Disclaimer : Elle est belle ma nouvelle, elle est chaude, elle est bonne à consommer sur place, ou à emporter, et si elle vous plait, n'oubliez pas d'en parler à vos amis ! Pour le paiement, voyez madame Meyer à la caisse centrale ! Sinon, y'a un joli bouton vert en bas de la page qui sert à laisser un petit mot, ça conviendra aussi.
Yo Yo Yo, Kay dans le micro !
Putain, plus naze que ça comme intro, tu meurs
On dirait un dj des années 70
Le genre dont raffole Emmet apparemment.
Ça c'est le détail qui vaut son pesant de cacahuètes non ?
Monsieur l'armoire normande est fan des Bee Gees et de l'époque Travolta en costume blanc.
Plus ringard, tu meurs.
Quoique y'a encore des bourrins de Dj's pour oser produire des trucs comme ça en discothèque de nos jours.
Comment je le sais ?
Ben je suis « allé en boite » comme on dit, 2 fois dans ma vie.
2 Fois seulement ?
Ben oui, 2 expériences m'ont suffit.
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La première fois, c'était en 1978, au « Studio 54 » à New York. Genre classe la boite hein ?
Et ben j'y suis pas resté, on peut même dire que j'y ai à peine mis les pieds. Pourquoi ?
Ben, vous savez que je suis du genre pale comme mec (Quand j'avais un cheval, on m'appelait même Pale Rider ! Excusez moi, je l'a referai plus, promis). Vous savez aussi que les néons me font chier depuis un moment. Bon, alors vous avez fait le rapprochement entre moi et la gueule des types qui m'ont dévisagé à peine j'avais franchi le seuil de la boite. Non ? Putain les mecs, la Lumière Noire ! Vous savez, cette saloperie d'éclairage qui rend toute surface blanche vert/violette bizarre…Avec moi à tes cotés, plus besoin d'avoir une lampe de poche pour retrouver tes clefs.
Bon, évidement, je ne suis pas resté.
La deuxième tentative pour conquérir ce grand territoire de chasse ?
Ben c'est y'a pas longtemps avant ma mort en fait.
J'étais dans le quartier pourri de Los Angeles depuis quelques mois (enfin, dans l'un deux, parce que la Cité des Anges regorge de coins glauques.) et je sentais qu'il fallait que je change de crémerie dans pas très longtemps. Un abruti de serial Killer sévissait dans les parages et les flics redoublaient leurs patrouillent (en plus, même pas l'opportunité de profiter de la soudaine célébrité de ce malade, il empoisonnait ses victimes)
Enfin bref, je glandais à la périphérie de mon territoire, quand mon attention fut attirée par une meute de jeunes filles en fleur vêtues trop classe pour le coin.
De la mignonne de 25 ans maxi, à peine recouverte de bout de tissus qui aurait fait rougir des professionnelles de l'amour louable alors qu'il faisait à peine 16° ce soir là. Un vrai délice pour les sens.
En plus, ces charmantes semblaient déjà légèrement ivres, ou droguées. Enfin, complètement surexcitées, c'est certain.
Je les suivais donc en attendant une bonne opportunité pour en isoler une ou deux, je n'avais pas vraiment faim, mais ce n'est pas comme si j'étais obligé de suivre un régime hein ?
En m'approchant, je vis un nombre pas croyable de voitures de bourges garées le long du trottoir. De la caisse coupée en veux-tu en voilà, de la limousine, de la grosse cylindrée, de la couleur criarde et pas discrète, du joujou d'enfant gâté quoi.
Et que ça piaillait devant l'entrée pire qu'un élevage de poulet sous hormones.
Apparemment, un petit génie avait décidé de réhabiliter un entrepôt désaffecté pour en faire le dernier endroit à la mode. Que les lettres lumineuses rouges sang indiquent « The Slaughterhouse » (l'abattoir pour ceux qui ne parlent pas ma langue maternelle) au dessus de la porte me fit sourire. La coïncidence était trop belle pour ne pas y voir un signe du Destin.
Je m'approchai de l'entrée, passant devant le groupe de gonzesses que j'avais suivi. Elles s'étaient mises dans une file d'attente.
Elles avaient l'air d'une boite de poissons panés surgelés comme ça avec leur chair de poule et leur façon de se tenir les unes contre les autres entre les cordons de velours. Pathétique !
Pas question que je poireaute des heures devant l'entrée avec le reste du bétail. Donc je m'avançai vers l'entrée et regardai un instant le videur : un grand black d'au moins 120 kilos, costume noir, oreillette soudée à son pavillon et un air pas commode de circonstance planté sur la gueule. Ils me font marrer les proprios d'endroit où ils plantent des bisounours pareils pour empêcher les gens de rentrer. Sérieusement, un coup de tatane dans les genoux de ce genre de mastodontes et tu les vois se casser la gueule en hurlant de douleur. Les os humains sont pas conçus pour supporter un tel poids en permanence, alors une pichenette et t'as leurs ménisques qui se déboitent.
Bon, devant l'entrée, il y avait aussi une flopée de journalistes avec appareil photos en bandoulière. Je me devais donc d'être discret.
Je fis donc le tour du bâtiment pour trouver l'entrée des livreurs.
Ensuite, il te suffit de prendre un vieux carton vide et tu rentres comme une fleur dans ce genre d'endroit. Enfin, ça a toujours marché pour moi en tout cas.
La musique à l'intérieur était assourdissante. Une espèce de boum-boum rapide faisait presque trembler les vitres. Les lumières étaient quasiment absentes et seuls quelques spots rouges luttaient contre les ténèbres.
Le décor était absolument ahurissant. Des barres métalliques traversaient la salle et dessus étaient pendus des esses de boucher, des chaines et de fausses carcasses de bœufs. Les serveuses portaient des blouses blanches ultra courtes et ouvertes jusqu'au nombril, ainsi qu'une charlotte de protection sur leurs cheveux. De la boucherie chic quoi, un vrai trip hallucinatoire pour moi. Les humains sont de grands malades mentaux. En coup cas celui qui avait conçu cet endroit méritait tout mon respect.
Les gens qui se trémoussaient sur la piste de danse semblaient beaucoup s'amuser d'être considérés comme de la viande ; au moins, je ne me sentais pas complètement déplacé dans cet endroit.
Mon attention fut attirée par un coin qui avait l'air à la fois plus tranquille et plus isolé. Le garde à l'entrée semblait d'ailleurs indiquer qu'il fallait avoir une autorisation spéciale pour pouvoir en approcher.
Chouette, un défi !
Bon, comment procéder ? En fait, Monsieur le Destin me fila un coup de main sur ce coup là.
Un groupe sorti du coin « privé » et se dirigea sur la piste pour commencer à convulser en rythme avec les autres.
Ouais, on peut décemment pas parler de danse quand on observe ce genre de mouvements tenant plus de l'attaque de Parkinson sévère que du déplacement gracile.
Je me la jouai caméléon et me rapprochai de ce groupe en imitant leurs mouvements désordonnés. Je me rapprochai d'une des filles et commençai à bouger en rythme derrière elle. D'un grand mouvement, son coude vint frapper mon nez. Si j'avais été humain, il eut été probable qu'elle me l'aurait explosé cette gourde.
- OUPS PARDON !
Ben ouais, le plus chiant dans une boite, c'est que les humains doivent hurler pour se faire comprendre.
Je fis semblant d'avoir mal et me tenais le nez en signe de souffrance.
- C'est rien.
- QUOI ?
- C'EST RIEN JE TE DIS !
Elle m'attrapa par le bras et me conduisit dans le coin « privé » de la boite. La musique était légèrement moins assourdissante.
- Merde, j'ai vraiment dû te faire mal, j'ai le coude en bouilli.
- Mais non, t'inquiète, il en faut plus pour me faire mal.
Je lui fis mon sourire numéro 3 : le « je suis invincible bébé ». Il marchait bien généralement celui-là.
Bon, on va passer les moments pénibles et les conversations inintéressantes au possible basées sur les thèmes de « tu viens souvent ? Tu t'appelles comment ? » Etc. etc.… Parce que sinon, on en a pour 20 bonnes minutes de vide intersidéral.
Les autres nous rejoignirent peu de temps après. Une grande blonde me sauta quasiment dessus.
- Hé, Robert ! Qu'est-ce-que tu fous là ?
- Euh, doit y avoir erreur sur la personne.
Comme si j'avais une tête à porter un prénom aussi débile que Robert.
- Mais si Robert, je te reconnais, c'est toi le mec qui va jouer dans Harry Potter non ?
- Non.
- Ah mais ouais, j'suis trop conne, t'as les cheveux vachement plus long et en plus t'es roux !
Un vrai talent d'observatrice celle là.
- Et alors, il est sympa Harry ? Reprit-elle.
- Hein ?
- T'as bu combien de verres Paris ?
Le mec qui venait de nous interrompre semblait agacer la petite blondasse qui tenait à me faire changer de prénom.
- T'es qu'un rabat joie Pâris !
- Paris à raison Pâris, t'es vraiment pas dans le délire là !
- Merci Nicole ! Toi au moins tu me comprends !
OK, on la refait.
- Si j'ai bien tout compris, vous vous appelez tous les deux Paris ?
- Ouais, c'est un signe du destin hein ?
- Euh…sans doute…
- Bon, on fait quoi lundi ? Demanda-t-elle au brun qui s'appelait comme elle (déjà que c'est un prénom à la con, mais en plus le donner aussi bien à un homme qu'à une femme, ça semblait complètement débile)
- Ce que tu veux ma chérie.
- Et si on partait à la pêche ?
- Tu aimes la pêche toi ?
- J'adore la pêche à la truite, tenir une canne bien raide entre mes mains et sentir le poisson titiller la mouche, c'est tellement excitant !
Le mec se rapprocha d'elle en agitant ses doigts a toute vitesse sur le coté, les coudes repliés le long du corps.
- Tu fais quoi là ?
- Je fais la mouche, ça se voit pas ?
Ils commencèrent tous à rigoler, sauf moi, je le trouvais juste ridicule. C'était ça la nouvelle drague ? S'humilier publiquement pour attirer l'attention ?
Putain, heureusement que j'avais dépassé tout ça.
Bon, la blondasse était appétissante bien qu'un peu trop maigre à mon gout, mais c'est surtout sa manie de m'appeler Robert qui me donnait envie de lui croquer un peu le cou.
Elle n'avait pas l'air farouche vu comment elle se donnait en spectacle, je me disais que j'aurais bien une occasion de l'isoler à un moment ou un autre.
Sa copine, la dénommée Nicole, se penchait vers moi et commençait à vouloir me tripoter la cuisse en espérant sans doute m'exciter. Peine perdu, mais elle aurait été bien surprise du pourquoi. Je la contemplai quand même, elle était du genre mignonne aussi, plus petite, mais plus exotique et plus en chair. Bien plus à mon gout en fait.
Barbie sembla un instant légèrement irrité que je ne fasse pas plus attention à elle que ça.
Elle semblait avoir l'habitude d'être le centre d'attention du petit groupe. Enfin, quand je dis petit, c'est une figure de style. Ils étaient au moins une bonne quinzaine à graviter autour d'elle, véritables satellites se mouvant autours de son axe, et ça, c'était pour la « garde rapprochée ».Bon d'accord, elle était vaguement attirante, mais je ne voyais pas ce qu'elle avait d'exceptionnelle. A part peut-être ce regard détaché d'un bleu éclatant et froid, un regard qu'ont les gens qui ont déjà vécu plus d'expériences profondes que la majorité des personnes.
Elle se leva tout à coup, me regardant droit dans les yeux puis partit vers un coin de la boite.
Cela ressemblait suffisamment à une incitation au meurtre pour moi pour que je la rejoigne, laissant les autres à leurs occupations au combien intellectuelles.
Bon, j'avais bien compris son message, vu qu'elle se dirigea vers le coin de plus reculé de la boite et qu'elle me lança un coup d'œil pour s'assurer que je la suivais bien.
Le coin était sans doute l'endroit où la musique était la moins forte de la boite.
Quand je la rejoignis, elle ne perdit pas plus de temps et m'attira à elle en m'attrapant par le t-shirt. Je me laissai faire et l'attrapai par les hanches. Quand elle voulut m'embrasser, là par contre, je pris les choses en main.
Je me penchai sur elle, mon souffle effleurant son cou, savourant par avance ce doux moment. Je plantai gentiment mes dents à travers sa peau et commençai à me nourrir avec délectation. Bien qu' alcoolisé, son sang était savoureux. Elle était prise dans la passion de l'Etreinte et commençait à se laisser aller quand tout à coup, son téléphone se mit à vibrer.
Elle décrocha.
Oui, vous avez bien compris, elle décrocha.
- Oui ?
-…
- Non rien d'important, tu ne déranges pas.
J'en restais bouche bée. En plus l'alcool ne m'aidait pas à penser clairement.
En 700 ans d'existence vampirique, cela ne m'était jamais arrivé. Comment ? Pourquoi ? Aucun humain ne peut se détacher de la passion de mon baiser! Une fois qu'un vampire commence à se nourrir, rien ni personne ne peut faire sortir la victime de la transe, c'est impossible. Une bombe avait explosé a 2 mètres d'un mec que j'étais en train de vider sur un champ de bataille pendant la guerre d'indépendance que cela ne l'avait pas plus ému que ça, alors comment cette blonde pouvait encore seulement penser alors que je l'embrassais ?
J'étais en train de perdre mon pouvoir ? Elle avait une force de caractère exceptionnelle ?
- Ouais bien sur, je suis avec Paris et Nicole...Mais oui, t'as qu'à venir…Ok, on t'attend.
Elle me regarda alors qu'elle raccrochait.
- Bon, t'as bientôt fini ? Parce qu'on m'attend là !
J'allais lui briser la nuque quand l'autre Paris me tapa sur l'épaule.
- Hé, t'as fini de te coller à ma fiancée ?
Un meurtre au milieu de la piste de danse, ça c'est une bonne idée…non, pas possible, même dans cette semi pénombre, y'aura toujours un clampin pour me remarquer…
En plus, je vis que deux armoires à glace s'étaient senties obligées de suivre leur maitre pour venir me faire ma fête en cas de soucis. Bien ma veine ça.
Non seulement, j'étais tombé sur la seule personne au monde à résister à la puissance d'une extase, mais en plus, je ne pouvais même pas l'achever sans provoquer une suite d'événements qui aurait fini par attirer l'attention sur moi.
Je me résolus donc à laisser partir ma proie, ne sachant jamais avec exactitude ce qui lui avait permis de m'échapper.
Je me dirigeais ensuite de nouveau vers le « carré VIP » comme me l'indiqua une conversation entre deux serveuses.
Mais au lieu de revenir m'asseoir aux premières loges du groupe, je m'installais en périphérie.
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J'étais toujours dans mes projets mortifères quand j'entendis un grand éclat de voix à coté de moi.
Un autre centre d'attention s'était formé autours d'un autre type.
Enfin, formé, c'est un bien grand mot, vu que les gens cherchaient visiblement à s'éloigner de son centre.
Je le détaillais, pour voir qui était capable de vider ainsi un espace.
C'était un gars plutôt grand, les cheveux courts, une énorme bosse sur le front et les muscles saillant.
Sans même avoir gouté son sang, je pouvais dire que ce mec était un véritable sac à cocaïne.
-Mais si, l'univers, c'est toi et moi, ok ? Et l'univers, c'est le vide, et c'est pour ça que l'on a besoin de se remplir, tu vois ?
Je venais de changer de niveau de conversation là.
J'étais sur que la conversation portait sur l'art ou sur un autre domaine hautement philosophique. Les boites de nuits étaient sans doute devenues les nouveaux forums antiques, et je ne m'en étais pas aperçu, trop occupé à essayer de chasser.
L'interlocuteur du philosophe semblait ne pas percevoir la profondeur de ses propos et lançait des coups d'œil autour de lui pour chercher un soutien. Sans doute avait-il un entendement trop pauvre pour pouvoir suivre ce type de conversation.
Je me rapprochai pour pouvoir entendre ce que cet esprit profond avait à dire sur son époque.
- Euh, si tu le dis Jean-Claude.
Le dénommé Jean-Claude s'aperçut de ma présence et de l'attention que je lui portais.
- Toi, je vois que tu me comprends, je suis sur que tu es « aware ».
Ce mot, était prononcé avec un accent à couper au couteau.
Merde, un francophone, pas un français, mais surement un suisse ou un belge…bien ma chance.
- Tu veux dire quoi ?
- Que tu es à l'attention de savoir que tu existes.
Ola, trop profond pour moi sur ce coup là.
- Surement. Tu parlais de l'univers ?
- Ben ouais. Le monde est composé de flèches et de molécules, et d'électricité, comme le Big-Bang tu vois, et tout ça ensemble, ça forme l'Univers.
- Ouais, ça je sais.
- Et le temps, tu sais aussi que parce qu'on a créé une réalité et dans notre réalité, on a inventé le temps: les 24 heures, les 365 jours par an. Ce qui est bien! Comme ça on sait que quand je traverse le « living-room » et que je marche de ma cheminée à ma fenêtre, ça prend 10 secondes mais pour l'oiseau, ça prend une seconde et pour l'oxygène 0 seconde!
- Je crois comprendre.
- Et ben, c'est pour ça que tu dois te remplir et pas te droguer, parce que la drogue, faut pas toucher, c'est sérieux... Moi j'ai touché, j'ai perdu le « touch », j'avais plus le « feeling » de la vie... Ma « brain » était à l'envers dans ma tête. La drogue, c'est comme quand tu « close your eyes » et que tu traverses la rue.
La profondeur des pensées de ce type me donnait un aperçu de l'étendue du cosmos. Je n'étais qu'un enfant ignorant face à cet esprit supérieur.
Bon, il empestait la drogue, mais il semblait tellement brillant que je ne pouvais pas me résoudre à être mesquin et à lui faire remarquer.
J'étais pensif, encore plein des raisonnements de mon interlocuteur, quand je me rendis compte qu'un vide s'était vraiment formé autour de nous, et qu'en plein milieu d'une discothèque surpeuplée, nous formions un havre de paix et de sagesse.
Plus personne ne semblait faire attention à nous.
- Ouais, mais tu vois, tout ça, ça fait que les gens ils ne font pas attention, mais toi et moi, tu vois, c'est bien parce que ce n'est pas moi qui parle...c'est nous qui parlons.
- Je crois même que c'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui écoute vraiment ce que je dis.
- Et ça fait longtemps que les gens ne te « listen »plus ?
- Juste 700 ans.
- Ouais, comme je suis « aware », j'avais vu que ta « soul » est « old » mec
- Et je suis un vampire.
Je sais, c'est bizarre, mais je l'ai dit comme ça, sans réfléchir à ce que je faisais.
- Ouais, on est tous des vampires « dude », on pompe tous l'énergie vitale de quelqu'un, on pompe ses « vibes » et on le prive de son CO2, de son oxygène quoi. Et ça faut faire gaffe, sinon, c'est comme ça que l'on crée les « bad guys ». Tu sais qu'en fait, c'est comme si tu devenais des cors aux pieds de Dark Vador. Tu vois, le mec il souffre, et c'est pour ça qu'il n'est plus « aware », et qu'il veut détruire l'univers.
Oula, machine arrière toute, c'est pas un philosophe, c'est juste un grand disjoncté.
Jean-Claude ne semblait pas prêt à me lâcher.
- Tu comprends ?
- Euh oui, je comprends, mais bon, là il faut que je m'en aille je pense.
- Oh, ok, mais bon, je suis sur que notre "Destiny" nous fera nous revoir un jour, parce que les gens « aware » s'attirent, comme le chant des baleines attire le « fish » tu vois ? Parce qu'on a eu un moment là et que je crois au moment. S'il n'y a pas le moment, à ce moment-là, il faut arriver à ce moment-là, au moment qu'on veut."
- Ouais, ouais, par contre Jean-Claude, je voudrais que tu gardes pour toi ce que je t'ai dit, à propos du fait que je suis un vampire et tout ça.
- Bien sur « dude », je sais « keep the secrets », tu sais.
Je ne pus m'empêcher de sortir l'une de mes petites phrases fétiches quand je tombai sur une proie qui me promettait monts et merveilles pour que je lui laisse la vie.
- Croix de bois, croix d'argent, si tu mens, j'te pète les dents ?
- Ouais mec, je te promets sur ma « soul » que je garderai ça pour moi, mais tu sais, c'est malsain de tout garder pour soi, c'est comme si tu t'empêchais de respirer et l'air c'est important, parce sans air, les avions tomberaient tu vois ?
Il fallait absolument que je me barre de cet endroit, parce que là, ça devenait surréaliste.
Le comportement totalement absurde des gens qui le fréquentaient finit de mon convaincre que ce type d'endroit n'était décidément pas fait pour moi.
Décidément, les clubs n'étaient un endroit fiable pour chasser, mais alors sur ce coup là, vraiment pas.
Ma dernière pensée en quittant ce mini enfer sur Terre ?
Drogues et alcools en grandes quantités, et l'humanité finit par disjoncter !
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ooOOoo
Je voudrais de nouveau remercier Bulle_do,Krysnad, liliepotter, WOW!!,julie, inconnue707, Echikii, cao, Déa, Lucie, Amély, marion, EetB, Charina, C., ÉmelineETemmett4ever, Seb pour avoir pris le temps de me laisser une review (et en plus une sympa, que demande le peuple ? Du fric et des gonzesses ? Ah ba, j'ai pas ça en stock moi)
Quand à missmoss, fascinante-histoire et Patibulle, merci de prendre le temps de répondre à mes messages et de continuer à me suivre avec autant d'enthousiasme. Sans vous, c'est clair que je serais encore en train de me morfonde sous ma couette (je tousse plus, mais j'entends plus d'une oreille, j'adore ce virus…). Merci aussi a Booksy et Istehar (mais t'es passée où toi ?)
2 dernières choses (oui, je sais, c'est pas cohérent, mais chut !). 1 Y'avait un jeu entre moi et certaines lectrices sur un certains nombre de mot/expressions à placer dans ce texte. Si vous ne vous n'êtes pas demander ce que venait foutre une boite de poisson pané dans cette histoire, j'en suis heureuse… 2 je ne suis absolument pas certaine de la date de sortie du prochain chapitre (me faut trouver une idée ou un objet autour desquels commencer...)
Enfin, il me faut rajouter un remerciement tout spécial à JCVD pour certaines de ces citations authentiques que je me suis permis d'allégrement piller pour ce chapitre. Merci de me permettre de sourire.
Merci également à Paris Hilton de n'avoir rien dit qui ai marqué ma mémoire…
