Oui, je sais , cela fait longtemps que je n'ai pas publié. Mais il y a eut les vacances et la reprise n'a pas été évidente pour moi. Mais ma vie ne vous intéresse sûrement pas.
Alors bonne lecture !
- Vous ne devriez pas.
Lisbon sursauta lorsqu'elle entendit cette voix qu'elle reconnut aussitôt derrière elle. Elle aurait du s'en douter. Il l'avait vu partir du CBI précipitamment, chose rare. Elle s'était disputer avec un vieil ami, et elle était rentrée chez elle. Elle avait voulu être seule pour détruire toute présence de cette personne dans sa vie et avait jeté tout ce qu'il avait pu lui offrir. Il restait cependant un cadeau qu'elle avait du mal laissé tomber. Alors depuis près de 10 minutes, et pesait le pour et le contre, assise au milieu du salon avec un sac poubelle devant elle et l'objet concerné dans les mains. Elle ne se posa même pas la question de savoir comment il était entré.
- Je ne devrais pas faire quoi ?
- Ça, jeter ce cadeau que vous a offert un ami auquel vous tenez, bien qu'il vous ait déçu aujourd'hui.
- Ok, et pourquoi je ne devrais pas le faire ?
Parce que vous savez pertinemment que vous allez regrettez ce geste jusqu'à ce que récupériez l'objet. Et pendant que vous chercherez encore et encore, vous serez d'une humeur massacrante. Et comme je suis là et que je vous dis ça, si vous continuez, vous allez dire que si je n'avais pas été là, il n'y aurait pas eu de problème. Donc toute votre colère intérieure sortira et ce sera moi qui prendrais. Alors je devrai faire en sorte de repérer vos propres bêtises, de retrouver l'objet en question, et de me faire sermonner une dernière fois car ce n'était pas mes affaires. Mais tout cela m'aura fait gagner un sourire et un merci, sachant qu'en fait je n'ai rien fait. Mais cela m'arrangerai beaucoup si l'on passait toutes ces étapes et que vous ne jetiez pas cette chose.
Lisbon sourit. Elle ne pouvait faire que ça, même si les larmes la rongeaient de l'intérieur et lui suppliaient de les laisser sortir, ce à quoi elle se refusa catégoriquement. Elle se trouvait là, devant sa poubelle et priait pour que cet homme parte, mais s'avouait intérieurement le fait qu'elle veuille qu'il reste.
Elle lâcha l'objet qu'elle tenait, et se releva pour lui fit face. Il n'y avait que ça à faire.
- Vous savez quoi ?
- Non, mais je pense que je ne vais pas tarder à le savoir.
- Pour commencer, fermez-la.
- Pardon, allez-y, continuer.
- Merci.
Elle attendit un peu avant de reprendre la parole et se passa la main dans les cheveux. Comme si ce qu'elle allait dire était une révélation. C'en était une, enfin, dans un sens. Elle arrêter de réfléchir et se jeta à l'eau. Elle savait que ce qui allait venir allait faire l'objet d'un débat. Cours, certes, mais réel. Car elle ne pouvait jamais rien lui avouer sans qu'il ne fasse un compte-rendu précis, qu'il décortique chaque pensé.
- Parfois, j'ai l'impression que vous êtes quelque chose comme ma conscience.
- Vraiment, vous me flattez là Lisbon !
- Ou un ange tombé …
- Du ciel, autrement dit du paradis. Quelle originalité.
- J'envisageais plus le terme de l'enfer.
- Paradoxe. On ne peut pas tomber de l'enfer.
- Peut-être, mais j'ai dit « ange ».
Jane semblait perplexe aux paroles de la jeune femme, il le suivait pas vraiment dans son développement. Ce qui était assez rare, et ce qui par conséquent l'intéressait au plus haut point. Il savait qu'elle ne suivait pas toujours un cheminement logique dans son raisonnement, ce qui l'intriguait. Mais cela lui permettait une source de distraction, car tout le monde sait qu'il aimait les énigmes, surtout de nature personnelles.
- Donc si je comprends bien, je viens des enfers.
- Exactement.
- Intéressant. En l'espace de 30 secondes, je suis passé de ce que je prends pour un compliment à une insulte.
- Jane. Vous savez que ce n'est pas réellement vrai.
- Et puis-je savoir ce que réellement vrai signifie ?
- Jane !
Lisbon lui donna une tape sur le torse. Une dont elle avait le secret et qui montrait le fait qu'ils se respectent quand même.
- Très bien, très bien. Je ne relèverai pas cette notion de moi que vous avez. Mais parlons que je sois hypothétiquement cet espèce d'ange déchu, puis-je savoir comment cette idée de moi vous aie venue ?
- Disons que non-hypothétiquement, vous avez une mauvaise influence sur moi, mais que tout aussi non-hypothétiquement, vous donnez souvent des avis intéressant et utile. Et je dis bien souvent, pas toujours.
Elle ajouta cette dernière phrase rapidement, voyant un large sourire s'agrandir sur le visage du consultant. Son égo était déjà bien assez surdimensionné, elle n'avait nul besoin d'en rajouté. Mais à sa surprise, le sourire du dit consultant s'agrandit quand même.
- Donc non-hypothétiquement, je fais le mal et le bien autour de moi.
- Vous n'êtes pas le centre du monde non plus.
- Certes, mais ce que nous racontons n'est qu'hypothétique.
Lisbon regretta de l'avoir laissé entré à ce moment précis. Il n'allait pas abandonner, pas tant qu'il n'aurait pas tout ce qu'il voudrait. Son sourire à lui était toujours vivant, malicieux, et charmeur. Comment un homme pouvait-il faire ce genre de chose ?
- Et vraiment hypothétiquement, qu'est ce que je donne ?
- Un ange diabolique.
Elle voulu continuer, et changer le simple diabolique en diaboliquement sexy, mais il en était de sa réputation de s'arrêter. Cependant, une légère expression sur son visage prouva au mentaliste qu'elle ne disait pas tout.
- Mais encore ?
- Je ne vois pas de quoi vous parlez ?
Elle sentait ses joues le trahirent et leur discussion s'allonger.
- Lisbon, voyons, nous savons tous les deux de quoi nous parlons. Je vous rappelle que ceci n'est qu'hypothétique.
- Alors disons que non-hypothétiquement vous êtes un diable, et qu'hypothétiquement vous êtes un ange.
- Merci. Au moins, la poire est tranchée.
Lisbon se sentit quelque peu revivre. C'était exactement le genre de moment qu'elle détestait partager avec Jane. Ce genre de chamailleries qui ne menaient nulle part. Il n'y avait que Jane qui en tirait un sourire grandiose. Il garda d'ailleurs ce sourire qu'il lui allait tant pendant les quelques minutes de silences qui s'écoulèrent alors que Lisbon rangeait par ci par là des affaires qui trainaient après l'ouragan qui était passé et qui avait révélé tous les objets devenus interdits. Ce ne fut que lorsque la propriétaire des lieux revînt des poubelles extérieurs après avoir décidé de jeter toutes ces affaires qu'il reprit la parole.
- Euh Lisbon ?
- Oui Jane.
- Le sac que vous venez de jeter.
- Oui ?
- Vous avez laissé tombe la tortue que vous ne vouliez finalement pas jeter dedans.
- Pardon ?
- Objet vous pas vouloir jeter maintenant poubelle, maintenant dehors.
- Oh Jane, vous n'auriez pas pu dire ça avant que je ne la sorte.
- Pardon, ça m'était sorti de la tête.
Et il leva les mains en signe d'innocence et regarda sa patronne se précipiter jusqu'aux poubelle sur le trottoir, lui criant dessus. Oui, il était u ange diabolique.
Je ne suis pas très sûre de ce que ça donne, mais c'est assez sympas. Mon problème était toujours de resté dans l'esprit de la série, surtout quand on regarde plusieurs, au bout d'un moment on ne sait plus trop ce que l'on écrit.
A la prochaine (qui ne devrait pas tardé, disons à la fin du mois, promis)
