I'm back guys! Pfiou 15 jours en terre stanathan, ça change une vie je vous le dis! Bien que j'ai eu un writer block pendant une semaine et demi, j'ai tout de même réussi à écrire deux chapitres pendant mes vacances. Celui-ci est un bébé chapitre, j'en ai conscience, mais j'aimais bien le thème!
Attention, NE ME SPOILEZ PAS si vous avez vu les sneek peaks du 3x22, je ne les ai pas vus et je ne compte pas les voir! MERCI
enjoy, i still don't own castle.
CHAPITRE 8
« Kate ! Non Kate, s'il te plaît !
Beckett sursauta et se réveilla aussitôt. Elle entendit de nouveau les gémissements paniqués de l'écrivain.
Repoussant la couverture, elle se hâta en direction du salon. La pièce toujours plongée dans le noir, elle prit garde à ne pas se heurter dans les meubles et atteignit enfin le large canapé.
- Kate, reste avec moi, je t'en prie, reste avec moi ! s'écria une nouvelle fois Castle dans son sommeil.
Beckett sentit son cœur se serrer à l'appel angoissé de l'écrivain.
Agenouillée près du canapé, elle lui secoua doucement le bras.
- Castle ! Castle ! chuchota-t-elle.
Elle l'entendit une nouvelle fois crier de désespoir.
- Rick ! Réveille-toi ! ordonna-t-elle.
Enfin il ouvrit les yeux, serrant la manche de Beckett entre ses doigts crispés.
- Kate, souffla-t-il en la voyant agenouillée près de lui.
- Je suis là, le rassura-t-elle en serrant sa main.
- C'est impossible. Je te tenais dans mes bras, dans cette chambre froide et tu étais en train de mourir, balbutia-t-il d'une voix brisée.
- Ce n'était qu'un cauchemar Castle. Je suis bien là maintenant, murmura-t-elle en passant gentiment sa main sur le front de l'écrivain.
Incapable de retenir ses larmes, il les laissa rouler le long de ses joues.
Bouleversée, Kate Beckett assistait pour la première fois à l'effondrement littéral de Castle.
- Shhh Castle, shhh, souffla-t-elle en frottant gentiment son bras.
- Kate, tu ne comprends pas, murmura-t-il, la voix secouée de sanglots.
Elle le fixait la gorge serrée. Son cœur lui hurlait de le prendre dans ses bras et de l'embrasser comme jamais, effaçant par la même occasion, la tristesse et la peur cauchemardesque.
Cependant, son âme lui ordonnait de garder le dessus sur ses émotions c'était trop risqué, bien trop risqué. Elle pourrait perdre pieds, dévaler dans l'inconnu. Kate Beckett contrôlait toujours sa vie, elle ne devait pas sombrer dans ce genre de gouffre effrayant.
Alors, elle se borna à effectuer la seule chose que son âme lui permettait et que son cœur lui murmurait :
- Castle, ça va aller ! Tu nous as sauvés, tu M'AS sauvée, chuchota-t-elle d'une voix rassurante en continuant machinalement à frotter son bras.
- Kate ! Je ne peux pas te perdre, je ne peux pas te perdre, répéta-t-il l'esprit toujours emprunt de visions cauchemardesques.
Sans prévenir, il la prit dans ses bras, la plaqua contre son torse avant d'enfouir son visage dans ses cheveux.
Beckett eut davantage le souffle coupé par la soudaine sensation de fusion que par l'initiative inattendue. Elle s'empressa cependant de le serrer dans ses bras en retour avant de lui murmurer des mots rassurants.
- I know the feeling, avoua-t-elle. Il m'arrive souvent d'avoir si froid que j'ai l'impression d'être de retour dans la chambre froide. Dans mes cauchemars, je te sens mourir à côté de moi.
- Je… je suis désolé, lâcha-t-il bouleversé à son tour par sa confession.
- Tu n'y peux rien, le rassura-t-elle en enfouissant son visage dans le cou de l'écrivain.
Ils restèrent ainsi un long moment, écoutant leurs souffles réguliers.
- Ca va mieux maintenant ? demanda Beckett.
Il comprit qu'il était temps de la lâcher et se retira à contre-cœur.
Alors qu'elle allait se lever du canapé, il la retint par la main.
- Reste… s'il te plaît, murmura-t-il d'une voix implorante.
Elle se mordit automatiquement la lèvre inférieure, anxieuse. C'était dangereux terriblement dangereux… bien plus depuis qu'elle avait serré Castle dans ses bras. Elle s'était sentie si bien, si protégée.
- Je te promets d'être un vrai gentleman, enchaîna-t-il en essayant de détendre l'atmosphère.
Elle lui offrit un mince sourire et accepta finalement de s'allonger près de lui.
Au bout de quelques minutes de silence gênant, elle lui demanda finalement :
- Tu trembles ?
- N- non.
- Menteur !
- Je… je te jure que je n'ai pas froid !
- Je sais. Je connais les tremblements post-cauchemars, révéla-t-elle en se retournant.
Elle se rapprocha et passa un bras autour de la taille de l'écrivain.
L'invitation silencieuse l'enchanta et il s'empressa de la serrer contre lui.
Le cœur de Beckett eut un raté, avant de battre à tout rompre. Elle espérait sincèrement que Castle ne puisse l'entendre, mais en doutait. Elle avait déjà tellement de mal à ne pas laisser ses mains vagabonder sur le corps de l'écrivain.
Castle n'était pas en meilleure posture ! Avoir Beckett si proche de lui l'enivrait dangereusement sentir la douce odeur de cerise se diffuser autour d'eux, lui brouillait l'esprit… ça et la sensation de la poitrine de Beckett contre son torse !
« Gosh Rick ! Prends sur toi ! Elle fait ça pour te rassurer et toi, tu ne penses qu'à la déshabiller ! Tu vaux mieux que ça… correction : ELLE VAUT MIEUX QUE CA ! se blâma-t-il. »
Castle chassa ses pensées fantasmatiques et se concentra à nouveau sur l'instant présent. Il enfouit une nouvelle fois son visage dans les boucles de Kate.
Parcourue de frissons, Beckett sentit une brusque chaleur l'envahir.
Ils restèrent silencieux très longtemps, appréciant secrètement cette nouvelle proximité.
- Merci Katie, souffla Castle d'une voix endormie avant de l'embrasser sur la tempe. »
Complètement surprise par la soudaine appellation affectueuse, Kate Beckett sentit le souffle lui manquer. En dehors de ses parents, personne ne l'avait surnommée « Katie »… jusqu'au murmure involontaire de Castle.
Les papillons explosèrent littéralement dans son estomac, se mêlant aux battements violents de son cœur. Comme des coups de tam-tam frappés sur de la peau tannée, les pulsations offraient un rythme effréné à ses danseurs. Battant gracieusement de leurs ailes chatoyantes, les papillons répétaient encore et toujours leur danse enchantée.
C'est ainsi que Kate Beckett sombra dans les bras de Morphée, parcourue de frissons irrépressibles et d'une sensation de bien-être au simple écho des tam-tams jouant sans cesse leur « Merci Katie » bouleversant.
Dsl pour les fautes.
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