OK dernier chapitre avant le Castle de ce soir. J'ai tout donné là :)

Si et je dis bien SI il y a des similitudes entre ce chapitre et l'un des sneak peeks, je ne veux pas savoir où il est placé, merci. J'aimerais vraiment avoir eu une nouvelle connexion castlelienne comme la fois entre ma fic Under the Heat et la chambre froide du 3x17!XD

on m'a demandé ce que "you're such a tease" voulait dire, je sais pas vraiment comment le traduire mais au plus proche, j'opterais pour "tu es vraiment une allumeuse".

Merci pour toutes les reviews. COntinuez comme ça, ça me motive. J'ai bientôt fini le chapitre 11 (manque quelques trucs)

Pour tous ceux qui ne sont pas inscrits sur le site et à qui je ne peux répondre, sachez que j'apprécie beaucoup vos commentaires.

JE VOULAIS VOUS PREVENIR QUIL Y AURA DEUX VERSIONS POUR LE PROCHAIN CHAPITRE. LE VERITABLE CHAPITRE 11 SERA PLACE M ET JE LE MODIFIERAI EN T POUR CEUX QUI NE SOUHAITENT PAS LIRE DU M. AINSI, VOUS AUREZ LE CHAPITRE SOFT ICI ET LE CHAPITRE PLUS HOT SERA SUREMENT PLACE SOUS LE TITRE DE "FACT MEETS FICTION: VERSION M" DONC RESTEZ ATTENTIF!:)

Bonne lecture et happy castle day ;)

merci à Sarah pr la relec et le "no way"! priceless

CHAPITRE 10

Quand Castle referma la porte de la chambre d'hôtel ce soir-là, il sentit directement que quelque chose n'allait pas.

- Beckett ! appela-t-il.

Aucune réponse.

Il avait essayé de la joindre toute la journée… sans succès.

Il frappa doucement à la porte de la chambre à coucher.

- Kate, murmura-t-il en entrant.

La pièce était plongée dans le noir, mais il pouvait distinguer sa muse recroquevillée sur son lit.

Elle portait son leggings et son large tee-shirt mauve.

- Kate, chuchota-t-il en s'asseyant au bord du lit. Il lui releva le menton, la forçant à le regarder. Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?

- Voulais pas.

- Tu aurais dû, j'ai essayé de te joindre toute la journée sans succès. Je me suis fait du souci pour toi.

- Désolée.

- Viens par là, ordonna-t-il en la redressant.

Sans attendre son accord, il la prit dans ses bras.

Elle avait tant envie de pleurer, mais elle devait être plus forte. Elle était toujours plus forte. Elle fronça les sourcils, ravala ses larmes et se contenta de poser sa tête sur l'épaule de Castle.

- Le tueur a avoué, souffla-t-elle.

- Et ?

- Je l'ai moi-même interrogé.

- Je savais que tu le ferais. Tu es forte Kate. Tu m'as toujours tellement impressionné, avoua-t-il dans un murmure.

S'il continuait ainsi, elle allait céder et pleurer. Heureusement, il choisit de la relâcher à cet instant et se leva. La chaleur de Castle lui manqua immédiatement.

- Tu m'as dit que tu me faisais confiance, souffla-t-il. C'est le moment de le prouver.

Elle se mordit la lèvre, mais acquiesça en silence, glissant sa main dans la sienne avant de se lever du lit.

Tenant dorénavant Kate par la main, il se dirigea vers la salle de bains.

- Assieds-toi ici, demanda-t-il gentiment en pointant la deuxième marche de l'escaliers menant à la baignoire.

Elle obtempéra sans rien dire, mais au fond d'elle-même, elle détestait être si dépendante.

Castle saisit un gant de toilettes propre sur l'étagère, le passa sous l'eau avant de l'essorer. Il remplit ensuite un verre d'eau fraîche et le posa près du lavabo. Beckett observait le manège, confuse. Le regardant faire, elle ne put s'empêcher d'admirer son torse musclé à travers sa chemise, ses mains larges, son visage et ses yeux… Mon Dieu, ses yeux ! Elle avait l'impression de fondre littéralement à chaque fois qu'il posait ses iris azurs sur elle… surtout quand il lui offrait un de ses regards pleins de compassion, d'affection et de tendresse. Quand il posa les yeux sur Kate Beckett, Castle la gratifia justement d'un de ces regards.

- Bois ça, ordonna-t-il en lui tendant le verre.

Elle but plusieurs gorgées avant de lui rendre le verre sans rien dire. Elle laissa à nouveau son esprit vagabonder dans la tristesse et la mélancolie. Elle ne pouvait pas croire que Mike, son instructeur et son réel premier amour, soit mort. Il l'avait aidée à remonter la pente à la mort de sa mère en lui offrant toute l'instruction nécessaire pour devenir un jour détective et résoudre le meurtre de Johanna. La mort de Mike la faisait terriblement souffrir, surtout parce qu'elle lui arrachait sans ménagement une part de son passé, une pièce majeure qui reliait sa vie au meurtre de sa mère.

Complètement plongée dans ses pensées, elle ne prêta pas attention aux gestes de Castle jusqu'à ce qu'elle sente la main de l'écrivain sur sa joue.

Elle releva la tête et le fixa en silence. Castle passa délicatement le gant humide sur son visage, essuyant les sillons salés de ses larmes et les traces de maquillage noir.

Beckett sentit son cœur se serrer et les sanglots obstruer à nouveau sa trachée. Pourquoi devait-il être si gentil, si intentionné pour elle ?

Repensant un bref instant au meurtre de son instructeur, elle se dit qu'elle aussi pourrait mourir ainsi… sans prévenir. Son métier était dangereux après tout, elle le savait. Elle regretterait plusieurs choses s'il lui arrivait de mourir : d'abord, de ne pas avoir résolu le meurtre de sa mère, ensuite…

Elle releva une nouvelle fois la tête et observa Castle rincer le gant.

Il était si prévenant, si protecteur avec elle un véritable partenaire. Il avait toujours été là pour elle, dans les bons et les mauvais moments. Elle se mordit la lèvre un instant, hésitante. Elle en était sûre, il le ferait pour elle… il lui ferait oublier maintenant.

Alors elle se releva, referma les doigts sur la chemise de l'écrivain et le força à se retourner.

Totalement plongé dans son travail et ses pensées, Castle n'avait absolument pas entendu Beckett bouger. Il la fixait dorénavant, inquiet du regard qu'elle lui offrait et de sa lèvre tremblante.

- Kate, s'alarma-t-il.

Elle ne lui laissa pas le temps de poursuivre, saisit le devant de sa chemise entre ses mains et déposa un léger et timide baiser sur ses lèvres.

L'air quitta immédiatement les poumons de Richard Castle. Beckett avait le pouvoir par un simple effleurement des lèvres, de lui couper le souffle littéralement.

Elle lui offrit un faible sourire, les yeux toujours emplis de tristesse. Elle s'approcha une nouvelle fois et plaqua avec plus de force ses lèvres contre les siennes.

Enfin Castle réagit au baiser; elle l'avait tellement pris de court qu'il lui avait fallu plusieurs secondes pour enregistrer les évènements.

Beckett joua de toute sa sensualité dans ce baiser, mordillant les lèvres de Castle avant de le supplier silencieusement de lui accorder un meilleur accès.

Complètement submergé par les assauts de Beckett, Castle ne put résister longtemps. Il l'agrippa fermement par la taille et la plaqua contre la porte de la salle de bains. Kate gémit au brusque mouvement et en profita pour approfondir leur baiser, engageant leurs langues dans un balai des plus enivrants.

Castle ne pouvait se satisfaire de l'envie de la tester. Il sentit la passion l'enflammer et n'analysait plus qu'une chose il voulait Kate Beckett et il allait répondre à leur désir grandissant maintenant.

Il laissa ses lèvres caresser doucement sa mâchoire et s'arrêter au niveau du grain de beauté. Ce petit point au coin de sa joue qu'il avait tant de fois souhaité embrasser. Au moment où ses lèvres entrèrent en contact avec ce fameux grain de beauté, Beckett émit un long soupir de plaisir. L'entendre gémir était grisant… il voulait plus que tout l'écouter encore soupirer sous ses assauts. Alors il descendit le long de sa mâchoire avant de parsemer son cou de légers baisers. Alternant entre mordillements et assauts plus sauvages, Castle la rendait complètement folle. Elle avait visé juste il lui faisait totalement oublier sa tristesse et la douleur du moment. Malgré toute sa volonté, elle n'arrivait pas à cesser ses gémissements de plaisir. Personne n'avait jamais été capable de la faire gémir à ce point rien qu'en embrassant son cou.

Son corps s'enflamma quand elle sentit les lèvres de Castle se refermer sur son lobe droit. Elle tenta de déboutonner la chemise de l'écrivain, mais ses mains tremblantes ne semblaient pas vouloir coopérer. Frustrée, elle arracha littéralement les deux pants, laissant les boutons se disperser un peu partout dans la pièce.

Oh oui, elle le voulait ! Enfin, elle pouvait toucher la peau de Castle, comme elle l'avait tant de fois fantasmé.

L'écrivain grogna sous les caresses de Beckett. Entrelaçant ses doigts aux siens, il la plaqua davantage contre la porte, laissant sa deuxième main courir sous le tee-shirt de la détective.

Les doigts de Beckett se perdirent dans ses cheveux au moment où il embrassait à nouveau son grain de beauté. Il fut gratifié d'un long gémissement et, complètement enivré par sa muse, il regagna ses lèvres avant de les ravager à nouveau dans un long baiser passionné.

Beckett ne brisa leur baiser que pour prendre le temps de retirer son long tee-shirt mauve. Le fin tissu dégringola sur le sol, laissant place à un soutien-gorge en dentelles blanches. Beckett rencontra un instant le regard noir de désir de l'écrivain. Son cœur se mit à battre de plus en plus vite. Ne souhaitant pas laisser ses sentiments prendre le dessus, elle préféra s'enfuir une nouvelle fois dans cette vague de désir charnel. Elle laissa glisser ses mains sous les bras de Castle et le plaqua contre elle.

L'invitation était tellement claire qu'il ne fallut pas plus de deux secondes à l'écrivain pour parsemer de baisers l'épaule nue de Beckett.

Sans plus attendre, Kate s'attaqua à la boucle de ceinture de Castle.

C'est à cet instant qu'il eut un éclair de lucidité. Il fallait qu'il arrête tout de suite même si ni son cœur, ni Junior n'étaient très coopératifs. Cependant, pour une fois, Castle écouta son âme. Beckett ne lui aurait jamais sauté dessus si elle n'avait pas été complètement désespérée.

- Kate, hm, Kate, stop, se força-t-il à articuler contre ses lèvres.

Il essaya de la repousser gentiment mais elle semblait avoir d'autres intentions.

Elle le transporta une nouvelle fois dans un baiser hot et grisant, laissant courir sa langue sur ses lèvres avant de lui embrumer la totalité de l'esprit. Quand il sentit les doigts de Beckett s'activer sur son bouton de jeans, il s'ordonna d'arrêter sur le champ et de ne pas céder cette fois. La décision était extrêmement difficile à mettre en pratique, mais il le devait.

- Kate, arrête, stop ! ordonna-t-il doucement en refermant ses mains sur les poignets de Beckett.

Elle le regarda, un éclair de douleur traversant ses grands yeux verts.

- Tu ne veux pas de moi ? demanda-t-elle blessée.

- Bien sûr que si, ça n'a rien à voir…

- Je ne suis pas assez bien pour toi c'est ça ! Je ne suis pas une de ces fans hystériques, blondes platines ! Mes seins ne sont pas assez bien pour toi, il t'en faut des siliconés ! s'écria-t-elle.

- Ne dis pas n'importe quoi. Tu es parfaite et je ne veux…

- Quoi Castle ? Ben vas-y, va te taper Nathalie Rhodes et toutes les maquilleuses du tournage ! De toute façon, c'est ce que tu fais le mieux ! Vas-y ! Elles te tendent toutes les bras !

- Kate, ça suffit ! Tu dis n'importe quoi ! Tu sais très bien que je me fous complètement de Nathalie Rhodes, des maquilleuses, des blondes hystériques !

- Mais bien sûr Castle ! Ca se voit ! répondit-elle sarcastique. Tu viens juste de me ridiculiser à l'instant en me repoussant.

- J'ai eu de bonnes raisons de le faire Kate et crois-moi, je ne le voulais pas. Mais je ne veux pas que tu utilises cet instant pour oublier momentanément ta douleur.

- Bien sûr Castle ! Je suis certaine que tu n'as fait que prétendre… depuis le début tu prétends te soucier de moi alors que c'est faux. Et maintenant que je t'offre la possibilité d'accomplir le seul acte pour lequel tu es resté, tu me repousses ! hurla-t-elle folle de rage.

- Je t'interdis de dire ça Beckett ! C'est faux, archi-faux et tu le sais ! Tu m'importes vraiment et non, je ne cherche pas à te mettre dans mon lit ! Tu es beaucoup trop importante pour moi et coucher avec toi n'est pas mon but ultime, répondit-il en colère.

- Ah oui et quel est ton but ultime ? répéta Beckett sarcastique.

Castle savait pertinemment que le moment n'était absolument pas approprié pour lui révéler ses sentiments, surtout quand elle sortait des propos aussi incohérents que ceux-là.

- Kate, je ne veux pas que notre première fois soit juste un moyen pour toi de panser tes blessures, avoua finalement Castle.

- Si tu penses qu'il y aura d'autres fois Castle, tu rêves ! Ramasse ta chemise et dégage !

- Ce que tu peux être bornée Kate, ce n'est pas croyable !

- Sors Castle ! Sors ! Sors ! Sors ! répéta-t-elle en le poussant dehors.

Elle claqua la porte derrière elle et s'effondra contre le mur. Elle se sentait misérable; elle avait été affreuse avec Castle. Elle n'avait pas pensé un seul mot qu'elle lui avait lâchement envoyé au visage. Elle était si en colère de la mort de son instructeur, du rejet justifié de Castle qu'elle lui avait fait subir tout son désarroi, toute sa tristesse, toute sa souffrance.


Castle était extrêmement blessé par les paroles de Beckett, mais après quelques minutes de réflexion, il comprit que c'était le désespoir et non Kate qui parlait.

Il ouvrit alors doucement la porte et s'assit à côté de sa muse. Elle baissait les yeux, honteuse de son attitude, incapable de croiser son regard.

- Viens par ici Kate, ça va aller, souffla-t-il en passant son bras autour de ses épaules.

Il la rapprocha de lui et plaça son menton sur ses cheveux.

- Toi aussi tu as le droit de craquer Kate. Pleure.

La multitude d'émotions, d'évènements et de surmenage eurent raison de Beckett. Pour la première fois, elle explosa littéralement en sanglots sous le regard de Castle. Il la serra davantage dans ses bras, caressant doucement ses cheveux et lui murmurant des mots rassurants.

Elle inondait complètement son torse nu de ses larmes salées, mais il s'en moquait catégoriquement.

- Je suis désolée, balbutia-t-elle entre deux sanglots. Je t'ai traité comme un moins que rien. Je suis vraiment une salo…

- Jamais ! Jamais je ne veux entendre ce mot te qualifier Kate ! la coupa-t-il sévère.

Elle ne répondit rien, mais laissa glisser ses mains autour du cou de Castle avant de pleurer à nouveau.

Après de longues minutes, éreintée par le flot de larmes et d'émotions, Beckett commença doucement à se calmer. Bercée par les légers cercles que Castle dessinait au bas de son dos nu, elle s'assoupit.

Sentant sa respiration se faire plus régulière, l'écrivain ramassa le tee-shirt près de lui, souleva la détective et la porta jusqu'à la chambre à coucher.

Il enfila doucement le fin tissu sur les épaules de Beckett, repoussa une de ses boucles rebelles et lui souhaita bonne nuit.

Elle le retint par la main :

- Reste… s'il te plaît ! souffla-t-elle d'une voix implorante, faisant parfaitement écho à sa propre demande de la veille.

Incapable de résister au ton de sa voix, il acquiesça. Il retira son jean avant de se faufiler sous les draps.

- Castle, commença Beckett d'une voix timide. Je sais qu'après tout ce que je t'ai dit, tu vas sûrement refuser, mais… tu voudrais bien me serrer dans tes bras ?

- C'est bon Kate, je sais que tu ne voulais pas dire ça, répondit-il en passant son bras autour de sa taille.

- Je ne pensais pas un seul mot horrible que je t'ai dit, je te le jure. Je suis vraiment, vraiment désolée, souffla-t-elle en enlaçant automatiquement ses doigts aux siens.

- Je sais.

- Merci.

- De quoi ?

- De… m'avoir respectée ! Tu ne sais pas ce que ça représente pour moi, murmura-t-elle d'une voix faible.

- Always Kate, répondit-il sincère.

Au son de LEUR mot, Beckett se rapprocha de Castle, collant son dos contre son torse nu.

- Bonne nuit Castle, chuchota-t-elle d'une voix endormie.

Elle laissa la main de l'écrivain se poser instinctivement sur son ventre et la recouvrit de la sienne.

- Bonne nuit Kate, souffla-t-il en plaçant un léger baiser derrière son oreille. »

Décidément, il avait fait le bon choix et était ravi de s'être arrêté à temps. Le résultat de sa décision n'avait pas de prix !


Alors? ^^'