L'AMANT VENU DU PASSE d'Elehyn

Disclaimer : Pas à moi. Tout à J. K. Rowling. Cette histoire est dédiée à Caro à qui je fais d'énormes poutouxes.

NdA : Ceci est le dernier chapitre de cette histoire qui contiendra un épilogue cependant qui comportera pas mal d'événements et de choses que je ne vous ai pas dites avant (et dont certaines devaient normalement être explicitées dans ce chapitre-ci) ce qui en fera comme un petit chapitre. J'essayerais bien sûr de le poster avant la sortie de HP7 parce que je tiens à ce qu'elle soit terminée, que lorsque le dernier tome de la série des Harry Potter sortira, je serai prise entre sa lecture et mon boulot donc je ne pourrais pas écrire et que je ne sais pas quel sera mon état d'esprit après ce dernier tome.

Ceci dit, même si ce dernier livre devait ne pas me plaire (ex : si Snape meurt, etc…), je n'abandonnerais pas mes fics pour autant car quand je commence, je termine et l'influence de JKR sur moi n'est pas assez importante pour que je lâche du jour au lendemain mes histoires. Par contre, certaines choses peuvent me démoraliser un certain temps (ex : si Snape meurt… oui, toujours le même car je crains un peu ça alors que je n'ai aucun doute sur la survie de Harry) donc m'empêcher d'écrire un peu (juste un « temps d'adaptation » avant que je fasse abstraction de la chose).

Si tout se passe comme je l'ai prévu, théoriquement, je devrais aussi poster un chapitre de C'était écrit avant la sortie de HP7 (peut-être le week-end prochain si j'arrive à trouver le temps sinon, ça sera dans la semaine).

Je vous fais à toutes et à tous de gros bisous.


L'AMANT VENU DU PASSE

Chapitre 24 : Toujours toi

Cinquante sept, cinquante huit, cinquante neuf, soixante, une, deux…

Severus grogna d'irritation.

Chaque seconde s'égrenait avec plus de lenteur et il lui était difficile de contenir son impatience.

Harry terminait son travail dans une petite dizaine de minutes ce qui coïnciderait avec l'heure de son propre départ.

Les doigts de l'homme se mirent à tambouriner sur la table où reposait la potion qu'il venait de préparer et qu'il n'avait pas encore mise en pot.

Il l'inviterait à dîner dans ses quartiers de Poudlard, demanderait aux elfes de maison d'apporter son plat et desserts préférés et il réitèrerait l'aveu de ses sentiments.

Feraient-ils l'amour ce soir ?

Severus gémit. Il l'espérait tant ! Il plaçait de hauts espoirs sur cette soirée à venir grâce à ce qu'il s'était passé quelques heures plus tôt.

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Harry termina l'écriture de son rapport sur la potentialité d'un des charmes sur lequel il travaillait et qui avait été abandonné par son créateur plus de deux cents ans auparavant et soupira.

Il n'avait pas de cœur à ce qu'il faisait aujourd'hui et il en connaissait la cause : Snape !

Il était totalement perturbé par l'avalanche des sentiments qu'il éprouvait pour lui dû à l'acceptation du fait que son ancien maître des potions et son ex-amant étaient la même personne. Il était aussi troublé par le baiser qu'il lui avait donné dans le laboratoire un peu plus tôt dans l'après-midi.

Le jeune chercheur referma son livre avec douceur, posa sa plume dans son écrin et reboucha le pot d'encre avant de se lever, prendre sa veste et partir en direction de la cheminée d'un pas rapide. Il devait rejoindre Poudlard pour aller chercher son balai qu'il avait laissé là-bas.

Il prit une poignée de poudre de cheminette mais avant qu'il ait pu la lancer dans le feu et de s'y placer, le tourment de ses pensées apparut dans l'âtre et traversa les flammes.

« Severus ! » s'exclama Harry, de plus en plus troublé, se reculant d'un pas pour laisser un peu de place à son nouveau visiteur.

« Harry » murmura l'homme d'une voix caressante.

L'interpellé déglutit péniblement et enserra plus fortement la poudre dans son poing crispé.

« Oui ? » fit-il d'une voix qui n'avait pas adopté son ton naturel.

« Harry » répéta Snape en se décidant à parler ce qui le laissait dans la position peu enviable de potentielle victime d'un refus. « Je voulais te demander si tu accepterais de dîner ce soir en ma compagnie… »

Severus n'eut pas le temps de finir sa phrase que Harry y avait déjà répondu.

« Oui ! » accepta vivement le jeune homme.

« … dans mes quartiers ? » finit Snape qui se prit à sourire devant la virulence passionnée du ton de son vis-à-vis.

Ce dernier rougit, soudainement honteux d'avoir laissé transparaître son avidité.

« Est-ce que 19h30 te convient ? »

« Ce sera parfait ! » répliqua l'ex-Gryffondor en fixant Snape avec intensité.

« A tout à l'heure alors ! » conclut Severus avec un doux sourire.

« Oui ! »

Severus allait partir avec une certaine lenteur lorsqu'il se ravisa, se retourna de nouveau et plaça un bref baiser sur les lèvres tendres de son compagnon. Ce ne fut qu'une légère pression d'une bouche chaude et douce contre une autre et pourtant Harry sentit une grande faiblesse assaillir ses genoux. Ils ne cédèrent pourtant pas mais, en voyant Severus partir, Harry sut que cet homme pouvait lui demander ce qu'il voulait qu'il le ferait.

OOOoooOOOoooOOO

Le dîner était un pur délice et Harry comprit que Severus s'était rappelé tout ce qu'il adorait le plus en matière culinaire et qu'il avait fait en sorte de lui faire plaisir.

Depuis son arrivée dans les appartements de son ancien professeur, l'atmosphère était passée de tendue à légèrement inconfortable puis de plaisante à chaleureuse.

Harry découvrait avec plaisir que Severus pouvait être une source d'intéressantes anecdotes tantôt informatives, tantôt haletantes ou tantôt hilarantes selon les expériences de sa vie. Bien entendu, il ne faisait pas mention des pénibles moments qu'il avait vécus mais Harry lui en était reconnaissant car il savait que la vie de son ancien amant – depuis qu'il l'avait quitté – avait connu des aspects monstrueux et il avait envie de passer une soirée à l'ambiance plus légère et agréable.

Il s'engagea pourtant sur un terrain plus personnel et délicat quand il se décida à lui expliquer avec sincérité les sentiments confus qui l'avaient assailli tout récemment.

Le problème était qu'il ne savait pas par où commencer. Il se lança pourtant, les yeux baissés, fixant au début son assiette vide sans la voir.

« Severus, je voulais te dire… » commença-t-il avec lenteur et sérieux. « … Quand… ton homologue… est rentré dans son époque, j'étais dévasté ! Littéralement ! Je savais bien sûr qu'il devait repartir mais je m'étais volontairement aveuglé sur ce point, tentant de ne pas y penser et vivant l'instant présent. Je… je lui avais donné mon cœur et il est parti avec… »

Les yeux fixés sur lui, Snape était tout ouïe. Il avait attendu longtemps une discussion calme et rationnelle entre eux deux et non pas troublée par ses sentiments mitigés et trop passionnés pour en résulter une chose constructive. Cependant, ce qui lui faisait peur était que Harry parlait de son double à la troisième personne, comme s'il n'assimilait pas les deux hommes comme il se devait. Il attendit pourtant que Harry aille plus loin dans ses explications.

« Alors quand tu es venu me trouver pour tenter de m'expliquer… de m'ouvrir les yeux sur la personne que j'avais toujours en face de moi, je me suis… braqué. Je ne voulais pas t'écouter surtout qu'au début, je te tenais pour responsable de la mort de Sirius ! »

Severus fronça alors les sourcils, l'air heurté mais Harry, relevant brusquement les yeux pour le fixer, s'empressa de poursuivre.

« Mais je me suis très vite corrigé ! Je savais que ce n'était pas ta faute et je savais que je n'avais pas le droit de te blâmer pour ça ! Ce n'était pas vraiment très juste envers toi ! »

L'expression du visage de son ancien enseignant s'apaisa et Harry continua.

« Je ne voulais pas non plus t'écouter parce que, pour moi, tu n'étais pas Sev, tu n'étais pas l'homme que je désirais et que j'aimais… L'attitude que tu avais eue envers moi depuis mon arrivée au collège n'a pas aidé non plus comme tu peux t'en douter et je t'en voulais encore plus pour ça ! Tu voulais que je pense à toi – l'homme qui avait été si cruel avec moi… l'homme qui était à l'opposé du jeune homme qui venait de me quitter… alors que mes pensées appartenaient à quelqu'un d'autre. J'avais l'impression que tu essayais de me faire réfuter tout ce que Sev et moi avions créé pour te mettre à sa place. Je ne le supportais pas et… c'est pour ça que j'ai été si méchant parfois avec toi en retour…. Je… Je n'étais pas prêt, tu comprends ? »

Snape hocha la tête, très doucement.

« Je n'ai accepté le fait que Sev et toi soyez la même personne qu'il n'y a quelques jours quand… quand j'ai regardé l'album photo que tu m'avais fait !… »

Snape l'écoutait avec attention et, malgré les hésitations notables contenues dans le discours de son compagnon, il ne connut pas l'ombre d'un instant la pensée de le couper pour le faire avouer plus vite. Il respectait ses pauses et ses difficultés visibles à exprimer ce qu'il voulait et Harry l'en remerciait mentalement.

« Severus… cet album a été pour moi une source de joie comme une source de peine et de torture.

Devant l'ahurissement que trahissaient à présent les traits de Snape, Harry expliqua.

« Derrière ce sourire que tu affichais sur chaque photo, je voyais ta tristesse ! Tu aurais pu leurrer n'importe qui sauf moi ! Ton sourire n'atteignait jamais tes yeux, Severus ! Je ne pouvais y lire que de la douleur, ça m'a déchiré le cœur ! Et ce qui me faisait le plus de mal était le fait que je savais que je ne pouvais rien faire pour y remédier, que tu avais grandi sans moi, que les photos que tu me montrais étaient ton passé alors que pour moi, elles étaient le présent !… »

Les doigts de Severus se crispèrent sur la nappe et son expression se fit douloureuse comme il se rappelait combien il avait souffert de l'absence de Harry et de ce réconfort qu'il n'avait pas eu à la pensée que Harry faisait au moins partie de ce monde. Comment un être qui n'était pas encore né pouvait-il faire autant souffrir ?

« … Tous ces clichés avaient été pris alors que je n'existais encore même pas et je te voyais, au fil des pages, grandir et mûrir ! Je voyais tes traits prendre ceux de mon maître des potions et c'est là que j'ai véritablement abandonné la lutte que j'entretenais avec moi-même. Tu es Sev ! Tu me l'avais dit mais je n'ai pas voulu l'entendre et je m'en excuse. J'ai dû encore un peu plus te faire souffrir inutilement et stupidement ! Dis-moi que tu me pardonnes… »

Severus se leva, se dirigea vers lui et lui prit la main pour l'obliger à se lever. Harry s'exécuta et se laissa entraîner sur le canapé. Là, Severus s'installa à côté de lui, dans une position de trois quart qui lui permettait de lui faire face. Harry s'assit comme lui. Severus n'avait pas lâché sa main.

« Je ne t'en ai jamais voulu ! » confessa Severus. « Je savais que ça allait être dur pour toi de faire l'association entre ton ancien amant et ton professeur après tout le mal que j'ai été obligé de te faire. J'avais d'ailleurs très peur que tu m'en veuilles, toi, toujours ! Harry, je t'aime encore. Je t'aime tellement ! Je t'ai attendu tellement longtemps que je ne me souviens plus de l'époque où je vivais sans te connaître. »

Les doigts de Snape enserraient fermement, presque douloureusement ceux de Harry, comme pour montrer au jeune sorcier l'intensité de ses paroles au travers de ses gestes. Ses yeux de jais soutenaient les siens avec une telle force qu'ils en paraissaient hypnotiques. Ses traits tendus à l'extrême prouvait combien, à cet instant, il était la proie de sentiments aussi violents que divers et fluctuants.

Sa voix se fit croassante quand il murmura dans un souffle rauque, « Donne-moi une raison d'espérer, je t'en prie Harry ! »

Ce dernier gémit et sous une impulsion, il enroula sa main autour de la nuque de Snape et l'attira vers lui tout en se laissant sombrer sur le canapé.

Harry captura ses lèvres avec détermination et fermeté tandis que sa main se glissait avec bonheur dans la masse brillante de ses longues mèches ébènes.

La bouche affamée de Severus se plia aux mouvements des lèvres et de la langue de Harry et il goûta ce fruit qui lui avait été longtemps défendu.

Il s'enivra des caresses que lui prodiguait le jeune homme dans ses cheveux et obéit aux désirs péremptoires de celui-ci lorsqu'il sentit Harry glisser la main que lui tenait toujours dans l'échancrure de sa chemise à moitié déboutonnée, pour l'inciter à caresser son torse.

« Harry ! » gémit-il lorsque leurs bouches se séparèrent. Il était ivre de ce jeune homme. Il était fou de tout ce qu'il était et ne put un instant laisser ses lèvres libres de sa douceur. Il se mit donc à dévorer son cou de baisers mouillés et avides tout en permettant à ses mains de toucher cette peau dorée dont il avait tant appelé lors de ses rêves érotiques.

« Touche-moi ! » implora Severus d'une voix rauque et brisée. « Touche-moi ! Touche-moi ! »

Harry arracha alors la chemise noire que portait son amant et fit courir ses mains chaudes le long de sa nuque puis de son dos qu'il sentait vibrer.

« Ca fait tellement longtemps ! » gémit Snape, les traits crispés comme sous l'effet d'une douleur. « C'est si bon ! »

Harry sourit avec tendresse et ramena à lui le visage de Severus pour l'embrasser. Ses bras se firent le cocon de la nuque de son amant comme ils se refermaient autour de son cou avec douceur et chaleur.

Lorsque le baiser prit fin, Severus voulut se repaître à nouveau de la peau de son compagnon maos celui-ci l'en empêcha.

« Au lit ? » suggéra-t-il avec une lueur espiègle dans le regard.

Snape sourit, totalement heureux, se releva d'un bond en entraînant l'homme qu'il aimait à sa suite avec une impatience inhabituelle chez un homme si maître de lui-même ordinairement.

Arrivés dans la chambre, Severus poussa gentiment Harry sur le lit et ne perdit pas un instant avant de joindre à lui en le recouvrant de son corps brûlant de désirs.

Harry, cependant, n'entendit pas les choses de cette manière et, d'un brusque mouvement des reins, se retrouva sur son amant.

Snape leva un sourcil taquin auquel répondit Harry suivant la même expression coquine et remplie de défi. Severus capitula et laissa sa tête retombée sur le matelas.

« Fais-moi tout ce que tu voudras ! » dit-il dans un soupir.

« Mmmm » gémit Harry. « Quelle tentation me proposez-vous, Monsieur Snape ! »

Harry conclut cette réplique malicieuse en mouvant ses hanches contre celles de Snape d'une manière érotique et provocante.

Son partenaire se mordit la lèvre et laissa échapper un râle de plaisir.

« Et j'espère que tu vas y succomber » haleta Severus tandis que Harry lui ôtait sensuellement son pantalon, faisant glisser le tissu sur sa peau échauffée.

« Mais comme toujours avec toi, Sev ! » souffla Harry en lui jetant un regard de désir non dissimulé.

« Je t'aime ! » gronda Snape avant de gémir de nouveau comme la bouche du jeune effronté venait de se saisir de sa dure virilité.

Harry se régala du plaisir qu'il procurait à son amant et fit jouer tous ses talents pour donner le plus de bonheur à Severus. Il s'arrêta cependant en douceur, ne voulant pas satisfaire son compagnon trop tôt. Il se dévêtit alors complètement sous le regard troublé et éperdu de son ancien professeur avant de se remettre sur lui, un flacon de potion lubrifiante dans la main.

Harry dévissa le bouchon et déversa une petite quantité de cette préparation huileuse sur ses doigts.

Snape voulut aussitôt écarter ses jambes pour un accès plus aisé mais fut arrêté par un mouvement négatif de la part de Harry.

Severus n'eut pas le temps de poser la question qui lui brûlait désormais les lèvres comme la réponse lui en fut donnée à l'instant où il vit la main de Harry se faufiler sous son propre corps et atteindre sa propre ouverture.

Les doigts du jeune homme prirent le même rythme que ses hanches et il se prépara avec douceur et volupté.

La respiration saccadée, Severus déglutissait péniblement comme il assistait en spectateur aux agissements érotiques de l'homme qu'il aimait. Harry ne pouvait se rendre compte à quel point il était sexy, à quel point il était beau et… à quel point lui, Snape, était fou de lui.

Lorsque Harry se devina prêt, il arrêta ses mouvements, fit couler un peu de potion sur le membre vibrant de son partenaire et vint s'asseoir sur lui avec une lenteur agonisante.

Severus pensa que son cerveau, son corps, ses veines, son cœur allaient exploser tant le plaisir était grand et lorsque son amour se mit à se mouvoir sur lui, il laissa des larmes silencieuses de bonheur venir mouiller ses joues.

Tendrement, Harry se pencha sans cesser sa danse au-dessus de lui et ses lèvres vinrent essuyer les traînées humides qu'il n'avaient jamais vues se répandre sur ce visage.

Harry en était très ému.

« Je t'aime ! » murmura encore Severus en le regardant dans les yeux, l'esprit totalement ouvert et qui clamait ses sentiments à son égard.

« Je t'aime aussi ! » répondit Harry d'une voix douce. Il vit alors d'autres larmes couler sur le visage de son amour et il les essuya d'une main tendre. « Je t'ai toujours aimé… Parce que, tout du long, ça a été toujours toi ! »

« Toujours toi ! » répéta Severus qui, lui, parlait de ce que représentait Harry pour lui.

OOOoooOOOoooOOO

Le lendemain, Severus se réveilla en sursaut, cherchant un instant désespérément du regard la silhouette de Harry dans son lit, craignant d'avoir rêvé cette nuit qu'il avait passée à l'aimer. Il soupira donc de soulagement en avisant la tête de son amant sur son oreiller. Il sourit et se cala contre son propre oreiller, prêt à passer le reste de la nuit à regarder celui qui comptait tant pour lui.

Lorsque Harry fut tiré du sommeil par le chant des oiseaux, il se sentit observé et ouvrit les yeux. Il sourit bientôt en notant qui le scrutait ainsi.

« Bonjour ! » dit-il d'une voix encore ensommeillée.

« Bonjour ! » répondit une voix d'une tendresse que peu de personnes avaient dû entendre franchir cette bouche.

Harry se rapprocha de son amant et vint placer son visage contre son torse. Enfouissant son nez contre sa peau, il respira bruyamment son odeur ce qui fit sourire Severus. Cela lui rappelait tellement de souvenirs !

L'homme entoura de ses bras le corps qui lui avait tellement manqué pendant plus de vingt ans et se dit que l'attente en avait valu la peine même si la souffrance et la solitude avaient parfois atteint des sommets intolérables.

Harry fit glisser une de ses jambes sur les cuisses de Sev ce qui rapprocha davantage leurs corps.

Severus sentit le bout d'une langue taquine passer et repasser sur l'un de ses mamelons qui durcit instantanément. Il ferma les yeux, un sourire aux lèvres. Cela aussi lui rappelait des souvenirs. Combien de réveils avaient-ils vécu, se pelotonnant l'un contre l'autre avant de recommencer à se toucher ?

D'une humeur badine, il reprit les mots qu'ils avaient si souvent utilisés pour se taquiner.

« Allumeur ! » dit-il.

Contre son torse, il sentit Harry sourire à ce mot et savait ce que le jeune homme allait répondre.

« Non, seulement nymphomane ! »

« Nymphomane, hein ? Pourquoi ça ne m'étonne pas ? »

« Parce que tu te reconnais aussi dans ce mot ! »

« Ah zut ! Tu m'as percé à jour ! » ricana Snape en appréciant plus que de raison cet échange qui le ramenait vingt ans plus tôt, éloignant la distance spatio-temporelle qui l'avait séparé de son amour ; cet échange qui scellait un peu plus sa relation avec Harry.

Harry le regarda alors comme l'on regardait une divinité et le cœur de Severus cessa de battre. Il laissa ses lèvres se faire assaillir et posséder par une bouche fiévreuse et sombra de nouveau dans des délices que ne pouvaient lui apporter que Harry.


NdA 2 : J'espère qu'au niveau du lemon ça va car j'ai essayé de décrire la scène sans l'expliciter et sans utiliser un vocabulaire trop « direct » ce qui n'est pas facile. J'espère aussi que ce chap n'est pas trop « guimauve » parce que parfois, j'avais l'impression qu'il l'était mais j'arrive plus à juger de cela en tant que lectrice plutôt qu'en auteur car j'aime lire certaines choses (j'aime le romantisme mais pas pousser à l'extrême. J'aime lire certaines phrases où les protagonistes déclarent leur amour mais il ne faut pas que ça tombe dans le mielleux) mais quand j'écris, j'ai plus de mal à juger n'était pratiquement jamais satisfaite de ce que j'écris. J'ai donc des doutes sur ce chapitre et espère quand même qu'il vous aura plus.