Promesse de l'esprit
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.
Résumé : Hermione, Harry et Ron sont des Moroï. Sirius est le gardien d'Harry, jusqu'au jour où ce dernier se fait enlever par le Strigoï Voldemort. Sirius veut le retrouver mais il est assigné à la garde d'Hermione.
Pairing : Sirius/Hermione
Note : Ceci est un UA et un cross over entre Harry Potter et Vampire academy
Chapitre huit
Sirius était en train de devenir fou. Il ne trouvait pas le sommeil, à cause de Harry comme d'Hermione. Elle occupait de plus en plus ses pensées. Lui qui avait voulu oublier ce baiser obtenait l'inverse. Il voulait encore goûter sa peau, la caresser. Il voulait rendre à ses yeux marrons bordés de longs cils ce regard fiévreux. Il poussa un juron, comme à chaque fois qu'il se laissait aller à ce genre de pensées. Il était déjà allé trop loin en l'embrassant alors il n'avait pas le droit de vouloir faire l'amour avec elle.
- Sirius ?
Le dhampir tressaillit. Il reconnaissait cette voix. Il essayait en vain de la chasser de ses pensées en vain et voilà qu'elle faisait son apparition. Elle choisissait mal son moment. Il inspira profondément et se retourna.
- Hermione.
Celle ci se tenait à l'entrée du gymnase. Ses cheveux bouclés retombaient en cascade sur ses épaules et dans son dos, son teint était sans défaut et ses yeux marrons brillants. Elle était ravissante et désirable. Sirius se demandait comment il avait pu ne rien voir pendant si longtemps. Peut-être était-ce mieux avant, quand il ne risquait pas de l'embrasser. La réponse était non. Il se détestait d'avoir été si aveugle et de l'avoir blessée par son mépris. Ils étaient si différents, tous les deux. Mais c'était justement cette différence qui l'attirait, d'autant plus qu'elle pourrait avoir tant de choses à lui apporter.
Il s'efforça de prendre un air détaché, en vain.
- Harry est chez ses parents ?
Hermione acquiesça.
- Oui. Je dois les rejoindre.
Sirius haussa les sourcils.
- Pourquoi ?
- Parce que...
Hermione s'empourpra et il sembla à Sirius que son cœur battait à tout rompre. Il s'approcha d'elle et lui caressa la joue. Elle était brûlante. Il ne put réprimer un sourire.
- Tu es si émotive, n'est-ce pas ? dit-il d'une voix douce.
Hermione rougit de plus belle, puis secoua la tête pour se ressaisir. Sirius s'écarta légèrement.
- Excuse-moi.
Hermione secoua la tête.
- Ce n'est rien. J'ai quelque chose à t'annoncer mais ne te fais pas de faux espoirs.
Sirius revint à la réalité. Cela concernait sûrement Harry.
- J'ai peut-être trouvé un moyen de sauver Harry.
Le pouls de Sirius accéléra.
- C'est vrai ?
Hermione acquiesça prudemment.
- Oui. Mais j'insiste sur le peut-être.
Encore une fois, Sirius eut envie de l'embrasser. Était-ce seulement dû à de la reconnaissance ?
- Et en quoi consisterait ce moyen ?
Hermione rosit joliment.
- Ce n'est qu'une hypothèse, mais il s'agirait d'enfoncer un pieu ensorcelé par la magie de l'esprit dans le cœur d'un Strigoï.
Sirius frémit.
- Mais ça le tuerait !
Hermione secoua la tête.
- Je n'en suis pas sûre. L'esprit est un élément qui peut guérir et ramener à la vie. Peut-être qu'un pieu détruirait le Strigoï mais guérirait l'âme et le corps qu'il possède.
Sirius était impressionné. Il mit du temps à reprendre la parole.
- Hermione, tu es vraiment intelligente. Mais comme tu l'as dit toi même, c'est une hypothèse.
Hermione acquiesça.
- C'est pourquoi avant de prendre le risque avec Harry, j'aimerais que tu fasses l'expérience avec d'autres Strigoï.
Sirius accepta immédiatement.
- Je vais le faire. D'habitude, ce sont les Strigoï qui viennent à nous et non l'inverse, mais c'est dans mes cordes. Je peux bien prendre ce risque pour Harry.
Hermione le regarda gravement.
- Merci, Sirius.
Elle prit un air décidé, se hissa sur la pointe des pieds et me déposa un baiser sur la joue. Puis, comme si elle regrettait son geste, elle rougit et prit ses jambes à son cou. Sirius porta sa main à sa joue avec un sourire.
- Merci, Hermione, murmura-t-il.
Il alla voir Dimitri et lui exposa son projet. Ce dernier accepta de l'accompagner dans une chasse aux Strigoï. Il trouvait la théorie d'Hermione intéressante et savait qu'elle pouvait être révolutionnaire si elle fonctionnait. Cela pourrait changer sensiblement leur système. Dimitri contacta des gardiens extérieurs à l'académie qui étaient amis avec lui et les mit dans la confidence. Ils partirent donc dans les montagnes, certains ayant repéré une communauté de Strigoï qui se réfugiaient dans des grottes.
Alors qu'ils marchaient, Sirius ne cessait de lancer des regards en coin à Dimitri. Ce dernier finit par s'en apercevoir.
- Sirius ?
- Oui ?
- Si tu as une question à me poser, fais le.
Il s'était exprimé avec son calme habituel, ce qui amusa Sirius.
- D'accord. Je me disais, à propos de Rose...enfin, de notre plan. Si nous réussissons à ramener des Strigoï à la vie, tu pourrais donner une chance à votre relation. Une fois qu'elle aura obtenu son diplôme, ce qui arrivera bientôt.
- C'est déjà dans mes projets et tu le sais.
Sirius esquissa un sourire.
- Oui, mais tu pourrais te le promettre.
Dimitri sonda Sirius du regard.
- Pourquoi tiens-tu tant à ce que je le fasse ?
- Parce que cela me permettrait de m'autoriser à faire de même avec quelqu'un.
- Hermione ?
Sirius acquiesça avec une certaine gêne. Cela se voyait-il tant ?
- Oui.
- Ne t'inquiète pas, je suis le seul à l'avoir remarqué. Mais c'est d'accord. Si nous ramenons des Strigoï à la vie, que ce soit aujourd'hui et plus tard, nous nous engagerons à avoir le droit d'aimer Hermione et Rose lorsqu'elles auront quitté l'académie. Ça te va ?
Sirius esquissa un sourire.
- Ça marche, mec.
Ils arrivèrent à la grotte repérée sur la carte. Ils entrèrent à pas de loup et trouvèrent des Strigoï. Ceux-ci étaient quatre et les gardiens étaient au moins deux fois plus nombreux. De plus, ils bénéficiaient de l'effet de surprise. Dimitri et Sirius se concertèrent du regard. Il était temps d'attaquer.
Ils se jetèrent sur les Strigoï et les terrassèrent rapidement. Sirius enfonça son pieu ensorcelé par l'esprit dans le cœur de l'un d'eux. Les cercles rouges de ses prunelles disparurent et sa peau retrouva quelques couleurs. Plein d'espoir, Sirius enleva le pieu.
- Merci, hoqueta le Strigoï avant de succomber, un sourire aux lèvres.
XXX
Hermione venait d'arriver chez Lily et James, escortée par plusieurs gardiens. Elle avait été rêveuse tout le trajet, repensant au baiser qu'elle avait donné à Sirius. En agissant ainsi, elle ne les aidait pas, lui comme elle même. Pourtant, était-elle la seule fautive ? Il n'avait cessé de la dévorer du regard, comme s'il voulait la faire sienne. Cela avait fait naître un désir nouveau dans son cœur et aussi dans son corps. Néanmoins, elle ne devait pas y céder. Sirius avait déjà des ennuis avec les autorités alors elle ne voulait pas qu'il soit renvoyé de l'académie à cause d'elle. Soudain, elle prit conscience d'une chose. Il ne lui restait plus qu'un mois avant son diplôme. Ensuite, Sirius et elle n'auraient de compte à rendre à personne. Mais Sirius voudrait-il encore d'elle ? Une discussion avec lui s'imposait.
Alors qu'elle quittait la voiture, Lily l'accueillit dans ses bras.
- Bienvenue, Hermione.
L'affection de sa tante lui réchauffa le cœur.
- Comment va Harry ?
Lily desserra son étreinte pour l'observer.
- Mieux. Il souffre moins. Allez, entrons.
Hermione obéit et elles s'installèrent dans le salon. Lily lui expliqua que Ginny était avec Harry dans sa chambre. Elle l'observa attentivement.
- De quoi voulais-tu me parler ?
Hermione lui exposa sa théorie selon laquelle l'esprit pouvait ramener à la vie. Lily parut l'approuver.
- C'est une théorie intéressante. Et Sirius est en train de la tester ?
Hermione acquiesça.
- Oui. En ce moment, il...
Elle fut interrompue par la sonnerie de son téléphone. Elle décrocha.
- Oui ?
- Hermione ? C'est Sirius.
Elle frissonna agréablement en entendant sa voix chaude.
- Oui ?
- J'ai testé ta théorie.
Hermione retint son souffle.
- Alors, ça a marché ?
- Non. Pas entièrement.
Hermione se sentit partagée entre la déception et la curiosité.
- Que veux-tu dire ?
- Ils sont morts mais sont redevenus humains avant de mourir.
- Oh.
C'était surprenant et ils avaient fait un pas en avant mais cela n'était pas suffisant. À quoi bon rendre aux Strigoï leur humanité s'ils dépérissaient aussitôt ? Certes, cela leur permettait de trouver le repos au moment de mourir mais ce n'était pas ce qu'elle souhaitait pour Harry. Il avait la vie devant lui.
- Il faudrait que tu trouves un moyen pour qu'ils survivent. Peut-être en ensorcelant davantage le pieu pour augmenter ses capacités de guérison.
Hermione secoua la tête.
- Lissa a déjà dépensé beaucoup d'énergie pour ensorceler ces pieux. La solution est ailleurs.
- Bien. Je compte sur toi pour la trouver.
Hermione acquiesça.
- Je ferai de mon mieux. Je vais en discuter avec Lily.
- Bien. Et, Hermione ? Une dernière chose.
- Oui ?
- Je suis avec toi.
Le pouls d'Hermione s'accéléra.
- Merci, Sirius.
Elle raccrocha. Lily l'observait et elle se demanda si elle avait deviné à sa voix et ses expressions faciales qu'elle était amoureuse de Sirius. Toutefois, elle ne le sut pas, car Harry arriva à ce moment là. Son visage était fermé. Ginny arriva à sa suite en courant, furieuse.
- C'est complètement insensé ! s'indigna-t-elle.
- C'est mon problème, répliqua Harry d'un ton sec.
- Pas seulement ! Pense à ...
Lily interrompit Ginny.
- Que se passe-t-il, tous les deux ?
Elle s'était exprimée d'une voix calme et ferme. Ce fut Harry qui prit la parole.
- Maman, j'ai quelque chose à te demander.
- Je t'écoute.
- Si jamais je tourne mal et que mes instincts prennent le dessus, tu devras me tuer avant que je devienne irrécupérable.
Lily se leva et le gifla.
- Ça , c'est bien mérité, commenta Ginny.
Lily fusilla son fils du regard.
- Comment peux-tu me demander cela ? Jamais je ne tuerai mon propre fils !
Hermione assista silencieusement à la dispute. Elle approuvait Lily mais comprenait Harry également. Il préférait mourir que devenir un monstre. Cependant, quelque chose lui échappait. Pourquoi demander ça à sa propre mère et non à un gardien ? Sa mère était une Moroï spécialiste de l'esprit. Un déclic se fit dans les pensées d'Hermione. Une spécialiste de l'esprit !
- Mais oui ! S'exclama-t-elle.
Lily, Harry et Ginny s'interrompirent et se tournèrent vers elle.
- Je viens d'avoir une idée. La précédente n'a pas marché, du moins pas entièrement.
Hermione relata son échange téléphonique avec Sirius.
- Je crois que j'ai une idée pour que les Strigoï survivent à la guérison.
Lily la regarda d'un air attentif.
- Tu as toute notre attention.
Hermione prit une profonde inspiration et se lança.
- Je pense que ce devrait être un spécialiste de l'esprit qui enfoncerait lui même son pieu dans le cœur d'un Strigoï. Ainsi, il pourrait utiliser ses pouvoirs pour le ramener à la vie.
Le regard de Lily se fit plein d'espoir.
- C'est une théorie très intelligente. Il y a des chances que ça marche.
Harry opina de la tête.
- Je veux bien servir de cobaye.
- Non ! s'écrièrent Ginny et Lily d'une même voix.
Hermione les approuva.
- Il faudrait tester cette théorie sur un autre Strigoï, afin de voir s'il survit, suggéra-t-elle. Harry, ta vie est trop précieuse.
Harry ne répliqua pas, l'air contrit.
- Bien, dit Lily. Je me chargerai d'appliquer cette théorie. Je vais appeler Sirius et ses amis. Je vais leur dire de capturer un Strigoï et de l'amener ici.
XXX
Sirius venait de recevoir l'appel de Lily. Il trouvait ce projet fou et risqué mais il était prêt à tout pour sauver Harry. D'ailleurs, ce projet n'était pas seulement dément mais aussi très intelligent. Rien d'étonnant à cela, puisque l'idée était d'Hermione. Il en parla à Dimitri, qui accepta l'idée de l'aider à capturer un Strigoï. Rose avait insisté pour apporter son aide, elle qui était brillante au combat et dont l'aptitude à sentir la présence de Strigoï qui pourrait être précieuse. Seul problème, Lissa, en tant que spécialiste de l'esprit, avait voulu apporter son aide et assister au phénomène de guérison. Elle s'était disputée avec Rose, cette dernière étant soucieuse de la sécurité de son amie, laquelle avait réussi finalement à la convaincre. Elle devait attendre dans la voiture avec un gardien pendant que les autres traquaient les Strigoï.
Par chance, ils avaient trouvé un Strigoï isolé des autres. Ils l'avaient assommé et immobilisé avec des menottes et des chaînes en argent. Ils l'avaient mis dans le coffre et étaient partis chez Lily et James.
Le Strigoï était à présent éveillé, se débattant furieusement dans le sous sol de la demeure.
- Tenez le bien, ordonna Sirius aux autres gardiens.
Ceux-ci s'exécutèrent. Sirius regarda Lily.
- Lily, tu es prête ?
Cette dernière hocha la tête.
- Prête.
Elle se mit à califourchon sur le Strigoï et lui enfonça son pieu dans le cœur. Puis elle le retira. Une explosion de lumière blanche apparut. Puis la pâleur du Strigoï s'atténua pour laisser place à une carnation bien plus naturelle et le rouge de ses yeux disparut. Des larmes en coulèrent. Elles semblaient purificatrices.
Ils attendirent quelques minutes. Le processus ne s'inversa pas. Ils avaient réussi. Sirius s'approcha de l'ancien Strigoï et le détacha.
- Comment vous sentez-vous ?
Ce dernier semblait épuisé.
- J'ai l'impression d'être revenu à la vie. D'être redevenu moi même.
Sirius lui sourit.
- C'est le cas. Reposez vous, maintenant. Tout va bien.
L'ancien Strigoï ferma les yeux et Lily demanda à ce qu'on l'emmène dans la chambre d'amis. Ensuite, tremblant d'émotion, elle quitta le sous-sol en compagnie de Sirius, des autres gardiens et de Lissa. Cette dernière regarda Lily.
- Madame Potter, il y a quelque chose que j'aimerais vous demander, mais je comprendrais que vous refusiez.
- Oui, ma puce ? l'encouragea Lily qui s'était pris d'affection pour Lissa, en ce moment d'émotion.
- J'aimerais sauver Harry moi même.
Lily resta quelques instants silencieuse, puis hocha la tête.
- D'accord. Tu as fait beaucoup pour Hermione et Harry se sent suffisament redevable envers moi. Peut-être que je devrais passer la main à quelqu'un d'autre, pour cette fois.
Lissa adressa un sourire lumineux à Lily.
- Merci, madame Potter.
Lily alla chercher Harry, qui se trouvait dans sa chambre. Il s'allongea sur le tapis et Lissa monta à califourchon sur lui.
- Tu es prêt ? s'enquit la jeune Moroï.
- Prêt, acquiesça Harry.
La princesse Dragomir enfonça alors son pieu dans le cœur d'Harry.
