Disclamer : Hello, My name is Stephenie Meyer, and I speak very well english….Quoi ? Personne n'y croit ? Bon, ben alors je peux plus prétendre que ses personnages sont les miens


Je sortais pour laver l'affront fait à mon espèce. Un humain allait devoir payer.

Je pris ma voiture, un vrai tas de boue que personne n'aurait songé sérieusement à prendre la peine de voler.

Je me dirigeai hors de la ville, partant loin, je garai ma voiture sur un chemin de traverse puis me mis en chasse à pied.

Au bout d'une heure de recherche, je trouvai ce que j'étais venu chercher : un randonneur complètement isolé.

Il avait fait un feu et avait monté sa tente pour la nuit.

Il regardait le foyer, me tournant le dos et ne m'avait pas encore remarqué.

Il portait l'une de ces immondes chemises à carreaux de trappeur

Il devait faire dans les 1m80 et paraissait sportif d'après la taille de ses avant-bras et de la largeur de ses épaules. Si j'avais été un humain, il aurait pu avoir le dessus.

Un fusil de chasse était posé à ses cotés

Parfait, il essayera peut être de se défendre….

- Bonsoir, lançai-je d'une voix sourde.

Je le vis sursauter en entendant ma voix. Il se retourna brusquement en se relevant. Il avait une quarantaine d'années.

-oh merde ! Vous m'avez foutu une peur de tous les diables vous savez ?

-Ah oui, me moquai je.

-Oui, j'ai un instant cru qu'un ours s'était approché.

-Non, pas d'horrible ours en vue, juste moi

Il respira profondément, en souriant, sans doute pour tenter de calmer les battements de son cœur. Il ignorait encore que j'étais de loin le plus redoutable de tous les animaux du coin. Pour sa défense, je mesurais 10 bon centimètres de moins que lui, sans arme visible, plus jeune certes, mais je savais par expérience que mes yeux clairs, mon visage juvénile et mes longs cheveux roux me donnaient un air presque angélique.

-Tu fais quoi dans le coin mon garçon ? Tu t'es perdu ?

Ce ton paternaliste m'irrita.

-Non, je vous cherchais.

-Tu me cherchais ? Son ton se fit méfiant.

-Oui, répondis-je en souriant légèrement.

-Et pourquoi ça ?

Je laissais s'écouler quelques secondes, profitant de cet instant.

-Pour vous tuer bien sur.

-Hein ?

-Tu as exactement 10 minutes pour prendre de l'avance.

-Hein ?

-Plus que 9 minutes et 58 secondes, 57, 56,55…

Il avait vu quelque chose dans mon regard qui lui disait que je ne plaisantais pas.

Sans plus attendre, il commença courir. Son instinct de gibier lui soufflait d'accélérer et de partir le plus loin possible de moi. Il n'avait même pas pris le temps de prendre son fusil, dommage pour moi.

Je souris pour moi-même.

Oh, que cela allait être doux !

Je mourais d'envie de lui sauter immédiatement dessus, mais je parvins à me retenir, savourant par avance sa peur.

Je m'obligeai même à tenir ces foutues 10 minutes.

.

. oooOOOooo

.

J'aurais du lui laisser une heure.

Il est vraiment trop facile à pister.

Une petite pointe de vitesse pour le rejoindre rapidement.

Quand je suis à moins de vingt mètres de lui, je ralentis.

Cet imbécile essaye vraiment de se cacher derrière un arbre au lieu de courir ?

Je m'approche sans faire de bruit perceptible pour ses pauvres sens humains.

Sa respiration est erratique, sifflante, son odeur saturée de transpiration froide, son cœur bat à tout rompre.

Ce son est doux.

J'ai un instant peur.

Et s'il claque d'un arrêt cardiaque avant que je m'occupe de lui ?

Déplaisante perspective.

Il a l'oreille collée à son téléphone portable.

Essaye probablement d'appeler des secours.

Est-il à ce point stupide pour ne pas se rendre compte que personne ne viendra assez rapidement ?

-Un roux, cheveux roux et long….1m70 environ…..75 je pense….la vingtaine maximum…T-shirt noir, jeans….yeux bleus ou vert, j'ai pas bien vu…il a l'air malade, vachement pale....OUI, puisque je vous dis que je sais qu'il va me tuer !

Ma bête grogne.

Je vais avoir mon signalement épinglé dans tous les commissariats de l' Etat à cause de cet abruti.

Pourquoi a t il fallu qu'il me décrive à ce point là ?

Il ne peut pas se contenter de courir, comme les autres ?

-Tu viens de me foutre vraiment en rogne là.

Je respire contre son oreille.

Je lui arrache le téléphone de la main, le met en pièce dans la foulée.

Il a un hoquet de stupeur

Il se fige complètement.

-Dommage, moi qui voulais juste m'amuser un peu, là je suis d'une humeur vraiment massacrante.

Je fais lentement le tour

Me mettre en face de lui.

Il ne bouge toujours pas, mais ses pupilles se dilatent un peu plus.

Ce manque de réaction ne me convient pas

Je veux qu'il lutte.

Je veux qu'il tente de se protéger, pas qu'il se retrouve aussi inerte !

-Bou !

Sa tête se cogne contre l'arbre derrière lui.

Décidément, aucune réaction de guerrier.

J'attrape son cou d'une main,

serre

de plus en plus fort

lentement,

Je le soulève facilement.

-Vieux crétin impuissant.

Je le secoue légèrement comme une poupée de chiffon.

Je le lance négligemment sur le coté.

Son corps s'écrase dans un bruit mat contre un arbre.

Il retombe sur le sol.

Contrôler ma bête

Ne pas te laisser sortir

Pas encore

Chut, je sais

Je sais

Il m'énerve aussi.

Vraiment aucune coopération.

Bon, va falloir qu'on s'amuse tout seul.

-Tu croyais vraiment pouvoir m'échapper ?

Une pause pour savourer l'instant.

-Tu croyais vraiment pouvoir t'enfuir ?

Il a du mal à reprendre sa respiration, cherche à avaler de l'air à travers sa gorge tuméfiée.

Il rampe pour s'éloigner de moi.

Je le laisse partir un peu, lui laisse croire qu'il a une chance de survie.

-Tu crois vraiment que tu peux te cacher ?

Un hoquet de surprise, les mouvements de fuite s'accélèrent.

Je fais un pas dans sa direction.

-Tu crois que vais te laisser partir ?

Il se retourne sur le dos, histoire de me voir venir.

-Pitié !

Je rigole, il entre enfin dans son rôle.

-Tu sais ce qui me peine le plus dans cette histoire ?

Non de la tête.

Bouche ouverte.

Pas un son n'en sort

-C'est que tu n'as même pas lutté. On ne sait jamais, t'aurais pu gagner.

Il voit un espoir.

Je me rapproche.

Je me penche sur lui.

Il se rappelle qu'il a des poings.

Il se rappelle que ses jambes ne servent pas qu'à marcher.

Il tente de me donner un coup de pied dans le tibia.

Je fais semblant que ça fait mal.

Je me plie.

Il décroche un couteau de sa ceinture.

Il le plante dans mon corps.

Il essaye.

Mon corps est trop dur pour la lame

Elle se brise

Un morceau s'enfonce dans sa cuisse.

Il hurle

Le sang

Le sang

Le sang

Rouge

Partout

Rouge

Boire

Non !

Attends !

Contrôle !

Savoure !

Regarde ses yeux !

Attrape-le !

Oui ! Comme ça !

Enfonce ta main dans sa poitrine.

Casse ses cotes.

Sent le sang chaud qui entoure ta main

Enfonce un peu plus.

Trouve son cœur.

Maintenant !

Trouve sa gorge !

Arrache la peau!

Bois !

Bois !

Chaleur.

Bonheur.

Nirvana.

Complet

Je suis complet

Enfin.