Disclaimer : Pas à moi. Tout à J. K. Rowling.
Cette histoire est dédiée à Caro à qui je fais d'énormes poutouxes et ce chapitre est tout spécialement posté pour Galouz car c'est aujourd'hui son anniversaire alors JOYEUX ANNIVERSAIRE GALOUZ. Je te fais plein de bisous à toi aussi :)
Chapitre 19 : Confusion et Perdition
« Entre Harry s'il te plaît ! »
Ce dernier fit ce qu'il lui était demandé et regarda Remus aller et venir dans son salon pendant un petit moment avant de l'interroger enfin.
« Que veux-tu me dire, Remus ? »
A l'instant où le Gryffondor émit ces mots, l'interpellé cessa sa marche silencieuse, jeta sur la table le journal de la Gazette du Soir où était intitulé le renversement du gouvernement sorcier qu'il tenait encore dans une de ses mains crispée et redressa sa tête pour le regarder droit dans les yeux, la mine sérieuse et même presque sévère.
« Harry » commença-t-il en lui désignant un fauteuil pour qu'il s'asseye – ce qu'il fit aussitôt. « Je n'irai pas par quatre chemins… même si je ne sais pas ce qui s'est passé exactement entre toi et Severus… »
Harry serra les dents en anticipant cette conversation qu'il n'avait aucune envie d'avoir. En effet, Remus ne pourrait pas savoir ce qui avait été et qui n'était plus alors à quoi bon en parler ? Le sujet était suffisamment douloureux pour qu'il ne vienne pas ajouter du sel sur la plaie.
« … je ne peux rien juger et ne tiens pas à le faire car ce n'est ni ma place, ni mon droit cependant, je pense qu'il serait bon pour toi que je t'explique deux ou trois petites choses à commencer par la vision que j'aie eu de toi et de Severus lorsqu'il était un voyageur du temps… »
Harry fronça les sourcils mais ne dit rien, attentif.
« … En fait, je n'ai pas deviné que vous étiez… ensemble. J'avais bien remarqué que vous étiez presque toujours l'un avec l'autre mais je pensais que tu l'aidais à s'intégrer… tout au moins au départ… puis que tu t'étais lié d'amitié avec lui comme tu l'avais fait avec Ron. Mais maintenant que je vois les choses sous un autre angle, je comprends mieux certains regards que j'avais intercepté et j'arrive donc à replacer votre relation comme il se doit… »
Remus se tut brusquement et sembla se perdre dans ses pensées tandis que Harry attendait la suite avec une certaine fébrilité. Mais Remus garda encore le silence et le jeune homme n'y tint plus.
« C'est à dire ? » demanda Harry, à bout de patience.
« C'est à dire que maintenant, ça me paraît évident que vous étiez amoureux l'un de l'autre ! Et je trouve ça magnifique ! »
L'étudiant ouvrit des yeux ronds devant l'enthousiasme du professeur qui expliqua.
« Oui, mes paroles peuvent te sembler curieuses mais Harry, avec Sirius, j'ai vraiment connu toute la définition du mot amour et aussi celui de passion. J'ai commis de graves erreurs comme d'avoir cru qu'il avait pu trahir James et Lily, d'avoir laissé mon ami et amant être enfermé à Azkaban pendant treize longues années et de ne pas avoir profité au maximum des deux ans qui nous sont restées ensuite. Si je pouvais changer une seule chose dans ma vie Harry, ça ne se passerait pas la nuit où je me suis fait mordre par un loup garou mais le jour où on m'a enlevé Sirius. Et je ne veux pas que tu commettes la même erreur que moi Harry ! Ne laisse pas passer ta chance ! »
La gorge soudainement sèche, l'Elu le coupa dans son élan.
« Sur quoi penses-tu que je fais une erreur ? » demanda-t-il en feignant de ne pas comprendre pour découvrir à quoi Remus faisait véritablement allusion.
« Harry, voyons, tu sais très bien de quoi je parle ! J'ai très bien vu la différence de regards que tu lançais à Severus et que tu lui jettes maintenant ! J'ai très bien saisi le message hier soir lorsque je vous ai rencontré tous les deux dans la même pièce. J'ai aussi compris pourquoi il avait insisté pour te parler en privé et c'est pour ça que je t'ai laissé avec lui car, lui, te regarde de la même façon qu'avant – et j'ajouterai même : plus intensément qu'avant… et avec plus de désespoir aussi… »
Harry grogna, ne voulant pas en entendre davantage.
« Ce n'est plus lui ! » grimaça-t-il. « Sev est définitivement parti et je ne le retrouverai plus jamais. Accepte-le car moi, je me suis déjà résigné ! »
'Menteur !' pensa Remus tout en osant pas le dire à haute voix. Il dit pourtant « C'est pour ça que tu as l'air tellement malheureux… alors que tu pourrais ne plus l'être si, toi, tu acceptais le fait que ton maître des potions est Sev mais avec une vingtaine d'années de plus ! »
« C'est pas aussi simple ! » gémit douloureusement le Survivant en se prenant la tête entre les mains. « Il a changé ! Il est devenu méchant ! Tu le sais aussi bien que moi alors ne fais pas comme si tu ne le savais pas ! Tu ne peux quand même pas oublié qu'il a essayé de te virer de l'école, qu'il a balancé à tout le monde que tu étais un loup-garou ! »
« Si je lui ai pardonné ! »
« Et bien pas moi ! » s'exclama Harry en relevant furieusement le visage. « Je ne peux pas oublier toutes les méchancetés qu'il m'a dites ou qu'il m'a faites. Je ne peux pas pardonner ses humiliations, ses moqueries, ses insultes ! Il y a eu trop de choses, Remus. Il est trop différent de Sev et il m'a trop blessé pour que j'oublie. Il n'est pas comme Sev. Il n'est pas Sev ! »
« Si il l'est ! » insista le lycanthrope. « Il jouait seulement le rôle que la guerre lui avait donné. »
« En insultant mon père et moi par la même occasion quand nous étions seuls ? Quand il n'y avait personne à duper ? »
« Il n'était pas seul dans ces cas-là, Harry ! »
« Il y avait moi ! » s'écria le jeune homme. « Tu vas me dire qu'il devait me duper aussi ? Balivernes ! C'était tout simplement de la méchanceté gratuite car c'est de tout ce qu'il est fait ! »
« Je ne le crois pas ! Je pense sincèrement qu'il devait garder un rôle, même auprès de toi car réfléchie bien : comment auraient réagi les autres – fils ou filles de mangemorts ou tout simplement des individus qui parlent – s'ils avaient vu que Severus t'aimait bien ? Aurait-il pu conserver sa place privilégiée d'espion pour l'Ordre ? N'aurait-il pas couru d'autres risques ? Après tout, un ancien mangemort privilégiant le Survivant… il n'aurait pas fait long feu ! Voldemort ne lui aurait jamais pardonné cet affront et un mangemort déserteur était un serviteur mort ! »
Remus marqua une courte pause avant de reprendre en fixant étroitement son élève dans les yeux.
« De plus, tu sembles oublier combien il est amoureux de toi et depuis si longtemps maintenant alors, à ton avis, comment aurait-il vécu cet amour auprès d'un enfant – son élève de surcroît ? Il n'est pas pédophile donc n'aurait pas eu de pensées mal placées te concernant étant plus jeune mais tu n'as pas un cœur de pierre et pendant longtemps, tu as été à la recherche d'un père de substitution alors si Severus t'avait porté une attention particulière et affectueuse, n'aurais-tu pas pu, un jour, le prendre comme substitut ? A mon avis, c'est une des pires choses qu'aurait pu redouter Severus. »
Harry déglutit, l'esprit tourmenté. Il ne pouvait réfuter aucune des suggestions de Remus et c'est cela qui le soumettait à la torture. Et s'il s'était trompé depuis le début sur son maître des potions ? Un affreux doute s'empara brusquement de lui mais il le chassa avec la violence du désespoir. Il avait bien trop peur de faire confiance pour être de nouveau trompé.
« Et une dernière chose, Harry, avant que je m'en aille honorer mon rendez-vous avec Albus : crois-tu vraiment que Severus n'est fait que de méchanceté alors qu'il a dû subir nombre de souffrances entre nos mains – les maraudeurs – rien que pour te rapporter les souvenirs que tu lui avais demandés ? Crois-tu qu'il se serait donné la peine de te faire plaisir s'il était foncièrement mauvais ? Personnellement, je ne le crois pas une seule seconde ! Maintenant, si tu me le permets, je vais te laisser réfléchir à tout ça, je crois que tu as besoin d'un petit peu de temps seul. Si tu as besoin de moi, tu pourras venir me voir à tout moment de la journée. »
Sur ces mots, Remus quitta la pièce laissant Harry plus confus et plus ambivalent que jamais.
OOOoooOOOoooOOOPoudlard, 1er septembre 1991
Severus se forçait de ne pas battre frénétiquement du pied en-dessous la table ou de crisper et décrisper fébrilement ses mains sur sa serviette tandis qu'il attendait avec impatience que les première année entre dans la Grande Salle en cette nouvelle rentrée scolaire.
Il serait là !
Il était là !
Quelque part, derrière la grande porte de bois, il était parmi d'autres enfants de onze ans, probablement mort de peur.
'Ne t'inquiète pas, mon cœur, je suis là' pensa l'homme en gardant son regard qu'il voulait strict rivé sur l'entrée de la salle.
Severus n'avait encore jamais vu Harry. Tout au moins, il ne l'avait jamais encore vu depuis sa naissance jusqu'à l'âge qu'il avait à présent. Il ne connaissait que son visage et son corps de jeune homme de dix-huit ans.
Il faudrait qu'il patiente encore sept années pour pouvoir de nouveau le faire sien. Pendant ce temps, l'avoir tous les jours sous les yeux serait probablement un véritable enfer. Severus ne pouvait pas encore se l'imaginer véritablement car, dans sa tête et son cœur, Harry avait dix-huit ans et de penser qu'il ne pourrait pas encore le toucher le mettait à la torture mais il éprouvait quelques difficultés à se représenter Harry enfant ne l'ayant jamais connu. Il appréhendait donc sa rencontre avec Harry tout comme il avait hâte qu'elle se réalise.
Il n'eut pas encore longtemps à attendre comme, deux minutes plus tard, la porte s'ouvrait enfin, laissant entrer une marrée de nouveaux visages juvéniles.
Snape tenta de repérer Harry sans se laisser aller à lorgner indiscrètement la foule car il devait conserver sa réputation d'insensible, glacial et sarcastique maître des potions, haïssant tous les élèves et en particulier le fils de James Potter.
Il nota une tête aux cheveux aussi rouges que les flammes de l'enfer et avisa une touffe de cheveux noirs en bataille juste à son côté et son cœur manqua un battement.
Severus n'arrivait pas à distinguer correctement la silhouette de l'enfant mais il savait que c'était Harry et il se força à maintenir une respiration normale tout en gardant une expression de visage neutre, voire légèrement méprisante.
Quand le professeur McGonagall commença à énoncer les noms, il fut soulagé car il savait que les élèves appelés iraient directement dans leur Maison respective, parsemant la foule et avec un peu de chance, il pourrait voir l'enfant qui était la source de son bonheur.
Lorsque Natalie McDonald fut nommée, Severus put enfin apercevoir Harry et reçut un choc en plein cœur. Il était si petit ! Il semblait si jeune ! Tellement en désaccord avec l'étudiant de son souvenir – son seul amant et amour.
Cet enfant à la mine apeurée suscitait des émotions et des sentiments en lui mais se rapprochaient plus de l'affection et d'un désir de protection qu'autre chose. C'était comme si Harry était deux personnes et n'en formant qu'une en même temps. La pensée était étrange mais c'était ce qu'il voyait et ressentait.
A onze ans, Harry était très similaire à James à son âge. En grandissant, son physique avait quelque peu changé pour se forger son visage et son corps propres. Il était beau et très masculin tout en conservant une envoûtante touche de fragilité et finesse de traits toute féminine qui le seyaient à la perfection.
Quand Severus vit Harry s'asseoir sur le tabouret, le choixpeau sur la tête lui couvrant les yeux, un intense sentiment de possessivité l'envahit. Petit ou grand, Harry était à lui et il était heureux qu'il soit enfin près de lui. Malgré la difficulté que cela représenterait pour lui, il le verrait grandir tout en respectant le rôle qui lui était attribué et plus tard… bien plus tard… il pourrait lui avouer son éternel amour en espérant qu'il lui serait tout simplement rendu.
OOOoooOOOoooOOO« Severus, j'ai eu une conversation avec Harry et je voulais te présenter mes excuses. » s'exclama Remus tout de go tandis qu'il pénétrait dans le salon du maître des potions. « James, Sirius, Peter et moi-même croyions vraiment que tu voulais nous causer du tort lorsque nous te voyions agir étrangement à nos côtés lors de notre septième année... Maintenant, ma vision a changé bien entendu puisque Harry m'a parlé de la demande qu'il t'avait faite… comme prendre des photos de nous, ce qui était plutôt légitime de sa part. Je sais qu'il est certainement trop tard maintenant et que rien ne pourra rattraper le mal que nous t'avons fait jadis mais je tenais quand même à venir m'excuser » conclut Remus, sincèrement désolé.
Ce dernier son collègue l'observer avec méfiance mais attention pendant un instant avant de relever fièrement la tête.
« Je peux… concevoir… » commença Snape, les dents serrées comme s'il se faisait violence en énonçant ces mots. « … que vous ayez pu penser que mon intention était de vous attaquer lorsque vous me voyiez la baguette brandie… même si je ne faisais qu'enregistrer vos voix pour Harry à ces moments-là… ou que vous pensiez que je vous préparais un mauvais coup lorsque je vous prenais en photo mais… j'ai du mal à oublier ce que vous me faisiez lorsque vous réussissiez à m'attraper ce qui était fréquent puisqu'à quatre contre un, je n'en menais pas large… alors, vois-tu, j'aurais peut-être quelques difficultés à pardonner… »
« Oui, je comprends » le coupa Remus avec rapidité. « Je sais que certaines choses peuvent être dures à oublier ou à pardonner. »
« Cependant, je le ferai ! » reprit Severus à la plus grande surprise de son collègue. « Pour Harry, je le ferai ! »
La compréhension s'installa dans les yeux ambres tandis que Snape finissait « Je sais quelle affection il te porte et je sais que ce que tu penses importe pour lui – même si ce n'est pas la même chose pour moi – donc, par amour pour lui, je pardonnerai… mais je ne pourrais pas oublier. »
Le lycanthrope acquiesça de la tête, compréhensif mais ravi qu'ils puissent connaître un nouveau départ.
OOOoooOOOoooOOOHarry refit surface de la pensine de Dumbledore un sourire aux lèvres. Snape lui avait donné une dizaine de ses souvenirs qui se passaient toujours lors de sa septième année. Bien sûr, l'Elu savait que son amant avait côtoyé les maraudeurs et Lily bien avant mais il se doutait que les souvenirs qu'il avait d'eux auparavant ne devaient comporter majoritairement que bataille et seraient donc inintéressants voire agaçants et décevants. Par cette attention, Harry en était reconnaissant à son maître des potions.
Plus d'une fois, Harry s'était surpris à penser qu'en fin de compte, Snape savait quand même faire preuve de tact et de pudeur lorsqu'il le voulait bien.
Harry avait visité chaque souvenir deux à trois fois selon ce qu'ils représentaient. Une à deux fois, il s'était émerveillé devant les conversations ou actions des plus anodines au plus intenses, voire comiques ou rocambolesques qu'avaient eu tantôt ses parents, tantôt les maraudeurs, tantôt Lily avec ses amies, ou encore James avec Sirius ou Remus. Et la fois supplémentaire, il avait suivi Sev, ne se lassant pas de le regarder, le touchant malgré le fait qu'il ne pouvait pas sentir son visage ou son corps sous ses doigts, l'embrassant même s'il ne rencontrait aucun contact, lui murmurant des 'je t'aime' qu'il n'entendait pas.
Harry était d'autant plus reconnaissant de ces souvenirs à son maître des potions comme lui, Harry, pourrait à présent les visiter selon son bon vouloir dans une pensine. Maintenant, ils faisaient également partie de sa tête et cela pour toujours. Le fait de partager ces souvenirs avec Sev lui donnait également l'impression de s'être rapproché à nouveau de lui et cela lui faisait al tout autant qu'il en était fou de joie.
Ainsi, Harry avait vécu au travers des souvenirs certaines scènes qui lui avaient mis du baume au cœur. Il avait pu voir ce fameux jour où sa mère avait décidé de son prénom. Il l'avait également écouté sur l'enregistreur magique de sons plusieurs fois et en ressortait toujours les larmes coulant à flots sur son visage mais, là, il avait aussi pu voir le bonheur se lisant sur la figure de ses parents à l'évocation de leurs futurs enfants. Il s'était senti véritablement aimé à cet instant. Un des seuls moments de sa vie où il avait ressenti la réelle intensité d'un amour parental.
Il avait aussi écouté en boucle toutes les conversations que contenait l'enregistreur mais certaines lui avaient fait mal au cœur. Non par les propos qui avaient été échangés mais par la raison de certaines fins de conversations qui n'étaient autre que Severus ayant été découvert et ce que Harry avait pu entendre avant que l'enregistrement ne soit coupé n'avait fait aucun doute sur ce qu'il avait subi ensuite. A ces moments-là, il s'en voulait toujours de lui avoir demandé de rapporter des souvenirs des maraudeurs car il ne s'était pas rendu compte de ce qu'il lui avait véritablement demandé.
Harry n'avait pas encore touché au carnet de bêtises de James ni au journal intime de Lily, sauf pour les feuilleter rapidement pour en aviser l'importance et, à sa grande et heureuse surprise, avait découvert des lettres d'amour soigneusement pliées dans le journal de sa mère et offertes par James. Il y avait aussi quelques messages qui avaient dû glisser de mains en mains dans les salles de classe pour communiquer et il en avait lu certains.
« L.
RDV sous notre chêne après le cours de DCFM
J'ai une surprise pour toi.
Ton faon qui t'aime,
J. »
« J.
J'ai un médicocours après la DCFM,
RDV plutôt à 18H sous le chêne.
Qu'est-ce que c'est que ta surprise ?
Je t'aime aussi,
L. »
« L.
OK pour le RDV.
Si je te dis ce que c'est, ce ne sera plus une surprise
Et n'essaye pas de me faire parler, tes yeux humides
ne me feront rien divulguer. Tu le sauras ce soir.
Ton faon adoré,
J. »
« J.
Je n'ai pas besoin d'avoir des yeux larmoyants pour que tu avoues.
Je te donnerai un aperçu de persuasion tout à l'heure.
Ta L.
PS : Et ne va rien t'imaginer : toute persuasion n'est pas d'ordre sexuel ! »
« L.
Mais je ne m'étais rien imaginé du tout !
J. »
« J.
Mais bien sûr !
L. »
Harry avait éclaté de rire devant cet échange et il avait rangé avec soin les messages à leur place. Il faudrait qu'il en parle à Snape et qu'il le remercie pour ce nouveau cadeau inattendu.
C'est donc pour cette raison qu'il se trouva devant la porte du bureau de son maître des potions vingt minutes plus tard, l'estomac contracté par une nervosité qu'il ne comprenait pas.
« Entrez ! » ordonna une voix qui le fit frissonner et Harry s'exécuta.
Snape était en train de lire la Gazette du Sorcier dont la une exhibait deux photographie : celle de l'ancien ministre, barrée par une croix rouge tandis que l'homme vociférait derrière et une autre à côté qui montrait le nouveau ministre à la mine plus bienveillante et honnête qui semblait prononcer un discours avec détermination. En gros, en écriture noire était inscrit « Le nouveau ministre bouleverse la politique ». Lorsque Snape releva la tête et découvrit qui venait d'entrer, il abandonna sa lecture et ses sourcils froncés d'inquiétude se lissèrent en une expression de joie intense.
« Harry ! » murmura-t-il comme si ce prénom était une caresse, tout en se levant et s'approchant de son élève qui se plaqua, anxieux, contre la porte.
« Bonjour ! » fit celui-ci d'un ton peu naturel.
« Bonjour ! » lui répondit Snape en s'arrêtant devant lui, tout en le dévorant des yeux.
Harry cligna des yeux mal à l'aise.
Son maître des potions ne se donnait même plus la peine de cacher ses sentiments et cela le perturbait. Il ne savait plus comment réagir et était partagé entre divers sentiments contradictoires dont certains lui faisaient peur.
« Je – Je » commença-t-il en se raclant la gorge tout en essayant de se détacher de la porte pour ne plus avoir l'air de vouloir se fondre en elle. « Je voulais encore vous remercier pour tout ce que vous m'avez rapporté » lui dit-il sans le regarder. « J'ai trouvé quelques lettres d'amour dans le journal intime de ma mère ainsi que des mots que mes parents s'étaient échangés et ça m'a fait plaisir ! » finit-il dans un souffle en osant rencontrer l'éclat intense des yeux noirs qui s'étaient égayés à cette nouvelle.
« Je ne m'attendais pas à ça mais j'en suis heureux » dit Severus. « Tu veux t'asseoir ? » s'empressa-t-il de dire en désignant un fauteuil à l'aspect confortable.
« Non ! »
« Une tasse de thé alors ? » suggéra précipitamment Severus en voulant retenir le jeune homme.
« Non plus ! Merci ! En fait, je ne comptais pas rester ! » informa Harry en tentant un sourire qui s'affaissa instantanément. « Je voulais juste vous remercier encore, c'est tout et aussi… » fit-il en se redressant pour sortir de sa poche des petites bouteilles dont le contenu argenté tourbillonnait dans leur prison de verre. « … Vous rendre vos souvenirs… J'ai également pris la liberté de rendre sa pensine à Dumbledore… »
Harry le regarda bien droit dans les yeux, l'air solennel en poursuivant « Ces souvenirs ont bien plus de valeur à mes yeux que toutes les possessions matérielles qui peuvent exister en ce monde. Je ne pourrais jamais assez vous remercier pour me les avoir donné. En visitant vos souvenirs, j'ai enfin pu voir mes parents… voir un peu de leur vie… les entendre parler, rire, former des projets… mais j'ai aussi pu revoir Sev… »
Sa voix s'étouffa dans sa gorge et il put entendre Snape prendre une grande inspiration d'air avant qu'elle ne se bloque dans ses poumons.
Harry se tut et baissa subitement les yeux. Snape lui prit les flacons des mains en les caressant au passage et alla les poser gentiment sur une petite table qui était proche d'eux. Il revint sur ses pas et posa une de ses paumes sur la joue droite du jeune élève qui le laissa faire, confus.
L'Elu reprit brusquement, la voix tremblante par la nervosité « Comment avez-vous faire pour ramener tout ça ? Comment… les mèches des cheveux ? Toutes ces photos… ? Le ruban ? Le carnet de mon père, le journal de ma mère… ? »
Babiller semblait faire refluer son trouble même si, intérieurement, il était extrêmement agité mais il voulait également en connaître les réponses par curiosité mais aussi pour savoir si Sev n'avait pas trop souffert pour récupérer ces cadeaux.
Snape lui caressa la joue puis la nuque en se rapprochant de lui.
« Un jour, je suis allé dans les cuisines et j'ai versé une potion d'endormissement qui durait vingt quatre heures dans tous les pichets de jus de citrouille destinés aux Gryffondors » murmura-t-il en posant son autre main sur l'épaule du jeune homme pour le toucher. Celui-ci le regardait, les lèvres tremblantes, comme hypnotisé. « Ils se sont tous endormis lors du dîner et ont été transférés à l'infirmerie. Le soir-même, j'y suis allé et j'ai coupé les mèches de cheveux… et j'ai volé le ruban de ta mère. Il y a eu une enquête mais j'ai été tout avouer à Dumbledore en privé et il a compris. Toute l'affaire a été vite classée sans que personne ne se doute que quelqu'un l'avait fait exprès. Ils ont toujours cru à une erreur des elfes. »
Harry ne dit rien lorsque Snape pressa doucement son corps contre le sien, l'emprisonnant contre la porte. Il était perdu et ne voulait réfléchir à rien. Il voulait juste écouter cette voix basse et sensuelle relater son passé. Le passé de Sev.
« Pour les photos, je me suis caché la plupart du temps mais ça ne pouvait pas être fait avec discrétion. J'ai pourtant procédé à quelques recherches dans des livres et ai trouvé des informations intéressantes. J'ai toujours parfois usé de la métamorphose pour transformer mon appareil photo en broc de cuivre, en carreau de fenêtre, en cadran de montre… tout ce qui pouvait renvoyer de la lumière sans que ce soit remarquable et ainsi, les flashs étaient pris pour des éclats de soleil… bien sûr, c'était plus faisable au printemps qu'en hiver mais j'ai fait ce que j'ai pu. »
« Ingénieux ! » balbutia Harry d'une voix faible, les yeux fermés.
Une des mains de son professeur se perdait dans ses cheveux tandis que l'autre avait déboutonné le haut de sa robe pour caresser son cou et ses épaules ainsi que sentir les effluves épicées et sucrées de son odeur qui échappait de sa peau.
« Oui ! » souffla Severus plus de plaisir que pour lui répondre.
« Et pour le carnet ? » interrogea doucement le jeune homme en penchant la tête, enivré de sensualité, tandis que son enseignant approchait son visage, caressant son cou et sa nuque de son souffle chaud et prometteur.
Sa voix était encore plus basse et rauque lorsqu'il répondit « Je les ai trouvé plus tard… par hasard, sur le dessus d'une des malles de Grimmauld place… je les ai récupéré pour toi parce que… j'avais peur que Kreacher les brûle à un moment ou à un autre… Je les gardais pour toi… Tout pour toi… »
Les lèvres de Severus frôlèrent la peau parfumée au niveau de la carotide, là où il sentait battre un sang furieux et brûlant. Harry gémit, la tête tournée sur le côté, les joues rougies. Sa bouche suivit le contour de la mâchoire carrée avant de venir caresser ses lèvres douces et naturellement gonflées, capturant la respiration haletante.
C'est à ce moment-là que quelqu'un frappa à la porte derrière eux. Ils sursautèrent comme un seul homme et Harry ouvrit de grands yeux horrifiés avant de se mettre à rougir jusqu'à la racine des cheveux tel un individu prit en faute.
« Severus ! » appela la voix de Draco Malfoy derrière la porte tandis qu'il frappait de nouveau contre la porte.
Harry se dégagea promptement d'elle et se recula tandis que Snape ouvrait la porte.
« Que se passe-t-il ? » grogna le maître des potions, irrité.
Draco entra, faisant fi du ton agressif de l'homme.
Il attaqua instantanément « Tu as lu les journaux ? Tu as vu ce qui se passe ? Le gouvernement a été renversé ! On pouvait s'y attendre depuis ces derniers jours où ils ne faisaient qu'en faire allusion mais je ne pensais pas que le nouveau ministre allait remettre certaines choses en place ou bouleverser des décisions aussi vite. Il a fait annuler 48 nouveaux décrets et une vingtaine de décisions soi-disant irrévocables qu'avant créé l'ancien ministère ce qui nous concerne directement moi et Harry ! »
Snape se décala de quelques centimètres, permettant à Draco de voir qu'il n'était pas seul dans la pièce.
« Harry ! » s'exclama-t-il alors, trop remué par ce qu'il venait d'apprendre pour remarquer le col déboutonné et les joues encore trop rouges de son ami. « Justement je voulais te voir ! Ca tombe bien que tu sois là ! Le nouveau ministre a annulé les paroles qui nous avaient condamné à être exclu de la formation d'auror ! A partir de maintenant, nous ne faisons plus partie des élèves de Poudlard ! Ils ont reconnu nos diplômes ! » déclara le blond dont l'excitation était palpable, sans s'apercevoir que Snape était devenu blanc comme un linge. Harry non plus ne s'en aperçut pas tandis que la joie le submergeait.
« Ils ont rétabli l'injustice ! » conclut Draco avec un large sourire.
« Comme ça, aussi rapidement alors qu'ils n'avaient pas voulu valider nos NEWTs considérants – officieusement – que nous étions trop dangereux car trop puissants ? » insista Harry, ne pouvant en croire ses oreilles.
« Ouais ! » confirma Draco, complètement survolté. « Ca fait que si on voulait, on pourrait quitter Poudlard dès cette seconde et intégré n'importe quelle autre école supérieure ou la formations d'auror ou alors rechercher un emploi ! Qu'est-ce que tu comptes faire ? »
Snape se tourna vivement vers Harry, attendant une décision qu'il avait redouté depuis qu'il s'attendait à ce que le gouvernement bascule et que les décisions soient changées.
« J-Je ne sais pas ! Je ne m'y attendais pas ! Je n'y ai pas réfléchi ! »
« Je croyais que tu voulais être auror ? » fit Draco, étonné.
« Oui ! Mais c'était avant qu'on ait autant de problèmes avec le ministère ! Je n'aime pas vraiment les politiciens et leurs manières de faire et donc… je ne suis pas vraiment certain de vouloir travailler pour eux ! »
Draco acquiesça et informa Harry des dernières nouvelles.
« Moi, je vais intégrer la formation d'auror. Je ne sais pas si c'est ça que je serais plus tard mais l'apprentissage en lui-même m'intéresse. J'en ai parlé à Seamus et il a décidé de me suivre ! »
« Et son job ? » s'étonna Harry. « C'est quand même lui le prof de vol et l'arbitre des matchs de Quidditch ! »
« Il vient d'en parler avec Dumbledore et Dumbledore a donné son assentiment. Il va chercher quelqu'un d'autre pour le poste. Mais tu sais, il peut être suivi à mi-temps et les premières années ont déjà eu leurs cours d'initiation donc maintenant, ça pose plus de problèmes pour l'arbitrage des matchs. »
« OK ! » fit Harry, toujours aussi incrédule face à ces changements importants. « Mais si je quitte l'école, où est-ce que je vais pouvoir vivre ? »
Snape allait prendre la parole lorsque Draco répondit « Tu peux demander à Ron de t'héberger pendant un petit moment ! Tu m'avais dit qu'initialement, tu devais vivre avec lui en colocation mais que ton redoublement avait bouleversé tous vos plans ! Je sais qu'il est avec Hermione mais ils n'habitent pas ensemble pour le moment donc il t'accueillera à bras ouverts. Moi, je vais m'installer avec seamus pour que le loyer soit moins cher pour nous deux. On a eu vent de certains appartements abordables près de là où vit Ron… »
« Tu as fait vite pour te renseigner dis-moi ! » s'exclama Harry en riant.
Draco lui adressa un autre sourire. « C'est plus que j'avais déjà fait des projets et que j'espérais bien que le gouvernement serait renversé dans pas longtemps et qu'il procéderait à ce genre de changements. »
Hary secoua affirmativement la tête et déclara « Il faut que je parle à Ron avec le miroir à double sens. Je vais voir avec lui ce qu'il en est ! »
Harry se dirigea alors vers la porte, en compagnie de Draco qui s'en allait également et, tout à leur discussion, ils ne virent pas l'expression catastrophée et choquée de leur ancien maître des potions qui ne pouvait s'empêcher de murmurer « non » en une litanie silencieuse et douloureuse.
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Poudlard, 3 septembre 1991
Snape maîtrisait tout ce qui était sa personne jusqu'à son moindre souffle tandis qu'il faisait l'appel des noms des première année.
« … Parvati Patil… »
« Présente ! »
Une pause fut marquée au nom suivant et, rassemblant son courage, il dit d'une voix légèrement ironique « Ah oui. Harry Potter. Notre nouvelle… célébrité. »
Severus ne regarda pas la réaction de Harry. Cela lui aurait fait trop mal mais il entendit les rires camouflés de quelques Serpentard tandis qu'il finissait de faire l'appel. Puis, il releva la tête, conscient du rôle qu'il devait encore et toujours jouer. Il savait qu'aucune émotion ne filtrait dans ses yeux ou dans ses mots tandis qu'il énonçait le petit discours insultant qu'il avait concocté à destination de ses première année.
« … et même à enfermer la mort dans un flacon si vous étiez autre chose qu'une de ces bandes de cornichons à qui je dispense habituellement mes cours. »
Il marqua un autre silence calculé et nota l'échange de regards que bon nombre d'élèves faisaient en cet instant y compris Harry avec l'un des fils Weasley, prénommé Ronald qu'il avait apparemment choisi pour ami. Cette dernière remarque était déjà gravée dans sa mémoire comme tout ce qu'il avait appris de nouveau sur Harry depuis qu'il était présent dans ce collège.
Snape décida qu'il était plus que temps de le provoquer et ainsi commencer à construire sa haine envers lui. Severus se faisait déjà horreur pour cela mais il n'en laissa rien paraître.
« Potter ! » dit-il soudain en voyant le garçon tressaillir, l'air apeuré, appréhendant. « Qu'est-ce que j'obtiens quand j'ajoute de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ? »
Severus voyait bien que Harry était complètement perdu et qu'il ne connaissait pas la réponse.
La main d'une jeune Gryffondor s'était levée mais il n'y prêta pas attention.
« Je ne sais pas, Monsieur » entendit-il son élève dire d'une voix relativement faible.
C'était la première fois de sa vie qu'il lui parlait et Severus avait envie de se fondre dans ses yeux qui n'avaient pas changé en grandissant. Seule leur expression montrait qu'il avait mûri et qu'il avait perdu cette innocence typiquement enfantine.
Snape se força à arborer un rictus méprisant, même si ses sentiments étaient tout le contraire.
'Excuse-moi, mon amour'
« Apparemment, la célébrité ne fait pas tout dans la vie. Essayons encore une fois, Potter. Où iriez-vous si je vous demandais de me rapporter un bézoard ? »
Le maître des potions lisait parfaitement bien l'expression de légère détresse qui s'était affichée dans les prunelles de Harry mais il ne pouvait rien faire pour l'aider. Il était à pour l'enfoncer même s'il s'enterrait en même temps.
« Je ne sais pas, Monsieur » répéta-t-il.
« Vous n'alliez quand même pas vous donner la peine d'ouvrir un de vos livres avant d'arriver ici, n'est-ce pas, Potter ? »
Severus savait que ses yeux noirs lançaient un regard glacial à son étudiant qui se forçait visiblement à ne pas baisser les yeux et il reprit « Potter, quelle est la différence entre le napel et le tue-loup ? »
L'enseignant vit la jeune fille, Hermione Granger, se lever, la main toujours tendue au-dessus de sa tête mais il ne lui accorda aucun regard.
« Je ne sais pas » répondit Harry avec calme. « Mais je crois qu'Hermione le sait. Vous aurez peut-être plus de chance avec elle. »
Snape ft alors partager entre l'admiration et la colère dirigée vers lui-même et c'est cette dernière qui prima lorsqu'il rétorqua, parmi quelques petits rires.
« Asseyez-vous ! » lança-t-il à Hermione avant de répondre à ces propres questions en ordonnant aux autres de prendre note.
Ils s'exécutèrent tous avec rapidité tandis qu'il ajoutait à Harry « Et votre impertinence coûtera un point à Gryffondor, Potter. »
Ce dernier lui jeta un regard bref, rempli de rancœur et d'une haine naissante et Severus sentit son cœur sombrer. Il récoltait ce qu'il semait, il le savait mais il n'y pouvait rien, en cet instant-là, il se détestait plus que tout au monde.
OOOoooOOOoooOOOL'heure du dîner était arrivée et Severus trépignait d'impatience à la table des professeurs. Harry n'allait pas tarder à arriver. Il était toujours l'un des tout premier à s'installer à table avant qu'il n'y ait une abondance d'élèves et les tables commençaient à se remplir à présent.
Il savait qu'il faudrait qu'il fasse vite et qu'il lui parle avant qu'il ne prenne une décision hâtive. Après le repas, il tenterait de guider Harry dans ses quartiers pour avoir une discussion avec lui. Il lui dirait qu'ils pouvaient refaire connaissance, qu'il pouvait prendre son temps et que lui – Severus – attendrait le temps qu'il lui serait nécessaire. Il lui dirait qu'il pouvait rester à Poudlard ou qu'il pouvait vivre en colocation avec lui. Les plans les plus fous avaient traversé la tête du professeur pour ne pas perdre l'homme qu'il aimait. Il ne survivrait pas à sa perte, il le savait. Il ne supporterait pas de le voir partir. Il ne supporterait pas son absence. Pas après les vingt et un ans qu'il avait vécu.
La salle continua à se remplir mais il n'y avait aucune trace de Harry. Snape avala alors son repas à grandes bouchées et sortit de la salle avant que le dessert ne soit arrivé.
Il se dirigea vers la chambre du jeune homme aussi vite qu'il le put, le cœur battant la chamade et cogna à sa porte. Il frappa encore et encore pendant cinq minutes, persuadé que le jeune homme savait que c'était lui et qu'il ne voulait pas lui répondre, réfutant l'idée qu'il ait pu partir e le quitter. Non, c'était bien trop tôt !
A bout de patience, Severus sortit sa baguette et lança « Alohomora ! » et la porte s'ouvrit. Il la poussa sans prêter attention à la voix de Draco qui l'appelait en lui demandant ce qu'il faisait.
Severus surgit dans la chambre à une vitesse folle et porta une main à sa bouche lorsqu'il avisa que la pièce était vide. Son expiration se répercuta comme un sifflement douloureux dans la chambre sans vie et il en sortit aussi précipitamment qu'il était rentré pour retrouver Draco qui n'était qu'à quelques pas de lui.
« Qu'est-ce que- » commença le blond avant de se faire couper la parole.
« Où est Harry ? » s'écria Severus, qui sentait la panique l'envahir de plus belle. « Où est-il ? Où est-il ? Où est Harry ? »
Draco fut surpris par la violence du ton qu'avait employé son ex-professeur mais ne le montra pas. Il savait pourquoi celui-ci réagissait ainsi en cet instant pour avoir eu quelques minutes plus tôt une longue conversation avec Remus. Draco baissa donc lentement les yeux, détestant l'idée de lui apprendre la nouvelle mais il ne pouvait pas laisser son ex-directeur de Maison dans le brouillard. Il se résigna donc à répondre même s'il savait que cette réponse leur ferait mal à tous les deux.
« Je suis désolé… Harry est parti… il a quitté l'école… »
A suivre…NdA Je n'ai pas cru nécessaire de spécifier ce qu'avait subi Severus à chaque fois qu'il était découvert par les maraudeurs car je pense que c'est évident compte tenu du tome 5 de JKR où on a pu voir de quoi ils étaient capables, ainsi que leurs retrouvailles que j'ai écrit dans un des chapitres précédents. Ils ne s'aimaient pas et les maraudeurs pensaient que Severus voulait leur faire quelque chose donc vous pouvez bien imaginer certains sorts pas très sympas qu'ils avaient pu lui lancer ou les coups qu'ils avaient bien pu lui donner. Cependant, ayant aussi en tête que Sev ne se laissait pas faire non plus et qu'il avait (et a toujours) de la ressource.
Aussi, je n'ai pas relaté non plus les souvenirs et les conversations que Sev à rapporter car, comme pour ce qu'a subi Sev, je ne pense pas que ça soit très difficile à deviner. Avec Lily, c'étaient des conversations plutôt romantiques, des regards amoureux échangés, etc… Ils parlaient un peu de l'avenir, de ce qu'ils comptaient faire, où ils comptaient vivre, etc… toutes les sortes de conversations que peuvent avoir un couple qui désire se marier plus tard et qui s'aime. Et avec les maraudeurs, c'était plus… immatures peut-être, avec plus d'actions pas toujours des plus réfléchis ni bien pensantes même si je pense qu'en septième année, ils n'étaient pas comme en cinquième année. Entre James et Remus, les conversations devaient être plus adultes et entre Sirius et James, puis complices et moins… catholiques dirais-je (sur tous les points de vue). Quant à Lily avec ses amies, vous savez à peu près tous (sauf peut-être si mon lectorat comprend des garçons ne fréquentant que des garçons) ce que des filles de 17 ans, assez complices, peuvent se dire entre elles :)
Je sais que ce chapitre n'était pas très heureux – tout au moins la fin mais j'ai un indice pour le chapitre suivant : si vous croyez que Severus va en rester là, c'est que vous êtes bien naïfs. Lol. Vous saurez pourquoi Harry est parti si précipitamment et il va y avoir une bonne nouvelle pour Severus. Vous verrez aussi les derniers flashbacks. Au début, je ne comptais pas écrire cela mais en fait, ça va très bien avec mon histoire donc il y en aura encore surtout un en particulier qui devra être censuré. Héhéhé donc il sera sur et j'espère que mon chapitre vous a plu… surtout à toi Galouz :)
