Un nouveau chapitre, assez étrange je dois dire.

Il est plus centré sur Jane, et défini quelques pensées de Lisbon envers Jane.

Le début est assez surprenant, mais je n'ai pas trouvé quelque chose d'assez bien, alors j'ai laissé comme ça, puis j'ai réaliser que ça passait.

Mais je vais vous laissez découvrir. Bonne lecture, encore une fois.


- Est-ce que vous savez ce que ça fait de porter le deuil de quelqu'un que vous aimiez et qui est parti à cause de vous ?

- Oui, Jane je le sais, je l'ai vécu et je le vis chaque jour en faisant ce métier.

- Avec qui, qui avez-vous tué involontairement ?

- Ma mère Jane, et mon père, et mes frères. Chacun par un moyen différent, mais tous aussi fort.

- Votre mère. Elle est morte, mais votre père ou vos frère sont encore vivant.

- Si vous croyez que vivre dans l'alcool est une vie, alors vous vous trompez fortement.

- Il a choisi de boire, ce n'était pas de votre faute.

- Si j'avais été là, j'aurai pu l'aider. Comme j'aurais pu mieux faire pour mes frères. Est-ce que vous croyez qu'être la seule femme dans une famille de 5 garçons est facile ?

- Je n'ai jamais dit ça.

- Alors exprime-vous clairement.

- Vous n'avez tué aucunes de ses personne. Vous remettez tous leurs malheurs sur votre dos, alors que ce n'est pas votre faute.

- Qu'est-ce que vous en savez ? Vous ne savez rien de ce qui s'est passé avant vous. Vous ne connaissez pas tout Jane. Et le fait de refuser le don que vous avez en est la preuve.

- Je n'ai pas de don.

- Si, justement. Vous avez ce don de pouvoir lire dans les gens.

- Ce n'est que de l'observation Lisbon, vous le savez.

- Alors pourquoi vous nous aidez.

- Ça aussi vous le savez.

- Vous n'êtes là que pour lui ?

- Oui.

- Vous n'êtes que pour ce désire de vengeance qui vous fait vivre.

- Vous venez de résumer la situation.

- Pourquoi ? Parce qu'il y a quelque chose de plus compliqué derrière le fait de vouloir tuer quelqu'un ?

- Vous ne savez pas ce que je ressens.

- Pas maintenant, c'est vrai, mais je l'ai vécu

- Et ils étaient votre famille. Elles étaient ma famille.

- Et cela change-t-il la donne ?

- Oui. Vous n'avez pas choisi votre famille. J'avais trouvé la mienne.

- Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous dites parfois ?

- Oui. Et je pense que garder les choses pour soi n'arrange rien.

- Peut-être, mais il y a des façons moins direct pour le faire.

- Vous venez de dire qu'il fallait que je m'exprime plus formellement. Je pense que je ne peux pas faire mieux.

Lisbon n'en revenait pas.

- Vous savez ce que vous êtes ? Vous n'êtes qu'un être égoïste, prétentieux et psychopathe.

- Je vous remercie de votre franchise.

Elle resta bloqué.

- C'est tout ? Je vous dis que vous êtes un psychopathe et vous faîtes comme si de rien n'était ?

- Que voulez-vous que je dise ?

- Je ne sais pas ? Les gens normaux insultent ceux qui les rabaissent.

- Vous ne le méritez pas. Moi si. Tout ce que vous avez dit est vrai, et je ne peux que l'assumer. Et l'entendre dire par une personne telle que vous me fait comprendre que tout ce que je pensais était bien vrai.

La surprise avait prit la place de la colère dans l'esprit actuel de Libson.

- Comment pouvez-vous vous dégrader à ce point ? J'ai dit ça sous le coup de la colère. Et pour vous, c'est normal.

- Vous l'avez très bien dit vous-même, je ne vis que pour tuer.

Il restait là, droit, sans un seul clignement de paupières. Sa froideur était effrayante. Lisbon avait peur de deux choses : du comportement de son ami, et de ce qu'il pensait de lui. Jamais elle n'avait vu quelqu'un de dégrader à se point. Jane était quelqu'un de remarquable. Son seul point faible était la mort. Et c'était, d'après Jane, son point fort. C'était la seule chose qui le maintenait encore en vie.

Quant à Lisbon, elle avait les yeux qui brillaient à cause des larmes qui s'échappaient de son corps. Elle ne savait pas quoi faire, ni quoi dire. Le regard vide de son partenaire lui glaçait le sang. Elle aurait voulu l'aider, mais elle ne voyait pas comment. Elle s'approcha de lui doucement, le fixant des yeux pour essayer de comprendre. Puis elle vit quelque chose qui glissait doucement le long de la joue de Jane. Cela scintillait et roulait lentement, suivant les courbes du visage. La goutte passa tranquillement sur les lèvres de l'homme, et arrivée au bas du visage, la goutte tomba dans le vide. Sa chute s'embla durer une éternité.

Lisbon la regarda sombrer attentivement, ayant un léger sursaut lorsqu'elle toucha le sol et s'éclata en d'autres minuscules gouttes. A partir de là, ce fut comme si Jane était apparu comme une nouvelle personne, quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et qu'elle venait de découvrir. Elle approcha sa main près du visage de Jane, et effaça d'un geste doux et simple une larme.

- D'accord Jane. On va tout reprendre à zéro.

- Merci.

- Je ne parle pas que de cette conversation. Mais de notre relation.

Jane ne voyait pas où elle voulait en venir, mais son comportement ne lui donnait par forcément l'avantage dans ce qu'il pouvait dire. Il appréciait Lisbon, il l'a connaissait assez pour savoir qu'elle n'abandonnerait pas.

- Vous avez besoin de quelqu'un, et je suis là.

- Pourquoi vous faîtes ça ?

- Vous voulez rester ce que vous êtes ?

- Non !

- Alors pour une fois, écoutez-moi. Vous avez besoin d'aide, vous …

- Lisbon, non, je …

- Jane. Ecoutez-moi. Si vous continuez à être dans ce genre de folie, il y aura un moment où vous ne pourrez plus en sortir. Sauf si c'est ce que vous voulez, je suis là.

C'était donc ça. Lisbon était là pour l'aider. Elle avait fait tout cela pour le persuader à parler, à lui faire dire tout ce qu'il pensait. Mais il n'avait rien dit, il était resté froid et réservé. Il n'avait tenu compte d'aucunes des insultes de Lisbon, il avait tout encaissé et avait prévu de se morfondre seul chez lui comme tous les soirs pour que personne ne voient sa peine. Pour que personne ne voit qui il était vraiment. Mais Lisbon avait percé son secret, elle avait lu en lui comme il le faisait parfois avec elle. Il n'avait rien révélé car il savait comment s'y prendre. Mais il n'avait pas comprit que parfois le silence en disait beaucoup plus.

Oui il avait besoin d'aide. Oui c'était sûrement un psychopathe. Et oui il allait suivre Lisbon.

Il allait tout lui dire, car il avait réalisé qu'elle ferait tout pour qu'il aille dans le droit chemin. Et que sinon, il devoir se séparer d'une amie à laquelle il tenait. Et ça, il ne le supporterait pas.


Alors, étrange non ?

si vous voulez savoir d'où me vient l'inspiration initial, allez voir la vidéo de ducrichy, ice box TM (ou un truc dans ce genre)

Merci d'avoir lu