Disclamer : Oui, tout le monde est au courant que c'est Stephenie Meyer qui à eu l'idée de Twilight et de ses personnages, je m'amuse seulement un peu avec.



Je m'éveillais.

Je repris ma routine, m'attaquant à un jeune caïd qui avait eu le malheur de vouloir m'attirer dans une ruelle sombre. Ce crétin était chargé de cocaïne.

La drogue dans son sang me donna comme un léger coup de fouet, (mais provoqua des légers tremblements et une certaine paranoïa) et je me sentais trop nerveux pour rester cloitré dans mon quartier, aussi je marchai vers des coins plus présentables de la ville. Au moins ici les néons n'étaient pas aussi omniprésents. Les éclairages publics dominaient, et je pus me redresser légèrement. Je flânais un long moment, la tête perdue dans la contemplation du trottoir.

La ville avait tellement changée que j'en fus un instant dérouté. Je me rappelais avoir déjà vécu dans ce coin pendant une période, mais devant l'ampleur des changements, je me demandais si c'était il y a une cinquantaine d'années ou plusieurs siècles en arrière.

La rue s'était élargie, les trottoirs étaient propres, les bâtiments bétonnés et modernes avaient remplacé les constructions d'antan. Il se dégageait une impression d'ouverture, de liberté d'insouciance et de force dans cette nouvelle ville.

Merde, depuis quand vivais-je à ce point en ermite dans les quartiers sordides des villes pour ne pas avoir vu ces changements ?

Bon d'accord, c'étaient les coins qui eux ne changeaient jamais vraiment. Ces endroits existaient dans chaque grande ville dès lors qu'on ne détournait pas les yeux. La pauvreté y était le meilleur remède au progrès : là où elle était, il fallait des décennies pour que le « modernisme » du reste du monde y fasse une véritable percée. D'ailleurs, le plus souvent ils n'arrivaient à attirer que le pire de toutes ces évolutions, il n'y avait qu'à voir les néons.

Ici, ils ne faisaient que s'intégrer dans ce nouveau paysage urbain, ils n'en constituaient pas l'éclairage le plus fiable. Là bas, leurs lumières glauques et presque tamisées posaient une chape de plomb sur l'ambiance. Ils ne repoussaient pas les ténèbres, ils les soulignaient, les accueillaient en leur sein, les faisaient grandir. J'aimais d'ailleurs ces lieux pour leurs constances, comme des points de repère quasi intemporels.

Ils me renvoyaient à ma propre noirceur et j'en étais heureux.

Je regardai les gens autour de moi. Si nombreux dehors à cette heure tardive de la nuit que je m'en extasiai.

Depuis quand les magasins étaient-ils ouverts à une heure pareille ?

Je devais vraiment vivre reclus pour ne pas mettre rendu compte de la métamorphose que la société humaine avait subie.

Dehors, ce n'étaient pas des parias, et des exclus mais des gens dits « normaux » qui se mouvaient.

Je regardai encore émerveillé autour de moi quand mon regard effleura la devanture d'une librairie.

Tiens ? Le livre de Julia.



Oui, je sais, à ce niveau, c'est plus du sadisme, c'est de la torture, mais bon,demain la suite ^^ (Et en plus, quand j'écris des trucs trop longs, je finis par barrer la moitié du texte quand je le relis, tellement j'ai l'impression de me perdre des heures en répétition)