Promesse de l'esprit
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.
Résumé : Hermione, Harry et Ron sont des Moroï. Sirius est le gardien d'Harry, jusqu'au jour où ce dernier se fait enlever par le Strigoï Voldemort. Sirius veut le retrouver mais il est assigné à la garde d'Hermione.
Pairing : Sirius/Hermione
Note : Ceci est un UA et un cross over entre Harry Potter et Vampire academy
Chapitre neuf
Ginny ne pouvait se détacher des yeux verts, d'un vert parfait, d'où jaillissaient des larmes intarissables, de l'homme qu'elle aimait. Elle aurait dû se réjouir que l'idée d'Hermione ait fonctionné mais en cet instant, elle s'inquiétait pour Harry et c'était cela qui l'emportait. Elle se précipita vers lui.
- Harry !
À peine s'était-elle agenouillée auprès de lui qu'il s'agrippait à elle. Elle le berça en lui parlant doucement.
- Ça va aller, Harry. Tout est fini.
Elle regarda Lily.
- On devrait l'emmener dans sa chambre.
En effet, Harry semblait à bout de forces et il avait besoin de se remettre de ses émotions. Ginny ne pouvait pas imaginer ce qu'il traversait en cet instant. Lily s'approcha et elles le hissèrent chacune sur une épaule, puis elles l'emmenèrent dans sa chambre. Elles l'aidèrent à s'allonger sur le lit. Lily lui caressa les cheveux avec un sourire ému, puis se leva.
- Je vais prévenir James. Je vais te laisser seule avec lui.
Ginny la regarda avec étonnement.
- Vous ne préférez pas que l'on inverse les rôles ? demanda-t-elle.
Lily secoua la tête.
- Non. Tu as bien mérité un moment avec lui. C'est en grande partie grâce à toi, tout cela. Tu lui as tendu la main quand il était un Strigoï, alors que d'autres l'auraient fait condamner.
C'était en effet le cas de Cho, Ginny ne l'avait pas oublié.
- Merci, Ginny.
- Il n'y a vraiment pas de quo madame...Lily.
Lily sourit à cette appellation, lui caressa affectueusement les cheveux et s'en alla. Alors que Ginny la regardait partir, une main agrippa son bras.
- Harry !
Elle se tourna vers le jeune homme qui lui tenait le bras. Il tenta péniblement de se redresser.
- Harry, ne gaspille pas tes forces, tu …
Il l'interrompit en prenant son visage entre ses mains et l'embrassa. Puis il se détacha d'elle avec un sourire.
- Ce n'était pas du gaspillage.
Sur ces mots, il se laissa tomber sur son oreiller et sombra dans l'inconscience. Ginny porta ses doigts à ses lèvres et sourit, bouleversée et heureuse.
- Dors bien, Harry. J'ai hâte de te retrouver à ton réveil.
XXX
Hermione l'avait vu de ses yeux. Deux Strigoï étaient revenus à la vie. L'un deux était Harry. Lorsque les autres s'étaient occupés des deux miraculés, elle était restée interdite. Elle ne parvenait pas à croire que c'était grâce à elle. Pourtant, c'était bien son idée. Mais la peur en elle se mêlait à la joie.
Sirius s'approcha d'elle, la tirant de sa torpeur.
- Hermione ?
Il souleva son menton pour qu'elle le regarde. Là, elle craqua. Elle éclata en sanglots. De la panique apparut dans le regard de Sirius.
- Hermione ! Qu'est-ce qui ne va pas ? Dis-moi !
- Tout va bien, hoqueta-t-elle.
Sirius l'observa attentivement.
- Et c'est grâce à toi. C'est pour cela. Tu es sous le choc, n'est-ce pas ? Et l'exploit que tu as accompli te fait peur ?
Hermione acquiesça. Il avait mis dans le mille.
- Oui.
Sirius lui caressa la joue.
- Je comprends. Mais cela passera, ne t'inquiète pas. La joie et la fierté remplaceront ton trouble.
Comme elle n'arrivait pas à faire cesser le flot de ses larmes, Sirius esquissa un sourire.
- Je crois qu'il n'y a qu'un seul moyen de faire cesser tes larmes dans l'immédiat.
Sur ces mots, il l'embrassa passionnément. Hermione aurait dû s'inquiéter. Comment pouvait-il avoir envie de l'embrasser alors qu'elle avait le nez et les yeux rougis par les larmes ? Elle ne devait pas être très désirable. Peut-être était-ce parce qu'il était bouleversé, lui aussi. Ensuite, tout rentrerait dans l'ordre. Cette perspective n'enthousiasmait guère Hermione mais elle n'interrompit pas le baiser pour autant. C'était trop agréable. Elle avait besoin de s'abreuver de ses lèvres chaudes, de son souffle.
- Sirius ? Hermione ?
Le couple tressaillit et cessa de s'embrasser. Sirius et Hermione se tournèrent vers Lily, qui les observait d'un air sévère. Elle secoua la tête.
- Je n'y crois pas, lâcha-t-elle.
Sirius fit un pas vers Lily.
- Lily, c'est entièrement ma faute. Nous étions bouleversés et...
Lily leva une main pour le faire taire et les regarda attentivement.
- Sirius, tu ne toucheras pas à Hermione jusqu'à ce qu'elle ait son diplôme. Ensuite, si elle est d'accord, vous ferez ce que vous voudrez.
- C'était exactement mon intention, déclara Sirius.
Hermione crut avoir mal entendu.
- Pardon ? glapit-elle.
Sirius regarda les deux femmes tour à tour, son regard brûlant s'attardant sur Hermione.
- Je t'aime, Hermione. Je veux que nous ayons une chance d'être ensemble. Mais pour cela, nous devons faire les choses bien. Ainsi, ce baiser était une erreur. Mais ce genre d'erreur n'en sera plus dans un mois, quand tu auras ton diplôme.
Il regarda alors Lily.
- Ça te va ?
Lily soupira.
- Je suis surprise mais je suis touchée. Je peux l'accepter, à condition que vous ne dérogiez pas à la condition que je vous ai posé. Ce qui m'inquiète, c'est James.
Sirius acquiesça.
- Je lui parlerai une fois qu'Hermione aura son diplôme. Peut-être que si je l'autorise à me frapper, il l'acceptera mieux.
Hermione voulut protester mais Lily esquissa un sourire amusé.
- D'accord. Et toi, Hermione, ça te convient ?
Elle réalisa alors que Sirius lui avait dit qu'il l'aimait. Elle voulut hurler de joie, mais se retint. À la place, un large sourire se dessina sur ses lèvres.
- Oui. Je ne veux pas que Sirius ait des problèmes à cause de moi. Moi aussi, j'aime Sirius.
Elle se retourna vers lui.
- Je t'aime.
Ils ne pouvaient pas sceller leur déclaration par un baiser mais le regard flamboyant qu'ils échangeaient s'en chargea.
XXX
Harry avait dormi pendant des heures et Ginny était restée à son chevet. Elle le regardait de temps en temps, et lisait. Il cligna des yeux à plusieurs reprises, pour se rendormir ensuite. Finalement, il les ouvrit et se redressa. Voir ses prunelles vertes dénuées du moindre rouge procurait un plaisir indicible à Ginny.
Harry s'étira et la regarda.
- Ginny ?
Elle lui sourit.
- Bien dormi ?
Harry hocha la tête.
- Curieusement, oui.
En effet, c'était étonnant. Il aurait pu faire des cauchemars, mais Ginny s'en serait probablement aperçue. Il avait semblé paisible.
- Tu te souviens de tout ?
Harry ne répondit pas tout de suite. Il finit par hocher la tête.
- Oui.
Le pouls de Ginny s'accéléra.
- Y compris du moment où tu m'as embrassée ?
Elle piqua un fard, regrettant ses paroles.
- Excuse-moi. Ce n'est pas important, comparé au reste, s'empressa-t-elle d'ajouter.
Harry esquissa un sourire.
- Bien sûr que si, c'est important. Non seulement je m'en souviens, mais je ne le regrette pas.
Ginny voulut se laisser aller à la joie, mais quelque chose la retint.
- Et Cho ?
Harry secoua la tête, l'air désabusé.
- Elle m'a tourné le dos. Tu m'as prouvé que tu valais dix fois mieux qu'elle. Ne t'inquiète pas, Ginny. Rien ne se dressera entre nous.
Sur ces mots, il l'embrassa de nouveau. Ginny répondit à ses baisers. Elle ne croyait pas à son bonheur. Tout ce qu'elle avait souhaité, c'était que Harry puisse redevenir normal. Elle s'était tant souciée de lui ces derniers temps qu'elle n'aurait pas imaginé qu'il puisse répondre à ses sentiments.
Alors qu'ils cessaient de s'embrasser, Ginny se blottit contre lui.
- Maintenant, on ne se quittera plus.
Harry lui prit doucement le menton pour la regarder.
- Je le souhaite autant que toi. Mais j'ai quelque chose à régler.
Ginny sut, à son ton décidé, qu'il était inutile de protester, quels que soient ses projets.
- Qu'est-ce que tu veux faire ? Du moment qu'il ne s'agit pas de redevenir un Strigoï, je pense que ça me va.
Harry la regarda d'un air grave.
- Je dois affronter Voldemort. Une bonne fois pour toutes.
Ginny n'était guère surprise. Certes, elle avait peur pour Harry,, mais elle savait que c'était inévitable. Voldemort le retrouverait tôt ou tard. Il était déjà à sa recherche. C'était inévitable et elle respectait la décision de Harry. Elle le soutenait. Aussi, elle le regarda d'un air décidé.
- D'accord. Je suis avec toi.
Harry l'enlaça avec un sourire.
- Merci. Je ne sais pas comment j'ai pu me passer de toi si longtemps.
XXX
Sirius se sentait bien. Il avait dit à Hermione qu'il aimait, réalisant combien c 'était vrai au moment où il l'avait dit, et avait affiché leur relation devant Lily. Seule ombre au tableau, il devait attendre que Hermione ait son diplôme. Mais un mois, cela passerait vite, et Hermione en valait la peine.
Il discutait de cela avec Lily, et Hermione dont il avait réussi à estomper en partie sa réprobation, quand Harry et Ginny firent leur entrée dans le salon.
- Harry ! s'exclama Lily.
Elle bondit de son fauteuil et se précipita auprès de son fils.
- Tu aurais pu rester couché !
Harry secoua la tête.
- Non. J'avais besoin de bouger, de me dégourdir les jambes.
- Bon. Comment te sens-tu ?
Harry sourit.
- Bien.
- Il est en pleine forme, renchérit Ginny.
Lily les observa tous les deux, puis hocha la tête.
- D'accord. Asseyez-vous avec nous.
Harry regarda sa mère.
- Maman, il y a quelque chose que je dois faire. Mais cela ne va pas te plaire.
Le plan de Harry était insensé. Dément. Cependant, il fallait affronter Voldemort. Et Sirius avait envie de lui donner une bonne raclée. Aussi, il s'était laissé convaincre. En outre, avec des gardiens, ils avaient l'avantage sur Voldemort. Harry, qui se souvenait de la résidence où leur ennemi mortel demeurait, s'était procuré le numéro des lieux et avait réussi à contacter Voldemort. Il avait imité à la perfection la voix d'un Strigoï et lui avait demandé de le retrouver seul. Sirius, Dimitri et les autres gardiens tenus au secret étaient venus, cachés, Lissa et Lily ayant masqué leur présence et leur odeur grâce à la magie de l'esprit.
Ainsi, Harry se trouvait dans un parc à proximité de la résidence où demeurait Voldemort. Ce dernier arriva. Non seulement il était effrayant, à l'instar des autres Strigoï, mais il se démarquait autant d'eux que des humains, dhampirs et Moroï par sa laideur. Son teint était d'une pâleur de craie, ses prunelles entièrement rouges et luisantes et la forme de son visage évoquait un serpent.
- Harry.
Un sourire se dessina sur son visage. Cela embellissait généralement un visage, mais pas chez Voldemort. Cette expression faciale rendait son visage plus cruel.
- Tu es finalement venu à moi. Tu vois, j'ai tenu ma parole. Je suis venu seul.
Sirius grimaça. Voldemort n'était pas à proprement parler un homme de parole.
- C'est un plaisir, Voldemort. Mais tu ne crois pas qu'il y a quelque chose qui cloche ?
Voldemort cessa de sourire.
- Comment ?
- Regarde moi de plus près.
Voldemort s'approcha et l'horreur se dépeignit sur son visage.
- Tu n'es pas un Strigoï.
Il hurla de rage, son tellement inhumain qu'il glaça le sang de Sirius, mais pas assez pour refroidir sa haine et son désir de vengeance.
- Comment ai-je pu échouer ?
Harry ne paraissait nullement ébranlé par la réaction de son ennemi.
- Tu n'as pas échoué. Je suis bel et bien devenu un Strigoï. Mais on m'a ramené à la vie.
Les traits déjà hideux du Strigoï mégalomane se déformèrent.
- Non ! C'est impossible !
- Tu as la preuve du contraire sous tes yeux. Mais nous pouvons te convaincre autrement.
Sirius comprit que c'était le signal. Il se précipita vers Harry, précédé d'autres gardiens. Voldemort eut un sourire mauvais.
- Moi non plus, je ne suis pas venu seul, finalement. Mes frères ?
Une vingtaine de Strigoï sortirent de leur cachette. Sirius esquissa un sourire décontracté.
- Le contraire nous aurait étonné.
À son signal, une trentaine de gardiens apparurent, armés d'arbalètes, et tirent des flèches dotées d'une pointe en argent sur les Strigoï. Ceux ci reculèrent, malgré les ordres de Voldemort. Soudain, ils s'embrasèrent. Sirius éprouva un mélange de fierté et d'anxiété.
- Hermione, murmura-t-il.
Celle ci s'avança, encerclée par des gardiens. Elle plongea son regard brun dans celui, écarlate, de Voldemort.
- Tu te souviens de la fois où tu as tué mes parents ? Hé bien, je rends la pareille à tes frères.
Sur ces mots, elle se concentra et une poignée de Strigoï fut réduite en cendres. Voldemort était désormais démuni. Sirius se jeta sur lui et l'immobilisai.
- Lily ! appela-t-il.
La mère de Harry arriva et tandis que Sirius immobilisait Voldemort, lui enfonça un pieu dans le coeur. Une explosion de lumière jaillit dans l'obscurité. Sirius et Lily s'écartèrent. La pâleur de Voldemort s'estompa et ses yeux devinrent d'un noir d'encre. Son visage était toujours aussi haineux. Harry se pencha vers lui.
- Alors, Tom ? Quel effet ça fait de se sentir mortel ?
Sur ces mots, il planta ses crocs dans son cou et le vida de son sang.
- Harry, non ! hurla Sirius.
Il força Harry à lâcher Voldemort et Lily prit le pouls de ce dernier.
- Il est mort, dit-elle.
Sirius plaqua Harry au sol.
- Tu vas redevenir un Strigoï ! C'est ce que tu veux ? Tu veux revivre ça ?
Lily intervint.
- Du calme, Sirius. Je le sauverai.
Sirius maintint Harry au sol et l'observa. Pas de signe de transformation. Il desserra un peu son étreinte.
- Tu sens un changement en toi ?
Harry esquissa un faible sourire.
- Pas le moindre. Je crois que tu peux me lâcher.
Sirius obéit et l'aida à se relever.
- Comment est-ce possible ?
- L'âme de Voldemort était déjà perdue avant d'être un Strigoï. Je ne lui ai pas vraiment pris la vie. Il l'a détruite tout seul.
Cela se tenait.
- Comment te sens-tu, maintenant que tu t'es vengé?
Harry esquissa un sourire désabusé.
- Pas vraiment satisfait, mais soulagé.
Sirius lui tendit un mouchoir pour s'essuyer la bouche.
- Rentrons.
Sur ces mots, il se précipita vers Hermione pour la serrer dans ses bras.
- Tu as été extraordinaire, ce soir.
