Promesse de l'esprit
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.
Résumé : Hermione, Harry et Ron sont des Moroï. Sirius est le gardien d'Harry, jusqu'au jour où ce dernier se fait enlever par le Strigoï Voldemort. Sirius veut le retrouver mais il est assigné à la garde d'Hermione.
Pairing : Sirius/Hermione
Note : Ceci est un UA et un cross over entre Harry Potter et Vampire academy
Chapitre sept
Sirius n'aurait jamais imaginé embrasser Hermione. C'était une élève et la cousine de celui qu'il considérait comme son fils. Pourtant, elle s'était montrée si merveilleuse, si courageuse. Il avait été si bouleversé en découvrant que Harry était un Strigoï qui avait conservé son âme qu'il n'avait pas trouvé de mots pour exprimer ce qu'il ressentait. Lorsqu'Hermione, qu'il regardait différemment depuis l'enlèvement d'Harry, lui avait dit tout cela, il avait cessé de répondre de ses actes. Le désir, la reconnaissance et l'admiration l'avaient envahi, alors son corps s'était exprimé tout seul.
À présent, il ne pouvait plus la lâcher. Il ne cessait de se repaître de sa bouche, de son souffle, tandis que ses mains prenaient possession de ses joues et de ses cheveux. Hermione, quand à elle, ne le repoussa pas. Du moins pas tout de suite. Elle finit par le faire.
- Sirius, tu es bouleversé.
Il s'apprêtait à lui donner raison lorsqu'il vit ses joues rosies, ses yeux brillants et fiévreux. Cela augmenta son désir. Il l'embrassa de nouveau. Hermione commença à lui rendre son baiser, puis elle l'interrompit en le repoussant doucement. Sa raison se battait contre son désir, c'était indéniable, la concernant elle comme lui. Sirius avait besoin de sentir encore ses lèvres contre les siennes, le petit bout de sa langue pointue. Aussi, il fit un effort titanesque pour revenir à la raison.
- Hermione, je suis désolé.
Cela semblait aussi difficile pour elle que pour lui.
- Sirius, je...
Il l'interrompit en posant ses doigts sur sa bouche. Ce nouveau contact le troubla et il les retira.
- Ne dis rien, Hermione. Nous en parlerons plus tard. Pour le moment, nous devons reprendre nos esprits. Mais nous en parlerons, c'est certain.
Hermione, qui le dévorait à présent du regard, prit difficilement un air résigné et hocha la tête.
- D'accord. Tu préviens les parents de Harry ou je le fais.
Sirius s'assombrit. Les parents de Harry lui avaient déjà difficilement pardonné ce qui était arrivé à leur fils, alors s'ils savaient qu'il avait embrassé leur nièce, élevée comme leur fille...
- Je pense qu'il vaudrait mieux que ce soit toi et Ginny qui leur annoncent la nouvelle. Ils risquent de penser que je n'ai pas les idées claires. Et si vous êtes deux, votre témoignage aura plus de poids.
Hermione parut attristée par ses propos, puis acquiesça.
- Comme tu voudras.
Elle fit mine de quitter le gymnase.
- On se revoit pour discuter de...ce que tu sais ?
Sirius hocha la tête.
- C'est promis. Nous devons le faire.
Hermione acquiesça et il lui sembla voir briller une lueur d'espoir dans ses yeux.
- Je vais prévenir Lily et James. Ensuite, je te tiendrai au courant pour le remède.
- Merci.
Lorsqu'elle quitta la salle, Sirius fut pris d'une pulsion qui le poussait à la rattraper et l'embrasser de nouveau. Par chance, il réussit à se contrôler.
XXX
En quittant le gymnase, Hermione était dans un état second. Elle errait sans savoir où aller, ses jambes ayant pris les commandes de son cerveau. Elle se ressaisit lorsqu'elle se rendit compte qu'elle s'apprêtait à franchir les barrières de protection de l'académie.
- Non mais vraiment...marmonna-t-elle en secouant la tête.
La sensation de froid était revenue en même temps que ses esprits. Elle s'empressa de rentrer à l'intérieur. Là, la chaleur qui la submergea lui fit le plus grand bien. Cependant, elle ne la débarrassa pas de son trouble.
Sirius l'avait embrassée. De son initiative. Elle n'arrivait pas à y croire. Comment Sirius, qui l'avait si longtemps ignorée, avait pu lui témoigner une telle manifestation de désir ? Certes, ils étaient devenus amis. Dorénavant, ils se soutenaient et Sirius éprouvait de la reconnaissance à son égard. Pourtant, Hermione avait malgré elle envie de croire qu'il ne s'agissait pas seulement de cela. Que Sirius l'avait embrassée parce qu'il avait réellement envie de le faire. Elle savait qu'elle ne devait pas aller dans cette direction mais c'était plus fort qu'elle.
Quant à elle, elle avait toujours trouvé Sirius attirant mais n'avait jamais imaginé quoi que ce soit de possible entre eux. Cependant, ce baiser avait repoussé les limites de son imagination, l'obligeant à surveiller ses pensées de sorte qu'elles ne dérivent pas de manière déraisonnable. Un trouble nouveau était né dans sa poitrine, qu'elle n'arrivait pas à déloger et qui faisait battre son cœur à tout rompre. Jamais elle n'aurait pensé qu'elle vivrait cela un jour.
C'est dans cet état d'esprit qu'elle rejoignit Ginny dans le salon. Celle ci allait tout de suite s'en apercevoir.
- Je viens de voir Sirius.
Ginny la regarda attentivement.
- Et il s'est passé quelque chose ?
Hermione rougit. Elle s'en doutait. Heureusement, elle pouvait répondre sincèrement à la question sans lui raconter comment s'était passé son entretien avec Sirius. Aussi, elle prit la parole sans trop de gêne.
- Sirius était bouleversé et il compte sur nous pour trouver un remède.
Ginny l'invita à poursuivre.
- Et ?
Là aussi, Hermione avais une réponse toute trouvée.
- Il préfère que ce soit toi et moi qui prévenions Lily et James.
Une lueur de tristesse apparut dans le regard de Ginny.
- C'est parce qu'il pense ne plus être crédible à leurs yeux ?
Hermione acquiesça avec un sourire triste.
- Oui. De plus, c'est toi qui as trouvé Harry dans cet état donc tu seras plus à même de le leur annoncer. Quant à moi, je pourrai témoigner.
Ginny hocha la tête.
- D'accord. On s'en occupe.
- Maintenant, ajouta Hermione.
- Maintenant, répéta Ginny.
Ginny prit le téléphone et raconta à Lily tout ce qui s'était passé. Ensuite, elle lui passa Hermione, qui témoigna. Elle ne fut pas surprise d'entendre des larmes dans la voix de sa tante. Celle ci accepta de venir chercher Harry immédiatement.
Une fois qu'Hermione eut raccroché, Ginny posa sur elle un regard inquisiteur.
- Qu'est-ce qui s'est passé, avec Sirius ?
Hermione aurait voulu rester impassible mais ses joues en feu l'en empêchèrent. Elle fit néanmoins une tentative pour éluder la question.
- Je viens te le dire.
Ginny secoua la tête.
- Non. Tu ne m'as pas dit pourquoi tu es dans un tel état.
Le cœur d'Hermione battit à ton rompre. Ginny avait sûrement déjà deviné.
- C'est un problème entre Sirius et moi, mais nous allons le régler. Je t'en parlerai quand ce sera fait.
Ginny l'observa attentivement, un petit sourire au coin des lèvres.
- Pas de problème. De toute façon, trouver le remède est plus important.
Hermione la gratifia d'un signe de tête approbateur.
- Exactement.
Sur ces mots, elle se réfugia à la bibliothèque et potassa les livres sur les Strigoï. Au début, elle ne parvint pas à se concentrer, le souvenir du baiser de Sirius lui revenant sans cesse en tête. Puis elle se fit violence pour se ressaisir, sachant qu'elle pourrait y rêver plus tard autant qu'elle le voudrait. Elle se concentra donc mais ne fut guère plus avancée. Tout ce que les livres disaient sur les Strigoï, elle le savait déjà. Elle avait besoin d'une piste qui lui permettrait de savoir comment les ramener à la vie. En effet, Harry était revenu à la vie étant bébé, et Rose avait reçu le baiser de l'ombre. S'il était possible de ramener un mortel à la vie, pourquoi pas un immortel ?
Alors qu'elle réfléchissait, une main se posa sur son épaule.
- Salut, fit une voix douce et familière.
Hermione leva la tête et reconnut Lissa, qui lui souriait. Rose était avec elle et semblait de mauvaise humeur.
- Salut, les filles, fit Hermione.
Rose émit un grognement.
- Lissa m'a entraînée de force dans cette bibliothèque. Ne t'offense pas, Hermione, mais je ne sais pas comment tu fais.
Hermione eut un sourire indulgent.
- Tu n'es pas la seule.
- Tu cherches quelque chose ? S'enquit Lissa.
Hermione les regarda toutes les deux, et se rappela qu'elle pensait justement à Rose avant qu'elles arrivent. Elle eut alors un déclic.
- Oui. Vous deux.
Rose arqua un sourcil.
- Tu pensais nous trouver dans les livres ? En ce qui me concerne, tu aurais eu quelques difficultés.
Hermione s'esclaffa et secoua la tête.
- Non. Ce que je voulais dire, c'est que vous allez peut-être m'apporter les réponses que je ne trouve pas dans les livres.
Rose et Lissa échangèrent un regard étonné. Puis Lissa prit la parole.
- Nous t'écoutons.
Hermione les observa de nouveau.
- Hé bien, Lissa, tu as ramené Rose à la vie, n'est-ce pas ?
Lissa acquiesça.
- C'est exact. Où veux-tu en venir ?
- Je pense que tu pourrais peut-être ramener un Strigoï à la vie.
XXX
Ginny attendait à l'entrée de l'académie l'arrivée des parents de Harry. Ils devaient se faire discrets. Dans cette optique, Ginny leur avait proposé de les attendre à l'extérieur de l'académie mais ils avaient refusé qu'elle prenne ce risque. Heureusement, il n'y avait personne qui rodait à cette heure ci. En effet, on était en fin de journée, les gens dormaient encore à cette heure ci.
Une voiture se gara. Elle identifia celle de James et Lily, accompagnée d'autres voitures. Elle s'en approcha prudemment et, reconnaissant le visage de Lily, monta à l'arrière.
- Bonjour, monsieur et madame Potter, les salua-t-elle poliment.
Lily se tourna vers elle et la couva d'un regard affectueux et inquiet.
- Bonjour ma puce ! Tu n'as pas attendu trop longtemps ?
Ginny lui adressa un sourire rassurant.
- Non, madame Potter.
Son interlocutrice fronça les sourcils.
- Lily, la reprit-elle.
Ginny sourit de nouveau.
- Lily, d'accord.
Ce n'était pas la première fois qu'elle la reprenait mais Ginny ne pouvait s'empêcher de l'appeler madame à cause de son éducation.
James prit la parole.
- Ginny, tu vas devoir nous guider.
- D'accord. Mais il faudra faire une partie du chemin à pied, déclara-t-elle. Ce sont des gardiens, qui nous accompagnent ?
Elle faisait allusion aux voitures qui les suivaient.
- Oui, répondit James.
- Ils seront discrets ?
James adressa à Ginny un regard rassurant.
- Ne t'inquiète pas. Ils ne feront rien à Harry et garderont le secret. Lily a été...convaincante.
Ginny comprit ce qu'il entendait par là. Lily avait eu recours à la suggestion. Elle devait être fatiguée de l'avoir employé sur autant de personnes.
Elle les guida tout au long du trajet. Il se déroula sans encombre, si ce n'est qu'il était difficile de rouler dans les bois. Heureusement, Ginny avait une bonne mémoire visuelle. Elle leur indiqua bientôt l'endroit où ils devaient se garer pour continuer à pied.
- Arrêtons-nous là, déclara-t-elle.
James stoppa la voiture et ils sortirent. Une poignée de gardiens fit de même. Ginny les guida jusqu'à la maison abandonnée. Son pouls s'accéléra en songeant qu'elle allait bientôt retrouver Harry. Elle regarda James et Lily.
- Vous êtes prêts ?
James hocha la tête.
- Bien sûr qu'on l'est.
Lily interrogea Ginny du regard.
- Il est donc devenu si différent ?
Sa question ne laissait pas entendre qu'elle reculerait en cas de réponse affirmative, loin de là. Lily tenait trop à son fils pour avoir peur de lui, Ginny le savait très bien. Non, elle voulait savoir à quoi s'attendre, sans arrière pensée. Ginny secoua la tête.
- Pas vraiment. La seule chose qui a réellement changé, c'est qu'il souffre énormément. Mais il est resté le même.
La compassion se peignit sur les traits de Lily. Ginny comprenait son état d'esprit. Elle même avait eu envie de prendre soin de Harry, de panser ses blessures alors ce besoin devait être encore plus important chez sa propre mère.
- Allons-y, décida Ginny.
Ils pénétrèrent dans la cabane, Ginny en tête. Ils retrouvèrent Harry dans un coin du salon. Son teint trop pâle était parsemé de traînées grisâtres, ses vêtements étaient sales. Ginny se souvint qu'il ne pouvait pas prendre de bain à cet endroit. Heureusement, il n'allait pas y rester. Il rentrerait chez lui, pris en charge par ses parents. Cette perspective réconforta Ginny.
- Harry ! s'écria Lily.
Elle était sur le point de se précipiter auprès de son fils mais Ginny l'arrêta.
- Attendez. Je sais que c'est dur de patienter mais il faut d'abord le nourrir.
Lily hocha la tête à contrecœur.
- D'accord. D'il te plaît, fais vite.
Elle lui donna une poche de sang et Ginny s'approcha doucement de Harry. Celui ci se décrispa en la voyant arriver.
- Tiens, Harry. Bois.
Sans un mot, Harry s'empara de la poche de sang et but à grandes goulées. Ensuite, il regarda Ginny, l'air un peu apaisé.
- Merci.
Ginny posa sa main sur la sienne.
- Comment te sens-tu ?
Harry enlaça ses doigts.
- Mieux.
Il regarda Lily et James.
- Mes parents, dit-il.
Ginny acquiesça.
- Ils sont venus te chercher.
Sur ces mots, elle adressa un sourire encourageant à James et Lily.
- C'est bon.
Ils se précipitèrent vers Harry et Lily serra son fils dans ses bras en sanglotant. Harry lui rendit son étreinte. Par dessus l'épaule de sa mère, il croisa le regard de Ginny. Il semblait avoir envie de pleurer mais les Strigoï n'en étaient pas capables. Ginny esquissa un sourire. Dorénavant, Harry avait l'appui de ses parents. Cela rendrait sûrement les choses moins difficiles pour lui.
XXX
Rose lança un regard incrédule à Hermione.
- Tu parles sérieusement ?
Hermione soutint son regard.
- Je n'ai pas le temps de plaisanter. Il s'agit de la vie d'Harry.
Le regard de Rose se durcit.
- Dans ce cas, tu es folle.
- Le fait que Harry ait gardé son âme en plus de ses pouvoirs magiques est fou également, répliqua-t-elle. Pourtant, c'est réel.
Rose poussa un juron.
- Je ne laisserai pas Lissa affronter un Strigoï, c'est clair ?
Hermione acquiesça.
- Je comprends. Mais elle n'est pas la seule spécialiste de l'esprit que je connais. Il y a aussi la mère de Harry.
Rose se radoucit un peu.
- Parfait, dans ce cas !
- Je l'aiderai, intervint Lissa.
- Lissa ! s'indigna Rose.
Son amie la regarda avec douceur et fermeté.
- Si nous sommes plusieurs, ce sera moins risqué. Et j'ai déjà vu Harry, je ne pense pas qu'il me fera du mal.
Alors que Rose protestait, une idée germa dans l'esprit d'Hermione. Les Strigoï étaient des non-morts et on mettait un terme à leur état en leur enfonçant un pieu dans le cœur. L'esprit pouvait ramener à la vie. Si on partait de ce principe...
- Oh mon dieu ! s'exclama Hermione.
Une idée folle venait de germer dans son esprit. Folle et dangereuse, mais logique. Rose et Lissa la regardèrent d'un air étonné.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda Rose.
- Il faut que j'appelle la mère de Harry. J'ai peut-être trouvé le remède.
