Je n'ai vraiment pas été longue pour écrire la suite cette fois! bien sûr ce petit chapitre T ne vaut pas le chapitre M selon moi... si vous vous arrêtez à celui-là, vous louperez tout le makeout, mais après c'est comme vous voulez, je ne juge pas!;)

bonne lecture

all mistakes are mine!

ps: je ne connais bien sûr pas les mensurations de Stana Katic, j'ai juste deviné approximativement.

Plus j'emprunte les paroles qu'échangent castle et beckett dans la saison 1 lors de cette enquête sur la femme congelée!;)


CHAPITRE 16

« Puis-je vous aider Monsieur ? demanda la vendeuse en s'approchant de Castle.

- J'ai besoin de vous pour une petite mission secrète. Je recherche un ensemble pour ma femme.

- Bien sûr ! Quel genre d'ensemble souhaitez-vous ?

- Plutôt sexy et rouge, répondit-il en lui offrant son plus beau sourire.

- Je vois tout à fait, répondit la vendeuse en souriant également.

- Je peux vous montrer plusieurs modèles. Nous avons celui-ci ou encore celui-là, présenta la vendeuse en pointant plusieurs pièces du doigt.

L'écrivain laissa son regard se perdre sur les présentoirs. Imaginer Kate Beckett dans chacune de ces tenues emporta l'écrivain dans l'une de ses nombreuses contrées fantasmatiques.

- C'est définitivement celui-ci que je veux, l'arrêta net Castle en regardant un ensemble rouge à dentelles.

Après cette session dans la salle des costumes, l'écrivain ne pouvait qu'espérer défaire avec les dents, les petits nœuds qui retenaient les deux côtés de la culotte. Quant au soutien-gorge, il se voyait déjà embrasser le petit nœud de tissu juste au centre.

- Monsieur ? l'appela la vendeuse.

- Hm.

- J'aurais besoin de connaître la taille de votre femme pour vous fournir le bon modèle.

- Oh oui bien sûr, répondit-il. Un 38 pour le bas et un 85 C pour le haut.

Après trois ans d'observation intensive, Richard Castle avait bien sûr réussi à déterminer avec exactitude les mensurations parfaites de Kate Beckett.

La vendeuse chercha parmi les quelques modèles présents dans le magasin.

- Veuillez m'excuser un instant. Les tailles que vous souhaitez ne sont plus en rayon. Je vais voir dans la réserve si elles sont disponibles dans ce modèle, le prévint la vendeuse avant de se diriger au fond du magasin.

Dès qu'elle eut franchi la porte réservée au personnel, Castle tourna la tête vers la caisse.

« Parfait ! pensa-t-il en voyant la deuxième vendeuse penchée au-dessus d'un cahier. »

Sans être vu, il choisit un maillot de bain couleur chaire et se précipita jusqu'aux cabines.

En quelques secondes, il repéra la cabine de Beckett. Sans un bruit, il laissa glisser le maillot de bain par-dessus la porte.

- Oh merci, mais je vous assure que ça va, j'ai vraiment tout ce qu'il faut, lui parvint la voix de Beckett.

Kate ajusta le haut de son ensemble en dentelle bleue marine avant de se retourner vers la glace. Elle pouvait voir derrière elle, une main agiter le maillot de bain.

« Bon sang, mais elle est vraiment lourde cette vendeuse ! songea-t-elle énervée. »

Sans réfléchir, elle saisit le maillot de bain dans ses mains avant d'ouvrir d'un seul coup la porte et de se retrouver nez à nez avec Castle.

Il lui fallut une poignée de secondes pour analyser la situation et surtout la tenue légère qu'elle portait. Elle referma violemment la porte au nez d'un écrivain plus que choqué.

Castle n'en revenait toujours pas de la chance inespérée qu'il avait eu : voir pendant quelques secondes Katherine Beckett en sous-vêtements. Sans compter que la couleur bleu marine était l'une de ses favorites et que l'ensemble en dentelle rendait Kate encore plus sexy.

De l'autre côté de la porte, Beckett sentait son cœur s'emballer. Savoir qu'elle s'était tenue en sous-vêtements en face de l'écrivain ne fit qu'augmenter ses rougissements et ses palpitations ; un air d'adolescence et de premiers béguins. Elle put entendre le soudain « whoa » de Rick et elle sourit. Elle sentait encore les yeux noircis de l'écrivain posés sur elle. Une nouvelle vague de chaleur se diffusa en elle et sentant ses jambes flageoler, elle s'assit quelques instants. Comment d'un simple regard, Castle pouvait-il la liquéfier totalement ? Elle résista au désir maintenant intense, d'ouvrir la porte et de l'attirer dans la cabine avec elle. Le souvenir de ses lèvres sur sa peau brûlante et de ses mains caressant son corps ne fit qu'augmenter son addiction. En quelques jours, elle avait perdu toute la retenue qu'elle avait réussi à maintenir pendant trois ans. Elle se releva finalement, ramassa la pièce de tissu au sol et décida de l'essayer. Se regardant dans le miroir, elle trouva tout à fait à son goût le maillot de bain choisi par Castle. Comment pouvait-il la connaître aussi bien ? se demanda-t-elle.

- Monsieur ? entendit-elle. Voici le modèle que vous m'avez demandé. Puis-je vous conseiller autre chose ? demanda la vendeuse.

- Non, ça ira. En vérité j'attends que ma femme essaye son maillot de bain, répondit Castle le plus sérieusement possible.

Manquant de tomber à cette annonce, Beckett se tapa le petit doigt de pied contre la chaise.

-Aïe ! Bordel ! jura-t-elle en se pinçant les lèvres sous la soudaine vague de douleur.

- Madame, vous allez bien ? s'inquiéta la vendeuse.

- Kate, tu n'as rien ? demanda en même temps l'écrivain.

- N… non, répondit-elle.

- Tu veux que je vienne voir ? risqua Castle taquin.

- Rick, si tu poses un pied dans cette cabine, je te jure…

- Ok, j'ai saisi, l'interrompit-il en souriant.

- Oh, je ne savais que Madame et vous étiez mariés, répliqua la vendeuse en hochant doucement la tête.

- Depuis peu !

Il savait pertinemment que Beckett pouvait entendre, mais le goût du risque et du jeu l'emporta sur le bon sens.

- Oh je vois pourquoi vous avez opté pour cette tenue sexy, souffla la vendeuse à l'oreille de l'écrivain.

Il lui offrit un sourire complice avant de lui assurer qu'il n'avait besoin de rien.

De l'autre côté de la porte, Beckett fulminait.

« Oh gosh, vient-il juste de prétendre être mon mari ? songea-t-elle paniquée. » Le souvenir de la déclaration involontaire de l'écrivain quelques heures plus tôt et ce regard rempli d'émerveillement qu'il lui offrait à chaque fois, lui revinrent en mémoire.

« Je ne suis pas prête pour ça ! Ca va trop vite, beaucoup trop vite ! ».

- Beckett ? risqua Castle. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, mais c'était la seule solution pour que la vendeuse me laisse près de ta cabine.

- We are not married !

- Relax, it's just pretend !

- Ok, if we are married, I want to divorce !

- J'ai vraiment une impression de déjà-vu ! répondit Castle. Et puis, je suis à l'extérieur de la cabine alors relax !

- Je ne pense pas t'avoir invité ! J'ai été très claire tout à l'heure quand je t'ai demandé de m'attendre dehors ! répliqua-t-elle durement.

- Mais c'est de ta faute aussi ! Tu m'as trop allumé par texto !

Elle ne put s'empêcher de sourire en entendant le ton offusqué de l'écrivain.

« Girl, il n'a pas tort ! Tu l'as chauffé, tu assumes ! Et ne nie pas vouloir t'envoyer en l'air avec Writer Boy depuis le premier jour ! résonna la voix de Lanie dans la tête de Beckett. »

Kate secoua la tête pour chasser la voix importune.

- C'est bon Castle, tu es pardonné, annonça-t-elle en boutonnant son pantalon.

- C'est vrai ?

- Oui.

- Ca veut dire que j'ai le droit de jeter un coup d'œil…

- Là tu pousses !

- D'accord.

« Poussait-il vraiment ? se demanda Kate. » Elle jonglait entre la peur de ses sentiments et le gouffre abyssal de son désir pour l'écrivain. Maintenant qu'ils étaient revenus sur le terrain familier du jeu et des sous-entendus, Beckett décida d'oublier momentanément ses craintes et se lança sans plus réfléchir dans leur registre favori.

- Castle ?

- Oui.

- Où est la vendeuse ? souffla-t-elle derrière la porte.

L'écrivain arqua un sourcil avant de laisser son regard scanner la totalité du magasin.

- L'une est toujours penchée au-dessus de la caisse et l'autre conseille une cliente, pourquoi ? Si tu as besoin d'autre chose, je me ferrais un plaisir d'aller te le…

Beckett ne lui laissa pas le temps de terminer. Elle ouvrit brusquement la porte, l'attrapa par la chemise et l'attira dans la cabine.

- Kate, murmura Castle en laissant ses yeux se perdre sur la poitrine de sa partenaire.

- Chut, ordonna-t-elle à voix basse.

L'adrénaline ne fit qu'augmenter son désir et elle plaqua ses lèvres sur celles de l'écrivain. Elle joua lascivement avec l'un des boutons de chemise de Castle avant d'approfondir leur baiser.

Rick était incapable de résister à l'envie de la toucher. Elle ne l'avait pas invité à entrer, mais l'avait carrément tiré de force à l'intérieur de la cabine.

« Si c'est sa façon de m'engueuler pour ce petit mensonge, je devrais prétendre être son mari plus souvent, songea-t-il en laissant ses doigts caresser le dos nu de la détective. »

Beckett gémit au contact et l'attira plus près d'elle jusqu'à sentir le torse de l'écrivain coller à sa poitrine. Alors que Castle tentait de prendre l'avantage sur leur baiser, Kate le poussa sur la chaise et l'obligea à s'asseoir. Sans briser leur énième baiser, elle s'installa à califourchon sur ses jambes. Rick jouait d'une main avec les fermoirs du soutien-gorge marron foncé de Beckett. Il plaça l'autre sur la hanche gauche de la détective, l'attirant près de lui.

Le carillon de la porte indiquait l'entrée d'une nouvelle cliente et la fin du make-out pour Castle et Beckett. Tirés de leur moment par le bruit soudain, ils échangèrent de légers baisers. Rougissante, Kate rattacha rapidement son soutien-gorge avant de remettre son tee-shirt. Elle évita tout contact visuel avec l'écrivain et passa ses doigts dans ses cheveux, se recoiffant rapidement. Castle ramassa sa veste et l'ensemble en dentelles rouge qu'il voulait offrir à Beckett. Il la regarda regrouper les vêtements un sourire aux lèvres.

Lui saisissant le poignet, il l'attira vers lui avant d'embrasser longuement le grain de beauté sur sa joue. Beckett ferma les yeux quand les lèvres de Castle entrèrent en contact avec sa peau et elle laissa ses doigts glisser dans les cheveux de l'écrivain.

« Mon dieu ! Il me rend totalement folle, songea-t-elle. »

Il déposa un dernier baiser sur le bout de son nez en lui offrant son plus beau sourire. Elle fondit littéralement sous son regard et aperçut plusieurs couple de papillons battre des ailes autour d'elle.

Castle passa la tête par la porte, vérifia qu'aucune des vendeuses ne regardait dans leur direction et sortit l'air de rien. Seule les plissures sur le devant de sa chemise pouvait indiquer que Kate Beckett avait refermé ses longs doigts sur le tissu.

Arrivant près de la caisse, il attendit patiemment que la vendeuse ait terminé d'encaisser la cliente précédente avant de poser l'ensemble sur le comptoir.

- Votre femme a-t-elle fait son choix ? demanda la jeune femme.

- Oui, oui, elle ne va pas tarder.

- Voulez-vous un paquet cadeau ?

- Non ça ira, donnez-moi juste un sac, répondit Castle en lançant des regards discrets en direction des cabines.

- Je vous remercie Monsieur, passez une bonne journée ! lui souhaita la vendeuse en lui tendant son sac.

- Ma femme est très indépendante et elle refusera certainement que je paie pour ses achats, annonça Castle en sortant plusieurs billets de cent dollars de son portefeuille. Prétextez débiter sa carte bancaire, mais n'en faites rien. Pour votre coopération, gardez la monnaie sur le total !

- Merci Monsieur.

- J'y vais ou elle va se douter de quelque chose. Au revoir et merci.

- Au revoir Monsieur !

Castle se hâta de sortir et rangea le sac dans la Ferrari avant que Beckett ne s'en aperçoive.

Dix minutes plus tard, Kate sortait à son tour.

- Bien, hum, il ne nous reste plus que la tenue de soirée à trouver ! annonça-t-elle.

- Je me suis déjà occupé de tout pendant ta séance d'essayage.

- Tu veux dire avant que tu ne me rejoignes !

- La livraison est prévue à l'hôtel, aux environs de 19h00.

- 18h45 ! s'exclama Beckett en regardant sa montre. C'est de ta faute si on arrive en retard à la réception.

- Hé tu es injuste, c'est toi qui m'a traîné dans la cabine !

- C'est toi qui m'a rejoint !

- Avoue qu'un make-out dans une cabine de Victoria Secret était nouveau pour toi.

- Parce que pour toi non ?

- Si ! J'étais totalement v-i-e-r-g-e de ce genre de lieu, souffla-t-il à son oreille la faisant frissonner.

- Si tu continues, tu n'auras plus rien !

- Quoi ? Je n'aurai plus le droit à une visite ? s'étouffa-t-il.

- Seulement si tu es sage pendant tout le repas.

- Ca va être difficile, mais pari tenu, répondit-il.

- Bien ! répliqua-t-elle en démarrant.

- Heureusement qu'on était dans ce magasin pour notre petit make-out, lâcha Castle au bout d'un moment.

- Pourquoi ?

- Parce que Victoria sait garder un Secret !

Beckett leva les yeux au ciel, blasée par le jeu de mots. Elle frappa légèrement le bras de l'écrivain.

- Tu n'es jamais fatigué ! nota-t-elle à l'attitude enfantine de Castle.

- Oh non ! Je peux te le prouver ce soir ! répondit-il les yeux pétillant de malice.

- J'ai foncé droit dans celle-là, n'est-ce pas ! répliqua-t-elle en secouant la tête.

- Parfaitement Mademoiselle Katic !

- C'est Beckett, Castle ! Ne recommence pas avec ces fausses identités !

- Bien Madame, obéit-il. »

Elle leva une nouvelle fois les yeux au ciel et il ne put s'empêcher de rire. Il l'embrassa sur la joue avant de tourner la tête vers la vitre et de profiter de la descente du soleil sur Los Angeles.

Surprise par ce geste tendre et si spontané, Beckett posa ses grands yeux verts sur l'écrivain en souriant.


Je vous avoue que j'attends un peu plus de reviews que pour le chapitre précédent... s'il vous plaît!je vois plein de gens qui mettent cette histoire en alert sans reviewer, ça vous prend quoi...deux minutes au plus et si vous appréciez mon travail( ou pas dailleurs) j'aimerais le savoir!merci

le chapitre M arrive bientôt dans l'habituel Fact Meets Fiction: version M

a la prochaine!