Alors... Voici le deuxième chapitre de cette fiction. Une nouvelle fois, je tiens à préciser, même si tout le monde s'en doute, que l'univers appartient à JKR, malheureusement. Je remercie aussi grandement Malicia Lupin pour son aide.

Un autre tout grand merci dédié à NCycy et Kira1726 pour avoir ajoutté cette fiction à leur favoris, à Charlene100105, Lady Ellea Midnight, raz-hal-ghoul, Moehrel, Hideaki Sama et Elfia pour avoir ajoutté cette fiction à leurs alertes, et un merci tout particulier pour sa review qui m'a vraiment réconforté à Hideaki Sama.


Chapitre 01 : L'attaque

Le jour de l'anniversaire de Félicie, il se produit un évènement extraordinaire. D'un coup, alors qu'elle soufflait ses bougies pour son onzième anniversaire, les murs tremblèrent. Rapidement, ils comprirent ce qu'il se passait. Mais ils n'avaient assez de temps. Il leur fallait allumer un feu pour pouvoir partir. Patrick, qui avait enfin fini ses dernières recherches sur les magicocytes, et réussi à recréer des cellules génératrices de magicocytes, dont il avait trouvé l'emplacement dans le poignet de la main directrice, commença par les enfermer dans un coffre de fabrication gobeline. Ainsi l'ennemi ne pourrait les utiliser. Puis, alors que les deux enfants et Béatrice faisaient rapidement un feu, il se prépara à accueillir l'ennemi. Il devait gagner du temps. Il répandit de l'alcool à bruler devant la porte d'entrée, de façon à ce qu'il s'écoule dans le jardin. Il remercia la merveilleuse idée qu'ils avaient eu de faire une entrée légèrement en pente afin que l'eau des chaussures sales se répande dans tout le jardin, il y versa plusieurs litres d'alcool à bruler. Il sentit rapidement la maison entière trembler plus fort, signe qu'il n'y avait plus de protections. Il attendit que l'ennemi soit arrivé au milieu de la pelouse. Puis, il prit un Zippo, et l'ayant allumé, le jeta dans la flaque d'alcool. Une flamme jaillit immédiatement. Un cri de douleur, suivit immédiatement par un double crac, l'avertit que l'ennemi avait fait retraite. Il savait que les aurors étaient déjà en route, et qu'un détachement de l'armée faisait son chemin. D'ici quelques minutes, les rapides avions moldus les survoleraient et ils seraient saufs. Par la nature de ses recherches, Patrick avait en effet reçu la protection de l'armée belge. Ce n'était qu'une question de temps. Poussé par un instinct de survie, il sauta au sol lorsqu'il entendit une voix murmurer doucement « Avada Kedavra ».

Il eut un instant le rapide questionnement de qui pouvait être assez fou que pour jeter le sort de mort de sang-froid. Avant de se rendre compte que la lourde porte blindée n'était plus. Il s'enfuit aussitôt, laissant des traces d'alcool en exprès en direction de l'incinérateur à papier qui avait été installé chez lui afin de maintenir ses recherches secrètes. Il vit l'ennemi s'y diriger, alors que lui se trouvait dans le salon. Dès que le mage noir s'y fut entièrement engagé, il referma la lourde porte et mit en place les champs anti-transplannage de secours qu'avait créés Dumbledore, avant de rallumer l'incinérateur. Un bruit et un CRAC bruyant lui prouvèrent que son idée avait marchée, bien que les champs ne soient pas assez puissants.

Il entendit alors quelqu'un appeler. Déclenchant la fermeture de tous les volets et portes, il retourna au salon, non sans avoir repris le coffret contenant ses recherches. Il prit une poignée de poudre de cheminette avant de crier « Poudlard » et de disparaitre dans la cheminée. Il entendit juste le sifflement caractéristique de lourds missiles air-sol, signe que l'armée obéissait aux instructions : Si aucun signal n'est envoyé, détruisez tout.

Il arriva dans le bureau du directeur de Poudlard. Sa femme lui sauta immédiatement dans les bras, vite suivie par Félicie et Harry.

« J'ai eu si peur pour toi… »

Peu après, le directeur arriva.

« Je suppose que votre maison a été attaquée et détruite, si vous êtes là.

-Vous supposez bien, professeur.

-Eh bien, nous allons voir le bon côté des choses : Dans quelques jours, les élèves partiront, et nous pourrons discuter. De plus, il suffira de faire passer vos enfants sous le choixpeau magique plus tôt pour savoir à quelles maisons ils appartiendront. Nous pourrons alors les installer. Une chance que cela ne soit pas arrivé en plein milieu de l'année.

-En effet. Je pense avoir trouvé un moyen de recréer des cellules capables de produire des magicocytes… Mais il y a un problème. Cela dégage un gène de loup-garou. Ou un de vampire, suivant la cellule souche que j'utilise.

-Voilà qui est gênant…

-En effet. Il s'agit d'une double réaction entre les magicocytes et le système immunitaire moldu qui...

-Chéri, je ne pense pas que le professeur Dumbledore soit intéressé par des détails techniques…

-En revanche, Béatrice, j'ai un poste à vous confier pour l'année prochaine, si vous acceptez, bien sûr.

-C'est assez surprenant. De quel poste s'agirait-il ?

-Etude des moldus…

-Je pense que je n'aurais pas trop de mal…

-En effet. Ce sera la première fois qu'un moldu sera professeur à Poudlard. J'ai déjà enlevé les sorts repousse-moldus vous concernant, et vous êtes des exceptions…

-J'accepte.

-Je vais tout de suite vous montrer vos appartements. »

Sur ce, Dumbledore partit, et ils le suivirent jusqu'à un tableau des quatre fondateurs. Ceux-ci les regardaient avec un air de connivence.

« Ce sera la première fois depuis des siècles que cette chambre sera utilisée. Les précédents étaient Gromil Gryffondor et Heldiria Serpentard. Seuls les héritiers des 4 fondateurs, et leur famille proche, peuvent y loger. Harry, Ange, vous pouvez y aller, de même que vos parents adoptifs…

-Pourquoi m'appelez-vous Ange ?

-Car c'est le nom qui te fut donné à la naissance par Melle Lestrange, ta mère. »

Félicie et Harry se retournèrent vers leurs parents.

« Pourquoi ne pas nous l'avoir dit ?

-Nous avions peur que vous le preniez mal…

-VOUS ? »

Patrick blanchit encore plus, remarquant qu'il avait dit une bêtise, alors qu'Ange, qui n'avait pas entendu la fin, partait en pleurant dans les appartements.

« Je veux des explications.

-Il y a onze ans, Dumbledore nous a demandé d'accueillir Félicie, qui s'appelait alors Ange. Il fut décidé qu'elle serait renommée pour éviter que son père nous poursuive. Un an plus tard, tu es arrivé. Tes seuls parents encore en vie t'avaient rejeté. Nous t'avons aussi recueilli, et renommé. Il faut que tu saches que ton don de Métamorphage t'est d'autant plus utile que ton ancienne forme était extrêmement connue, car tu es celui dont le frère a tué le plus grand mage noir de l'époque, le père de Félicie.

-Pourquoi ne pas tout simplement nous l'avoir dit.

-Nous avions réellement peur de votre réaction. Tous deux, vous avez manifesté des actes de magie très tôt. Nous avions peur que l'un blesse par erreur l'autre. »

Harry, sachant ce qu'il voulait savoir, se dirigea vers l'endroit où il savait pouvoir trouver sa sœur, un profond lien s'étant tissé entre eux deux.

Il la trouva en train de pleurer toutes les larmes de son corps sur un lit, et il s'assit à côté d'elle, avant de la prendre dans ses bras. Elle laissa libre court à ses sanglots, sachant qu'il ne la jugerait pas. Harry, bien que profondément bouleversé, retenait ses larmes du mieux possible. Cela aurait attristé sa sœur. Une fois qu'il vit qu'elle allait mieux, il utilisa son don afin de prendre des têtes bizarres pour la faire rire. Une fois qu'elle fut calmée, elle s'endormit calmement dans les bras de son frère. Celui-ci la déposa dans son lit, et plaça bien les couvertures dessus, avant de partir, non sans fermer la porte. Il alla ensuite dans la chambre adjacente, qu'il savait être la sienne, et se laissa lui aussi aller à son chagrin, avant de s'endormir à son tour.

Le lendemain, Harry sonda son cœur. Qui avait le plus la fonction de parents ? Ses parents biologiques, qu'ils soient en vie ou non, ou ses parents d'adoption ? Il en vint rapidement à la conclusion que ses parents biologiques n'avaient en rien influencé ses décisions, et que par conséquent, ils étaient moins importants pour lui que ses parents d'adoption. Il chercha donc ceux-ci, mais ne parvint pas à les trouver. Et à chaque fois qu'il se sentait proche du but, ils disparaissaient. Harry n'y comprenait plus rien. Et tout cela sous le regard d'élèves qui se demandaient ce qu'il faisait là, lui qu'ils n'avaient jamais vu, lui qu'ils ne connaissaient pas, lui qui n'avait pas de sac de cours, ni de baguette magique. Au bout d'un moment, deux rouquins qui semblaient être en première année, ou en deuxième, le prirent à part, et lui tendirent un morceau de parchemin.

« Tu sembles chercher quelqu'un. Je suis Fred Weasley. Cette carte te montre où se situent tous les habitants du château. Qui cherches-tu ?

-Mes parents. Patrick et Béatrice Hubble. »

L'autre des deux rouquins, qui devait-être son frère jumeau prononça une formule dans sa barbe inexistante, avant de dire :

« Ils sont dans le bureau du professeur Dumbledore.

-Merci beaucoup. »

Harry partit aussitôt en courant. Quand il arriva là-bas, il se rendit compte qu'il ne connaissait pas le mot de passe. Plutôt que d'attendre, ce qui lui aurait causé des problèmes, il préféra se cacher dans un endroit sombre à proximité, d'où il pourrait entendre le mot de passe si quelqu'un entrait. Ce qui ne tarda pas. Dès qu'il entendit le mot de passe (citron mûr), il entra dans le bureau. Seuls ses parents s'y trouvaient, les autres étant mystérieusement disparus.

« Harry !

-Pourquoi me fuyez-vous ?

-Nous ne te fuyons pas.

-Alors expliquez-moi pourquoi vous avez toujours disparu de mon chemin.

-Nous avions peur que tu nous en veuilles.

-Et à raison. Comment pourrais-je ne pas être touché par le fait que vous, mes parents, vous m'ayez trahi, vous ne m'ayez pas simplement expliqué que j'avais été adopté ?

-Nous avions réellement peur. Peur de ta réaction. Peur que tu te retournes vers tes parents, que nous devenions de simples étrangers pour toi.

-C'est par ce type de réactions que vous vous éloignez de moi. Comment pourrais-je vous renier, vous qui m'avez éduqué, vous avec qui j'ai fait mes premiers pas, avec qui j'ai dit mes premiers mots, vous qui avez été, et êtes toujours, mes parents ?

-La peur n'est pas rationnelle. Tu le comprendras d'autant plus quand tu aimeras.

-Qui étaient-ils ?

-Qui ?

-Mes parents. Qui étaient-ils ? Suis-je le frère de Félicie, ou plutôt d'Ange ?

-Non, tu n'es pas son frère. Nous t'avons recueilli alors que tu avais un peu plus d'un an. Mais pour que tu comprennes tout, il va falloir que nous t'expliquions tout.

-Alors, je vais aller chercher Félicie. Ne bougez pas. »

Sans qu'il le veuille, sa magie jaillit, emprisonnant ses parents plus surement qu'un carcan de métal.

Il courut jusque l'endroit où il savait pouvoir trouver sa sœur.

« Félicie !

-Oui ?

-Il faut que tu viennes. Si tu veux savoir ce qui s'est réellement passé, bien évidemment.

-Et si je ne le veux pas ?

-Alors tant pis pour toi… Même si je sais que tu le veux. Et que tu ne gagnerais rien à ne pas y aller.

-On va où ?

-Ils sont dans le bureau du directeur. »

Il ne leur fallut pas plus de quelques minutes pour arriver chez le directeur.

« Vous pouvez commencer.

-Merci. Pour que vous compreniez tout, je dois remonter le temps jusqu'en décembre 1977. Nous venions d'avoir une fille. Elle a rapidement commencé à montrer des signes de faible résistance au froid, et aux changements. Elle ne bougeait que très peu et dormait énormément. Par huit fois, nous sommes allés chez des docteurs. Rien ne fut repéré. Il a fallu attendre janvier 1978.

Pour la neuvième fois, Patrick et Béatrice étaient allés chez un docteur. Leur fille, depuis quelques jours, devenait de plus en plus blanche. Sa respiration s'était faite sifflante, et le pouls lui-même devenait difficile à prendre. Le médecin l'examina quelques instants, avant de décider de faire quelques analyses supplémentaires. Il détecta une déficience musculaire au niveau du cœur, et vit aussi que la jeune fille était hémophile. Il leva un regard triste sur les parents, qui attendaient anxieux.

« Alors, docteur ? »

Les mots qu'il détestait le plus. Les mots qui l'obligeaient à prononcer le triste verdict.

« Je vais être franc. Elle a moins de cinquante pourcent de chance de survie si nous l'opérons, et si nous ne l'opérons pas, elle mourra dans la semaine. Mais après l'opération, il faudra être extrêmement prudent. Toute sa vie, elle sera très fragile au niveau du torse, car sa peau ne cicatrisera pas sur la blessure. Tente-t-on de l'opérer ?

-Tant qu'il reste de l'espoir… »

C'est ainsi que nous avons appris le destin de notre fille. Mais le pire vint après. Après l'opération.

Le docteur vint vers eux. Son regard triste leur parla mieux que les quelques mots qu'il dit, et qu'ils n'entendirent pas réellement. Ils vivaient dans une bulle de souffrance, obnubilés par la mort de la seule et unique fille qu'ils pourraient jamais avoir.

Une fois leur chagrin partiellement passé, le docteur leur expliqua ce qui s'était passé. Il fallait cela pour qu'ils puissent faire leur deuil.

« Nous étions en train de placer un pacemaker quand une de ses côtes s'est cassée, visiblement touchée par le pacemaker. Elle a ouvert le cœur. Nous n'avons rien pu faire. Elle est morte en quelques secondes malgré la perfusion. »

Le destin nous avait tout pris. Nous n'avions plus d'espoir. Nous avons rassuré le médecin qui avait placé le pacemaker, et qui était dans un état presque aussi catastrophique que nous. Puis nous nous sommes jeté corps et âmes dans le travail. En deux ans, j'ai trouvé des dizaines de remèdes, car je m'étais spécialisé dans les remèdes pour enfants, afin d'éviter à d'autres parents la douleur que nous avions ressentie à la mort de notre enfant. Et après ces deux ans, le 6 février 1980, par un glacial matin d'hiver, que nous avons trouvé Félicie. Elle avait été déposée devant chez nous par le professeur Dumbledore. Ce fut ainsi que nous apprîmes tout de la magie. Non, je ne dirai pas qui est le père de Félicie. Nous le savons, mais je ne le dirai pas. Un an plus tard, tu es arrivé, Harry. Tes parents étaient morts. Ils s'appelaient Lily et James Potter. Le plus grand mage noir de tous les temps les avait tués, mais l'étendue de son pouvoir s'était brisée sur ton frère. Ce n'est qu'après que nous avons dû faire de toi un métamorphage, car tu étais trop connu pour ton propre bien. Vous avez rapidement créé entre vous un lien proche de celui qu'ont les jumeaux. Bien que nous ne sachons pas pourquoi.

-Et pourquoi ne pas nous avoir dit cela, tout simplement ?

-Parce que vous auriez été choqués. Ne recherchez pas qui est le père de Félicie, il ne sert à rien de remuer le passé. »

Harry, constatant que sa sœur était à nouveau au bord des larmes, la prit dans les bras et, durant de longues minutes, la réconforta du mieux qu'il le put. Il lui chuchotait à l'oreille, et, bien que ses parents ne comprenne pas un mot de ce qu'il sifflait, Félicie, elle, le comprenait et semblait extrêmement réconfortée par ce que lui chuchotait son frère. Ensuite, tous deux partirent vers leur chambre.


Prochain chapitre dans une semaine!