Chapitre 31 Romance tokyoïte Part 2

Tessa croisa Natsuki par hasard dans le hall de l'immeuble où elle logeait. Elle était seule, Mao étant restée à l'entrée pour discuter avec les gardiens des procédures de sécurité.

Le bâtiment était surveillé en permanence et seules les personnes autorisées pouvaient y rentrer. Pourtant, quand elle se retrouva nez à nez avec la Japonaise, Tessa se sentit curieusement mal à l'aise.

Cette femme ne lui inspirait pas confiance, elle parlait par énigme et il était évident qu'elle en savait bien plus qu'elle n'en disait, aussi bien sur les activités réelles de Dim que sur Mithril en général.

De plus, son échange avec Sosuke avait laissé le capitaine dans une position délicate. Elle n'avait eu aucune raison de refuser à son sergent-major ses jours de congés, mais en même temps, elle n'aimait pas l'idée qu'il parte comme ça, à l'improviste, pour rejoindre une inconnue.

Il y avait quelque chose de pas très nette dans cette histoire et elle aurait bien voulu en savoir plus, mais Dim n'avait pas eu l'air très enclin à aborder le sujet de la colocataire de sa fiancée, ce qui était plus que compréhensible.

Du coup, Tessa n'avait pas confiance. Ce n'était pas très logique en plus que cette femme ait le droit d'aller et venir au librement alors que tous les employés de la Ying-Fa devait se soumettre à un protocole très lourd pour éviter les fuites d'informations et simplement pour limiter les risques d'embuscades et les attaques contre le personnel.

Mais Natsuki ne semblait pas concernée par ces mesures, et comme elle ne travaillait pas pour Mithril, elle ne se souciait pas de leur problème d'espionnage.

Ou du moins c'était ce que Tessa supposait.

Pourtant, au fond, elle suspectait cette femme d'être un agent. C'était un classique de se faire passer pour la maîtresse d'un des employé d'une entreprise qu'on souhaite infiltrer pour obtenir des renseignements. Elle connaissait les noms des membres de SRT, avait une relation avec Dim depuis des mois ce qui impliquait qu'elle avait dû en apprendre long sur ses recherches, et quelque chose dans sa manière de la regarder lui disait que Natsuki n'était pas une simple émigrée Japonaise venue à Hong Kong pour sa carrière.

Pourtant, aller jusqu'à faire un enfant avec sa cible, c'était un peu fort. Et elle avait vraiment l'air sincère avec lui.

Tessa tenta de garder son calme et refouler ses angoisses paranoïaques. Elle avait causé assez de dégâts en suspectant Kaname. C'était peut-être ça le problème d'ailleurs.

Elles attendirent l'ascenseur en silence, puis restèrent cote à coté le temps de rejoindre leur étage et Tessa eut l'impression que l'appareil était bien plus lent qu'à l'ordinaire. Elle s'efforçait de garder les yeux rivés au sol ou sur le panneau d'affichage, mais malgré elle, son regard furetait régulièrement vers Natsuki.

Elle ressemblait vraiment beaucoup à Kaname, mis à part les yeux, franchement verts. Elle devait avoir quelques années de plus aussi, et bien sûr, elle était enceinte, mais elle le cachait plutôt bien. Sa tunique ample mettait en valeur sa poitrine, si bien que la plupart des gens s'arrêtait sur ses seins plus que sur son ventre. Et son short en jean révélait bien assez de ses jambes pour que finalement, l'espace entre les deux zones de chair ainsi exposées, n'attire pas vraiment l'attention.

Tessa avait dû être moins discrète qu'elle ne le pensait en la regardant puisque d'un coup, Natsuki lui dit : « Si vous avez des questions, allez-y. Je comprends. »

Le capitaine sursauta et se sentit rougir. Se redressant sur toute sa hauteur, elle prit un air détendu, ou du moins, elle l'espérait et força un sourire.

« C'est juste que… comment dire… vous ressemblez à… »

« Une de vos amies ? »

Tessa réfléchit un instant avant de répondre. Elle ne considérait pas Kaname comme une amie. Elle ne l'avait jamais fait. Même quand elles étaient au lycée ensemble, elle voyait surtout en elle une rivale. Elle l'avait jalousée, de sa vie, de son indépendance, du temps qu'elle passait avec Sosuke.

Alors certes, elle l'avait aidée à comprendre ce qu'elle était et elle avait essayé de respecter sa volonté de vivre normalement, mais en fait, elle n'avait surtout rien fait pour intégrer Kaname à Mithril comme le souhaitaient ses supérieurs parce qu'elle ne voulait pas se retrouver en compétition permanente face à elle.

Elle ne la détestait pas, loin de là. Simplement elles n'étaient pas dans le même monde.

Secouant la tête, elle finit par lui dire : « Vous me faites penser à une fille que j'ai connue il y a quelques années. »

« Et comme vous l'avez perdu de vue, vous vous demandiez si c'est moi ? »

A nouveau, Tessa secoua la tête. « Non, je l'ai croisée récemment alors je sais que ce n'est pas vous. » Elle réfléchit un instant, cherchant le meilleur angle d'approche.

« Juste je suis surprise. C'est une amie de Dim elle-aussi alors peut-être que vous la connaissez… » Tessa étudia attentivement le visage de Natsuki, comme pour chercher un signe, une réaction. Mais elle ne trouva pas grand chose.

La Japonaise ne réagissait pas. Alors que Tessa allait renouveler sa tentative, l'ascenseur s'ouvrit, offrant à Natsuki une magnifique occasion de prendre la fuite.

Ce qu'elle fut tentée de faire. Elle s'avança dans le couloir, dépassant Tessa, puis s'arrêta. Quelque chose dans le regard de cette petite blonde la retint.

Elle avait fait confiance à son frère pour moins que ça et elle méritait de savoir. Quoi qu'en pensent certaines.

Soupirant, Natsuki garda le dos tourné quand elle demanda : « Jusqu'à quel point je peux vous faire confiance ? »

Tessa resta perplexe, ne sachant quoi dire. Elle n'avait aucune idée de quoi la jeune femme lui parlait, alors comment répondre ?

D'un coup, Natsuki lui fit face et plongeant ses yeux dans les siens, elle reformula sa question : « Si je vous dis ce que je sais sur elle, serez-vous capable de le supporter et surtout, arriverez-vous à le garder pour vous, à ne rien dire ni à Sosuke ni aux autres ? »

Elle laissa à Tessa le temps de peser ses mots avant de poursuivre.

« Vous n'avez pas vraiment l'air de la considérer comme une amie proche, je peux donc espérer que vos sentiments d'influenceront pas votre jugement sur la situation, mais je veux en être bien sûre. Parce que ce n'est pas un morceau facile à avaler, et une partie de ce que j'ai à vous n'a jamais été dévoilée, pas même à elle. »

Tessa acquiesça mollement, stupéfaite par ce revirement.

« Vous connaissez Kaname ? » C'était plus rhétorique comme question, mais elle avait tout de même besoin de mettre un nom sur ce elle dont Natsuki voulait parler.

« Je ne me contente pas de la connaitre, je suis son double. Et j'en sais plus sur elle qu'elle n'en sait elle-même. »

« Mais pourquoi... » Tessa n'eut pas le temps de formuler sa phrase que Natsuki la coupait.

« Parce que vous n'êtes pas comme votre frère. Du moins j'espère. »

Tessa était de plus en plus perplexe face à cette femme et brulait d'envie de l'interroger, mais elle n'en eut pas l'occasion.

« Ce que je vais vous dire doit absolument rester entre nous. Ca va probablement vous aider à comprendre bien des choses, donc en échange, j'attends que vous interveniez pour Kaname si un problème arrivait. »

Tessa cligna plusieurs fois des yeux, prête à protester. Elle n'avait aucune envie de s'engager dans une promesse à l'aveuglette mais Natsuki ne lui laissa pas l'opportunité de se plaindre

Avec un air décidé, elle la guida jusqu'à l'appartement de Dim et après avoir préparé du thé, elle s'installa pour lui raconter sa rencontre avec la jeune Whispered, quatre ans plus tôt, quelque part dans un hôpital américain des Philippines.

-oOo-

Après des semaines sans se voir, ni même pouvoir se parler, ils étaient enfin ensemble, seuls et l'esprit libre de toute contrainte professionnelle.

Leurs retrouvailles se présentaient sous les meilleurs augures, chacun étant entièrement concentré sur ce que l'autre avait à donner. Tout commença donc plutôt bien.

Avec un sourire espiègle, Kaname installa Sosuke dans sa chambre et l'aida à installer ses affaires, tout en s'assurant qu'il acceptait de partager son lit pour la durée de son séjour.

Elle ne cherchait pas à brusquer les choses, maintenant elle avait tout son temps mais elle trouvait plus logique de l'avoir près d'elle.

Les choses faillir basculer quand Sosuke lui fit remarquer que son débardeur était taché et qu'elle ferait peut-être mieux d'en changer avant de ressortir chercher leur repas.

Kaname le prit pour une proposition et elle s'amusa à le provoquer, suggérant qu'il cherchait à la voir se déshabiller sous n'importe quel prétexte mais il se contenta de hausser les épaules en lui rappelant que c'était elle qui avait commencé à lui faire des avances et pas le contraire.

Puis il croisa les bras, s'appuya contre la porte et resta immobile à la regarder, comme il l'aurait fait cinq ans plus tôt quand il était chargé de sa sécurité et qu'il la suivait partout sans penser aux conséquences de ses actes.

Sauf que dans ce cas précis, il savait parfaitement ce qu'il faisait et il attendait clairement de la voir enlever son haut.

En riant, Kaname choisit d'accéder à sa demande tacite et retirant sa chemise, elle ne le quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'elle se souvienne de sa plaie encore visible.

Sosuke vit tout de suite la coupure sur son bras, qui partait du poignet et remontait jusqu'au coude et il sentit son estomac se serrer, mais il en comprit facilement l'origine, quelles qu'en soient les circonstances réelles. S'approchant de Kaname, il lui prit la main, et embrassa sa paume, puis délicatement parcourut la cicatrice de ses lèvres, comme pour la faire disparaître.

Son geste était tellement tendre et inattendu que la jeune femme en resta sans voix, complètement sous le charme et Sosuke nota dans un coin de sa mémoire qu'elle était particulièrement sensible à cet endroit. L'information serait précieuse pour plus tard, mais pour l'instant, ils devaient encore aller chercher leur repas.

A regret, il la libéra et préféra l'attendre dans le hall. Ce n'était pas le moment de déraper et s'il ne quittait pas rapidement la pièce, il n'était pas sûr de pouvoir se maitriser.

Kaname prit une profonde inspiration pour se remettre les idées en place, cherchant à comprendre ce qu'il venait de se passer et surtout pourquoi Sosuke était sorti si vite, puis elle réalisa qu'il n'était pas peut-être pas aussi imperturbable qu'elle le pensait.

Ravie par cette idée, elle choisit de non seulement se débarrasser de son t-shirt sale, mais aussi de sa mini-jupe en jean passablement informe. A la place, elle opta pour une petite robe à fines bretelles lui arrivant au-dessus du genou nettement plus seillante.

Et vu la chaleur qui reignait encore malgré la pluie, c'était nettement plus adapté.

Sosuke la rejoignit dans le hall et ensemble, ils repartirent dans les rues de Sengawa à la recherche de leur dîner, sans un mot sur l'incident.

Ils trouvèrent un vendeur ambulant un peu après la gare et commandèrent deux portions d'oden à la plus grande surprise du marchant.

Il maugréa quelques mots sur la chaleur et l'humidité, pas vraiment adaptée pour un plat pareil mais leur prépara tout de même leur commande assez rapidement.

A cause du temps, les rues étaient désertes et Kaname put en profiter pour raconter brièvement à Sosuke ce qu'elle avait fait depuis leur dernière rencontre, évitant le contenu exact des missions et parlant surtout des endroits où elle était allée, puis elle lui apprit fièrement qu'elle était maintenant débarrassée de tout engagement, aussi bien vis à vis d'un certain blond arrogant, mais aussi par rapport sa colocataire qui, même si elle l'avait bien aidée à corriger ses erreurs dans bien des domaines, avait eu tendance en l'embarquer dans des histoires douteuses sous des prétextes bidons.

Elle parlait librement et affichait un sourire radieux en remontant à son appartement pendant que Sosuke s'imprégnait de ses informations.

En résumé, sa carrière d'agent au sein d'une organisation de renseignements était bien finie et quoi qu'elle ait eu à faire pour s'être retrouvée à traquer les scientifiques d'Amalgame, tout semblait maintenant derrière elle.

Son seul travail à partir de maintenant était la bonne gestion de son hôtel à Hong Kong, et encore, elle n'avait pas réellement l'intention de poursuivre dans son emploi de proxenète.

Sosuke l'écouta attentivement et se retint à plusieurs reprises de l'interroger sur ce qu'elle avait cherché de si important pour risquer sa vie de cette manière et comment elle pouvait se détacher si facilement de cette affaire alors que les terroristes continuaient toujours leurs actions librement.

Mais comme il ne souhaitait pas la voir poursuivre dans cette voie, il évita d'insister. Lui-même n'était pas sûr de vouloir continuer sa traques des membres d'Amalgame maintenant qu'il l'avait retrouvée.

Son rôle au sein de Mithril était certainement important, en particulier à cause de son lien avec Al, mais maintenant que l'équipe de recherche semblait pouvoir développer le Lambda Driver sur les nouveaux AS, il n'était plus aussi indispensable. Et il n'avait plus de raison de travailler pour eux, sauf si c'était ce qu'elle souhaitait.

Par conséquent, il l'interrogea sur ce qu'elle comptait faire vis à vis de l'organisation et du laboratoire de la Ying-Fa.

Kaname haussa les épaules et répondit qu'elle ne savait pas. Elle ne voulait pas passer son temps comme Dim et Milla, enfermée dans un sous-sol à fabriquer des armes, même pour la bonne cause, mais elle trouvait idiot de ne pas faire profiter le monde de ses compétences. La meilleure solution pour elle était sans doute de collaborer à distance.

Kaname devinait facilement le conflit intérieur de Sosuke qui voulait plus de détails sur bien des points mais refusait de la presser de questions alors tout en mettant la table, elle tenta de le rassurer.

Elle n'allait pas disparaître comme ça, et qu'elle rejoigne Mithril ou non ne changerait rien au fait qu'elle resterait près de lui, s'il voulait d'elle.

Il la dévisagea, perplexe avant de répliquer simplement : « Parce que tu imagines que je pourrai ne pas vouloir de toi ? »

Elle soupira et évitant son regard, elle s'expliqua : « Quoi que je fasse, je suis et resterai une Whispered, et même si j'ai pu convaincre la plupart des dirigeants d'Amalgame qu'il était dans leur intérêt de me laisser tranquille, un jour ou l'autre une autre organisation arrivera… Je n'aurai jamais une vie normale, même en disparaissant, tôt ou tard, quelqu'un finira par parler, surtout si j'aide Mithril… »

Sosuke la prit dans ses bras par derrière, sans tenir compte de ce qu'elle avait dans les mains et murmura : « Je te protègerai. »

Kaname secoua doucement la tête en posant le plat sur la table.

« Tu n'as aucune obligation envers moi et je ne veux pas que tu en aies. Tu mérites mieux que de passer ton temps à regarder par dessus ton épaule, de peur d'être suivi ou menacé. »

Son ton était ferme, mais sa voix plutôt faible et Sosuke la retourna pour lui faire face et l'embrasser.

Laissant son front sur le sien, il lui dit simplement : « Je suis un soldat depuis près de quinze ans, alors j'ai eu le temps de me faire des ennemis un peu partout. Que tu sois avec moi ou pas, je devrais constamment être sur mes gardes. Personne ne voudra croire que j'ai raccroché. »

Kaname écarquilla les yeux.

« Tu comptes sérieusement quitter Mithril ?! » La surprise se lisait sur son visage et Sosuke ne put que sourire.

« Même toi tu as du mal à l'accepter ! Pourtant, je te l'ai déjà dit. La seule chose que me retenait avec eux c'était toi. Je voulais te retrouver. Maintenant que je te tiens, je n'ai pas l'intention de te laisser filer. Et même si tu me le demandais, je ne suis pas sûr que je pourrai te lâcher… »

Kaname esquissa un sourire. « Possessif ? Je n'aurai pas imaginé ça de toi... »

Devant son air contrit, elle ne put que rire et enroulant ses bras autour de son cou elle lui annonça : « J'adore ça ! »

Quelque chose dans ses yeux s'alluma, comme une force sombre, un désir dangereux qu'il aurait retenu jusque là.

Plutôt que d'avouer, il prit ses lèvres dans un baiser féroce et sans se soucier des conséquences, la bascula sur la table.

Bien que surprise, Kaname répondit immédiatement et oubliant toute envie de nourriture, elle concentra son attention sur le jeune homme à moitié allongé sur elle qui semblait soudain pressé de marquer son territoire et de proclamer au monde entier qu'elle était sienne.

Sosuke ne quitta sa bouche que pour s'intéresser à sa joue puis son cou dans lequel il planta ses dents sans vrai ménagement. Il laissa sur sa peau les traces de son passage, dévorant son épaule pendant que ses mains agripaient ses hanches et remontaient lentement sa robe.

Kaname sentit son coeur battre la chamade et sa respiration s'emballer.

Elle était aussi impatience que lui, pourtant, une partie d'elle était terrifiée par ce qui allait suivre. Elle s'était à de nombreuses reprises retrouvée dans ce genre de situation, obligée de jouer de ses charmes pour obtenir des informations mais cette fois c'était bien réel et rien ne viendrait les arrêter.

Sosuke sentit son hésitation et il se redressa brusquement, prêt à s'excuser mais Kaname se contenta de sourire et suggéra qu'ils continuent dans sa chambre.

Elle lui attrapa le bras et le guida jusqu'à son lit et doucement, elle fit glisser les bretelles de sa robe, laissant à Sosuke le soin de défaire la fermeture dans son dos.

Il retint son souffle face à son corps, presque entièrement exposé, et faillit reculer, comme s'il réalisait ce qu'il était sur le point de faire mais Kaname ne lui en laissa pas le temps.

Elle avait toujours un peu peur, mais elle avait espéré ce moment depuis assez longtemps maintenant pour ne plus vouloir attendre.

Elle se retourna pour le regarder droit dans les yeux et il put y voir sa détermination ainsi que son désir, aussi brillant et intense que le sien.

Il n'avait pas à redouter quoi ce soit, elle en avait envie au moins autant que lui, et elle avait été plus que claire à ce propos.

Attrapant le bas de son t-shirt, Kaname commença à le déshabiller lentement et elle découvrit à son tour ses cicatrices, largement aussi impressionnantes que les siennes.

Mais ce n'était plus le moment des explications. En tout cas pas verbale.

L'un comme l'autre avait un autre message à faire passer.

Les sentiments qu'ils n'avaient pas eu l'occasion d'exprimer, leur besoin d'être ensemble, de se protéger mutuellement, tout ce que les mots ne pouvaient exprimer.

A leur rythme, ils entamèrent une exploration complète de l'autre et tentaient comme ils pouvaient d'atténuer par leurs caresses ou leurs baisers toutes les blessures qu'ils avaient subies.

Toute idée de repas fut rapidement oubliée et à la place, ils consommèrent ce que leur corps leur réclamait depuis des années.


Si je recommence à m'excuser, ça va faire un peu réchauffer... Alors disons que oups, je suis à la bourre cette semaine, mais s'pas vraiment pas faute, suite à une fausse manip vendredi, j'ai malencontreusement laissé la moitié de ce chapitre au bureau et j'avoue ne pas avoir eu le courage de la réécrire dans le week-end. J'ai pu la récupérer aujourd'hui, retravailler un peu la fin qui n'est toujours pas satisfaisante, mais comme je n'aime pas faire attendre mes lecteurs, ben voilà...

Ce n'était pas vraiment ce que j'avais prévu, mais bon, pas grave, faudra faire avec. J'espère aussi que personne n'aura été choqué par la dernière scène, j'ai beaucoup de mal à savoir ce qui dérange les gens, mais là, il me semble que j'ai été sage. C'est d'ailleurs pour ça que c'est aussi mauvais, parce que je me suis vraiment retenue pour vous ménager. Je sais qu'il y a des âmes sensibles... Désolée !