Disclaimer : (Oh ! Je l'ai bien écrit !...mrfrm….) Bon, on recommence…Alors….même si Madame Meyer n'a rien à voir avec cette histoire, ben c'est elle qui à écrit Twilight et les autres, on doit au moins lui reconnaitre ça

Avant propos : Merci, c'est con comme mot hein? Et bien, c'est le seul qui me vient à l'esprit quand je lis toutes ces reviews que vous me laissez. Je dois manquer d'imagination…

Enfin bref, tous ces encouragements m'ont décidé à ne pas laisser mourir Kay de sa belle mort (pourtant, moi je la trouvais sympa) et à le laisser revenir vous rendre visite encore un peu.

Je ne sais pas si ça sera très souvent, mais je pense qu'il a peut-être encore deux trois histoires à vous raconter.

Ma vie à moi change et je ne pourrai malheureusement revenir vous rapporter toutes ses aventures aussi souvent qu'avant.

Néanmoins, je vous confirme, comme tous les auteurs du site je pense, qu'il n'y a rien de plus motivant que de lire un commentaire (positif ou négatif d'ailleurs, c'est le négatif qui me force à réfléchir, à grandir et à imaginer des conneries qui ne feront pas rire que moi).

Aussi, n'hésitez pas à l'ouvrir, même quand je commencerai à tourner en rond sans m'en rendre compte (vous savez ce que c'est le grand âge…c'est quoi déjà le prénom d'Alzheimer ?)

Sur ce, je la ferme, et je laisse la place a Kay.


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Comment ça ?

Sous prétexte que je suis mort je devrais la fermer ?

Non mais pour qui vous m'avez pris ?

Ca fait des siècles que je suis mort en plus, on peut dire que j'ai de l'entrainement, ça ne m'a jamais empêché de l'ouvrir avant, et ce n'est pas parce que je suis à l'heure actuelle éparpillé un peu partout autour de la planète que ça va changer.

Ca y est, j'en entends qui se demandent déjà si je suis un esprit ou un truc du genre.

Collez-moi des petites ailes blanches dans le dos et une auréole au dessus de la tête pendant que vous y êtes…Non mais je vous jure…

Non, je ne suis pas un esprit, un fantôme, une âme ou un truc du genre, je suis juste moi et on ne va pas revenir la dessus. J'étais chiant de mon vivant, une teigne dans ma non-vie et ce n'est pas parce que je n'ai plus de corps que je ne suis pas en mesure de venir botter le cul au premier gogol qui me traiterait de pensée résiduelle.

Bon, c'est vrai que je suis dans une position délicate pour le moment, mais bon, j'ai l'éternité devant moi, je trouverai bien un moyen de retrouver mon fabuleux corps à un moment ou un autre, quitte à en piquer un autre si je n'ai pas le choix.

Au fait, tu te sers du tien en ce moment ? Non, pour rien, juste une question innocente, comme ça en passant.

Ça me fait quand même chier d'être un peu plus mort que d'habitude, surtout quand on sait QUI est responsable de mon état actuel….

Bon, si je me changeais les idées en vous racontant d'autres trucs que j'avais fait avant, parce que si je ne me concentre pas sur autre chose, je pourrais devenir aigri.

Vous racontez quoi ? Non, pas ma transformation, ce n'est pas très intéressant…si je n'ai pas d'autre sujet de conversation un jour peut-être, mais là, non.

J'ai plutôt envie de me marrer un coup là.

Bon, voyons…..la première fois que j'ai éclaté une tête ?

Non, une autre fois.

La première fois que j'ai mangé ?

Bof, c'était sympa, mais non, faut vraiment que je rigole pour décompresser.

La première fois que j'ai utilisé un micro-onde ?

AH OUI !

Ça c'est fendard !

Bon voyons….ça doit commencer par la banque.

Non, pas la banque où tu retires de l'argent, celle où tu déposes du liquide.

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En fait, ça commence même un petit peu avant.

J'étais tranquille à squatter dans un quartier quelconque d'une grande ville.

Chasse, pêche et tradition quoi…

Ouais, bon, je me faisais un peu chier, y'avait vraiment pas beaucoup de changement dans ce quartier de merde, sauf peut-être que les derniers volontaires qui nourrissaient les sans abris pensaient à se faire la malle vu que la population locale s'efforçait de leur faire comprendre depuis 3 semaines que la bouffe oui, mais les sermons sur la vie après la mort et la réinsertion grâce à Jésus, non.

Il n'y avait pas grand-chose à faire dans le coin.

Deux-trois putes défraichies, pas mal de sans abris, un petit gang qui essayait de se faire un nom dans la ville, un peep-show, une supérette ouverte jour et nuit et un tout petit centre de soin gratuit pour les démunis.

Bref, rien de bien transcendant.

Bon, on va passer le passage où je me lamente parce que l'éternité c'est long, surtout vers la fin… Ouais, je sais, on s'attend pas à ce que je me fasse chier, mais des fois, ça m'arrive.

Surtout quand y'a rien à faire entre deux repas.

Bon, alors on arrive au moment où la nouvelle volontaire du dispensaire a une idée…

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Ouais, une greluche percluse de bons sentiments et qui tenait à ce que les loques du quartier soit nourries tous les jours et aient même un peu d'argent de poche en repartant de chez elle.

Elle avait donc mis en place un programme de don du sang qui permettait de les rémunérer contre un peu de leur précieux fluide.

J'avais fait le rapprochement parce qu'à chaque fois que les clochards sortaient du dispensaire, ils avaient les poches un peu plus pleines, mais certains avaient les veines un peu plus vides.

On me piquait mon repas sous le nez, ça avait tendance à me chatouiller la patience cette histoire.

Je me demandais même un moment si un petit malin se faisait livrer à domicile, mais je savais bien que non, je l'aurais senti sur mon gibier.

Enfin bref, je rentrai une fois par curiosité dans le dispensaire pour voir de mes propres yeux comment ils vidaient mes proies avant de les rendre à la vie sauvage.

Donc, je me décidai à approcher la gardienne des lieux, une black un peu grassouillette et pas franchement sympathique pour lui demander des précisions.

- Bonsoir

- Bonsoir, me répondit-elle sans relever la tête d'un papier pose sur une planchette de bois. Pour les dons, veuillez remplir le formulaire, si vous ne savez pas écrire, une aide vous sera apportée au guichet suivant, rajouta-elle en me sortant une planchette identique à la sienne toujours sans me regarder. Pour tout dire, son comportement m'agaçait prodigieusement.

- Euh…en fait…

- Veuillez dégagez le passage pour les suivants.

Je comptai combien de personne étaient présentes dans la pièce….8

- Excusez moi, mais…

- Vous êtes sourd ou quoi ?

Oh une belle tête qui vole ! Non, tu ne peux pas ! Inspire, expire !

Je pris la plaquette devant moi et commençai à examiner le contenu du formulaire.

- Allez vous assoir pour le remplir, vous voyez bien que vous gênez.

Inspire, expire ! Inspire, expire ! Ne lui éclate pas la tête sur le comptoir, ne lui fais pas bouffer son papier, ne lui scalpe pas le cuir chevelu, ne lui enfonce pas la cage thoracique avec sa plaquette ! Inspire, expire ! Va t'assoir !

Je fus bluffé par mon propre contrôle, mais je me promis néanmoins de la choper à la sortie.

Bon, on me demandait mon nom, ça facile ! Puis ma date de naissance…euh…y'a quoi marqué sur mes papiers ? Je suis bête, ce n'est pas les miens…bon, on va mettre au pif ! Mon adresse, je crèche à l'hôtel, on va mettre ça. Mon groupe sanguin, personnellement, je préfère l'AB négatif à 37,5, mais bon, je ne suis pas non plus sectaire. Et enfin, des tas de questions indiscrètes sur ma vie sexuelle et sur mes maladies éventuelles. Comme toutes étaient absurdes, je sautai allégrement ces passages.

Bon, j'avais tout fait, je me pointai de nouveau devant la charmante hôtesse qui m'avait accueilli.

- Fini.

- Tant mieux, asseyez-vous, le médecin va vous recevoir.

Inspire, expire !

Elle allait vraiment déguster son foie, je me le promis.

Je me rassis sagement en m'imaginant tous les autres organes que je pourrais l'obliger à manger avant de l'achever, ce fut un instant divertissant.

Le toubib finit par se pointer. Un mec d'une cinquantaine d'années environ, un bide qui devait héberger un mioche de 8 mois vu la circonférence, la blouse blanche et le stéthoscope autour du cou.

- Mr Smith ?

J'avais fait dans l'original hein ?

Je me levai et le suivis derrière un rideau tendu pour plus d'intimité.

- Je vois que vous n'avez pas rempli complètement le formulaire.

- Et bien en fait, je venais plus pour me renseigner que pour participer.

- Ah…Néanmoins, un don est toujours le bienvenu vous savez ?

- Ben je préférerais savoir comment ça se passe avant.

- Bon, de toute façon, vous êtes là, alors on va faire un petit bilan de santé pour s'assurer que tout va bien.

Il commençait à me casser les noisettes avec sa manie. S'il croyait que j'étais impressionné par les signes d'autorité qu'il mettait en avant, il se fourrait le doigt dans l'œil jusqu'à l'orbite. Ça marchait peut-être avec les déchets son truc, mais je n'étais pas une pauvre loque qui se laissait manipuler par le port d'un uniforme et ce quelque en soit la couleur.

- Je vais très bien doc, et si vous voulez pouvoir en dire autant d'ici la fin de la nuit, vous avez intérêt à laisser vos mains dans vos poches. A moins que ça ne vous gêne pas de bosser avec les doigts fracturés ?

Il eu un air choqué, mais sembla enfin comprendre que je n'étais pas le genre de client qu'il pourrait soumettre à sa volonté.

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Il m'expliqua ce qu'était un don du sang et je me sentis légèrement excité à l'idée que des hommes et des femmes étaient en train de se faire pomper au même instant autour de moi.

Mais quand je vis à quoi cela ressemblait, je fus un peu déçu.

Ben, ce n'était pas vraiment érotique cette histoire : ils les collaient sur un grand fauteuil ; leur collaient une aiguille dans le bras et attendaient patiemment que le liquide se fasse la malle dans une poche en plastique.

Bon, en même temps, y'a un truc que je ne comprenais pas bien.

Les transfusions, tu dois les faire avec du sang frais, pas un truc coagulé, donc, pourquoi ils collaient le sang dans cette poche en plastique ? Qui venait de subir une blessure nécessitant autant de sang dans le quartier ? Personne à ma connaissance, et on peut me faire confiance à ce sujet, je sais toujours quand il y a un blessé grave dans le coin.

- Y'a eu un carambolage sur l'autoroute pour que vous ayez besoin d'autant de sang maintenant ?

- Non, vous n'y êtes pas. Les dons sont envoyés à la banque, stockés, puis répartis dans les différents hôpitaux selon les besoins.

- Comment ça « stockés » ?

- Conservés pour être utilisés plus tard.

- Ça va, j'ai du vocabulaire moi aussi, vous voulez un mot sympa ? Strige

- Euh…

- Bon maintenant que c'est entendu que je suis capable de vous comprendre, expliquez-moi comment le sang ne coagule pas.

- La façon dont nous récupérons le sang et le conservons dans ces poches en plastique sous vide, permet de le garder pour une utilisation ultérieure.

- Vraiment ?

Du sang qui restait frais ? Ça c'était une bonne nouvelle !

Non pas que l'idée de renoncer à la chasse pour me nourrir exclusivement de ces pochettes était envisageable, mais la perspective d'avoir la possibilité de choisir de rester tranquille à la maison avec une bonne tasse au lieu de galérer les soirs de pluie était plutôt réjouissante.

Surtout, que vu leurs critères de sélection, le fluide m'avait l'air plutôt sain.

- Oui.

- Et vous mettez tout ça à la banque ?

- Oui

- Laquelle ?

- Ben, celle du sang. C'est d'ailleurs la plus grande du pays.

- Et elle est située où ?

- Sur Lincoln Avenue.

- Merci bien.

- Écoutez, vous ne m'avez pas l'air très en forme quand même, je vais vous examiner pour me rassurer.

Et hop, quatre métacarpes de pétés ! T'avais qu'à écouter…

Je sortis tranquillement sous les cris de douleurs du toubib, et me dirigeai vers la supérette.

En y entrant, j'avisai un jeune membre du gang local qui mettait dans une boite en métal un hot-dog. Un grondement doux mais persistant s'échappa alors de la machine. Le temps que je me dirige vers la caisse pour demander un plan et attende que la femme devant finisse, une sonnerie retentie, puis le jeune ouvrit la boite et en sortit l'aliment maintenant fumant.

Je récupérai le plan, l'étudiai et me rendis sur place.

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Bon, évidement, c'était fermé.

Ça ne m'empêcha pas de rentrer en fracturant une fenêtre du deuxième étage.

L'intérieur était plongé dans une semi pénombre, seules les lumières des issues de secours luisaient légèrement, me laissant bien assez de clarté pour voir l'ensemble de la configuration de la bâtisse.

J'étais à l'arrière du bâtiment et je longeais un couloir où des noms et fonctions du personnel étaient affichés sur les portes le bordant.

Je cherchais vaguement la salle des coffres, je me doutais qu'il fallait que je redescende.

Arrivé au rez-de-chaussée, je dus me rendre à l'évidence que la salle des coffres ne devait pas être dans un sous-sol comme je l'avais tout d'abord supposé, vu que c'est à cet endroit que la plupart des banques classiques stockaient leur fortune. Je continuais donc mon exploration des lieux et finis par apercevoir une grande porte en acier avec un sigle bizarre annonçant « matériel biologique, interdit à toute personne étrangère au service » dessus.

Je poussai donc évidement ladite porte (je n'ai jamais pu résister à transgresser une interdiction…D'ailleurs, ça me rappelle là fois où j'ai dit à quelqu'un que j'étais un vampire et l'avais laissé repartir vivant….oups, je vous raconterai ça une prochaine fois peut-être) et tombai sur un spectacle hésitant entre le magnifique et le monstrueux.

Magnifique car la quantité de petites poches de plastiques contenant du sang était absolument ahurissante. Elles étaient triées par groupe, rhésus et date d'arrivée. Les étagères frigorifiques s'étiraient sur plusieurs mètres. C'est beau l'organisation.

Monstrueuse car cette même profusion me renvoyait l'image de toutes les proies que je n'avais jamais eu et que je n'aurais peut-être jamais.

Comment ne pas se désespérer de ne jamais pouvoir avoir suffisamment d'appétit pour chasser toutes ces victimes potentielles ? C'était un tel gâchis ! Même en ne me concentrant que sur les gens du groupe AB négatif, il m'aurait fallu des années pour pouvoir toutes les avoir.

Je restai un moment contemplatif, me laissant rêver à toutes les belles soirées qui m'échappaient toujours plus vite, toujours trop courtes pour satisfaire tous mes désirs.

C'est à ce moment là que je pris conscience des sirènes de police qui se rapprochaient.

Merde ! J'ai pas fait gaffe à l'alarme !

Ils font chier à installer des trucs silencieux quand même, avant ils jouaient franc jeu, maintenant tu sais même plus que t'as merdé avant qu'il ne soit presque trop tard.

Je me jetai sur toutes les poches de sang que je pouvais prendre, en glissant certaines dans mes vêtements, et m'enfuyais de là le plus vite possible.

Oui, vous avez bien lu, je fuyais. Pas que je sois lâche, attention, mais quand les flics rappliquent et que tu en alignes un, les autres se pointent les uns après les autres en appelant des renforts, et t'en as pour des heures à régler le problème une bonne fois pour toute.

Donc, j'effectuais un retrait stratégique (ça passe mieux comme ça ?) et rentrais en direction de mon quartier en essayant de passer le plus possible de toit en toit.

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Bon, maintenant que j'étais près de celui-ci, j'allais faire quoi des poches ? On ne peut pas dire que j'étais la discrétion incarnée en me baladant avec des pochettes remplies d'un liquide dont la couleur était tout sauf discrète.

Bon, et ce butin, il en valait la peine au moins ?

Je plantai mes crocs dans un emballage.

Pouah ! C'est glacé !

Mais c'est limite congelé ce truc !

Si encore c'était à température, je pourrais savoir si c'est mangeable.

Je jetai la poche un peu plus loin, dégouté.

Mon esprit brillant se mis en branle et je repensai à la boite qui avait rendu fumant la saucisse dans un petit pain du jeune apprenti criminel dans la superette.

Si cette machine était capable de cuire ce truc, elle allait forcement me rendre ce service également. Elle avait l'air de pouvoir faire ça rapidement en plus.

Je laissai sur le toit dans un coin que j'espérais discret, où je me trouvais toutes les pochettes sauf une.

Je me rendis ensuite rapidement au magasin.

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Le mec derrière le comptoir somnolait et ne fit pas vraiment attention à ma présence.

Pour faire bonne figure, je récupérai un hot-dog et me dirigeai vers la boite. Voyant que l'employé ne faisait pas attention à ce que je faisais, je plaçai la poche à l'intérieur de l'engin et refermai la porte.

Bon, je mets le minuteur à combien ? On va dire 5 minutes.

Je pris un magasine et fis semblant de le lire pour passer le temps. J'étais toujours en tête à tête avec le salarié qui était concentré à observer mollement le vol des mouches. Je lui payai néanmoins le hotdog, histoire d'être tranquille pour ressortir du magasin une fois mon sang à température idéale.

Le ronronnement de l'appareil avait quelque chose d'apaisant.

Il y eu comme un petit « pop » et je me demandais d'où ce bruit venait.

La machine fini par émettre sa sonnerie et je trépignais presque en m'apprêtant à ouvrir la porte.

Je pris une grande inspiration et ouvris.

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SPLASH !

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Un énorme geyser bouillant accueillit mon geste. L'appareil vomit littéralement une gerbe de sang qui éclata dans toutes les directions, recouvrant la totalité des surfaces sur sa trajectoire, y compris moi évidement.

On aurait dit que j'avais tranché la jugulaire d'un hémophile dans un film gore.

L'odeur était d'une violence inouïe, prenante, envahissante, chaude et presque écœurante. Le spectacle de la pochette éventrée à l'intérieur de la machine avait aussi quelque chose de fascinant. Le sang qui n'avait pas surgit de la machine était complètement cuit, bouilli et ressemblait à un gros rubis et pulsait légèrement.

Le cri d'horreur que poussa le mec derrière la caisse me ramena à la réalité.

ET MERDE !

Je me jetai sur lui d'un bond, et je le collai contre l'étagère derrière lui.

Des cartouches de clopes nous tombèrent dessus sous la violence de l'impact.

Je l'entrainai vers le sol et lui enfonçai les crocs dans la gorge pour le calmer une bonne fois pour toute.

Ensuite je me précipitai vers la porte d'entrée, tournai le panneau sur « fermé », tirai le petit verrou et descendis les stores.

Je ne savais pas de combien de temps je disposais avant qu'un pénible essaye quand même de rentrer dans la boutique.

Je me dirigeai vers l'arrière boutique, récupérai des vêtements de rechange dans le minuscule vestiaire des employés, me changeai et sortis par l'issue de secours.

MERDE ! LES CAMERAS DE SÉCURITÉ !

MERDE ! ET CELLES DE LA BANQUE ?

PUTAIN, ÇA ME FAIT CHIER TOUTE CETTE HISTOIRE !!!

C'est là que j'eu l'une des visions les plus réjouissantes de mon existence.

La connasse du dispensaire passait dans la rue perpendiculaire à la mienne.

Je ne pouvais décemment pas résister à une telle opportunité.

Je la chopai et plaquai ma main sur sa bouche en l'entrainant derrière moi.

Je nous fis rentrer dans la boutique et la trainai au milieu de la scène de crime.

Sentir l'adrénaline qui se dégageait d'elle m'enivrai à un point que je n'avais que rarement connu.

- Bon, je vois que j'ai toute votre attention maintenant.

Je la fis pivoter vers moi, et alors qu'elle ouvrait la bouche pour hurler, je lui arrachai la langue.

Je lui enfonçai alors méthodiquement dans la gorge.

- Tu vois que je tiens mes promesses.

Je ne lui fis même pas le privilège de la saigner et la regardai s'étouffer à mort en se tortillant sur le sol.

Cela me réconforta de savoir que j'étais toujours un homme d'honneur.

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Bon, et la caméra de sécurité ? Ben je découvris dans le local de la direction que le magnétoscope était vide de cassette. Je fus un peu déçu, vu que j'avais un instant espérer ramener un petit souvenir à me repasser les soirs de déprimes.

Je forçai le coffre et récupérai le liquide disponible, puis répandis avec beaucoup d'application tous les alcools et produits inflammables sur les surfaces.

Puis je mis le feu et partis du quartier le plus rapidement possible.

Pour les caméras de la banque par contre, je n'avais pas de solution immédiate.

Cette journée là je dormis dans un hôtel 3 étoiles et déménageai définitivement de cette ville dès le lendemain. La semaine d'après, je changeai d'Etat.