Joyeux Noël à tous !

CHAPITRE 5 :

-Samantha Carter, veux-tu me rendre folle ?

-Pardon, Granny.

Samantha baissa les yeux sur le désordre qu'elle avait mis dans la buanderie de sa grand-mère.

-Je vais tout ranger... tenta-t-elle d'expliquer.

-Et mon lave-linge ! Sammie, qu'as-tu donc fait à mon lave-linge ?

-Pas grand-chose. Il fonctionne à nouveau. Je t'assure, il est comme neuf ! Regarde par toi-même !

La très jeune adolescente observa la vieille femme remettre l'appareil en marche en lançant un programme. La machine, qui hier encore semblait à l'agonie, ronronna puis se tut. C'était sans doute maintenant le plus silencieux des lave-linge. Mme Carter regarda sa petite-fille d'un œil nouveau.

-C'est incroyable ! Aurais-tu d'autres dons que tu m'aurais cachés, ma chérie ?

Un sourire vint aux lèvres de l'aînée, un de ces sourires énormes, qui mangeait tout un visage. Ses oncles avaient dit à Samantha qu'elle et son aïeule avaient le même sourire et la jeune fille espérait secrètement que ce ne soit pas seulement des paroles en l'air. Madeleine Carter ne souriait plus des masses depuis le décès de son époux : seulement dans des moments de joie intense ou sous le coup de la surprise, mais c'était un merveilleux sourire.

Dans ces moments-là, la jeune Samantha pensait à son grand-père Samuel, tombé amoureux de ce sourire au premier regard. Elle n'avait pas connu son grand-père mais elle aimerait tellement qu'un homme la regarde un jour avec autant d'amour et de tendresse que Grand-père Samuel sur les photos !

Samantha se laissa diriger vers le salon de son aïeule. Elle allait bientôt devoir repartir. Granny avait fini sa sieste ; Mark devait venir la prendre en voiture. Il avait le permis depuis peu mais en était tellement fier…

A onze ans, Samantha Carter savait beaucoup de choses. Réparer l'électro ménager faisait partie du lot. Elle avait d'abord fait des expériences sur les appareils de la maison et sa mère n'avait pas été conciliante. Cependant, aujourd'hui elle n'avait plus besoin d'expérimenter ; elle avait compris l'électricité. Ça l'avait passionné un temps ; maintenant elle avait « une nouvelle lubie » : l'espace et toutes les choses qui expliquaient le fonctionnement des étoiles, leurs mouvements. C'était tellement passionnant !

Malheureusement, ça n'intéressait pas beaucoup sa famille.

Samantha se retint d'embêter sa grand-mère avec tout ça. Granny avait une excuse. Elles n'étaient pas de la même époque… La vieille femme avait encore du mal à croire qu'on puisse marcher sur la lune !

-Alors, ma chérie… Parle-moi de ta mère.

-Oh. Pourquoi ? s'enquit Samantha en feignant un air détaché.

La jeune fille évita de regarder sa grand-mère dans les yeux. Elle était mauvaise menteuse ; elle le savait. Personne ne pouvait cacher la vérité aussi mal qu'elle ! Et Granny mettait toujours le doigt sur le sujet que sa petite-fille voulait à tout prix éviter.

-Pourquoi pas, répondit la vieille femme avec un sourire en coin.

Elle paraissait aussi détendue que s'il était question de la pluie ou du beau temps ! Samantha s'enfonça plus profondément dans le canapé.

-On s'est disputé.

-Vraiment ?

-Vraiment.

-Tu veux me dire pour quoi ?

Ce n'était pas vraiment une question. Samantha sentit sa voix trembler tandis qu'elle laissait éclater toute sa rancœur.

-Elle m'empêche de vivre, Granny ! Elle voulait que j'arrête de démonter tout dans la maison… elle voulait que je sois plus NORMALE et quand je suis normale et que je me mêle aux autres enfants, elle trouve encore que je fais tout mal ! C'est injuste !

Grand-mère Carter changea de fauteuil et s'assit sur le canapé aux côtés de la jeune fille. Celle-ci, rouge de colère, semblait plus butée que jamais, malgré sa peine apparente. Madeleine soupira bruyamment. Ce n'était pas la première fois qu'elle essayait de calmer le jeu entre sa petite-fille et sa bru. Ella semblait tout faire de travers avec sa fille. Ou était-ce l'inverse ? Madeleine n'attendrait pas que son fils revienne à terre pour régler la situation. Jacob ne réglait jamais vraiment les disputes de toute façon. Les choses en restaient là et les querelles reprenaient dès le départ de Jacob sur le porte-avion.

-Elle craint l'influence des garçons. C'est tout naturel pour une mère, Samantha.

-C'était juste UN garçon, Granny. Et il a seulement dit qu'il m'aimait bien ! Il n'y avait pas de quoi en faire un drame !

La jeune fille repoussa une mèche de cheveux blonds de son visage. La vieille Mme Carter se surprit à penser à elle en tant que femme. Elle essayait d'imaginer celle-ci dans dix ans et sut d'instinct qu'elle en ferait encore beaucoup voir à ses deux parents.

Madeleine tenta une autre approche pour modérer sa petite-fille.

-Ta mère doit jouer deux rôles quand ton père est en mer, chérie, tu le sais bien. Il n'est pas simple de voir ses enfants grandir. Ni de les élever avec un père absent.

Granny était la seule qui pouvait aborder les absences de Jacob avec Samantha. La jeune fille continuait d'idolâtrer son père. C'était bien naturel... Tout comme les réactions d'Ella vis-à-vis de sa fille étaient compréhensibles si on se mettait à la place de la mère. Madeleine éprouvait du respect pour sa belle-fille : Ella venait d'une famille modeste ; son père, un passionné de voitures de course, l'avait élevé seul après le décès de son épouse. Ella avait travaillé dur pour avoir la vie de son choix. Et elle avait pourtant abandonné ses études pour élever Mark puis Samantha.

Elle s'occupait d'eux malgré les départs de son mari et vivait seule minimum six mois par an. Il n'était pas du tout exagéré de dire que Madeleine respectait la femme qu'avait épousée son fils.

Bien plus, elle savait que Samantha souffrait de sa mauvaise entente avec sa mère. La relation entre les deux femmes allait de mal en pis ces derniers mois et Madeleine n'était pas parvenue jusqu'ici à en comprendre la raison. Elle espérait que sa petite-fille ferait le premier pas pour crever l'abcès.

Celle-ci, comme si elle avait entendu les cheminements de sa grand-mère, renifla une nouvelle fois avant de lâcher ce qui la troublait si profondément :

-Je sais qu'elle ne voulait pas d'enfants.

Nouveau reniflement. La jeune fille avait une telle rancœur dans la voix qu'elle laissa muette sa grand-mère un instant.

-Sammie, comment peux-tu dire cela ? Ta maman t'aime énormément !

-Je l'ai entendu le dire, Granny. Elle ne savait pas que j'écoutais. Mark était un accident et à cause de lui, Maman et Papa ont dû se marier et Maman n'a pas pu rester à l'université. Et moi non plus j'étais pas voulue !

& & & & &

Mercredi matin, une dizaine d'heures après que le Major Samantha Carter ait quitté le tarmac du circuit automobile de Denver, un 4x4 s'arrêta sur le parking visiteur. Daniel Jackson, Teal'c et le colonel Jack O'Neill en descendirent.

Daniel aurait pu se sentir courbaturé de la longue route mais il avait trop de difficulté à convaincre son estomac de rester en place pour s'en soucier sérieusement. Bon sang, ils auraient dû éviter de confier le volant à Jack ! Ce dernier avait roulé à la vitesse maximale autorisée depuis le moment même où ils avaient quitté la base, à 6h00.

Teal'c paraissait supporter la sècheresse de la conduite de Jack mieux que lui. Le Jaffa, imperturbable, observait avec une curiosité contenue les infrastructures du circuit. Daniel aurait du mal à le renseigner s'il posait des questions. Les voitures n'avaient jamais vraiment été son domaine de prédilection. Sam, elle, pourrait sans doute leur expliquer tout le mic-mac entourant la ligne de départ, les hangars et le reste.

-Quel nom nous a donné Jacob déjà ?

-Theodore Joseph Mackenzie, lui rappela Teal'c qui avait vérifié l'identité de l'homme grâce aux registres.

-C'est plutôt grand, commenta Daniel en regardant autour de lui.

Ses yeux n'arrivaient pas à appréhender à partir d'où les bâtiments n'étaient plus attenants au circuit.

-Vous avez vu un panneau avec « accueil », « entrée » ou un truc du genre ?

Sans répondre, Jack se dirigea droit vers une bâtisse minuscule aux volets baissés. En période pleine, ça devait servir à vendre les billets aux amateurs de rallyes. Teal'c et Daniel le rattrapèrent alors qu'il faisait le tour du point de vente.

Apercevant un homme à l'intérieur, il tapa sur le carreau jusqu'à ce qu'on ouvre la fenêtre.

-On est fermé ! beugla le gars, d'un certain âge, la cigarette au bec avant d'essayer de refermer la vitre.

Jack bloqua celle-ci.

-Nous sommes à la recherche de Samantha Carter.

Son petit doigt lui disait qu'il ne devait pas y avoir énormément de militaires dans le coin et que si Sam y passait bel et bien des week-ends, elle ne devait pas se faire connaître par son grade.

-Connais pas !

-Et Theodore Mackenzie ? demanda Daniel.

L'homme leur montra du doigt les toits des hangars les plus éloignés de la ligne de départ.

-Hangars six à neuf.

Daniel le remercia pour son aide mais déjà la vitre s'était refermée. Il pressa le pas en voyant Teal'c et Jack déjà en route pour les hangars indiqués.

Sur place, ils virent plusieurs personnes s'affairer autour de quelques voitures mais pour l'ensemble, le hangar était quasi vide. Un mécano leur montra un bureau au-dessus d'un escalier en colimaçon quand ils demandèrent à voir Ted Mackenzie. Ils toquèrent trois fois avant qu'une voix en bas leur crie que le patron était au bord du circuit à surveiller les essais.

L'homme en question leur parut bien jeune pour être le grand-père de leur amie. Même si l'on considérait qu'il avait eu la mère de Sam très jeune, c'était mathématiquement impossible. Les cheveux gris et quelques rides au coin des yeux, Bernie Halloway leur accorda à peine un regard avant de retourner son attention vers son bloc-notes. Il portait un casque avec une oreillette et visiblement il communiquait avec un pilote mais Daniel avait beau regarder aussi loin qu'il pouvait, il ne parvenait pas à voir la voiture.

Le circuit était bien trop grand.

-Paraît que vous me cherchez ?

-Nous voulons parler à Ted Mackenzie, dit Jack, les mains dans les poches de son blouson. Ou à Samantha Carter.

-Ted est en déplacement, je suis son second, Bernard Halloway mais appelez-moi Bernie. Qu'est-ce que vous lui voulez, à Samantha Carter ?

Son ton était légèrement plus agressif quand il évoqua le major. Ça confirma aux yeux des trois hommes qu'il avait sans doute dû la voir récemment. Avec un peu de chance, elle serait dans un des autres hangars ou même dans la Formule Un dont Bernard Halloway suivait la trace avec ses instruments.

-Je m'appelle Daniel, voici Murray et le colonel O'Neill. Nous travaillons avec Sam à Colorado Springs.

-Alors vous devriez savoir où la trouver, fit remarquer l'ancien pilote, avec humour.

Daniel se tourna vers Jack. Etaient-ils tous aussi antipathiques ou Sam leur avait dit de ne pas les aider ?

-Est-ce qu'elle est ici ?

La voix du colonel était juste suffisamment autoritaire pour que Bernie se demande si la petite avait des ennuis.

-Elle est passée hier et est restée la journée, finit-il par avouer.

Après tout, Sam ne l'avait pas chargé de cacher quoi que ce soit. Elle lui avait dit être en vacances et Bernie la connaissait assez pour savoir qu'elle n'avait pas déserté.

-Vous a-t-elle dit où elle comptait se rendre ?

-Non. Je pensais qu'elle rentrait à Springs. Que lui voulez-vous exactement ?

Son attitude protectrice n'était pas qu'un masque. Il ne voulait pas qu'il arrive malheur à la petite-fille de son meilleur ami. Cette gamine, il l'avait vu grandir. D'un geste de la main, il appela un jeune qui travaillait à l'extérieur du hangar et lui tendit le casque avec l'oreillette. Ensuite, il invita les trois collègues de Sam à le suivre.

Ils allèrent jusqu'au bâtiment six, plus vieux que les autres. Daniel eut le temps d'apercevoir une salle de repos où plusieurs gars faisaient une pause ou, plus probable étant donné l'heure qu'il était, n'avaient pas encore commencé à travailler. Il y avait pas mal de photos accrochées sur les murs.

Ils arrivèrent devant une Formule Un d'un modèle plus ancien. Une superbe voiture de course rouge et bleue avec le numéro vingt-six sur le capot.

-C'est celle de Sam, leur apprit Bernie, debout les bras croisés devant eux. On l'appelle la Joc'. Sammie était là hier matin quand je suis arrivé. Elle a passé la journée à faire quelques améliorations au moteur et mon plus jeune fils l'a essayé en fin d'après-midi. Sam est partie alors que la nuit allait tomber. Si vous voulez d'autres informations, il faudra m'en dire plus.

& & & & &

Au même moment, dans une petite ville aux abords du lac Palmer (1) :

-Sam…

La jeune femme fut réveillée par une main sur son épaule. Le visage de son interlocutrice si près du sien la fit sursauter et elle cligna plusieurs fois des yeux pour chasser les dernières brumes de sommeil.

-Mmmm… oui ?

-Je pars travailler, l'informa son amie avec un sourire et Sam remarqua qu'elle avait déjà enfilé sa veste et un foulard.

Combien de temps avait-elle donc pu dormir ? Tracey avait été assez sympa pour l'accueillir alors qu'elle s'était annoncée deux heures à peine avant de débarquer. De plus, ça faisait plusieurs années qu'elles ne s'étaient pas vues.

-T'étais pas mal fatiguée hier, constata la jeune femme brune en enfilant sa dernière boucle d'oreille.

Elles n'avaient pas pu discuter longtemps la veille. Dès que Tracey lui avait installé le canapé-lit, Sam avait sombré dans un sommeil réparateur. Elle devait bien reconnaître avoir dormi comme une souche. Elle n'avait même pas entendu son amie se lever ou le fils de celle-ci s'apprêter pour l'école.

-Merci… pour tout.

-Tu n'as pas à me remercier, Sam. J'ai toujours espéré pouvoir te rendre la pareille pour ce que tu as fait pour moi à l'université… Promets-moi juste d'être encore là ce soir, qu'on puisse discuter, ok ?

-Bien sûr.

-Je rentre à 18h. As-tu besoin de quelque chose, n'importe quoi ?

-Non, vraiment. J'ai tout ce qu'il me faut, merci.

Sam s'était assise dans le canapé-lit. Elle avait l'empreinte des draps sur la joue. Tracey allait répondre quelque chose quand un petit bonhomme de quatre ans débarqua comme une fusée et sauta à côté de Sam.

-Salut !

Il n'avait pas l'air très timide. Pourtant, la jeune femme n'avait vu le garçon qu'une ou deux fois et il était bébé à l'époque.

-Salut Connor, le salua-t-elle en retour avec un sourire.

-On doit vraiment y aller, Sam, s'excusa Tracey en prenant son fils par la main. On en discute ce soir, d'accord ? Je t'ai laissé une clef de l'appart' sur le bar. N'hésite pas à te servir, fais comme chez toi, hein ?

-Passez une bonne journée !

La porte d'entrée claqua en se refermant et Sam se laissa tomber dans le lit moelleux. Pour une fois, elle avait vraiment la possibilité de paresser. Elle avait même la journée pour ça. Mais le Major Samantha Carter n'est pas faite pour rester inactive, Jack O'Neill pourrait le confirmer. La jeune femme n'avait plus pris de réelles vacances depuis longtemps ; elle n'était pas certaine de comment on s'y prend pour rester immobile.

La télévision ? Elle n'était même pas tentée.

Elle pénétra dans la cuisine et ouvrit le réfrigérateur pour prendre du jus d'orange. L'odeur la prit à la gorge sans raison et elle se sentit d'un coup nauséeuse. Bien sûr, elle aurait pu prendre des médicaments contre cela. Mais il n'était pas question qu'elle aille acheter des produits pour femme enceinte ! Vendredi elle ne le sera plus. Tout ça sera derrière elle et sa vie reprendra avec les missions, SG-1, ses recherches dans son labo,…

En repérant le téléphone fixe de son amie, traînant sur la table de la cuisine, Sam fut tentée d'appeler la base. Elle pourrait joindre Daniel et demander des nouvelles de tout le monde. Depuis qu'elle avait détruit son portable, elle n'était plus joignable et ils pouvaient avoir besoin d'elle…

Non, elle était en vacances. Le Général avait insisté pour qu'elle se repose. Jack O'Neill lui-même la narguait depuis des années pour qu'elle profite de ses congés. Elle n'allait pas téléphoner et leur laisser entendre qu'ils avaient raison. Elle pouvait se détendre, prendre du temps pour elle. Elle en était tout à fait capable et c'est d'ailleurs ce qu'elle comptait faire !

Avisant l'ordinateur de son amie, Sam se permit de l'allumer. Elle avait besoin de vérifier la route pour se rendre là où elle avait prévu d'aller depuis qu'elle avait emménagé à Colorado Springs pour le projet Porte des étoiles.

Il y avait au nord-ouest de la ville de Colorado Springs, dans les montagnes, un parc national : les Green Mountain Falls.

Elle y était allée quand elle avait treize ans avec sa mère et Mark. Ils s'étaient d'abord arrêtés à Denver visiter Ted puis Ella avait tenu à faire le détour par cet endroit où la nature prédominait. Ils y avaient passé de bons moments. Samantha n'avait jamais vu d'endroits aussi sauvages à l'époque.

Depuis qu'elle habitait à deux cents bornes de ce lieu, elle s'était dit qu'elle irait un week-end, voir ce que c'était devenu. Elle n'avait jamais pris le temps, bien sûr.

Elle se trouvait non loin du Palmer Lake. Les Green Mountain Falls se situaient presqu'entre Springs et la ville de Tracey. Il lui faudrait plusieurs heures pour seulement y aller mais en roulant bien, elle savait facilement faire l'aller-retour et être rentrée pour 18h.

Plus assurée maintenant qu'elle avait des projets pour la journée, Sam Carter sauta le petit-déjeuner et fila à la salle de bain. Le temps était sec. Avec de la chance, il y aurait même un beau soleil d'ici midi. Et elle allait passer une agréable journée.

A SUIVRE…

(1) Le Palmer Lake et les Green Mountain Falls existent bel et bien même si, vous vous en doutez, je ne suis pas allée sur place pour vérifier de quoi ça a l'air ! J'ai juste repéré les emplacements sur une carte et ça correspond à peu près à ce que j'ai écrit dans l'histoire.