Je vous avais promis un long chapitre, le voici. Remerciez le décalage horaire qui me garde éveillée toute la nuit. Du coup, j'ai écrit le chapitre 10 et 11 également, mais il me faudra un peu de temps pour recopier tout ça. Enfin j'aimerais poster le 10 avant ce soir et la sortie du 3x22.

Je suis trop fière de moi, je résiste aux spoilers!:)

bonne lecture et merci pour les reviews.

btw, j'ai tellement d'inspiration pour cette fanfic que Poisoning Tango est un peu laissée de côté pour l'instant.

Dsl pr les fautes

CHAPITRE 9

Les premières lueurs du jour balayèrent la pièce principale de la suite Marrakech.

Un rayon de soleil dansa sur le visage de Rick Castle, commençant alors lentement à le réveiller.

« Oh mon dieu ! »

Dans la nuit, Beckett avait tellement remué qu'elle était dorénavant allongée de tout son long sur lui.

Mais le pire dans cette situation, pensa l'écrivain, c'était la présence de sa main gauche sous la chemise de Beckett.

« Enfin, techniquement MA chemise, se corrigea-t-il en se remémorant l'image d'une Beckett rougissante, prise en flagrant délit de rapt de vêtements. »

Il rit légèrement à sa propre plaisanterie avant de se concentrer à nouveau sur l'objet de toutes ses pensées.

Il avait inconsciemment posé sa main sur le dos nu de Kate Beckett et n'osait la déplacer de peur de la réveiller. Dieu seul sait ce qu'il allait subir quand elle s'en apercevrait !

Mais pour l'instant, son esprit n'analysait absolument pas le danger, totalement accaparé par les sensations développées à la simple connexion de sa main sur la peau de Beckett.

Il souhaitait plus que tout caresser doucement son dos, mais il savait que l'opération serait risquée.

Alors il déposa seulement la totalité de sa paume sur sa peau, ravi de pouvoir profiter de cet instant.

Il sentit tout à coup Beckett tortiller inconsciemment le bas de son tee-shirt entre ses doigts. L'autre main suspendue au-dessus du sol, elle soupira dans son sommeil avant de poser sa joue gauche sur le torse de Castle.

Il l'observait en souriant, complètement émerveillé par la beauté ineffable de sa muse.

« Elle est vraiment craquante quand elle dort, presque fragile… songea-t-il. »

Il savait pertinemment qu'elle trouvait cette manie « creepy », mais il ne pouvait lutter contre la tentation de la regarder dormir.

Sans prévenir, Beckett remua à nouveau, se redressant sur Castle.

« Oh gosh ! pensa-t-il en sentant le genou de Beckett remonter jusqu'à sa taille et frotter à plusieurs reprises une partie plutôt sensible. »

Sa réaction fut immédiate et totalement incontrôlable malgré toute sa bonne volonté.

Il tenta par tous les moyens de penser à autre chose, mais rien n'y fit.

Son problème ne fit que s'aggraver quand il sentit Beckett frotter son nez contre son tee-shirt et refermer ses doigts sur le tissu.

Sa masse de cheveux lui chatouillait dorénavant les narines, mais il s'employait à ne pas remuer.

A cet instant, il respirait à peine, l'esprit embrumé par les sensations involontaires que Beckett provoquait en lui.

Elle s'étira, soupira et remonta une nouvelle fois son genou.

« Merde ! Merde ! Merde ! Rick, contrôle-toi bon sang ! s'ordonna-t-il »

Trop tard ! Beckett se réveillait déjà et il n'avait pas réussi à freiner sa réaction.

Il essayait de se justifier après tout, il n'y pouvait rien. Elle avait remué au mauvais moment, au mauvais endroit.

Le fait qu'il la désire tant n'arrangeait certes rien à l'affaire.

Les yeux toujours embrumés de sommeil, Beckett se redressa finalement.

Posant instinctivement une main sur le torse de Castle, elle rencontra son regard noir de désir.

- Bonjour, souffla-t-il.

- … !

Elle avait complètement oublié où elle se trouvait. Elle avait tellement bien dormi la nuit dernière.

« Oh non ! Ce n'est pas possible. Comment ai-je pu me retrouver allongée sur Castle ? se demanda-t-elle horrifiée. »

Castle l'observait sans rien dire. L'expression choquée de Kate Beckett lui rappelait cet instant dans l'allée; la première fois où il l'avait embrassée sans prévenir.

Un rayon de soleil balaya le canapé, illuminant le visage de Beckett sur son passage.

Castle céda alors à la tentation dévorante. Il laissa glisser ses doigts dans les boucles emmêlées de Kate et replaça une mèche de cheveux derrière son oreille.

Beckett ne put s'empêcher de fermer les yeux un bref instant quand Castle effleura sa joue.

- Bonjour, balbutia-t-elle finalement en cherchant à se lever.

Soudain, son esprit se mit en route et elle analysa les nouvelles données.

D'abord, elle sentit la main de Castle toujours placée sur le bas de son dos et ensuite…

Elle s'étouffa presque à la découverte d'une autre donnée majeure.

- Castle, ne me dis pas que tu es en train de…

- Ce n'est pas du tout ce que tu crois, se dépêcha-t-il de répondre.

- Pourtant ça m'a bien l'air d'être ce que je crois !

- Ce n'est pas de ma faute, tu n'as pas arrêté de te tortiller comme un ver de terre, objecta-t-il.

- Un ver de terre ? répéta-t-elle sévère.

- Tu sais très bien ce que je veux dire. Ton genou a voyagé à plusieurs reprises au sud de l'Equateur et une chose en entraînant une autre… balbutia-t-il.

- Au sud de l'Equateur ? Tu n'as pas fini de faire des métaphores !

- Je suis écrivain, je n'y peux rien.

- Retire tout de suite ta main de mon dos, ordonna-t-elle en fronçant des sourcils.

- C'est bon Beckett, relax ! Tu devrais être flattée que mon corps réagisse aussi bien à ta simple présence, lâcha-t-il en souriant.

Beckett piqua un fard avant de se lever brusquement.

Elle ressentit immédiatement l'absence de la chaleur corporelle de Castle, mais n'en laissa rien paraître.

- Allez big boy, debout ! commanda-t-elle gentiment.

- Big man Beckett ! Je suis un homme !

- Justement, va voir à la salle de bains si j'y suis et règle ton petit problème, big… man, souffla-t-elle à son oreille avant de mordre sensuellement sa lèvre inférieure.

Castle faillit défaillir au ton suggestif de Beckett.

- You're a tease ! Tu sais que si je t'imagine dans la salle de bains…

- Castle, la ferme ! répondit-elle en plaçant sa main sur sa bouche. Grouille-toi maintenant !

- Bien Madame, répondit-il d'une voix étouffée.

- Ne t'avise plus de m'appeler Madame !

- D'accord ! acquiesça-t-il.

- Tu abdiques si vite ? demanda-t-elle surprise.

- Je préfère t'appeler « ver de terre » plutôt que « Madame », lâcha-t-il en quittant la pièce.

- Castle !

- Moi aussi je suis ravi de partager cette chambre d'hôtel avec toi Kate ! répliqua-t-il en souriant.

- Je te préviens Castle, appelle-moi « ver de terre » rien qu'une autre fois et cette fois, mon genou risque de faire plus de dégâts à tes parties génitales !

- Parce que là tu penses qu'il n'a pas fait de dégâts ?

Beckett se mordit une nouvelle fois la lèvre. Si elle avait été consciente, jamais elle ne se serait frottée à Castle ainsi… à moins qu'elle ne soit saoule… mais être saoule ne fait pas partie d'un degré normal de conscience, n'est-ce pas ? essaya-t-elle de se justifier à ses propres pensées. Enfin, dans ses fantasmes, il est vrai qu'elle…

« Merde mais Kate arrête ça tout de suite ! s'ordonna-t-elle en rougissant. »

- D'accord Kate, je ne t'appellerai plus « ver de terre » mais si tu pouvais te tortiller sur moi de temps à autre, ça me ferrait plaisir, continua de la taquiner Castle en entrant dans la salle de bains.

- Castle, je te jure… s'écria-t-elle en frappant la porte fermée de la paume de sa main.

- Relax Beckett ! On est en semi-vacances…

- Je ne suis pas en vacances ! le coupa-t-elle sévère.

- J'ai dit 'semi-vacances' ! répéta-t-il de l'autre côté de la porte.

- C'est bon, j'abdique, tu m'énerves. Je vais commander le petit déj'. Dépêche-toi en plus, j'ai besoin de la salle de bains.

- Il faut savoir ce que tu veux ! Un problème de cette TAILLE là est dur à gérer, répliqua-t-il en appuyant bien sur le sous-entendu.

Le rouge monta aux joues de Beckett. Elle secoua la tête, énervée de réagir comme une adolescente.

- Prends une douche froide !

- Seulement si tu m'accompagnes !

- Castle, tu m'uses !

Elle n'attendit pas la réponse et retourna dans le salon.


Une vingtaine de minutes plus tard, Castle ressortit frais et dispos de la salle de bains.

Beckett était assise sur le canapé, le regard triste, perdu dans le vague.

- Kate ! s'alarma-t-il en s'asseyant à ses côté.

- Tu te souviens quand tu as rencontré mon instructeur Mike ? souffla-t-elle.

- Bien sûr.

- Il a été assassiné à New-York il y a quelques jours et je viens de parler à mon contact à Los Angeles. Ils viennent tout juste d'interpeller le tueur potentiel.

- C'est pour ça que tu as finalement accepté de m'accompagner ici ? demanda-t-il en comprenant.

Elle se mordit la lèvre, coupable.

- Pourquoi tu ne m'as rien dit ? continua-t-il.

- Tu étais tellement occupé à chercher des universités avec Alexis que je ne voulais pas te déranger avec ça !

- Tu ne me déranges jamais Kate. Hé, regarde-moi, ordonna-t-il gentiment en relevant son menton. Nous sommes partenaires. C'est mon rôle d'être là.

Il serra sa main avant de remettre une boucle rebelle derrière son oreille.

- Merci, murmura-t-elle.

- Always.

A cet instant, il aurait tant voulu l'embrasser, chasser sa peine et lui offrir tout son amour.

Leur moment fut brisé par un coup frappé à la porte.

- J'y vais, annonça Castle en se levant.

Il revint quelques instants plus tard, muni d'un immense plateau.

- Tu as commandé pour un régiment, nota-t-il.

- Je ne savais pas ce que tu voulais.

- Ne t'inquiète pas.

La sonnerie du téléphone retentit et Castle se dépêcha de poser le plateau sur la table avant de décrocher.

Il échangea quelques mots avec son interlocuteur, laissant Beckett seule pendant plusieurs minutes.

- C'était Paula ! Elle veut que nous la retrouvions sur le tournage dans une heure.

- Je ne viendrai pas avec toi, lâcha-t-elle doucement.

- Comment ça ?

- Je dois régler cette affaire d'abord.

Castle savait très bien qu'elle faisait référence au meurtre de son instructeur.

- Je vais venir avec toi, annonça-t-il.

- Non, je veux le faire seule.

- Tu n'es pas obligée de tout assumer seule Kate.

- Je sais, mais cette affaire… je dois la résoudre seule, répondit-elle en se levant.

Castle sentit son cœur se briser légèrement à cette décision. Un bref éclair de douleur traversa ses yeux océan.

- Mais… merci pour la proposition. Je te retrouverai ici dès que possible, ajouta-t-elle voyant qu'elle l'avait blessé.

- Bien, souffla-t-il.

Ils mangèrent en silence, tout deux plongés dans leurs pensées, ne sachant pas comment prouver à l'autre son importance.

Finalement, Beckett fit le premier pas.

- Hé Castle ! l'interpella-t-elle avant qu'il ne sorte.

- Oui, répondit-il en enfilant sa veste.

- Je te jure que je te fais totalement confiance.

- Comment as-tu su ? souffla-t-il surpris.

- Je vous connais beaucoup plus que vous ne le pensez Mr Castle, répliqua-t-elle avec un léger sourire.

Il hocha instinctivement la tête.

- Allez, file ! ordonna-t-elle gentiment.

- Tu m'appelles au moindre problème ?

- Je…

- Promets-le Beckett !

Elle leva les yeux au ciel à l'attitude sérieuse et protectrice de l'écrivain.

- D'accord, je te le promets.

- Hé Beckett ! l'interpella-t-il à son tour, la main posée sur la poignée de la porte d'entrée.

- Hum !

- Merci pour hier soir et encore désolé de t'avoir réveillée.

- Always Castle ! répliqua-t-elle instantanément depuis le salon. »

Toujours penchée au-dessus de la table basse, elle ne l'entendit pas revenir.

Il lui déposa un léger baiser sur la joue avant de quitter la pièce, laissant derrière lui une Beckett choquée et rougissante.


Guimauve power quand tu nous tiens!

Une review en contrepartie de mes longues heures d'insomnie!;)