Bon alors je suis méga morte, mais je l'ai fait pour vous! Un ultime chapitre avant mon départ demain matin!

Si je me réveille pas demain, ce sera votre faute XD

bonne lecture et excusez les fautes, mais là faut vraiment que j'aille me coucher ;)

CHAPITRE 7

La pièce était plongée dans la pénombre quand Kate Beckett se réveilla quelques heures plus tard. Elle frotta délicatement son nez et cligna plusieurs fois des yeux.

Elle ne se souvenait absolument pas d'être allée se coucher la veille au soir. Reposant sa tête sur l'oreiller, elle replaçant automatiquement la chemise de Castle contre sa joue.

« Hummm mon dieu, cette odeur est divine, elle me rappelle quelque chose, songea-t-elle l'esprit toujours embrumé par le sommeil. »

Tout à coup, elle sursauta. Elle s'assit prestement et chercha l'interrupteur à tâtons. Quand la lumière inonda la pièce, Beckett laissa son regard glisser sur le tissu qu'elle tenait toujours fermement entre ses doigts.

« Oh mon dieu ! C'est la chemise de Castle ! Mais qu'est-ce que je fais avec sa chemise entre les mains ? paniqua-t-elle en comprenant finalement d'où émanait l'odeur familière qu'elle aimait tant. Est-ce qu'on a… ? Je m'en souviendrais si on s'était lancé dans une session make-out ! Kate, Kate, mais à quoi tu penses ma grande ? Oh mon dieu ! »

Elle posa sa tête entre ses mains, sans lâcher la chemise de l'écrivain.

« Est-ce que je lui ai arraché sa chemise ? s'inquiéta-t-elle. »

Elle vérifia que les boutons étaient toujours cousus sur le tissu. Soulagée, elle essaya un moment de rassembler ses souvenirs.

Castle et elle avaient regardé Temptation Lane, assis sur le canapé du salon. A un moment, elle avait dû s'assoupir et…

« Et quoi ? se demanda-t-elle. »

Tout en réfléchissant, elle laissait ses doigts glisser inconsciemment sur le fin tissu. Apaisée par ce mouvement répétitif, elle fit le vide dans son esprit et attendit qu'une once de souvenirs lui revienne.

Elle décida finalement de se lever et se dirigea vers la salle de bains.

Elle but d'une traite un grand verre d'eau fraîche, se regarda dans la glace et soupira.

S'apercevant qu'elle tenait toujours la chemise de Castle dans sa main gauche, elle mordit sa lèvre inférieure.

« Je tente ? Je ne tente pas ? se demanda-t-elle, tiraillée par la même incertitude que l'écrivain quelques heures plus tôt. »

Elle tendit l'oreille. Tout était calme, Castle devait probablement dormir.

Un sourire timide se dessina alors sur les lèvres de Kate Beckett à la pensée de l'action complètement insensée qu'elle s'apprêtait à effectuer. Evitant de se regarder dans le miroir de peur de renoncer à son souhait du moment, Beckett retira son large tee-shirt mauve et le laissa glisser au sol.

Alors, elle saisit la chemise qu'elle avait posée sur le meuble en teck et l'enfila. Elle boutonna délicatement le vêtement, avant de retrousser les manches trop grandes.

Finalement, elle s'autorisa un regard dans le miroir et sourit à son reflet. Revêtir une chemise de Castle était un de ses fantasmes les plus vivaces, même si elle refusait de le reconnaître. Elle respira à pleins poumons l'odeur émanant de la chemise et espéra s'en imprégner. Simplement le fait de savoir que la chemise de l'écrivain touchait sa peau nue déclencha une série de frissons dans tout son corps.

« Mon dieu Kate ! Tu deviens complètement stupide ! Tu te rends compte de ce que tu fais ? Pire qu'une adolescente ! Arrête ça tout de suite ! s'admonesta-t-elle en détournant le regard du miroir. »

En réalité, elle était effrayée par l'étendue des sentiments qu'elle ressentait pour l'écrivain. Depuis qu'ils avaient partagé ce baiser sous couverture, elle n'avait espéré qu'une seule chose: tester ses lèvres à nouveau. Quand ils avaient frôlé la mort à trois reprises en quarante-huit heures, elle avait été prête à tout lui avouer. Et puis… Josh était resté !

Elle frappa rageusement du poing contre le meuble en teck. Le choc lui arracha une longue plainte.

« Merde ! Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? »

Elle laissa l'eau couler sur ses mains avant de s'asperger le visage, essayant de balayer ses sentiments ravageurs ainsi que la vague de nausée qui la submergeait. En se retournant rapidement pour saisir une serviette, Beckett cogna sa main contre le verre qui s'écrasa au sol.

Au bruit du verre brisé, Castle se réveilla en sursaut.

« Kate ! Ca va ? demanda-t-il paniqué, en émergeant dans la salle de bains.

Beckett resta figée un instant, une main posée sur la serviette blanche, l'autre suspendue en l'air.

- Castle, qu'est-ce que tu fais ici ?

- J'ai entendu le bruit et j'ai eu peur que tu te sois blessée ! répondit-il en fronçant des sourcils.

Un léger sourire éclaira son visage quand il vit le tee-shirt de Beckett au sol, à côté du verre brisé et sa chemise sur son dos. Le simple fait d'imaginer SA chemise toucher la peau de nue de Beckett déclencha une brusque décharge électrique dans tout son corps.

Kate baissa les yeux sur sa tenue et se sentit rougir. Elle était extrêmement gênée et regrettait sa pulsion stupide.

- Je dois dire que tu es réellement à couper le souffle dans ma chemise, murmura-t-il admiratif.

Le rouge ne fit qu'augmenter sur les joues de Kate Beckett et elle s'empressa de cacher son embarras dans la serviette éponge.

- Castle, peux-tu sortir de là s'il te plaît ? demanda-t-elle la voix étouffée par la serviette.

- Pourquoi ?

- Je te le demande.

- Si je refuse ?

- Je te casse un doigt dans les dix secondes ! menaça-t-elle.

- Noté, répondit-il en riant avant de l'attendre à la sortie de la salle de bains.

« C'est super gênant ! pensa Beckett. C'était le pire scénario qui pouvait arriver et il a fallu que ça arrive ! Castle a déjà un ego surdimensionné et maintenant qu'il m'a vue dans sa chemise, je vais avoir droit à des réflexions toutes les cinq minutes ! Je l'enlève ? Je ne l'enlève pas ? »

Alors qu'elle en était là de ses réflexions, Castle frappa doucement à la porte avant de demander à Beckett s'il pouvait retirer le verre brisé de la salle de bains de peur qu'elle ne se blesse.

Une poignée de papillons se diffusa dans son estomac à la demande attendrissante.

Alors que l'écrivain s'occupait des dégâts mineurs, Beckett retourna rapidement dans sa chambre.

Trop gênée, elle évitait tout contact visuel avec Castle. Elle l'entendit éteindre la lumière de la salle de bains et s'arrêter à la porte de sa chambre.

Paniquée, elle grimpa dans son lit, éteignit la lumière et feignît de s'être assoupie.

Castle jonglait entre contrariété et joie. Il était définitivement heureux que Beckett ait revêtu sa chemise pour dormir, mais anxieux de sa réaction. Il la connaissait, elle risquait de prendre ses distances maintenant.

Il poussa doucement la porte et observa un moment la forme allongée.

Il s'approcha sur la pointe des pieds, totalement incapable de résister à la tentation de l'écouter respirer légèrement.

Beckett l'avait entendu entrer. Elle retenait sa respiration.

« Merde ! pensa-t-elle en s'apercevant qu'elle avait toujours la chemise de l'écrivain sur le dos. »

Heureusement pour elle, la pièce était plongée dans le noir.

En toutes autres occasions, elle aurait menacé Castle, mais elle préféra feindre ne pas l'avoir senti approcher.

Elle sentit sa respiration brusquement se faire plus courte alors que le souffle de l'écrivain caressait légèrement sa joue.

- Bonne nuit Kate, murmura-t-il avant d'embrasser sa tempe. »

Au moment où il ferma la porte, Beckett laissa échapper un long soupir satisfait et sombra dans un sommeil léger.


Une multitude de reviews serait appréciée pour l'écrivain amateur fatigué ;)

a dans 15 jours!