéré qui contenait sa gourmandise favorite. Laissant à Ari et Ziva le défi de se frayer un chemin pour essayer de la suivre.

Dans sa course vers les délice glacées, la brunette, ne faisait plus vraiment attention au monde qui l'entourais. Ainsi, elle écrasa sans ménagement le pied d'une brave dame et força plusieurs personne à s'écarter brusquement de son chemin.

Soudain elle percuta de plein fouet des jambes vêtues de noir, et se retrouva assise par terre. Un peu sonnée, elle mis du temps à reconnaitre le visage souriant de l'homme en face d'elle qui lui tendait maintenant la main.

« Papa ! S'exclama, enfin, la petite ravie, tout en prenant la main de son père pour se relever. T'es revenue ! Il faut le dire à maman. Tu reste à la maison, n'est ce pas ?»

Demanda la jeune fille en regardant son père de ses grands yeux pleins d'espoir. Eli David senti son coeur se serrer, une fois de plus il allait décevoir sa fille. Les pas précipités de Ziva et Ari se stoppèrent net au côté de Tali. Ils regardèrent tout deux leur père avec une pointe d'interrogation.

« Ari ! Ziva ! Regardez c'est papa !»

Leur montra Tali, trouvant qu'ils n'exprimait pas assez de joie. Mais les deux grands savaient très bien ce que leur père faisait pendant ses absence et aussi que c'était-la raison de la séparation d'Eli et Rivka David. Du coup, ils étaient un peu perplexe de le trouver ici.

« Ma chérie, écoute, je suis désolé mais je ne vais pas pouvoir rester. Avec mon travail tu comprend. Je suis juste passé, pour vous voir bien sûr, et aussi car il faut que je parle à Ari.»

La petite baissa les yeux et soupira deçu. Puis, elle se tourna en même temps que sa soeur vers leur frère, se demandant ce que leur père allait lui dire. Ari, voyant que son père semblait vouloir lui parler seul à seul, ordonna à Tali de rester avec Ziva le temps que le directeur du MOSSAD et lui discutent.

« Alors ? Demanda, avec impatience le jeune homme, une fois qu'ils se furent éloignés des deux filles.

- J'ai un travail pour toi. Lâcha calmement l'homme en face de lui.

- Le même genre que la dernière fois ? Tant que je suis rentré pour le diner je ne pense pas que Rivka dira quoi que ce soit. Souri légèrement Ari.

- Ce n'est pas exactement la même chose. Cette fois ce ne sera pas seulement une mission d'élimination. Déclara Eli en regardant discrètement autours de lui et en se rapprochant de son fils. Ce sera une mission d'infiltration, plus longue, de plusieurs mois.»

Ari ne répondit pas tout de suite. Il vivait avec sa belle mère et ses soeurs depuis la mort de sa mère, il y a trois ans à gaza. Dès lors, il ne s'était plus beaucoup éloigné de sa famille. Quand il avait commencé à travailler avec son père, celui-ci lui avait assuré qu'il ne ferait que de courte mission, mais avec l'entrainement qu'il avait reçu par la suite, le jeune homme avait pressenti qu'on lui mentait. Il soupira.

« En quoi cela consiste exactement ? Demanda-t-il.

- Tu intègre une branche du hamas et nous envoie des rapports détaillés de leurs actions. En cas de besoin tu élimine tout le monde. Lui expliqua Eli à voix basse.

- Combien de temps ?

- Aussi longtemps que possible.»

Ari le scruta du regard. Le visage du directeur était impénétrable. Etait-il vraiment en train d'envoyer son propre fils dans une mission qui relevais quasiment du sucide. Il semblerait. Une nouvelle fois, le jeune homme laissa échapper un soupir. Son père le surprendra toujours.

« Je commence quand ?

- Demain.»

Ari tourna vivement la tête vers ses soeurs un peu plus loin qui mangeaient chacune une glace. Puis se retournant à nouveau vers son père, une expression mi-surprise mi-lasse gravé sur le visage.

« C'est tôt. Lâcha-t-il enfin.

- Oui, mais cela te laisse la soirée pour leur dire au revoir.

- Rivka va m'en vouloir de partir ainsi.»

Le visage du directeur s'assombri en entendant la dernière phrase. La seule femme qu'il a aimé n'avait jamais approuvé son travail, et elle lui avait fait juré de ne jamais entrainer ses enfants dans ses affaires. Toutes les promesses qu'il n'avait pas tenues.

« Tu embrassera tes soeurs de ma part. Je viendrait te chercher demain matin.» Conclu Eli David en s'éloignant.

Ce soir là, Tali partit dans sa chambre en pleurant, sa mère lui avait crié dessus quand elle avait hurlé sur son frère pour qu'il ne parte pas. Ziva était venue la voir tard dans la nuit, alors que Rivka préparait un sac pour Ari, croyant qu'il se rendait en Angleterre poursuivre ses études de médecine. Mais la petite s'était endormie malgré une larme qui coulait encore sur sa joue.

Six mois plus tard, Ari revint de sa mission. Mais il n'était plus le même qu'avant, il y avait quelques chose de brisé en lui. En réalité, il avait juste apprit de la bouche de leurs ennemis qui était le vrai responsable de la mort de sa mère quelques années plus tôt lorsqu'il travaillait encore avec elle à l'hôpital de Gaza.

...

Maintenant ils avaient grandis. Ari était mort. Ziva américaine. Et Tali devait affronter les questions de deux agents très spéciaux.

« Mais vous... Enfin Ziva nous a dit que vous étiez morte ... Comment ... Commença McGee en essayant de rassembler ses mots.

- C'est, disons, assez compliqué... Lâcha la jeune femme en faisant une légère grimace. Et je pense que ... Ce serais mieux que j'explique le tout à Ziva d'abord. Ce serais mieux...»

Déclara-t-elle d'une voix incertaine. Les deux agent se jetèrent un regard perplexe. Puis le bleu décida de tenter un nouvel appel vers son patron ou vers Abby si le premier se révélait infructueux. Tandis que l'agent senior se retournait vers l'israélienne :

« Bien dans tout les cas, vous allez nous suivre au NCIS. Vous en savez plus que nous sur le marine il semblerais.»

Trancha-t-il d'une voix qu'il voulait calme. En entendant ces derniers mots, Tali tenta de réprimer un frisson, en vain. Son estomac venait de former une boule qui semblait prendre un malin plaisir à se tordre et se retordre. Après tout, elle avait envie de revoir sa soeur. Oui. Mais pas dans ces conditions. Pas comme ça. Elle n'était pas prête.

Cela faisait quelques années maintenant qu'elle hésitait, se décidait et finalement renonçais à prendre contact avec sa grande soeur. Et voilà que le destin l'y forçais. Elle avait très peur de la réaction de sa soeur, peur de ne pas arriver à lui expliquer. Peur.

Le stress de ces retrouvailles proches, lui en faisait presque oublie l'affaire qui l'avait conduite à être enfermer ces quelques jours dans cette futur piaule étudiante. Les autres allaient sûrement la rejoindre au NCIS. Peut être y étaient-ils déjà. Elle en connait un qui n'allait pas se gêné pour la critiquer. Le marine mort, la mission était un échec complet. Enfin le pire, c'est qu'elle devrais le remercier.

Tony n'aimait pas voir cette lueur de panique dans ce regard. Il savait que sa collègue aurais sans doute le même en voyant le ''fantôme'' de sa soeur. Il en voulait à cette jeune fille pour la future souffrance de son amie. Elle avait plutôt intérêt à avoir une bonne explication. Il se demandait si Ziva parlerais de son futur désarroi avec lui ou un autre membre de l'équipe ou si elle se renfermerais, comme elle sais le faire en cas de coup dur. En tout cas il serais là, si elle en a besoin.

Les tirant de leurs réflexions, ils entendirent le bleu derrière eux, s'exclamer un précipité ''Oui patron, on arrive.''. Une fois qu'il eut raccrocher, il déclara que Ducky viendrais chercher le corps du tueur avec Palmer et deux autres agents, et que l'ancien marine les attendait.

Les deux hommes ramassèrent donc leurs affaire en prenant soin de délimiter la scène avec un bandeau NCIS. Ils se dirigèrent ensuite vers leur voiture. L'israélienne avançant lentement derrière eux, à la manière d'un condamné.

...

Il n'avait pas entendu son portable. Perdu dans ses réflexion. Ziva et lui avait quitté le labo depuis une vingtaine de minute maintenant, laissant la scientifique continuer ses investigations. Il avait finalement répondu, après plusieurs sonneries, au second appel du bleu.

Voilà, la découverte d'Abby se confirmait. L'ancien marine aurais préféré laisser plus de temps à Ziva pour s'habituer à cette nouvelle. Il soupira. Frappa son ordinateur, qui faisait encore des siennes, puis lança un bref regard vers le bureau de l'agent David.

Celle-ci était partie au toilette depuis quelques minutes. Elle avait sans doute besoin d'être seule. De réfléchir. Mais le chef d'équipe espérait qu'elle ne garderais pas pour elle sa peine et qu'elle les laisserait l'aider à surmonter cette situation. L'équipe était une famille. Et quoi qu'il arrive ils ne la laisseront pas sombrer.

Les deux agents allaient bientôt revenir avec la jeune femme. Ils auraient donc rapidement des réponses à leurs questions. Tout du moins ils feraient en sorte de les obtenir.

...

Ziva plongea ses mains dans l'eau froide et se les passa rapidement sur le visage. Elle regarda ensuite son reflet dans la grand miroir. Les cernes qu'elle avait camouflées avec le stick de Tony étaient réapparues, soulignant ses yeux de deux traits sombres.

Malgré les preuves, les affirmations d'Abby, tout ce qui montrait, prouvait, que sa soeur était vivante, elle n'y croyait pas. Elle ne pouvait pas y croire. Sa petite soeur était une personne pleine de compassion et honnête, avec elle en tout cas. Et puis à seize ans on ne se fait pas passer pour morte. Surtout quand on est pas entrainer à survivre, à mentir, à se créer une nouvelle identité.

Si sa soeur était vraiment vivante, elle avait forcément reçus de l'aide. Mais de qui ? Et pourquoi ne l'avait-elle pas contacter ? Ne lui faisait-elle pas confiance ? Se trompait-elle à se point sur Tali ? Son père était-il au courant ? Et Ari ?

C'était lui qui lui avait annoncer la mort de Tali. Il avait été le premier sur les lieu du drame. Ce ne serait pas la première fois qu'il lui aurait menti, se dit-elle. Mais pas pour la famille. Pas pour Tali. Il ne lui aurait pas menti sur quelques chose d'aussi grave. N'es-ce-pas ? se demanda-t-elle, cherchant à se convaincre, à se rassurer.

Elle s'observa attentivement. Son regard semblait perdu et sa peau était pâle. Un peu comme le jour où elle avait apprit la mort de sa petite soeur.

Sept ans plus tôt, Iran.

" Ziva ... C'est ... C'est Tali, elle est ... Elle est morte ! "

La jeune femme mit du temps à comprendre ce que son frère venait de lui annoncer. Elle était sous le choc. Ses équipiers de l'époque inquiet face à sa pâleur subite et son regard hagard lui demandèrent ce qui ce passaient. Ils croyaient probablement que le chef avait changer leur plan de mission ...

Pour toute réponse, Ziva leur adressa distraitement un signe de la main et sans un mot s'éloigna un peu du campement pour plus d'intimité. Elle avait besoin d'être seule un moment pour... Essayer de comprendre.

Comment ? Quand ? Ces questions tournait en boucle dans sa tête. Elle avait du mal à parler. Les mots ne venaient pas. Ari n'attendit pas que sa soeur s'exprime sur la nouvelle, et enchaina, répondant à ses questions informulées.

« Hier soir...Un attentat sucide... Dans un square. Elle... Elle gardait deux petites filles... Il n'y a pas de survivant...»

Sa voix était enrouée, et ses phrases hachées. Il semblait lui aussi en état de choc. Ziva, elle ne réalisait pas encore. Elle ne pouvait réaliser. A peine trois jours plus tôt elle rigolait avec sa soeur sur les attentions particulière de son nouveau petit ami. Une larme coula alors sur sa joue. Elle pensa à sa mère. Elle devait être dévastée. Voire pire.

D'autres larmes rejoignirent bientôt la première. Elle essaya tant bien que mal de ne pas ébruiter ses sanglots. Elle se sentait pas le courage d'expliquer à ses compagnons ce qu'il venait de se passer

« Je... Elle.. Il... Qu'es ce qu'on va faire ? Demanda-t-elle enfin d'une voix mal assurée.

- Je m'occupe d'eux ! Et tu t'occupe de Rivka. Déclara fermement Ari.

- Non ! S'exclama Ziva sans même s'en rendre compte.

- Quoi non ?

- Je veux la venger aussi ! On ne sera pas trop de deux !»

Ziva laissa son équipe finir leur mission et rentra le lendemain à Tel Aviv. Elle ne pu pas voir le corps de Tali. Trop abimer lui avait dit Ari. Cela n'avait fait qu'accentuer son désir de vengeance.

Sept ans plus tard, Washington DC, Toilette pour femme du NCIS.

En y repensant, Ari était le seul à avoir vu le corps. Le seul a avoir pu leur décrire comme calciné et quasi méconnaissable. Ils l'avaient tous cru. Aveuglé par le chagrin personne n'avait pensé remettre en doute ses paroles.

Le visage de sa mère, déformé par la douleur, lui revint en mémoire. Tali ne pouvait pas avoir brisé le coeur de sa mère comme ça. Sans raison. Si elle était vraiment en vie, elle avait intérêt à avoir une sacré bonne explication.

Passant soudain de la peine à la colère, Ziva s'agrippa fortement au rebord du lavabo, se retenant ainsi de briser le miroir d'un coup de poing. Elle respira longuement pour tenter de se calmer, lança un regard noir à son reflet, s'en voulant de réagir ainsi. Tant de questions, aucune réponse.

Il y a des jours comme ça où on ferait mieux de rester au lit. Elle soupira, ouvrit le robinet et bu quelques gorgées d'eau. Puis, enfin, sortie des toilettes pour rejoindre son patron et son bureau dans l'Open Space.

...

Le voyage jusqu'aux locaux du NCIS se passa dans un silence totale. Au début, les deux agent avaient tenté d'interroger la jeune femme mais celle-ci semblait s'être peu à peu renfermer sur elle-même.

« Pourquoi la Sécurité National s'occupe des affaires d'un marine ?»

Demanda soudainement McGee. La jeune femme sorti de ses pensés en sursautant, ne s'attendant pas à cette question. Elle souri pourtant légèrement avant de répondre :

« Si vous n'avez pas eut accès au dossier, c'est que vous n'avez pas les accréditations nécessaires. Donc je ne peux rien vous dire.»

Elle s'arrêta un instant, sembla réfléchir. Son sourire disparu et dans ses yeux réapparu l'éclat anxieux voire paniqué qui ne semblait pas la quitter. Tali continua, enfin d'une voix lasse :

« De toute façon je suppose que vous rencontrerez bientôt mes collègues... Ils vont probablement venir me chercher, pour m'engueuler ... Ils répondront à vos questions.

- Vos collègues ?»

Tenta le bleu pour en savoir plus mais la jeune femme ne répondit pas. Retournée à son mutisme perturbant, ses scénarios catastrophes sur ses retrouvailles avec Ziva tournant sans interruption dans sa tête ne faisait q'augmenter son stress. Stress qu'elle essayait tant bien que mal de dissimuler.

Bientôt, les bâtiment orange du NCIS furent en vue, et il ne fallu pas plus de cinq minute à la petite troupe pour se retrouver dans le célèbre ascenseur.

L'israélienne réprimât un frisson de panique quand l'agent DiNozzo appuya sur le bouton de l'étage. Elle était presque tenter de s'enfuir mais dans un espace aussi restreint et entourée de deux agents spéciaux, c'était mission impossible.

Ils entamèrent alors leur ascension. La jeune femme encadrer des deux hommes. La panique céda petit à petit sa place à la peur pure et simple, à mesure que les chiffres lumineux augmentait.

...

Ziva était assise depuis quelques minutes à son bureau et pianotait nerveusement sur son clavier. Le regard inquiet que Gibbs posait sur elle à plusieurs reprises, ne faisait que renforcé son anxiété. Ne tenant plus en place. Menée par un irrépressible besoin de bouger, de se défouler, elle se leva finalement, prétextant un besoin urgent de chercher du café. Elle prit la commende de son patron au passage et se dirigea vers l'ascenseur d'une démarche rapide.

...

Ding !


Voilà :)

Alors qu'en avez vous pensé ?