Promesse de l'esprit
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.
Résumé : Hermione, Harry et Ron sont des Moroï. Sirius est le gardien d'Harry, jusqu'au jour où ce dernier se fait enlever par le Strigoï Voldemort. Sirius veut le retrouver mais il est assigné à la garde d'Hermione.
Pairing : Sirius/Hermione
Note : Ceci est un UA et un cross over entre Harry Potter et Vampire academy
Chapitre trois
Sirius courait sans savoir où il allait. Il recherchait Harry, les Strigoï. En vain. Lorsque le souffle vint à lui manquer, il s'arrêta, conscient que cela ne mènerait à rien. Il fit demi-tour et se rendit au point où les Strigoï l'avaient attaqué. Il retourna dans le bar et interrogea les clients en faisant une description de Harry. En vain. Sirius était anéanti. Il avait laissé les Strigoï s'en prendre à Harry, celui qu'il avait juré de protéger envers et contre tout. Comment pourrait-il se supporter à présent ? En réparant ses erreurs. En effet, il n'allait pas se laisser abattre si facilement. Il composa le numéro de Dimitri.
- Dépêche-toi de répondre, je t'en prie, haleta-t-il.
Peu de temps après, Dimitri décrocha.
- Oui ?
- Dimitri, c'est Sirius. Il faut que tu viennes, vite.
- Sirius ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
- J'ai fait une très grosse erreur. Tu dois venir avec des gardiens.
- Sirius, dis-moi ce qui se passe et où tu es. J'arrive.
Sirius lui raconta tout ce qui venait de se passer. Dimitri ne le jugea pas, se contentant de dire qu'il le rejoindrait dans une demie heure, accompagné de gardiens. Sirius éprouva de la reconnaissance envers son ami. Il n'avait pas enfoncé le couteau dans la plaie, ni fait le moindre reproche à Sirius. Cependant, ce dernier savait que cela ne saurait tarder. Il s'était conduit de manière irresponsable, n'avait pas protégé un élément très précieux de la communauté Moroï. Il serait jugé pour cela, par l'académie et par le gouvernement. Quoi qu'il en soit, il ne trouverait la paix que lorsqu'il sauverait Harry, démis de ses fonctions ou non.
Bientôt, des voitures arrivèrent. Des gardiens étaient présents, dont Dimitri, ainsi que Rose, son élève. Elle n'était pas censée être là, même si ses aptitudes à se battre rivalisaient avec celles des professeurs.
- Qu'est-ce que tu fais là ? s'enquit Sirius.
Rose le défia du regard.
- Je suis toujours là quand il y a de l'action.
En temps normal, Sirius l'aurait approuvée, mais pas en cet instant. Il était trop furieux pour cela.
- Il ne s'agit pas de s'amuser, espèce de gamine !
Pendant une seconde, il crut que Rose allait le frapper. Néanmoins, elle se contenta de soutenir son regard.
- Premièrement, je suis majeure et j'aurai bientôt mon diplôme. Deuxièmement, j'ai le pouvoir de sentir la présence des Strigoï.
La colère de Sirius contre elle s'envola. Voilà qui changeait tout.
- Et tu sens la présence de Strigoï, en ce moment ?
Rose secoua la tête.
- Pas ici, non. Ils sont partis.
Génial. Cela, Sirius le savait déjà.
- Bien, fit Dimitri. Nous allons passer les lieux en compagnie de Rose au peigne fin, pour voir si elle sent la présence de Strigoï.
Ils passèrent plusieurs heures à arpenter la ville et sa périphérie de long en large, en vain. Rose avait tous les sens en alerte mais elle ne détecta pas de Strigoï. Dimitri expliqua à Sirius que chez elle, cette aptitude à sentir la présence de Strigoï se manifestait par des nausées. C'était peu agréable, mais pratique. Elle était capable de cela parce qu'elle avait reçu le baiser de l'ombre. Nous connaissions tous son histoire selon laquelle elle était morte et Vasilisa Dragomir, sa meilleure amie l'avait ramenée à la vie, instaurant un lien particulier entre elle et offrant à sa future gardienne un lien avec les morts et par conséquent les non morts, autrement dit les Strigoï. Finalement, Dimitri mit un terme à leur expédition.
- Rose est fatiguée et vous aussi. Nous allons nous arrêter là. Rentrons à l'académie.
Sirius secoua la tête.
- Rentrez si vous voulez. Moi, je continue à chercher.
Dimitri le regarda calmement.
- C'est inutile, Sirius. Nous avons regardé partout, Harry n'est pas ici.
Il le fusilla du regard. Il ne s'était jamais énervé contre lui mais là, sa colère était dirigée contre lui même et il avait besoin de l'exprimer.
- Je ne laisserai pas tomber !
Rose intervint.
- Ce n'est pas en tournant en rond qu'on arrivera à quoi que ce soit. Il faut lancer une enquête.
- Je ne t'ai pas demandé ton avis, élève, grinça-t-il.
Avant qu'elle ne puisse riposter, Dimitri s'interposa entre eux. Il ne souffrirait aucune bagarre et il serait prêt à protéger son apprenti gardienne comme s'il s'agissait d'une princesse Moroï. D'ailleurs, Rose était plus importante pour lui qu'une princesse Moroï, Sirius en était conscient. Certes, Dimitri pratiquait sa profession avec le plus grand sérieux et Rose était également consciencieuse mais le lien qui les unissait était encore plus solide.
- Rose a raison. Nous devons aller de l'avant et progresser en lançant une enquête.
Sirius soupira. Dimitri, au moins pouvait encore protéger celle qui comptait le plus pour lui. Quant à lui, on venait de le priver de cela.
- Tu as raison. Rentrons.
Ils retournèrent à l'académie. Là bas, Sirius dut faire un rapport sur ce qui s'était passé. Il n'en menait pas large.
Kirova le toisa sévèrement. Ils ne s'étaient jamais très bien entendus et là, elle avait la possibilité de le démonter. Cependant, elle ne fit aucune réflexion cinglante.
- Nous allons prévenir la reine. Elle nous donnera son feu vert pour une enquête.
Sirius s'indigna.
- Nous n'allons pas attendre son feu vert ! Nous n'en avons pas le temps !
Kirova fut inflexible.
- Je ne vous rappellerai pas votre rôle dans cette histoire, Sirius. Ce serait mesquin. Ce qui est fait est fait. Seulement, Harry Potter est notre élément le plus précieux et nous aurons besoin du soutien de la cour royale. Nous l'aurons, cela ne fait aucun doute. En attendant, retournez à vos occupations. Reposez-vous, si vous en êtes capable.
Son ton ne souffrait aucune réplique et elle faisait même preuve d'une certaine bienveillance envers lui alors qu'il ne le méritait en rien. Il n'aurait pas cru cela d'elle. Lui qui avait toujours critiqué les figures de l'autorité, à l'instar d'un adolescent, il réalisait qu'il avait peut-être mal jugé la directrice de l'académie. Aussi, il se résigna.
- Quand me préviendrez-vous de la décision de la Cour ?
- Demain matin si possible. Maintenant, sortez, Sirius.
Sirius quitta le bureau avec un soupir. Il allait passer une nuit blanche, c'était certain.
XXX
Hermione referma son ordinateur et alla se coucher. Toute l'après midi, elle avait étudié les données qu'elle avait récupérées dans le bureau et avait étudié les notes avec attention. Elle avait commencé à faire des tableaux, des statistiques. Elle avait déjà eu la confirmation de ce qu'elle avait supposé auparavant. Les dhampirs avaient d'aussi bons résultats que les Moroï. Certains dhampirs étaient même très brillants et les surpassaient. Cependant, il y avait aussi des Moroï brillants. Ainsi, il n'y avait pas de différence entre les deux espèces. C'était bon signe.
Pourtant elle n'avait pas réussi à s'en réjouir pleinement. Certes, son enquête avançait et elle avait le soutien de ses amis, notamment Harry qui était allé voir sa mère, ce qui allait peut-être lui faire bénéficier d'un soutien précieux. Qu'est-ce qui clochait, alors ? Rien. Juste un pressentiment.
Toujours est-il qu'elle dormit mal, cette nuit-là. Elle ne parvenait pas à trouver le sommeil. Elle ne cessa de se retourner encore et encore.
Le lendemain, elle réussit à faire disparaître ses cernes à l'aide d'eau froide et d'un peu de maquillage. Cependant, si elle était physiquement présentable, elle avait les nerfs à vif. Elle se rendit d'abord aux sources, puis prit le chemin de la bibliothèque. En passant devant le bureau, elle entendit des éclats de voix.
- Je me fiche d'Hermione !
La jeune fille tressaillit. Sans réfléchir, elle ouvrit la porte à la volée. Quelques gardiens s'y trouvaient, dont Sirius, en compagnie de la directrice. Ils se turent et la regardèrent d'un air effaré.
Madame Kirova semblait gênée.
- Miss Granger, vous...
- Qui se fiche de moi ? Je suppose qu'il n'y a pas beaucoup d'Hermione dans l'académie.
Surprise de sa propre audace, elle entra dans le bureau et regarda les présents tour à tour. Sirius semblait horriblement mal à l'aise et coupable. Hermione devina que c'était lui qui avait tenu ses propos. Elle avait reconnu sa voix. Elle en ressentit de la colère contre lui. Cependant, elle avait aussi besoin de savoir.
La directrice intervint.
- Miss Granger, ceci est une réunion entre professeurs. Une réunion privée.
Hermione n'avait pas pour habitude de se montrer insolente mais le manque de sommeil et son orgueil blessé faisaient d'elle une autre personne. Depuis peu, l'attitude de Sirius la révoltait. Et là, elle se rebellait également contre l'autorité qui lui demandait de faire comme si de rien n'était.
- Je vois. Dans ce cas, parlez moins fort et arrangez vous pour ne pas prononcer mon nom. Je n'étais même pas en train d'écouter aux portes mais cela m'a interpellée.
Madame Kirova soupira.
- Vous avez raison. Vous serez au courant tôt ou tard. Votre cousin, Harry Potter, a disparu.
Hermione tressaillit. Son pressentiment était fondé.
- Disparu ? Depuis quand ?
- Hier après midi. Nos gardiens vont se lancer à sa recherche alors ne cédez pas à la panique.
Hermione lança un regard interrogateur au gardien de son cousin.
- Et Sirius...je veux dire monsieur Black ?
- Il ne partira pas à sa recherche. Il est désormais assigné à votre protection. Vous appartenez à la lignée Potter, vous nous êtes précieuse également.
Le regard d'Hermione se durcit.
- S'il se fiche de moi, ce n'est pas une très bonne idée.
Sirius semblait au supplice.
- Je...
La directrice l'interrompit.
- Cela suffit. Sirius, vous êtes un excellent combattant, mais vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez. Vous serez à la charge d'Hermione. C'est ça ou...
Elle s'interrompit. Sans doute ne voulait-elle pas menacer un professeur devant une élève. C'était tout à son honneur mais il était un peu tard pour cela, étant donné que la conversation avait perdu son caractère privé à l'instant où Hermione avait franchi cette porte.
Sirius esquissa un sourire amer.
- Ou vous me virez, c'est cela ? J'ai compris.
Au lieu de lui répondre, madame Kirova se tourna vers Hermione.
- Miss Granger, veuillez vous en aller. Nous vous tiendrons au courant de la décision prise pour vous attribuer un futur gardien.
Hermione hocha la tête.
- D'accord, mais ce n'est pas ça qui m'inquiète. C'est Harry.
Une lueur de compréhension et peut-être de compassion apparut dans le regard de la directrice.
- Bien sûr, miss Granger. Vous serez tenue au courant.
Hermione la gratifia d'un signe de tête.
- Merci.
Madame Kirova semblait fatiguée.
- Je vous en prie. Maintenant, laissez-nous, s'il vous plaît.
Hermione obéit. En quittant la pièce, elle prit mieux la mesure de ce qui s'était passé. Harry avait disparu. Il avait été enlevé par des Strigoï. Un sentiment d'horreur l'envahit. Et s'il était mort ? Elle ne le supporterait pas. Cette idée lui donna le tournis, puis elle se ressaisit. Non. Elle devait garder espoir. Par ailleurs, c'était peu probable. Harry était un élément trop précieux pour que les Strigoï choisissent de s'en débarrasser aussi vite. Non, ils s'en serviraient comme otage.
Elle prit une profonde inspiration. Elle devait annoncer la nouvelle à ses amis.
XXX
Ginny revenait des sources. Elle avait rendez-vous à la cafétéria avec Ron, Harry, Hermione et – elle réprima une grimace à ce sujet- Cho. À moins que Harry n'ait pas prévenu sa petite amie de ses projets. En effet, ils devaient discuter du projet d'Hermione et de la discussion que Harry avait eu lieu avec ses parents à ce sujet. Étrangement, Ginny avait un mauvais pressentiment. Elle avait l'impression qu'il était arrivé quelque chose à l'ami de son frère et, elle devait se l'avouer, l'élu de son cœur. S'inquiéter pour lui était en train de raviver des sentiments à son égard qu'elle se refusait et qui lui feraient plus de mal qu'autre chose si elle se laissait aller à les éprouver. Aussi, elle avait hâte de le revoir pour être rassurée et ne plus nourrir de tels sentiments. D'un autre côté, le voir nourrissait également ses sentiments.
Ginny soupira.
- Cesse de te prendre la tête, se fustigea-t-elle.
Elle fut la première à arriver à la cafétéria. Leur table habituelle était en effet vide. Elle s'y installa. Peu de temps après, elle aperçut Cho. Pendant quelques secondes, elle crut que la petite amie de Harry allait la rejoindre mais celle ci passa devant elle comme si elle ne l'avait pas vue.
- Hé, Cho !
L'interpellée s'arrêta et regarda Ginny. Elle lui adressa un sourire forcé.
- Salut, Ginny. Je ne t'avais pas vue.
Ginny lui sourit.
- Ce n'est rien. Tu veux t'asseoir ? Tu n'es pas obligée, mais les autres, dont Harry, vont bientôt nous rejoindre, alors...
Cho acquiesça en entendant le nom de Harry.
- D'accord.
Elle prit place à sa table et Ginny la soupçonna d'avoir accepté parce que Harry était là. En effet, Cho ne faisait pas beaucoup d'efforts pour s'intégrer au groupe d'amis et était particulièrement distante avec Hermione et Ginny. Pourtant, celles ci n'avaient jamais été désagréables avec elle. Ginny ne manifestait pas de jalousie envers elle, car Harry était libre de ses choix. Même si cela lui faisait mal.
Comme Cho ne disait rien et que l'ambiance devenait pesante, Ginny décida de prendre la parole.
- Harry t'a-t-il parlé de notre projet ?
Cho haussa les sourcils, l'air sincèrement surprise.
- Votre projet ?
Ginny acquiesça.
- Celui d'Hermione, pour être plus précise. On va tous l'aider.
Cho secoua la tête.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
Elle semblait sincèrement perplexe, aussi Ginny n'insista pas. C'était à Harry de prendre l'initiative de lui en parler. Peut-être doutait-il du soutien de sa petite amie. De toute façon, même si elle l'avait voulu, Ginny n'aurait pas eu le temps d'ajouter quoi que ce soit car Ron arriva à ce moment là, accompagné d'Hermione.
En les voyant, Ginny comprit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Ils semblaient sous le choc.
- Asseyez-vous, les invita Ginny.
Ils s'exécutèrent avec raideur.
- Quelqu'un est mort ? s'enquit-elle en ne plaisantant qu'à moitié.
Hermione secoua la tête.
- J'espère que non.
Ginny regarda tour à tour son amie et son frère. Elle eut la très forte impression que son pressentiment au sujet d'Harry était fondé.
- Que se passe-t-il ? Il est arrivé quelque chose à...Harry ?
Hermione tressaillit et regarda Ginny d'un air surpris. Puis elle acquiesça.
- Oui. Harry s'est fait enlever par des Strigoï.
Ginny plaqua une main sur sa bouche. Elle était horrifiée, mais pas vraiment surprise. Cela, elle ne se l'expliquait pas. Un cri retenti derrière elle.
- Oh mon dieu !
C'était Cho. Elle éclata en sanglots. Hermione posa une main sur son bras.
- Du calme, Cho. Nous allons le retrouver.
Cho repoussa la main d'Hermione et secoua la tête.
- Non. Il est mort, il n'y a plus rien à espérer.
Ginny sentit la colère monter en elle mais elle se maîtrisa.
- Cho, je ne comprends pas comment tu peux affirmer cela. Tu n'en sais rien.
Cho la fusilla du regard.
- Bien sûr que si ! Ce sont des Strigoï, réveille-toi ! Réveillez-vous, tous !
Ginny lui lança un regard de défi.
- Ne le saurais-tu pas, si Harry était mort ? Moi, il me semble que je le sentirais.
Hermione acquiesça.
- Je suis d'accord avec Ginny. Harry est trop précieux pour que les Strigoï s'en débarrassent aussi vite.
- Hermione a raison, renchérit Ron.
Ginny adressa un regard reconnaissant à son frère et son ami. Grâce à eux, elle se sentait soutenue. Cho, en revanche, n'était pas convaincue. Elle se leva d'un bond.
- Vous êtes aveugles, ou quoi ? Harry est mort ! hurla-t-elle.
Sur ces mots, elle partit en courant sous les regards des Moroï et dhampirs qui les regardaient d'un air effaré. Génial. Il ne manquait plus que des rumeurs sur la mort d'Harry se répandent. Ginny concerta du regard Ron et Hermione et sut, sans besoin de mots, ce qu'ils pensaient. Pour quelqu'un qui aimait Harry, Cho l'enterrait bien vite, d'autant plus qu'elle se fiait à des paroles rapportées et non à une source sûre. Cependant, ils ne firent aucun commentaire là dessus. Ils devaient débattre d'un sujet plus important.
- Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Ron.
- Tout d'abord, on va annoncer la nouvelle à ses parents, décida Hermione. La directrice va sûrement les appeler mais ils méritent qu'on leur annonce en personne.
Ron hocha la tête, les sourcils froncés.
- Je suis d'accord, mais va-t-elle nous laisser y aller ?
Hermione acquiesça.
- Tu as raison. C'est pourquoi nous serons accompagnés par plusieurs gardiens, dont Sirius, qui mérite plus que quiconque le droit de leur annoncer.
Ginny tressaillit.
- Sirius ! Il n'a pas été renvoyé ?
Hermione secoua la tête.
- Non. Il est devenu mon gardien.
