L'AMANT VENU DU PASSE d'Elehyn
Disclaimer : Pas à moi. Tout à J. K. Rowling. Cette histoire est dédiée à Caro à qui je fais d'énormes poutouxes.
Warning : Cette histoire slash est de rating M.
NdA : Pour répondre à certains d'entre vous : Non, ce n'est absolument pas le dernier chapitre de cette fic. En fait, je ne sais pas exactement combien elle va en contenir mais je penchais plus vers une vingtaine de chaps qu'autre chose. J'ai quand même encore beaucoup de choses à écrire car vous ne savez pas tout. Je vous donne quelques indices parfois (d'ailleurs, j'en donne un dans celui-ci sur la suite) mai rien est encore dit clairement. Et, Oui, je sais. Mon lemon que j'ai posté sur adultfanfic n'était pas des plus chauds mais j'ai quand même préféré le censurer ici car je me méfie de ce site.
Pour répondre à quelqu'un d'autre : Je sais aussi que la citation de Lamartine est « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » mais j'ai fait sciemment le choix de ne pas l'inscrire intégralement dans mon titre car je ne tenais pas juste copier une phrase toute faite mais cette citation exprime tout de même parfaitement bien l'état dans lequel se trouve Harry et Severus. Mais bon, je ne crois pas que cette omission volontaire est d'une importance capitale…
Et sinon,
JOYEUX NOEL :DEt plein de bisous.
L'AMANT VENU DU PASSE
Chapitre 17 : Un être vous manque et tout est dépeuplé
Recroquevillé au fond de son lit dans la position du fœtus, Harry attendait. Attendait quoi ? Il ne savait plus. Une part de lui avait l'impression que s'il restait encore un peu, bientôt, il verrait débarquer Severus, un grand sourire aux lèvres. Il viendrait l'embrasser comme il l'avait fait si souvent et lui dirait qu'il était temps qu'il sorte du lit car ils avaient des devoirs à faire. Lui, il lui dirait que s'il le rejoignait au lit, Severus connaîtrait une autre forme d'apprentissage. Severus aurait émit un rire bref avant de le traiter d'obsédé et lui, aurait répondit qu'en effet, il en était un. C'en serait peut-être ensuivi une bataille d'oreillers ou une invasion de baisers. Peu aurait importé du moment qu'ils auraient été tous les deux.
Mais Sev était parti et il ne reviendrait jamais…
OOOoooOOOoooOOODebout, au centre de la chambre bleue qui avait initialement été la sienne lorsqu'il était apparu vingt et un ans plus tôt en voyageur du temps, Severus attendait les yeux rivés sur la porte. Il se doutait pourtant que Harry n'allait pas en franchir le seuil ce jour mais il ne pouvait se résigner à quitter l'endroit où il lui avait donné rendez-vous dans sa lettre.
'Tu lui as dit de prendre son temps pour qu'il accepte le départ de ton homologue et ta présence ; et vu le ressentiment qu'il a pour toi, c'est sûr qu'il ne viendra pas. Tu attends pour rien !' disait une partie de son cerveau tandis que l'autre était en contradiction totale.
'Oui mais… et si jamais…'
… Et si jamais Harry faisait une apparition ne serait-ce que pour s'expliquer avec lui et qu'il trouvait porte close ?
… Et si jamais Harry venait pour lui dire qu'il savait que Sev et lui ne formaient qu'un et qu'il l'aimait encore et que lui, Severus, le ratait, qu'allait-il advenir de leur couple ?
Il avait déjà attendu plus de deux décennies alors il pouvait attendre encore un peu plus.
Severus prit une profonde inspiration et décida de rester là. Toute la nuit et celle d'après s'il le fallait.
OOOoooOOOoooOOOPoudlard, 4 novembre 1977.
« Alors Snivellus, t'as réussi à te décrocher des jupons de ta mère ? » lança Peter Pettigrew.
Le sorcier rondouillard mit brusquement une main devant sa bouche, l'air complètement mais agréablement ébahi par ce qu'il venait de dire. Habituellement, ce n'était pas le premier des maraudeurs a osé dire quoi que ce soit à un sorcier plus puissant que lui - ce qui le laissait silencieux la plupart du temps - sauf lorsqu'il pouvait se cacher derrière Sirius Black et James Potter comme il le faisait actuellement.
Severus le vit lancer de brefs coups d'œil aux deux autres maraudeurs tour à tour, visiblement en quête de congratulations qui ne vinrent pas.
« Alors Pettigrew, t'as réussi à dire cette phrase entière sans bégayer ni oublier un mot ? Mais au moins es-tu certain d'être parvenu à oser la provocation sans te pisser dessus ? »
Pettigrew jeta un regard furtif à son pantalon pour être sûr et Snape éclata de rire. Cependant, le Serpentard fut bien vite interrompu par un sort lancé par James Potter qui ne l'atteint pas.
« On insulte pas un maraudeur impunément, Snivelly ! » cracha Sirius tandis qu'ils redoublaient l'attaque.
Severus se défendait encore lorsque Dumbledore fit irruption dans le couloir où ils luttaient.
Le puissant mage se racla la gorge pour signifier sa présence ce qui mit fin à toute querelle.
« Je vois que les vieilles habitudes ont la vie dure ! » dit-il avec un regard désapprobateur. Toutefois, sans plus attendre, il ajouta « Severus, j'aimerais vous voir dans mon bureau, s'il vous plaît ! »
Deux minutes plus tard, le jeune Serpentard suivait le directeur, l'âme en peine.
Il venait de retrouver son époque et la première chose à laquelle il avait été confronté était une bataille entre ses pires ennemis et lui-même. La vue de James Potter lui avait arraché le cœur. Même si Harry n'était pas la réplique parfaite de son père, il était assez semblable pour que cela lui fasse mal. Pourtant, leurs personnalités étaient complètement différentes.
Severus entra dans le bureau directorial la main sur le cœur et le souffle court dus à la souffrance qui lui comprimait le thorax.
Il retrouvait ses ennemis et devrait encore se battre contre eux. Mais désormais, il savait qu'il ne pourrait plus jamais vouloir la mort de James Potter.
OOOoooOOOoooOOOCela faisait quatre jours maintenant que Severus attendait. Quatre-vingt-seize heures à se forcer à maîtriser son impatience lors des cours ou des repas ou encore à rester les yeux tellement fixés sur la porte de la chambre bleue qu'il aurait pu la décrire sous toutes les coutures. Et cela le rendait fou.
L'incertitude le rendait encore plus malade qu'une franche mise au point et pourtant, il préférait le doute au rejet.
Il n'avait pas vu Harry depuis le moment où il avait quitté le bureau de Dumbledore après le départ de son double. Le jeune Gryffondor n'avait plus refait surface excepté pour se rendre à ses leçons mais encore pour celles-ci, Snape n'avait pas croisé son élève. Si cela n'avait pas été pour ses propres cours de potions, il aurait désespéré de le revoir un jour.
… Et son cœur battait à tout rompre en pensant qu'entre 15h et 17h, il aurait les septième année de Gryffondor et Serpentard. Avec un peu de chance, il pourrait parler à Harry.
OOOoooOOOoooOOOL'objet des pensées du maître des potions était profondément plongé dans des réflexions complexes et des interrogations sinueuses lorsqu'il avisa l'heure. Il était 12h30 et dans trente minutes commencerait son cours de Défense Avancée Contre les Forces du Mal. Il venait de terminer son déjeuner qu'il avait pris dans son dortoir en compagnie de Draco qui était lui-même plongé dans ses pensées et fut surpris de voir ce dernier se lever.
« Il faut que j'aille voir Seamus ! » le prévint-il en faisant disparaître son assiette vide, son verre et ses couverts.
Harry acquiesça de la tête. Son ami lui avait raconté dans les grands détails ce qu'il s'était passé récemment et l'Irlandais était même venu parler avec Harry un jour qu'il avait vu ce dernier en train de pleurer dans la Volière.
En contre-partie, Harry leur avait tout avoué concernant Sev. Maintenant qu'il était parti pour de bon, il n'y avait plus aucune raison de garder cette aventure secrète. Bien entendu, il n'avait pas envie que cette histoire fasse la une des journaux mais il savait qu'il pouvait faire confiance aux deux jeunes hommes.
Il avait également écrit de longues lettres à Ron et Hermione et ceux-ci lui avaient promis de venir les voir lors du prochain week-end à Pré-au-lard.
« OK ! De toute façon, je voulais aller voir Remus ! » répondit le Survivant. « Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vu. »
OOOoooOOOoooOOO« Harry, tu es bien en train de me dire que Sebastian Passionis soit Severus Snape était amoureux de toi et toi de lui ? »
« Oui ! »
« Et qu'il est devenu ton amant ? »
« Exactement ! Ca te dérange ? »
« De quoi ? »
« Que je sois… irrémédiablement gay et amoureux de Sev ! »
« Ca serait plutôt hypocrite de ma part étant donné que je suis bisexuel moi-même !… »
Harry ouvrit des yeux ronds et Remus ricana gentiment.
« … que je sais ce que c'est que d'être amoureux en ayant eu Sirius pour amant ! »
La mâchoire de Harry tomba brusquement et Remus n'en fut que plus amusé.
« Sirius était gay ?… Ou bi ? »
« Non ! »
Harry fronça les sourcils.
« Il était juste curieux ! » répondit le lycanthrope en gardant un sourire mi-amusé, mi-rêveur. « Et il n'a jamais regretté sa curiosité. »
Le Gryffondor sourit à son tour et se mit à interroger Remus plus avant sur les maraudeurs. Celui-ci prit un plaisir évident à lui rapporter quelques anecdotes.
« Il n'y avait pas plus hétéro que James et pas plus amoureux de Lily non plus. On l'a beaucoup charrié quand on a remarqué que Snape n'arrêtait pas de le regarder quelques semaines après la rentrée de notre dernière année ! »
En entendant ce nom et cette information, Harry reçut un coup au cœur.
« Maintenant, je sais pourquoi ! » fit Remus d'un ton plus sérieux. « Avant, je me posais des questions. Je n'ai jamais pensé que Severus avait un quelconque béguin pour James car il le détestait réellement et James le lui rendait bien d'ailleurs mais à partir du moment où il est revenu à notre époque – élément que je sais désormais et qui replace bien des choses -, il le regardait parfois d'une manière différente. Parfois, j'interceptais des regards un peu comme… désespérés ou très tristes et je me demandais bien pourquoi. »
La gorge de Harry se noua et il baissa la tête.
« Auparavant, il nous suivait tout le temps et ça n'avait pas changé mais son regard, sa réticence nouvelle à vouloir nous attaquer ou à nous faire renvoyer tout comme les… choses bizarres qu'il faisait… »
« Les choses bizarres qu'il faisait ? » coupa l'étudiant avec surprise. Que faisait-il ? »
« Je n'en sais rien ! » avoua Remus. « On s'est toujours posé la question avec Sirius et James. Parfois, on retrouvait Snape dans un arbre au-dessus de nous, sa baguette pointée vers nous. Bien sûr, on pensait qu'il voulait nous attaquer alors on ripostait au quart de tour mais avec le recul, je ne sais pas si c'était vraiment ça. Il avait toujours une sacoche à côté de lui et, dans ces moments-là, il semblait avoir sorti sa baguette depuis quelques temps déjà. Des fois aussi, il portait un gant noir qui ne montrait que le bout de ses doigts sur l'une de ses mains… même les jours de grandes chaleurs. Parfois également, on le voyait cacher très rapidement quelque chose derrière son dos avant de déguerpir. Il y avait aussi tous ces flashs de lumière qui nous rendaient dingues comme s'il nous prenait en photo pour je-ne-sais quelle raison mais on ne le prenait jamais sur le fait. James et Sirius pensaient qu'il voulait effectuer de la magie noire avec des clichés et ils ont essayé de lui faire avouer. »
« Oh non ! » gémit Harry en fermant les yeux comme sous l'emprise d'une terrible douleur. « Et comment ont-ils voulu lui faire avouer qu'il prenait des photos de vous à ma demande pour mon moi futur ? »
Trop choqué pour parler de nouveau, Remus se rendit compte de l'ampleur du malentendu.
« Oh mon Dieu ! »
Remus porta une main à sa bouche avant de murmurer, catastrophé. « Je préfère… je préfère ne pas te le dire, Harry. »
Cette phrase confessait bien plus que Harry n'aurait voulu savoir et il crispa ses poings sur ses cheveux, tirant dessus jusqu'à se faire mal.
« C'est ma faute ! Si je ne lui avais rien demandé, il aurait moins souffert ! »
« Non, c'est la nôtre Harry ! » dit piteusement Remus. « J'aurais pu arrêter bien des choses si je n'avais pas eu peur de perdre mes amis en les laissant penser que j'étais un rabat-joie. »
Harry ne répondit rien. Il avait plus que jamais envie de serrer Severus contre son cœur pour lui demander pardon et une drôle de sensation le saisit à nouveau. Une force en lui lui donna envie de courir jusqu'aux cachots ou à la chambre bleue pour y retrouver son maître des potions et avoir une explication avec lui. L'image de Sev se troubla dans sa tête pour se transformer en celle de son professeur mais il ne put s'interroger davantage comme il avait pu le faire lors de son déjeuner car Remus le coupa dans ses réflexions.
« Harry, je suis désolé. Je ne peux bien sûr pas changer le passé mais je peux faire quelque chose pour le présent. Dès ce soir, j'irai présenter mes excuses à Severus. Je sais qu'il est rancunier mais je pense que tout le monde peut avoir droit à une seconde chance, n'est-ce pas ? »
Harry hocha affirmativement la tête, la bouche sèche. Mal à l'aise, il se rendait bien compte que cette phrase pouvait signifier bien plus de choses pour lui que pour Remus.
OOOoooOOOoooOOOHarry avait un mal de tête épouvantable lorsqu'il pénétra dans la salle de classe des cachots à 15h précises.
Pas encore prêt à affronter le regard ébène de son professeur, il ne fixa que le sol, son livre de recettes, son chaudron et ses ingrédients pendant ce double cours. Parfois, il sentait son maître des potions passer à côté de lui ou s'arrêter à sa hauteur et à ces moments-là, la tension devenait étouffante mais ses yeux restaient obstinément concentrés sur sa potion que seul lui et Draco préparaient – les autres en concoctant une plus facile.
Harry ajouta une petite racine de mandragore et touilla cinq fois sa préparation dans le sens des aiguilles d'une montre au lieu de quatre ce qui fit épaissir le liquide bien plus qu'il ne le fallait. Celui-ci commença donc à bouillir trop tôt et à tourner au gris alors qu'il devait rester vert clair. Snape se trouva aussitôt à son côté et lui dit « Ajoutez tout de suite l'eau de rose puis l'essence d'ortie blanche, cela atténuera le bouillonnement. Voilà, comme ça. Maintenant, versez tout le yaourt et les feuilles de menthe. Non, d'abord le yaourt, Ha-Potter ! » dit-il en mettant le pot de yaourt dans les mains de son élève tout en lui reprenant la menthe.
Les doigts de Harry se mirent à trembler. Il était affreusement nerveux et sentait une étrange chaleur se diffuser dans sa poitrine dont il ne voulait pas analyser la raison.
« Bien ! » fit Snape tandis que la potion reprenait sa couleur d'origine et son léger frémissement.
Severus posa ses mains sur les épaules de son étudiant et les pressa doucement. « Vous pouvez poursuivre votre recette à présent telle qu'elle est indiquée dans le livre mais souvenez-vous que lorsqu'une potion commence à se déstabiliser pour une petite erreur comme celle que vous avez faites, vous pouvez toujours la rattraper en y ajoutant les ingrédients les plus doux qui la composent. L'eau de rose, l'ortie blanche, le yaourt tout comme la menthe – sauf la menthe poivrée – en font partie. Mais je pense que vous connaissez déjà les caractéristiques de ses ingrédients étant donné que vous avez dû apprendre la liste de toutes les plantes adoucissantes il y a deux semaines. »
Harry s'en souvenait parfaitement bien. C'était Sev qui lui avait fait réciter sa leçon et ils avaient fait l'amour juste après.
Snape avait-il fait cette allusion à dessein ? Harry n'en connaissait pas la réponse. Tout ce qu'il sut était qu'il regretta le contact des mains de son professeur lorsque celles-ci quittèrent ses épaules et il s'en voulut pour cela.
Lorsque 17 heures sonnèrent, il s'empressa de fuir cette salle de classe, les yeux rivés sur le sol et décida de se plonger dans les devoirs qu'il avait de nouveau en masse. Il se dirigea donc vers la bibliothèque, son mal de tête toujours présent.
OOOPoudlard, 4 novembre 1977.
Severus venait d'avoir une longue discussion avec Albus Dumbledore et regagnait son dortoir pour la deuxième fois depuis son arrivée. La première fois, il y avait juste été chercher sa baguette mais là, il comptait bien y rester plus longtemps.
Son dortoir… Il n'en avait pas eu depuis la fin de sa sixième année et il ne l'avait pas regretté. Il était un solitaire dans l'âme et préférait avoir une chambre à lui comme il l'avait eu quand il était arrivé dans le futur. Une chape de plomb alourdit instantanément son cœur à la pensée de la seconde chambre qu'il avait eue et partagée avec Harry. Celle qu'il aurait voulu retrouver.
Lorsqu'il arriva dans le dortoir des septième année de Serpentard, celui-ci était vide et il en fut satisfait. Il prit sa malle et la fit léviter jusque sur son lit où il alla s'installer avant de fermer les rideaux.
« Lumos » marmonna-t-il pour allumer les bougies qui flottaient à présent autour de lui.
Sev garda sa baguette en main et sortit d'une des ses poches ce qu'il avait ramené du futur et qu'il avait rapetissé. Il lança un contre sort aux objets qui reprirent leur taille normale et regarda la boîte de bois que Harry lui avait confectionné pour qu'il puisse y ranger la pyramide de photos qui se trouvait en lui en ce moment. Il décida de la garder dans son corps, tout près de son cœur et fouilla dans ses affaires.
Il y trouva alors ce qu'il y cherchait : un petit livre qu'il n'avait jamais lu mais qu'il avait feuilleté plusieurs fois. Et il savait pouvoir y trouver les informations qui lui seraient utiles pour enregistrer les voix des maraudeurs et de Lily. Il devrait garder sa promesse. Et il ramènerait bien plus que cela.
Il avait déjà l'appareil photo que Harry lui avait acheté. Le plus dur serait d'en prendre sans que personne s'en aperçoive.
Une impulsion subite le fit en prendre une de lui. Il avait bien conscience de n'être pas beau mais Harry le lui avait également demandé et de se photographier pour son amour lui donnait l'impression qu'il n'était pas totalement parti (il s'interdisait de penser que Harry n'était pas encore né) et qu'il faisait tout simplement quelque chose pour lui qu'il lui donnerait plus tard (il s'interdit de penser que cela serait dans vingt et une longues années).
Il faudrait qu'il s'achète un album ! Et même deux ! Un pour n'y mettre que des clichés de lui et l'autre ceux des maraudeurs et de Lily. Il achèterait des albums aux pages perpétuelles pour ne jamais arriver à la dernière feuille. Harry aurait plein de photos à regarder dès qu'il serait à nouveau dans sa vie (Sev s'interdit de penser qu'il ne le serait peut-être plus jamais).
Un sourire vint effleurer ses lèvres pour la première fois depuis son départ de l'époque bénie de sa vie. Il pourrait peut-être mettre dans son album quelques photos pour adultes seulement. Se rappelant combien Harry pouvait être chaud, il se dit que cela lui plairait certainement.
Son regard perdu dans ses calculs érotiques vint effleurer la bague qui lui enserrait l'annulaire gauche et il se rembrunit. Il ne voulait pas quitter son alliance. C'était le seul symbole de son amour et de son engagement auprès de Harry qu'il pouvait montrer à la face du monde. Il n'avait pas pris en compte cette dernière torture : à tout jamais… ou tout au moins pendant vingt et un ans, il devrait se taire. Il devrait garder le silence, ne jamais laisser éclater sa peine ou son amour au grand jour. Encore une fois, il devrait garder un secret pour lui. Bien sûr, Dumbledore savait car il en avait parlé avec lui mais ça ne serait jamais pareil que de se confier à quelqu'un, à un ami pour libérer un peu de sa souffrance.
Il toucha son anneau d'or et se pinça les lèvres. Il ne pourrait pas le garder à son doigt sinon tout le monde le verrait et se poserait des questions avant de les lui énoncer à haute voix et ça, il ne le fallait pas.
Il fouilla alors de nouveau dans sa malle et trouva une petite pochette bleue nuit en velours d'où il extirpa une chaîne en or blanc dotée d'un pendentif. Il ne la portait jamais car ce bijou avait appartenu à sa mère. C'était un bijou de femme. Le pendentif était un médaillon en or blanc lui aussi – seule richesse matérielle de sa mère – qui comportait une photo d'elle tenant son fils unique âgé de cinq mois dans ses bras. Ce médaillon avait une valeur sentimentale pour lui et il le regardait parfois, mais pas une fois il ne l'avait mis autour de son cou et il savait qu'il ne le ferait jamais.
Il ôta donc le médaillon et le plaça dans son étui de velours et garda la chaîne pour y placer son alliance. Il dût se faire violence pour l'arracher à son doigt mais glissa finalement la chaîne autour de son cou, l'alliance pendant sur sa poitrine. Il la cacha sous sa chemise et se pencha vers sa table de nuit pour y prendre la bague des Serpentard dans le tiroir. Il ne la portait que rarement et pas à son annulaire gauche mais d'avoir une bague autour de son doigt l'aiderait à imaginer que c'était le symbole de son union avec Harry.
Il allait refermer sa malle lorsqu'il avisa une paire de gants noirs qui trônait sur le dessus. Il la prit, l'esprit en ébullition. S'il portait les gants ou même un seul, personne ne pourrait voir qu'il s'agissait de son alliance et non l'anneau portant les armoiries des Serpentard !
Timidement, il sourit alors en décidant que lorsque son cœur serait trop lourd, il porterait son alliance en secret.
OOOoooOOOoooOOOLes mains dans les poches, Harry faisait route vers sa chambre quand il intercepta la présence d'une personne qu'il n'avait pas du tout envie de revoir en cette journée trop forte en émotion.
Il revenait de la cuisine où il avait demandé à Dobby de lui donner un verre d'eau pour boire une potion contre les maux de tête ainsi qu'un ramequin de mousse au chocolat corsé pour faire passer le goût de l'infâme breuvage et il ne s'attendait pas à voir Severus Snape rôder dans son couloir désert.
L'enseignant avait-il eu l'intention de venir lui parler dans sa chambre pour être à ce niveau du château et non pas dans les cachots ou revenait-il de la chambre bleue ?
Une boule se forma dans la gorge du jeune homme et il préféra stopper net ses interrogations pour ne plus penser du tout et faire comme s'il n'avait pas vu son professeur.
Il lui passait devant sans une parole ni un regard lorsqu'il sentit une main ferme s'enrouler autour de son bras et l'arrêter dans son élan.
« Non ! » s'écria brusquement Snape dans un souffle.
Horrifié, Harry éleva les yeux vers lui et se figea en avisant son visage.
Son maître des potions portait la même expression sur ses traits que dans ses yeux : la colère, l'exaspération, la frustration, le désespoir, la douleur mais également la trahison.
« Non ! » répéta-t-il les yeux flamboyants. « Qu'est-ce que tu crois, Harry ? Que tu peux passer comme ça devant ton amant sans rien lui dire ? Que tu peux me laisser mijoter dans l'incertitude et la souffrance pendant encore deux décennies ? Que tu peux aussi facilement m'oublier ? Parce que moi, je ne t'oublie pas et j'en peux plus ! J'en peux plus, Harry ! J'en peux plus ! Je t'aime bordel ! »
Incapable d'émettre quoi que ce soit, Harry se vit avec horreur basculer vers son professeur qui se penchait en direction de sa bouche, l'air furieux.
Sans réfléchir, Snape posa durement ses lèvres sur les siennes et les força de sa langue. Harry gémit d'étonnement et de crainte et se mit à trembler plus fort en sentant les mains de son enseignant s'égarer sur son corps.
« Harry » murmura Severus dans un souffle avant de répéter ce prénom en une douce litanie.
Il était un bateau perdu depuis plus de vingt ans, subissant l'humeur du vent et de la houle d'une mer tantôt déchaînée, tantôt calme et tentant désespérément de rester à la surface et il venait de retrouver son port d'attache. Il venait de retrouver sa vie et son cœur et son âme et sa joie.
Il ne pouvait plus s'empêcher de toucher, d'embrasser, de caresser celui par lequel son bonheur s'était incarné. Il pouvait sentir l'étoffe de ses vêtements glisser entre ses doigts tandis qu'il les défaisait puis sa peau douce et pourtant ferme sous sa paume, se tendre tandis que le jeune homme se débattait.
Il touchait son ventre, ses flancs, son dos pour faire le chemin inverse et glisser plus bas toujours plus bas sous le pantalon.
Il était complètement fou de ce jeune homme qui se tordait sous lui, luttait pour reprendre sa liberté et qui le gifla avec une telle violence que Severus revint à la raison.
Le professeur cligna plusieurs fois des yeux comme s'il venait de sortir d'un rêve et qu'il ne comprenait pas tout ce qu'il se passait puis se redressa, avisa le corps à moitié dénudé de son étudiant ainsi que la chemise arrachée qui pendait lamentablement sur une épaule.
Etait-ce lui qui avait fait cela ? Il ne s'en rappelait pas… Il ne se souvenait pas d'une telle férocité… tout ce qu'il avait en mémoire était toute la douceur qu'il tenait entre ses bras, tout l'amour qu'il avait touché et embrassé après avoir connu… la fureur du rejet et de l'indifférence.
« Oh Merlin ! » souffla-t-il, catastrophé. « Pardon ! »
Mais visiblement, les yeux émeraudes ne lui pardonnaient pas. Le jeune Elu le fusillait du regard, haletant encore bruyamment.
« Harry, je m'excuse ! Je suis désolé ! Je ne me rendais pas compte ! » babillait-il en réalisant l'ampleur de sa brutalité par les marques rouges qui marbraient ça et là la peau nacrée de son ex-amant ainsi que les boutons du pantalon qui avaient sauté et étaient dispersés sur le sol.
Snape rougit de honte et les ramassa en des gestes lents. Il entendait toujours la respiration saccadée qui semblait l'avoir condamnée et ces yeux de mer en furie qui le vrillaient d'une haine qu'il ne s'embarrassait pas à cacher.
« Harry… » recommença-t-il au bout d'un instant en se relevant.
Mais il était trop tard. Son élève s'était déjà enfui et claquait la porte de sa chambre derrière lui.
Severus crispa son poing sur les boutons qu'il avait déjà oubliés, haineux contre lui-même.
Il venait de tout gâcher.
OOOoooOOOoooOOODraco et Seamus vinrent dîner chez Remus qui avait également invité Harry.
« C'est dommage ! » fit le lycanthrope au cours de la soirée. « J'avais aussi invité Severus mais il m'a envoyé un message me disant qu'il ne pouvait pas venir. J'espère qu'il ne recommence pas ses crises d'anorexie ! »
« Je l'ai vu tout à l'heure dans son bureau » répondit l'Irlandais. « Il n'avait pas l'air bien. J'avais l'impression qu'il était encore plus pâle que d'habitude. Il doit être malade ! »
« Personnellement, je pense plutôt qu'il est malheureux ! » répliqua Draco en lançant un regard furtif à Harry sans que celui-ci ne le remarque. « Qu'est-ce que tu en penses Harry ? »
« Je ne sais pas ! » rétorqua-t-il en fronçant les sourcils en direction de son ami Serpentard.
« Il a des crises d'anorexie ? » reprit Seamus, perplexe.
« Mmm » acquiesça Remus. « Ca a toujours été ! Depuis qu'il est arrivé à Poudlard déjà très mince, on ne le voyait pas toujours manger. Dumbledore l'a toujours surveillé à ce propos pour voir s'il se nourrissait suffisamment mais quand son moral ne va pas, il ne mange plus. Pourtant, je l'ai souvent vu se forcer à manger… à partir de sa septième année » ajouta-t-il en jetant un bref coup d'œil à Harry.
Personne ne releva cette dernière constatation même si elle était plutôt curieuse.
« J'espère qu'il va bien ! » conclut Remus en fixant le Survivant d'un regard interrogateur.
Harry leva les mains en signe d'ignorance, intérieurement contrarié de la mise en relation de sa personne avec son maître des potions comme s'il devait tout connaître de Snape.
« Tu ne sais pas pourquoi Severus a refusé mon invitation ? » s'exclama Remus avec surprise. « Tu ne sais pas ce qui ne va pas ? »
« Non ! Pourquoi le saurais-je ? »
« … Tu le sais bien, Harry ! »
« Non ! »
Pensant que Harry voulait garder sa relation avec Severus secrète, Remus n'insista pas. Peut-être n'avait-il pas révélé à Seamus et Draco qu'il était amoureux de son professeur comme il lui en avait parlé au déjeuner. Il décida donc de changer de sujet et la soirée en fut égaillée.
Plus tard, lorsque les convives de Remus furent partis à l'exception de l'Elu, l'homme lui demanda s'il voulait bien l'accompagner.
Harry n'eut pas le temps de demander où et fut entraîné à la suite du lycanthrope tandis que celui-ci lui racontait les dernières rumeurs concernant le ministère.
« Ca va mal là-bas, très mal ! Attends-toi à de grands changements ! »
« Bons ou mauvais ? »
« Ca dépend de quel point de vue on se place ! »
Remus se figea brusquement et frappa à une porte que Harry n'avait pas remarquée jusque là. Tout à sa conversation avec Remus, il n'avait pas vu où ils s'étaient aventurés et à présent, il reconnaissait avec horreur l'obscurité des cachots et la porte du bureau devant laquelle il se trouvait. Ebahi, il resta cloué sur place.
Pourquoi Remus avait-il voulu qu'il vienne avec lui ? se demanda-t-il mais il n'eut pas le temps de poser la question comme Severus Snape venait déjà leur ouvrir.
OOOoooOOOoooOOOL'heure du dîner s'écoulait et pourtant, il n'irait pas manger. Il avait reçu une invitation de la part de Remus cependant il ne s'y rendrait pas.
Il se faisait horreur. Il se détestait pour tout ce qu'il avait fait et en même temps, il avait l'impression de se noyer dans les limbes comateuses de l'apathie.
Assis à son bureau, la tête ancrée entre ses mains, le professeur Severus Snape ne réfléchissait plus. Son cerveau s'était recouvert d'une brume de plus en plus épaisse depuis l'instant où il avait vu l'amour de sa vie passer devant lui sans lui adresser un regard. Il savait qu'après cet instant, son cerveau avait disjoncté et qu'il avait été odieux avec l'élève pour qui il donnerait sa vie. Il savait que, par son geste brutal, il avait enterré son destin encore plus profondément. Il n'avait cependant pas pu s'en empêcher.
Vingt et un ans de lutte contre l'impatience, le désir de le revoir, une dépression menaçante.
Plus de deux décennies à se demander si Harry l'accepterait ou pas.
Vingt et une rotation de la Terre autour du soleil à se demander s'il avait fait le bon choix ou s'il aurait pu en faire un autre. Il avait envie de hurler à Harry la peine qu'il avait eu à l'humilier pendant plus de sept ans, la souffrance qui avait été sienne en construisant la haine du garçon brique après brique. Il avait dû lutter non seulement contre le regard vert qui lui montrait toute sa répugnance mais contre les prunelles ébènes qui n'avaient plus montré que du dégoût à partir du moment où il avait prononcé une phrase qui aurait pu être anodine…
Qu'est-ce que j'obtiens quand j'ajoute de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ?Il aurait alors préféré que le très jeune sorcier l'envoie en enfer car c'était là où il avait résidé depuis.
Chaque miroir lui renvoyait depuis toujours la haine de son corps et depuis sept ans, ils lui renvoyaient l'exécration de son âme.
Comment pouvait-on faire du mal à un être aimé ? Et il avait prouvé ce soir-même qu'il en était encore plus capable – même sans la pression de sa mission d'espionnage. A présent, il n'avait plus de masque sous lequel se réfugier alors pourquoi continuait-il à faire souffrir Harry ? Comment avait-il pu le toucher aussi brutalement et sans son accord ?
Il était un monstre et ne méritait pas Harry.
Il ne l'avait jamais mérité.
Severus fut sorti de ses auto-récriminations par un cognement sur sa porte. Il n'avait pas envie d'aller ouvrir, pas envie de voir du monde, pas envie de parler et il allait envoyé le mal opportun au diable lorsqu'une brusque pensée surgit dans son cerveau.
Et si c'était Harry !
Il se leva précipitamment et alla ouvrir la porte, son dégoût de lui-même effacé par un espoir insensé.
OOOoooOOOoooOOOHarry vit la porte s'ouvrir et retint son souffle. Qu'allait dire ou penser le maître des potions ?
Le jeune homme le vit d'abord découvrir Remus qui détonait complètement avec son sourire accueillant que n'arrivait pas à réfrigérer le regard noir et déçu de Snape puis, les iris de jais rencontrèrent ceux de jade et Harry vit renaître une flamme qui le mettait mal à l'aise.
Surtout que Snape ne le quittait plus des yeux maintenant.
« Pouvons-nous entrer, Severus ? » demanda Remus.
'Toi non mais la délicieuse créature à ton côté, oui' semblaient dire ses prunelles ébènes et Harry frissonna, mi-décontenancé, mi-effrayé.
« Oui ! » acquiesça Snape qui se plaqua contre la porte pour les laisser passer en ne quittant toujours pas son ex-amant des yeux.
Remus le dépassa mais Harry sembla hésiter et commença « Bon bah, Remus, je crois que je vais te laiss- » mais Severus ne lui laissa pas le temps de terminer, glissa une main dans son dos, le poussa à l'intérieur et referma la porte rapidement derrière lui.
« Severus » s'exclama le lycanthrope en se retournant pour se trouver face à eux. « J'espère que tout va bien ! J'ai été étonné de voir que tu avais refusé mon invitation à dîner surtout qu'il y avait Harry. »
Ce dernier rougit de confusion et se mordit la lèvre mais les deux autres ne le virent pas.
Remus poursuivait « … et il n'a pas pu me donner de tes nouvelles. J'ai donc préféré venir ce soir pour voir s'il y avait quelque chose ou pas… Je vois ton air perplexe ! » ajouta-t-il avec un sourire à l'intention de Snape. « Harry m'a tout raconté ! Il m'a tout dit à propos de votre relation lorsque tu étais notre voyageur du temps !… »
Harry rougit encore plus et était partagé entre le désir de faire taire Remus et l'envie de creuser un trou dans le sol jusqu'à atteindre l'autre côte de la Terre pour s'y cacher.
« … il m'a dit qu'il était amoureux de toi et je te rassure : je n'y vois aucun inconvénient… sauf si tu me dis que tu ne l'aimes pas vraiment bien entendu… »
A la grande stupeur de Harry, Snape rétorqua « Si, je l'aime ! »
« Bien ! Donc, je n'ai aucune objection. Au contraire ! Je suis content que vous ayez tous les deux trouvé l'amour. Vous le méritez autant l'un que l'autre et je sais que je peux avoir confiance en vous deux » continua Remus avec joie.
« Euh Remus… » commença Harry qui tenait à détromper l'ex-maraudeur avant qu'il ne se fourvoie davantage.
Mais Snape le coupa « Même si je ne le trouve pas nécessaire moi-même, ton approbation doit être importante pour Harry. Je suis donc ravi que tu nous la donnes. Concernant mon absence au dîner, c'était juste parce que j'avais trop de travail. »
« J'espère que tu ne sautes pas le repas, Severus » l'admonesta Remus comme si l'homme qui se trouvait en face de lui était toujours l'élève à qui il avait donné des cours quelques jours auparavant.
Les lèvres de Snape s'étirèrent en un sourire sardonique et il répliqua « Non ! J'ai promis ! »
Sans s'expliquer davantage, il poursuivit, conscient de son comportement cavalier « Maintenant, j'aimerais bien parler avec Harry seul à seul… »
Harry se laissa complètement submerger par cette situation inattendue et vit comme dans un éclair Remus partir et Snape fermer de nouveau la porte, les laissant en tête à tête.
« Non… » murmura le jeune Gryffondor.
« Harry, je vais me répéter mais je suis désolé de ce qui est arrivé tout à l'heure. » Une étincelle nouvelle flamboyait dans les yeux de l'enseignant comme si avoir entendu Remus parler d'eux comme d'un couple l'avait rasséréné. Harry voulut rectifier les choses mais le maître des potions ne lui en laissa pas l'occasion car il poursuivit « Il est temps, mon amour, que je tienne toutes mes promesses ! »
Il fit alors apparaître un coffre en bois et l'ouvrit d'une tape de sa baguette magique. Il en sortit deux albums qui semblaient avoir connus des jours meilleurs même s'ils étaient encore en bon état, puis un appareil que Harry n'avait jamais vu de sa vie et qui interpella sa curiosité, une boîte en verre qui était séparée en petits casiers et qui contenaient… des mèches de cheveux de différentes couleurs (une longue mèche rousse, une mèche noire en bataille, une autre mèche noire mais un peu plus longue et lisse ainsi qu'une dernière, châtain).
« Oui, Harry ! » fit Severus. « Je t'ai ramené bien plus que tu n'avais demandé mais tu te rappelles !… » dit-il d'une voix douce avant d'ajouter « Tout pour toi, Harry. Tout pour toi ! »
Ces mots le frappèrent en plein cœur et il eut du mal à avaler sa salive.
« J'ai une autre promesse à tenir, Amour » murmura-t-il en stoppant sa marche lorsqu'il se trouva juste en face de lui. Il glissa une main sous la col de sa robe et en sortit une chaîne sur laquelle un anneau se baladait. « J'ai promis de t'aimer et de te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare et je suis un homme de foi Harry ! »
A suivre…
NdA 2 : Je sais que c'est sadique de finir le chap là mais je me suis dit que si je ne l'étais pas, vous auriez peur que je change au début de l'année prochaine donc je fais un chap sadique cette fois-ci et vous inquiétez pas, vous en aurez aussi un la prochaine fois ! Lol.
N'empêche, le chapitre fait quand même 11 pages et je suis dessus depuis ce matin. J'avais peur de ne pas réussir à finir alors que je le voulais absolument pour vous offrir un cadeau de noël.
Je vous fais à tous de gros bisous et vous souhaite encore de passer un JOYEUX NOEL !
