Disclamer : Mon Beta Reader veux s'enfuir avec Stephenie Meyer parce que « au moins elle, elle me fera pas chier pour relire ses disclaimers à la con au petit matin sous prétexte que c'est le seul moment que j'ai de libre ». Alors je ne sais pas si je ne vais pas un peu bousiller son univers au passage.

(Au fait, promis, je te trainerai jamais dans une convention, j'irai m'y amuser toute seule, des fois que je croiserais des gens intéressants)

Merci d'avance.



La scène n'était pas passée inaperçue.

Une sorte de cercle s'était installé à distance prudente de moi et des gars de la sécurité.

- Alors mon gars, on cherche les ennuis ? Me demanda l'un d'entre eux.

La trentaine, des muscles imposants que soulignait son t-shirt moulant estampillé « SECURITY », un pantalon baggy et des rangers aux pieds. Une vraie caricature sur pattes.

- Non monsieur, je voulais juste m'amuser un peu et il m'a cherché des noises, mais ça n'arrivera plus.

Qu'est ce que je pouvais détester faire le dos rond…

- Ecoute fiston (fiston ? toi tu vas mourir), je pense que tu ferais mieux de partir toi aussi. On ne veut pas que ce genre de comportement gâche la soirée des gens. On va te raccompagner gentiment vers la sortie et tu vas pas faire d'histoires, hein ?

La bête hurlait en moi, voulait effacer le ton condescendent.

Chut, lui chuchotai-je, on va lui régler son compte, mais pas ici.

- Si vous voulez, acquiesçai-je comme si de rien n'était.

Les regards affolés que me lançait la foule m'invitaient à la patience. Je ne pouvais plus me permettre de me faire encore remarquer.

Je le suivis donc vers la sortie, encadré par deux autres mastodontes qui se prenaient sans doute pour les héros du jour.

Quand nous franchîmes les portes, la foule à l'extérieur du bâtiment était encore trop importante pour que j'agisse. J'attendis donc avec impatience que mes gardes du corps d'un soir m'entrainent dans un coin plus sombre pour « m'apprendre » à avoir gâché la soirée si merveilleuse qui se déroulait à l'intérieur.

J'adorais quand les videurs essayaient de faire ça. Surtout quand ils comprenaient soudainement qu'ils n'auraient pas le dessus sur un « gosse de mon âge », c'est-à-dire, juste avant que je me nourrisse. Bon, je ne les tuais que quand il n'y avait pas de témoins pour rapporter qu'on m'avait vu partir avec eux, mais ça ne m'empêchait pas de les tabasser un peu au passage, ça défoule toujours.

Bref, j'attendais ce moment avec impatience, quand à mon grand dépit, ils me laissèrent sur le trottoir pour retourner directement à l'intérieur.

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Je restai un moment à fixer ces saloperies de portes, à ruminer des idées de vengeance, quand une petite brune aux cheveux courts et yeux boueux s'approcha de moi.

- Ca va ?

- Non, répondis-je franchement.

- C'est dégueulasse, j'ai tout vu, c'est l'autre qui a commencé! T'as fait que te défendre.

Je la regardai, étonné. Ainsi j'étais la victime ? Comment pouvait-on être anophtalme alors que les yeux étaient encore dans leurs orbites ?

- Ouais, je faisais que parler, c'est pas un crime hein ?

Elle hocha vigoureusement la tête.

- Ils sont allé trop loin, vous vous êtes même pas battu !

- Ouais, même si je dois reconnaitre que c'est pas l'envie qui me manquait.

- je te comprends. Il avait rien à foutre là ce mec. Je ne supporte pas qu'on agresse les gens qui ont rien fait. C'était même pas un fan !

Une nouvelle opportunité s'offrait-elle à moi ?

Oh, quel délicieux cadeau, vivement que je te déballe !

- je suis sur qu'il a même pas lu le bouquin, rajoutai-je enthousiaste.

- Ils sont trop cool ! C'est qui ton personnage préféré ?

- James.

Je n'avais même pas réfléchi, j'avais sorti ça comme ça. Merde, ça risquait de l'effrayer.

- C'est pas courant. T'es le premier à me dire ça.

Elle rit doucement.

- Le mien, c'est Victoria, mais je n'ose pas trop l'avouer….j'ai peur qu'on me prenne pour une fêlée.

Je souriais.

- Et pourquoi Victoria ?

On ne la voyait quasiment pas, je ne voyais pas l'intérêt qu'elle avait pu susciter chez ma petite aveugle, mais la faire parler pour qu'elle oublie de partir me semblais la chose à faire.

- Ben, au moins, elle agit, elle ! Et puis, elle a presque réussi à avoir Bella malgré la protection des garous et des vampires. Et puis elle ne fait pas de détail. Et puis, je ne sais pas, c'est la seule qui agit vraiment en accord avec elle-même depuis le début. Elle n'a pas l'air de se poser de question. On a tué son grand amour, elle décide de tuer celui de son adversaire. Elle se fout même de faire le plus de victimes possibles. Elle est forte, sure de ce qu'elle veut et fait tout pour l'obtenir. J'admire ça.

Je souris. Peut-être finalement que je lirai les autres tomes, rien que pour en savoir un peu plus sur cette Victoria.

- Ouah ! Je crois que je n'ai jamais fait un discours aussi long de ma vie.

- C'était….fascinant.

- C'est tellement facile de parler avec toi, c'est dingue. Je te paye un coke ?

- Non, laisse-moi te l'offrir. Oups ! (Je sentais venir l'inspiration) j'ai laissé mon portefeuille dans ma voiture, ça t'embêtes si on s'y arrête en passant ?

Elle me fit un grand sourire confiant.

- Pas du tout.

J'avais enfin compris comment faire. Je n'avais pas cru ça possible, mais je commençais à apprécier Edward. Il suffisait que je fasse comme lui, du moins en surface, et que je prétende m'intéresser aux babillages des idiotes d'humaines pour gagner leur confiance.

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Je me retenais pour ne pas courir jusqu'à la voiture. En arrivant, une autre muse se pencha sur moi.

- Hé ! Je connais un endroit super sympa, c'est un peu loin, mais je suis sure que tu apprécieras. Ca ressemble à un passage du bouquin.

- Lequel ?

- Celui de la clairière.

Elle resta un instant interdite. Ma muse m'aurait-elle fourgué une mauvaise idée ?

- Un problème ?

- Ben, c'est-à-dire….je dois pas rentrer trop tard, sinon ma coloc' va flipper.

- Ah ?

Il me fallait un plan de rechange, et vite. Il fallait trouver un moyen de la faire monter dans la voiture.

- Sinon, je suis invité à une fête sympa pas trop loin, ça te dérange si on y passe avant ?

En voyant qu'elle hésitait encore, je plongeai mes yeux directement dans les siens et me rapprochai un peu plus d'elle. Hum….je pouvais voir son sang en transparence dans ses veines.

C'était quoi la suite déjà ? Ah oui ! Faire semblant de mourir d'envie de l'embrasser (beurk !), hésiter, faire un sourire en coin et reprendre :

-Je promets de te ramener vivante.

Elle retint un instant son souffle, les yeux écarquillés.

Je lui fis un clin d'œil en espérant qu'elle prenne ça pour de la connivence.

- Euh…ok, dit-elle dans un murmure.

Je devais lui reconnaitre au moins ça à l'Edidounet, ça marchait vraiment bien son truc. Ca marchait même au delà de mes espérances vu qu'elle montait déjà dans la voiture.

Je la rejoignis dans l'habitacle et démarrai pour me fondre dans la circulation.

- C'est où exactement ?

- Pas loin, tu verras.

Elle tripota les boutons de la radio. Peine perdue, elle était morte avant même que j'eusse acquis la voiture.

- Et alors, t'as pensé quoi de la convention ?

- C'était….nouveau.

- C'est la première fois que t'en fait une ?

- Oui

- J'ai participé à l'une des premières organisées dans le coin quand « Full Moon » est sorti. On était pas plus d'une cinquantaine, mais on moins, on s'est bien marrées. Que des filles, tu imagines ?

- Parfaitement.

Un buffet à volonté ! Mieux ! Un steak-house !

Rien qu'a cette idée, l'excitation se fit plus intense. C'est à ce moment là que quelque chose dans mon cerveau merda.

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Je continuai à conduire, en m'écartant peu à peu du flot intense de la circulation pour me diriger vers un endroit plus calme.

- Euh….c'est encore loin ta fête ?

- Non, on s'en approche t'inquiète.

Je tournai vers une ruelle sombre, me garai et coupai le contact.

Elle regarda autour d'elle avec anxiété.

-C'est où exactement ?

- Ici.

Elle me regarda, stupéfaite.

- Tu vas voir combien on va bien s'amuser tous les deux…

Je me penchai déjà vers elle. La panique suintait de tous ses pores. Elle allait crier, je l'attendais, je le souhaitais. Mon vœu fut exaucé.

- NON ! ARRÊTE !

Je me jetai alors sur elle, je trouvai sa gorge et je m'abreuvai.

Elle émit un petit hoquet de stupeur, puis je la sentis se tendre. Elle gémit même doucement. Des vagues de frissons parcouraient son corps encore et encore, s'écrasant sur elle sans relâche. Son sang était divin, sans trace, pur, sain. J'aurais voulu ne jamais avoir à me séparer d'elle. Alors que je me détachai, elle s'écroula inconsciente contre le siège.

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Bon, maintenant que t'en es là, tu fais quoi ?

T'es un putain de génie hein, Kay ? T'as succombé à une impulsion et du coup, tu te retrouves avec une humaine presque morte dans la voiture. Ouais, un vrai petit malin….Et puis, c'est pas comme si elle se souviendrait pas de toi. T'aurais pas pu prendre une chambre d'hôtel ? T'aurais pas pu REFLECHIR ?

Bon…..et si elle disparaissait pour de bon ? Tu risques quoi ? Des emmerdes avec les flics ! Ouais, mais bon, t'en as déjà probablement. Suffira de t'habiller différemment, de te couper les cheveux tous les soirs, de changer de voiture, et ensuite tu changes d'Etat…Ouais, c'est simple, déménage.

La fille ? Ben, une jolie balade dans les bois ! De toute façon, t'as déjà prévu de te casser, alors tu t'en fous. Et puis Mark « je suis un merveilleux fertilisant » sera content d'avoir de la compagnie !

Je souris à cette idée.

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Je la conduisis hors de la ville. L'endroit fut aisé à retrouver. Elle remua un peu alors que nous arrivions à bon port. Elle allait ouvrir les yeux, c'était parfait.

- Coucou mon cœur, réveille-toi, c'est l'heure de mourir.

Elle reprit conscience, instantanément terrorisée.

J'adorais. Je laissais sortir ma bête et je la savourais une dernière fois, puis je lui arrachai la tête. Je la déposai auprès de Mark qui avait bien commencé sa décomposition, c'était un spectacle très beau.

Ensuite je rentrai chez moi.

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oooOOOooo

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Pour info, les commentaires en gras avant et après les textes sont ceux de mon cher et tendre, je pouvais bien lui laisser la parole vu tout le boulot qu'il se tape

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Pardon, pardon, pardon….je sais que ça a été long, mais j'ai fini le combat avec mon fournisseur d'accès. Résultat ? Vainqueur par KO technique ! Par contre, je n'avais pas prévu que ça prendrait autant de temps.

Le gentil monsieur a diagnostiqué que c'est l'alimentation de ma box (il a fallut 4 coups de fil rageurs…même moi je savais ce qui se passait, mais il voulait rien entendre) qui a grillée et le temps d'en recevoir une autre…Je ricane ou je parle de tes réelles compétences informatiques? Combien de temps pour t'apercevoir qu'il n'y avait plus d'accès à internet ?

Par contre, la bonne nouvelle, c'est que pour me faire pardonner, j'ai la suite des aventures de Kay prêtes !

Are you ready ? Oui ? Ben elle arrive maintenant !