Disclamer : Les roses sont rouges, les violettes sont bleues, un jour je ferais exploser l'univers de Stephenie Meyer si je veux !
(Mais non, je ne suis pas une terroriste, je suis juste jalouse de ses millions…)
La suite ?
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Je me mis à arpenter les conventions.
J'eus beaucoup de succès. Les apprenties Bella se battaient presque pour me parler. J'en choisissais une différente chaque soir. Parfois même, j'avais droit à un mec. Bizarrement, c'étaient ceux qui se prenaient pour Jasper qui venaient à moi le plus facilement dans ce cas. Peut-être était-ce juste une coïncidence ?
Comme tout ceci était délicieux. Comme c'était facile de les convaincre de me suivre dans un coin reculé. Comme le sang pur et chaud semblait ne jamais vouloir se tarir.
C'étaient les moments les plus beaux de ma non-vie.
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Bien sur, il y eu quelques obstacles.
Je n'étais pas le seul à effectuer un périple à travers le pays.
D'autres me reconnurent.
Notamment Jimmy.
Ah, ça, Jimmy était un vrai souci.
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Il m'avait approché lors de la convention de Seattle. Au début, il eut un comportement normal. Il s'extasia sur mon déguisement pendant 5 bonnes minutes. Rien d'inhabituel en somme. Je pris même la pose pour détendre l'atmosphère. Et comme je n'étais pas avare en termes de mises en scènes, on peut même dire que j'en faisais des tonnes, je récoltai une fois de plus beaucoup de compliments.
Je lançais des expressions d'Edward le plus souvent possible, même si je me sentais niais rien qu'en les prononçant, car c'étaient de véritable aimants à proies. Je ne boudais pas mon plaisir, je laissais même échapper des grognements de temps en temps pour satisfaire mes admirateurs d'un soir.
Hors ce soir là, Jimmy sortit ce que je redoutais le plus : un appareil photographique.
Au début, sa demande de me prendre en photo ne m'avait pas plus surpris que ça. C'est vrai que je faisais finalement un excellent Edward, j'étais, si l'on peut dire, le plus proche de ce à quoi il aurait ressemblé. J'avais comme avantage d'être un vrai vampire.
Je sortis une blague pour lui faire comprendre que les photos, il en n'était pas question.
- Pas de photo s'il te plait : ma mère ne sait pas que je suis ici, elle croit que je suis juge à un concours de t-shirt mouillés.
Tout le monde rit
-Trop bien fait le teint blafard, t'utilises quoi ? Me demanda-t-il alors qu'il mourait d'envie de me mitrailler avec son appareil.
- C'est un secret.
Je n'allais pas lui avouer que ma carnation ne devait rien à un quelconque industriel de la cosmétique.
- Oh, allez ! Tu peux me le dire, je sais garder un secret.
- Ah oui ?
- Ouais !
- Et bien…..moi aussi.
Cela le fit rire et il n'insista pas. Il prit quand même une photo puis s'éloigna.
Je pensais ne pas le revoir et que les conséquences seraient minimes.
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Ce fut à la convention suivante que je réalisai mon erreur.
Il m'aborda alors en fin de soirée, alors que je m'apprêtais à partir.
- Hé Kay !
- Tiens, Jimmy….
- Je voulais juste te féliciter !
- Pardon ?
- Ben tu sais, pour la fille.
- De quoi tu parles ?
- Oh allez, vieux, je t'ai vu avec la fille canon de l'Oregon ce soir. Tu t'en es payé une bonne tranche hein ?
Je restais interdit.
J'étais perplexe, mais j'avais retenu la leçon. Les humains se trompent sans arrêt sur ce qu'ils ont devant les yeux. Ils rationnalisent tout, même l'inexplicable, même l'absurde, même le surnaturel, même moi. J'attendais juste de voir s'il avait vraiment compris ce que j'avais foutu ce soir là ou si ses questions nous menaient à autre chose.
- Je t'ai vu partir avec elle dans un local à balais. Alors, elle est bonne ?
- Oui, avouai-je
- Je le savais ! Elle a un cul d'enfer ! Allez, raconte, elle bouge bien ?
- En quoi cela te concerne ?
- Ben, je me demandais, comment tu fais pour te faire une fille à chaque fois, tu sais que je t'admire beaucoup sur ce coup là ?
- Déguises toi en Edward, ça marche bien
Il rit un peu, je crus m'en être débarrassé définitivement.
Malheureusement pour moi, Jimmy faisait désormais partie du paysage de toutes les conventions et me guettait sans cesse.
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Il faut savoir que Jimmy n'était pas simplement un fan, c'était LE fan absolu du cosplay. De plus il mettait en ligne chacune des photos qu'il prenait. Et son site était apparemment très consulté.
Sa sale manie me compliqua la tache.
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Il avait pris beaucoup plus de clichés de moi que je ne l'avais pensé. Et presque à chaque fois en compagnie de mon diner d'un soir. En fait, il me traquait littéralement depuis des mois. Du coup, mes hors d'œuvre commençaient à se faire la malle, pensant que j'étais un coureur de jupons. En me rendant compte de ça, je voulus me débarrasser de lui discrètement. Mais tout ne se passa pas comme prévu.
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Oh bien sur, le convaincre de me suivre dans ma voiture fus chose aisée et jouer un peu avec ses intestins avant de me débarrasser du corps discrètement dans un fleuve se révéla divertissant, mais le souci, c'était les témoins.
Certains m'avaient vu avec lui au cours de la soirée et l'un d'entre eux trouva le moyen de prévenir les flics de sa disparition en précisant que j'étais probablement la dernière personne à qui il avait parlé.
Ils commencèrent à leur tour à me tourner autour, m'épiant plus ou moins discrètement. Ils apparaissaient au détour de certaines conventions et je me retrouvais dans une position de plus en plus précaire quand à ma propre sécurité.
Bien sur, la fois où ils m'interrogèrent, je les assurai que j'avais déposé Jimmy dans la rue de son hôtel et que j'étais rentré gentiment vers le mien après et n'ayant aucune preuve du contraire, ils ne pouvaient pas faire grand-chose d'autre. Surtout qu'ils n'avaient toujours aucune preuve que Jimmy n'était plus de ce monde. N'empêche que cela avait le don de me gâcher mes soirées.
Je n'avais aucune envie de changer mes nouvelles habitudes, mais je me retrouvais contraint, sous la surveillance de mes occasionnels gardes-chiourmes de faire semblant de m'amuser et de prendre part aux conversations des fans. Et peu à peu, la joie de mes premières soirées disparut.
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L'obligation d'intégration apporta son lot de soucis
En fait, je n'en pouvais plus.
Leurs conversations incessantes. Leurs idées débiles. Leurs souhaits de rencontrer un vampire « cullenien ». Leurs débats stériles. Leur population grandissante chaque jour un peu plus.
Leurs impatiences face à la sortie prochaine du film.
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Ouais, il y avait les rumeurs d'une adaptation en film. C'était ça la goutte d'eau. Ces putains d'affiches qui fleuriraient partout et qui rendraient les gamines encore plus insupportables.
J'en redoutais déjà la sortie.
Et puis je me demandais quelles seraient les conséquences si jamais le film marchait ? Une suite ? Et avec toujours plus d'hystériques ?
J'étais entré dans un monde de phantasmes adolescents, et le phénomène s'amplifiait. J'avais l'impression d'être piégé à jamais dans cet univers.
Je me rendais compte qu'il fallait que je m'en sorte, mais comme un drogué, je revenais encore et encore vers ma dose. Je ne pouvais plus me résoudre à ne chasser que la lie de la société, cela ne me suffisait plus. Pris entre deux feux, je ne pouvais plus choisir.
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Voili voulou....si vous etes sages, demain les deux derniers chapitres! (sauf si je recois des reviews de menaces;)...auquel cas, je mettrais ce soir...j'ai quand meme eu beaucoup de temps de libre sans internet ces derniers jours....)
