Chapitre 2 New Country.
deuxième chapitre...merci pour vos review c'est un plaisir de vous lire à chaque fois :D
Ce matin là, il fut réveillé de très bonne heure par le klaxon d'un…bateau ? La bonne nouvelle, c'était que malgré le fait qu'Akihito était nu, il n'avait non seulement plus ses menottes, mais Asami avait fait déposer des vêtements à sa taille sur une table de fortune. Il s'habilla prestement après avoir fait un tour dans la petite salle d'eau. Pourquoi diable avait-il fallut qu'il choisisse un costume, il aimait se sentir à l'aise dans les vêtements et ça ne faisait pas parti de ce dans quoi le jeune homme aimait glisser ses jambes et ses bras. Il délaissa donc la cravate mais dût se résigner à utiliser la ceinture après quelques pas.
Le brun sortit de sa cabine en aveugle de part la lumière incandescente du jour qui se lève et sa non-connaissance des lieux. Il avança sur le pont, les bras ballants, la longueur du bateau était stupéfiante, même si ce n'était pas le Titanic. Il s'appuya à une rambarde, les cheveux au vent, il ne faisait pas froid (1). Akihito sentit sa présence lorsqu'il arriva, bien qu'il ne su que s'était lui que lorsqu'il s'adossa a cette même rambarde, à côté de lui. Le nouvel arrivant s'alluma une cigarette. La fumée lui parvenait aux narines, il se retourna pour le regarder.
« Bien dormi ?
- Pas longtemps, mais comme une pierre. On est où ?
- Regarde par toi-même. » Il désigna du menton l'horizon ; En regardant à son tour, Akihito distingua des formes floues puis au fur et à mesure que le bateau avançait, elles se dessinaient de mieux en mieux.
« Là, c'est la-la Statue de la Liberté ?
- C'est bien que tu connaisses ça, je suis impressionné. Il tira une longue bouffée sur sa cigarette.
- Tu te permets de te foutre de moi alors que tu m'as kidnappé ?
- Ho! Comme tu y vas! Je t'ai simplement invité à venir avec moi. J'ai des affaires urgentes et je ne vois vraiment pas comment j'aurais fait pour te surveiller correctement d'ici. Et puis, il m'a semblé que tes vacances 'forcées' ont bien commencé…
- De quoi tu… » Le sourire entendu du yakusa lui fit monter le rouge aux joues. C'était un vieux pervers. Rien qu'un kidnappeur, un profiteur et un pervers !
Ils restèrent là en silence, à fixer le territoire qui s'offrait à eux jusqu'à ce que le bateau accoste. A leurs arrivés, une Bentley noire les attendait. Ils grimpèrent à l'arrière. Akihito dont le cerveau tournait à toute vitesse depuis qu'il savait être aux Etats-Unis demanda :
« Je suppose que je dois rester aux côtés de Monsieur ?
- Tu supposes bien, je ne veux pas te voir disparaître de ma vue. Je parie que tu ne parles pas anglais ?
- S-si, un peu…Le jeune homme rosit face à l'accusation.
- Oui et bien raison de plus, quand on ne parle pas couramment la langue du pays dans lequel on se trouve, on reste auprès de ses aînés. Je suis clair Akihito ? Je n'ai vraiment pas le temps de te courir derrière surtout dans un endroit dont tu ne sais rien. J'ai des choses à faire cette semaine, mais je m'arrangerai pour être avec toi le soir. » 'Tu parles' pensa le garçon, 'c'est ce que toi tu veux'.
« Je voudrais quand même visiter un peu…
- Tu auras à ta disposition Makoto, il sera ton garde du corps, ton interprète, ton portefeuille et mon relais.
- Mais je…
- Ecoute, pour l'instant je te dépose à l'hôtel, amuse toi bien on en reparle ce soir. Je t'emmènerai avec moi la semaine prochaine, quand mes affaires seront terminées.
- Va te faire foutre, qui a envie de sortir avec toi ! » Le yakusa rigola face à la hargne du jeune homme, il était visiblement déçu de ne pas rester avec lui. Peu importe, il lui donnerait satisfaction ce soir, il saurait lui montrer à quel point il lui avait manqué. Il le déposa devant l'hôtel, aux pieds de Makoto. Il décida de l'embêter encore un peu, il abaissa sa vitre teintée. « Akihito, surtout … sois sage. »
Il referma sa vitre. Voir le jeune garçon s'énerver tout seul le fit rire. Son chauffeur l'observa, il n'avait jamais vu Mr Asami rire, sauf face aux ennemis qu'il s'apprêtait à défaire. Les contacts du Japon avaient raison, depuis que le jeune Takaba était là, le patron avait presque l'air heureux. Autant que peut l'être un chef de mafia tout du moins.
L'hôtel qu'avait choisi Asami était vraiment « Whao » comme le pensait Akihito. Grand d'abord, immense, pour être précis. Et magnifique, dans un style totalement français, les meubles richement ornés de dorures, les murs aux tapisseries travaillées et les rideaux lourds en velours. Le tout donnait une impression de royauté. Le photographe n'avait jamais fait face à un tel luxe, même dans les endroits ou Asami le 'conviait'. Il décida de commencer par visiter sa chambre.
Il s'approcha donc de l'accueil ou un homme d'une petite trentaine d'années lui décrocha un sourire publicitaire.
« Hello mister, what can I do for you? (2)
- Quoi?
- Il vous parle en anglais monsieur. » Makoto le regardait du haut de son mètre quatre-vingt dix. Et il était très haut, son mètre quatre-vingt dix en comparaison avec sa propre taille.
« Mais heu, moi je parle pas anglais correctement…
- Laissez moi faire voulez vous ?
- Je n'ai pas le choix. » L'homme de main s'activa quelques minutes avec l'accueillant employé. Il perçut quelques bribes de la conversation mais l'ensemble restait flou, il avait véritablement du mal avec les langues. Apres quelques instants de plus, l'homme en charge de sa sécurité lui offrit un sourire qui aurait fait fuir des enfants, mais c'était surtout une peur due à sa carrure…musclée. Akihito lui sourit donc en retour avant de s'inquiéter de sa chambre.
« C'est bon monsieur, le patron m'avait donné votre passeport et sa réservation est bien prise en compte par le personnel de l'hôtel.
- Sa réservation ? Pas ses réservations ?
- Non monsieur, sa réservation.
- Hé merde ! L'enflure, il a tout manigancé depuis le début !
- Monsieur, un peu de respect envers le patron s'il vous plait.
- Il ne le mérite pas ! Je serrais poli quand il arrêtera de me manipuler ! Je ne suis pas un jouet ni un enfant !
- Mais il apprécie votre présence sinon il ne prendrait pas la peine de vous emmener avec lui.
- C'est juste pour la baise !
- Monsieur vous êtes vulgaire.
- Oui je- mais tout est de sa faute de toute manière.
- Si vous voulez penser comme ça…
- Bien sur !
- Bien, montons à l'étage si vous le voulez bien… » Le jeune Takaba regarda l'homme de main d'une manière étrange, comme si cet homme lui avait révélé un secret. C'est vrai, après tout, il n'allait servir que de jouet pour Asami lorsque celui-ci rentrerait après sa journée de méchant vilain mafieux. La chambre était des plus riches. Une suite, à vrai dire. Qui devait coûter la peau des fesses qui plus est. Non, qui allait lui coûter ses fesses à coup sur. Finalement, heureusement qu'il était invité…
Mais le jeune homme n'était plus aussi sur de vouloir rester aux states. Il ne voulait pas prouver au yakuza qu'il était à sa merci, et ce, malgré le fait qu'il se sentait plutôt bien dans ses bras.
« A quelle heure rentre Asami ?
- Je ne sais pas monsieur, mais je veillerai sur vous jusqu'à ce qu'il rentre.
- Super…hum et bien, si nous allions nous promener un peu ?
- Je vous suis monsieur. » Effectivement, il n'y avait pas plus collant. Tel un papier tue-mouche, Makoto suivit le jeune photographe partout, c'était à peine s'il pouvait aller aux toilettes seul. Akihito était gêné de cette situation, il se sentait comme un petit garçon avec une baby-sitter un peu collante, mais une baby-sitter avec beaucoup de séances de body-building. Pourtant Makoto était très gentil, même s'il ressemblait à un frigidaire. Il était patient, et Akihito en profitait grandement. Il lui avait fait acheter un nouvel appareil photo dernière génération et s'en donnait à cœur joie avec son nouveau joujou. Il avait tenu à aller photographier la statue de la liberté, là le garde du corps lui avait acheté un authentique hot-dog américain que le jeune homme avait d'ailleurs engouffré, il ne s'était pas rendu compte à quel point il était affamé et la simple odeur du met l'avait rendu dingue. Voyant son état Makoto s'était empressé de lui acheter la nourriture. Il avait même éclaté de rire lorsqu'il avait vu la manière dont le jeune homme avait avalé son repas. Ce garçon était drôle, ce devait être la raison pour laquelle le patron l'appréciait tant. Il avait cette innocence qu'avait laisser les yakuzas derrière eux.
Akihito, pour sa part, commençait à apprécier ce massif frigo sur pattes, fait qui l'étonnait grandement. Après tout, il s'était senti vraiment révolté et frustré par sa présence, présence qui prouvait qu'Asami le considérait comme un gamin.
« Combien de temps cela fait-il que vous travaillez pour Asami ?
- Cela va faire une douzaine d'années…
- Hum. Et…ça vous plait vraiment ?
- Mr Asami est un bon patron, il sait comment commander aux hommes, et puis, mon travail n'est pas difficile.
- Vous avez en charge les putes d'Asami ?
- Le patron ne vous a jamais désigné sous ce pseudo, et non, malgré votre grossièreté je ne m'occupe pas des 'putes' mais des 'invités' de marques. » Le journaliste émit un 'gloups' sonore tandis que sa pomme d'Adam jouait au yoyo dans sa gorge. L'homme baraqué émit un rire guttural qui ressemblait à un grognement, finalement Akihito se détendit.
« Ne vous en faites pas, et que cela reste entre nous, mais, c'est la première fois qu'un tel travail m'est assigné, autrement dit, le patron doit vouloir vous garder en un seul morceau…
- Oui, pour mieux me casser en deux…
- Vous dites ?
- Non, non, rien, rien du tout… »
Ils continuèrent leur promenade, tous les deux silencieux. L'un pensait aux changements caractériels de son patron, l'autre à l'attitude de son amant. Amant, quel mot étrange, n'étaient-ils pas censés être à utiliser pour et par les amoureux. 'Amant' n'était définitivement pas un mot fait pour Asami. Bien qu'Akihito aurait aimé pouvoir l'utiliser. Il ne se sentait pas bien, prit entre deux étaux. Il était d'un côté l'objet d'un pervers et de l'autre si cette situation continuait, il ne pourrait jamais avoir un coupain digne de ce nom. Asami le bloquait complètement, si seulement il n'était pas un yakusa brutal. "Je t'aime", Asami avait-il seulement jamais prononcé une telle parole?
Tandis qu'il méditait sur cette question, il ne s'était pas aperçu que le téléphone de Makoto avait sonné. Celui-ci raccrocha après quelques instants.
« Le patron, il dit qu'il aura bientôt terminé. Il s'attend évidement à ce que l'on soit à l'hôtel pour son retour, donc on va devoir rentrer pour ce soir.
- Je suppose que je n'ai pas le choix?
- Non effectivement, je vous traînerais par les pieds s'il le faut. »
See you later...
(1) Non, non, pas la peine de fredonner 'My heart will go on' !!!
(2) Au cas ou, ' Bonjour monsieur, que puis-je faire pour vous ?' désolée, je ne suis pas une experte en anglais….
(3) Bon voila, comme d'hab, c'est court...mais ne m'en veuillez pas par pitié /se fait lincher\ ok...sympa
(3 bis) Heuuuuu...je me relis et je me dis... t'es vulgaire ma fille... dites moi, c'est vrai ? Je suis vulgaire ? ;; ARGGGEUH
Bon, à la prochaine 3
