Promesse de l'esprit

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.

Résumé : Hermione, Harry et Ron sont des Moroï. Sirius est le gardien d'Harry, jusqu'au jour où ce dernier se fait enlever par le Strigoï Voldemort. Sirius veut le retrouver mais il est assigné à la garde d'Hermione.

Pairing : Sirius/Hermione

Note : Ceci est un UA et un cross over entre Harry Potter et Vampire academy

Merci pour vos reviews! Pour répondre à une question, je publierai au rythme d'un chapitre par semaine!

Chapitre deux

Hermione faisait une liste d'arguments et d'outils de persuasion pour donner aux dhampirs les mêmes droits que les Moroï : avoir le droit de faire des études autre que celles formant au métier de gardien, de siéger au gouvernement au même titre que les Moroï. Certes, ils ne maniaient pas la magie mais leurs capacités intellectuelles étaient les mêmes. Elle songea alors que pour appuyer ses propos, il lui faudrait mener une enquête. Faire un questionnaire et avoir accès aux statistiques de l'académie. Pour cela, il lui faudrait enfreindre le règlement. Elle aurait donc besoin de l'aide de ses amis et de personnes haut placées.

Elle commencerait par le questionnaire. Ce serait le plus simple. Alors qu'elle réfléchissait aux questions qu'elle pourrait élaborer, elle eut le réflexe de regarder sa montre.

-Mince ! s'exclama-t-elle.

Il ne lui restait que dix minutes pour le petit déjeuner. Elle n'aurait pas le temps d'aller aux sources mais elle n'avait pas soif. Tant pis. Elle irait aux sources à midi. Elle rangea son ordinateur en hâte et se rendit à la cafétéria. Il y avait encore du monde mais toutes les bonnes choses à manger n'étaient pas parties. Il restait des viennoiseries, du café et du jus de fruits. Hermione fit son choix. Une fois son plateau à la main, elle regarda autour d'elle à la recherche d'une place.

- Hermione, par ici !

Elle reconnut la voix familière de Ginny. Elle la rejoignit. À sa table se trouvaient également Harry et Ron. Cho, la petite amie d'Harry, était sans doute partie. Harry était son cousin et ses parents l'avaient recueillie quand elle avait perdu les siens. Ron était le meilleur ami d'Harry, et le sien à elle. Ce dernier semblait mécontent.

- Bonjour, tout le monde, s'empressa-t-elle de les saluer.

Sur ces mots, Hermione attaqua son croissant et son jus de fruits. Ginny l'observa manger avec appétit.

- Toi, tu n'es pas allée aux sources, constata-t-elle.

À quoi bon mentir ? Hermione secoua la tête.

- Non.

Ron lui lança un regard mauvais.

- Dans ce cas, où étais-tu ? Pourquoi te lèves-tu si tôt si tu manques d'arriver en retard en cours ? Cela ne te ressemble pas.

Son croissant avalé, Hermione vida son verre de jus de fruits d'un trait.

- Je n'arriverai pas en retard.

Sur ces mots, elle se leva. Ron l'imita.

- Nous allons aux cours en même temps que toi. Inutile de nous quitter.

Bon, alors allons-y, déclara Hermione.

Harry se leva et ils sortirent de la cafétéria. Là, Ron l'attrapa par le poignet.

- Tu n'as pas répondu à ma question. Qu'est-ce que tu fais ?

Il commençait à devenir agaçant. Hermione perdit patience.

- En quoi cela te regarde ?

Ron plongea son regard dans le sien.

- Je suis ton meilleur ami. Si tu vois quelqu'un, j'aimerais le savoir.

Hermione observa son ami avec étonnement. C'était donc ça ? Il croyait qu'elle avait un petit-ami et il était...jaloux ? C'était touchant, mais aussi embarrassant. Ron était plutôt mignon et elle l'adorait. Mais elle l'aimait comme un frère et ne se voyait pas l'embrasser, flirter avec lui. Cependant, elle jugea bon de le rassurer. Elle lui sourit.

- Ron, ce n'est pas...

Elle fut interrompue par une voix traînante.

- C'est moi qu'elle fréquente, Weasley.

Drago se posta à côté d'Hermione avec un sourire pour narguer Ron. Ce dernier parut incrédule et écœuré.

- Ce n'est pas possible !

Hermione acquiesça.

- Exactement, Ron. Ce n'est pas possible. Drago veut séduire une première de la classe, c'est son fantasme. Mais il perd son temps, est-ce que c'est clair ?

Elle avait dit ces derniers mots en s'adressant à Drago, qui se contenta de s'esclaffer et d'entrer en classe. Ron, lui, semblait toujours sous le choc. Hermione décida d'y remédier.

- Écoute, je vous expliquerai tout, à Harry, Ginny et toi, à la pause déjeuner. Promis.

De la frustration se dépeignit sur le visage de Ron.

- Je ne vais pas attendre jusque là !

Hermione lui lança un regard sévère. À nouveau, Ron se comportait comme un gamin et provoquait l'une de leurs disputes habituelles. Cela aurait pu la dissuader de révéler son projet mais elle avait pris sa décision et avait réalisé qu'elle ne pourrait pas réussir toute seule. Cependant, elle appréhendait sa réaction. Chaque fois qu'elle militait pour une cause, il ne la prenait pas au sérieux. En tout cas, patienter trois heures ne le tuerait pas.

- Tu n'auras qu'à être attentif en cours, cela te fera oublier ton impatience.

Devant l'air peu enthousiaste de Ron, elle ajouta :

- Cela ne te fera pas de mal.

Ron se renfrogna, mais elle l'ignora et entra en cours.

Pour Hermione, les cours passèrent très vite, tant elle était passionnée par l'enseignement de ses professeurs. Elle prit activement des notes, tout en buvant leurs paroles et en lançant des regards noirs à ceux qui avaient le malheur de bavarder et de perturber sa concentration. À la dernière heure, elle se retrouva à côté de Lissa, ayant des cours en commun avec elle. Chose inhabituelle lorsqu'elle était en classe, Hermione éprouva soudain l'envie de lui parler, mais s'abstint. Hermione contrôlait le feu et Lissa contrôlait un élément découvert depuis peu, l'esprit. Il permettait de guérir et de contrôler les pensées des gens, ainsi que d'autres choses surprenantes. C'était un pouvoir fascinant mais il fragilisait l'équilibre mental de celui qui l'utilisait. Hermione ne connaissait pas bien Lissa mais elle lui donnait l'impression de bien s'en sortir. Elle ne semblait ni folle, ni dangereuse, juste vulnérable.

Quant à Hermione, malgré son application en classe, elle était terrorisée à l'idée d'utiliser le feu. Ron, qui contrôlait l'air, l'enviait pour cet élément mais Hermione le trouvait effrayant. Elle avait toujours peur de déclencher un incendie et son cerveau faisait un blocage à ce sujet.

Lorsque la dernière heure avant le déjeuner prit fin, Lissa posa une main sur l'épaule d'Hermione. Elle fut surprise par ce contact amical.

- Hermione ?

- Oui ?

Lissa la regardait avec bienveillance.

- Mon petit ami, Christian, contrôle bien le feu. Tu sais qui c'est ?

- Christian Ozéra ? Oui.

Lissa la regarda avec appréhension. Christian Ozéra avait une mauvaise réputation, parce que ses parents s'étaient transformés en Strigoï. Sans doute avait-elle peur qu'Hermione la juge. Cependant, Hermione n'avait que faire des mauvaises langues.

- Je le connais de vue. Et alors ?

- Il pourrait peut-être t'aider à contrôler ton élément...et ta peur.

Hermione ne sut trop quoi répondre. Elle était touchée par la gentillesse de l'héritière Dragomir. Contrôler le feu ? Cela lui paraissait insurmontable, mais elle aurait aimé ne plus être prisonnière de ses peurs. Elle avait entendu dire que Christian faisait une utilisation dangereuse de ses pouvoirs mais là aussi, il ne s'agissait que de mauvaises langues.

- C'est gentil. Mais...je ne sais pas.

Lissa lui adressa un sourire compréhensif.

- Tu as tout le temps d'y réfléchir. Et n'hésite pas à venir me voir, si tu as...envie de parler.

À ce moment là, une superbe brune à la peau mate arriva. Rose Hathaway. Elle regarda Hermione d'un air surpris, puis Lissa.

- Tu viens déjeuner, Lissa ?

Lissa acquiesça.

- À plus tard, Hermione.

Cette dernière lui sourit.

- À plus tard. Merci, Lissa.

Ce témoignage de gentillesse de la part de Lissa réchauffa le cœur d'Hermione. En effet, elle était du genre solitaire et admirait secrètement Lissa, mais la trouvait inaccessible, tant elle était adulée par la communauté Moroï et dhampir. Peut-être s'était-elle trompée. Un léger sourire aux lèvres, elle rejoignit Harry, Ron et Ginny. Ils allèrent aux sources, puis se rendirent à la cafétéria. Rassasiée par le sang humain, l'appétit d'Hermione avait diminué, aussi elle se contenta d'une entrée, une petite salade de crudités.

Quand ils furent installés, Ron pointa un doigt accusateur sur Ginny.

- Toi ! Tu t'es bien fichue de moi !

Ginny lui adressa un sourire innocent.

- Qui ? Moi ?

Ron la fusilla du regard.

- Tu m'as dit qu'Hermione voyait quelqu'un.

- Oh, ça. Je te faisais marcher, et tu as couru. Mais tu avais besoin d'être préparé psychologiquement pour le jour où ce sera vrai.

Ron parut furieux mais ne trouva rien à répondre. Harry et Hermione s'esclaffèrent discrètement. Ron regarda alors cette dernière.

- Et toi, si tu tenais ta promesse et m'expliquais ce que tu mijotes en ce moment, au lieu de te payer ma tête ?

Hermione soutint son regard.

- D'accord, mais promets-moi de ne pas te moquer de moi.

Ron secoua la tête.

- Je ne peux pas te le promettre. Raconte.

Hermione aurait pu s'indigner mais elle comprenait l'état d'esprit de Ron. Ce qu'elle faisait en chaque début de journée ne l'intéressait pas tant que cela. Il voulait avoir la confirmation qu'elle n'avait pas de petit-ami. De son côté, Hermione avait décidé qu'elle devait assumer ses convictions, quitte à susciter les moqueries. Par ailleurs, son projet n'avait rien de ridicule, même s'il était peut-être un peu trop ambitieux.

- D'accord. Je vais tout vous dire.

Sur cette promesse, elle se mit à parler de son projet de donner plus droits aux dhampirs afin de leur donner plus de droits et progressivement, les rendre égaux aux Moroï. Pour commencer, ils ne seraient pas uniquement formés aux métiers de gardien mais verraient leur panel élargi afin de faire le métier de leur choix. Ils pourraient occuper des postes jusque là toujours réservés aux Moroï, sans véritable raison. Pour cela, elle devrait prouver que leurs capacités intellectuelles étaient les mêmes, pour commencer en comparant les résultats des dhampirs et des Moroï dans les matières qu'ils avaient en commun. Au début, Hermione s'exprimait avec timidité, sachant que son projet pouvait paraître fou, mais elle passa outre et se passionna, s'enflamma presque dans son récit. Quand elle eut fini, elle s'aperçut que les autres buvaient ses paroles.

Elle décida alors de reprendre son souffle.

- Voilà. Je vous ai tout dit. Vous pouvez vous moquer mais franchement, vous seriez des crétins. Il n'y a aucune raison de traiter les dhampirs comme des instruments et ce n'est pas parce que cela a toujours été ainsi que cela ne doit pas changer.

Hermione observa ses amis d'un air de défi mais pas un ne semblait sur le point de rire d'elle ou de lui faire une réflexion désagréable. Ginny lui adressa un sourire approbateur.

- Bien parlé, Hermione.

Déjà une personne qui la soutenait. Hermione en ressentit un plaisir indicible mais ce n'était pas fini.

- Je n'ai pas envie de me moquer de toi, Hermione, intervint Harry. J'ai plutôt envie de t'applaudir.

Hermione rosit de plaisir.

- Merci, Harry.

Il ne restait plus que Ron. Elle le regarda, guettant sa réaction. S'il voulait se moquer d'elle, il s'en abstiendrait sûrement car Ginny et Harry venaient de la soutenir. Il se retrouverait donc avec trois personnes contre lui, sans doute les trois personnes qu'il appréciait le plus dans ce lycée. Hermione l'invita à réagir.

- Ron ?

Ce dernier lui adressa un sourire.

- Je ne pense pas que tu aurais inventé tout cela pour que je te laisse tranquille au sujet d'un garçon.

- Non mais vraiment, s'agaça Hermione. C'est tout ce qui te tracasse ?

Ron lui adressa un regard chaleureux.

- Bien sûr que non. Je trouve ton projet génial. En tant que Moroï roturier, je trouve aussi que nous devrions tous être sur un plan d'égalité. Tu aurais dû nous en parler plus tôt.

Hermione lui rendit son sourire.

- Hé bien, je le fais maintenant.

- Quel est le plan ? s'enquit Ginny. C'est toi le chef.

- Nous allons commencer par comparer les notes des dhampirs et des Moroï. Pour cela, il faudrait avoir accès aux archives de l'académie.

Harry esquissa un sourire.

- Enfreindre le règlement ? Je sais qui pourrait nous aider.

XXX

Sirius venait d'entraîner un élève qui n'en était pas vraiment un. Un Moroï et non un dhampir. Christian Ozéra. Il allait à l'encontre du règlement et même de la loi en faisant cela mais ce n'était pas ce qui allait l'arrêter, loin de là. Il admirait les rebelles et ce garçon en était un. Il lui ressemblait. Sirius était pour l'idée que les Moroï se battent aux côtés de leurs gardiens. Il était favorable à une révolution. Alors qu'il venait de complimenter son élève clandestin pour son obstination, il le congédia juste à temps. Quelqu'un venait d'entrer. Un jeune homme aux cheveux noirs en bataille, aux yeux verts cachés derrière des lunettes rondes et ne conservant pour souvenir de l'attaque des Strigoï ayant eu lieu à sa naissance qu'une cicatrice sur le front. Il était accompagné de son amie Hermione, qui était, du point de vue de Sirius, pas très amusante.

- Harry ! Comment ça va ?

Il ébouriffa les cheveux de son protégé.

- Bien, Sirius.

- Cela me fait toujours plaisir de te voir.

- Moi aussi, je vais bien, Sirius, c'est gentil de t'en soucier, ironisa Hermione.

Sirius se sentit embarrassé. Il n'avait pas voulu blesser Hermione mais quand Harry était là, il avait tendance à ne voir que lui. Il adressa un sourire d'excuse à la jeune fille et remarqua qu'elle était jolie, pour un rat de bibliothèque. Cependant, son regard manquait d'audace, d'insolence, ce qui l'aurait embellie davantage.

- Excuse-moi, Hermione. Pourquoi venez-vous me voir ?

Harry adressa un regard gêné à Hermione et regarda Sirius.

- On a quelque chose d'illégal à te demander.

Exactement ce qu'il lui fallait entendre.

- Je suis toute ouïe, Harry.

- Je m'en doutais. Hermione milite pour les droits des dhampirs. Elle voudrait prouver que leurs capacités intellectuelles sont égales à celles des Moroï en comparant leurs résultats scolaires, pour commencer.

Sirius esquissa un sourire. Cette idée lui plaisait beaucoup.

- C'est une excellente idée. Je suis fier de toi, Harry.

Hermione, cette fois, parut vraiment blessée.

- Si j'écrivais un livre et que tu en étais l'éditeur, Sirius, tu mettrais le nom d'Harry à la place du mien ? s'indigna-t-elle.

Ses joues rouges et ses yeux brillants, sa franchise causèrent un trouble inhabituel chez Sirius. Il n'était pas habitué à une telle insolence de sa part. Cependant, il l'avait mérité. Alors qu'Hermione tournait les talons et s'éloignait d'un pas furieux, Harry lui adressa un regard réprobateur.

- Comme je te l'ai dit, l'idée vient d'Hermione. C'est elle qui se lève très tôt chaque matin pour y travailler en secret. C'est elle qui veut changer les choses. C'est elle qui fait preuve d'ambition, alors ne lui enlève pas tous ses mérites, Sirius.

Sirius se sentit très mal. Harry avait raison. Il devait être plus attentif aux autres. Il avait beau approcher de la quarantaine, il manquait cruellement de maturité Il interpella Hermione.

- Hermione, attends ! Excuse-moi !

Hermione revint et renifla dédaigneusement.

- Tu me présentes tes excuses parce que Harry t' a encouragé à le faire, je suppose.

- Non. Je suis un imbécile. Ne t'en vas pas. Je vais vous aider et j'ai une proposition à vous faire.

- Laquelle ? firent Harry et Hermione d'une même voix.

- Je vais emmener Harry voir ses parents, pour leur demander leur appui dans votre projet. Lily est une spécialiste de l'esprit, elle pourrait faire passer certaines idées à la reine.

Le visage d'Hermione s'éclaira.

- Mais oui ! On pourrait faire passer des tests d'aptitudes intellectuelles à tous les dhampirs du pays, par exemple ! Enfin, si tante Lily profite de son influence pour le faire...

Décidément, Hermione était ambitieuse. Sirius la connaissait vraiment mal et il l'avait peut-être mal jugée. Elle voyait les choses en grand, se rebellait contre le système et se battait, à sa manière. Plutôt que de regarder Harry, sans doute ferait-il mieux de s'attarder un peu sur elle de temps en temps. Il sourit à Hermione.

- Bien. Je vous conduis au bureau de la directrice pour que vous preniez les documents dont vous avez besoin et demain, j'emmène Harry chez sa mère. Il serait sans doute mieux que tu nous accompagnes, Hermione.

Celle ci se mordilla la lèvre, hésitante.

- J'aurais bien aimé mais je n'ai pas le droit de sortir de l'école, puisque je n'ai plus de gardien assigné.

Sirius retint un sourire sarcastique. Pour une rebelle, elle se souciait un peu trop du règlement. Enfin, c'était Hermione.

- Je commencerai à travailler avec les données récoltées pendant que Harry parlera de mon projet à ses parents.

Entrer par effraction dans le bureau de Kirova était un jeu d'enfant. Sirius était professeur donc ce n'était pas vraiment une effraction. Hermione récupéra les données nécessaires grâce à une clé USB. Elle pourrait donc commencer à travailler.

Le lendemain, Harry n'avait pas cours l'après midi. Sirius quitta l'académie avec lui. Alors qu'ils roulaient, Sirius, qui avait du mal à rester assis en voiture, décida de faire une pause en ville et d'aller prendre un café.

- Attends moi là, dit-il à Harry.

Il quitta la voiture et alla chercher deux gobelets de café. En ressortant du bar, ils tombèrent de ses mains. Deux Strigoï se trouvaient là. Mince. Il avait laissé Harry dans la voiture. Il tenta de masquer son inquiétude par un sourire.

- Salut, les mecs. Je ne pense pas qu'ils servent de café à l'hémoglobine, par ici.

Un sourire se dessina sur le visage cruel de l'un des Strigoï.

- Il paraît qu'ils servent le survivant. C'est encore meilleur.

Merde. Ils savaient qu'Harry était dans les parages. Sirius donna un coup de poing au Strigoï qui lui avait parlé, tout en donnant un coup d'épaules au second. Le premier vacilla et il lui planta de justesse son pieu dans le cœur. L'autre Strgioï voulut s'enfuir mais Sirius le plaqua à terre. Alors qu'il lui enfonçait un pieu dans le cœur, son ennemi hoqueta :

- Nous...ne sommes pas seuls.

Sirius se précipita dehors. La voiture avait disparu.

- Harry ! Hurla-t-il.

Il eut beau hurler son nom à plusieurs reprises, Harry ne répondit pas. Il avait disparu.