Alors, vous vous demandez sans doute tous ce qui vous vaut un tel honneur... Je publie ce chapitre en raison d'un évènement très spéciale. Certains d'entre vous sauront déjà, où auront une petite idée de ce que c'est: Aujourd'hui était la proclamation des résultats de la finale des olympiades de mathématiques belges, olympiades pour lesquelles je concourrais dans la catégorie MaXi (5è et 6è). Mon score? Sur les 5961 concurrents, je m'en sors honorablement en 15è place, (surtout sachant que seuls ceux qui sont relativement bon en math participent), ce qui me confere un prix spécial et un quatrième prix. Tout cela pour vous expliquer pourquoi je poste ce chapitre...

Merci au revieweur, qui se reconnaitra, et auquel j'ai, à mon habitude (nouvellement prise), répondu par MP... Merci aussi encore une fois à ceux qui ont mis cette fiction dans leurs alertes, et à celui qui l'a ajoutté à ses favoris...

Un tout grand merci à Malicia Lupin. L'univers revient, hélas, à JKR.


Chapitre 2 : Répartition et revenants

Le temps passant très vite, Le moment pour Harry et Ange de se faire répartir arriva bien rapidement. Et le jour venu, le lendemain du départ des élèves, Harry et Ange furent pour la première fois autorisés à rentrer dans la grande salle.

Au-dessus de leur tête se trouvait un magnifique plafond représentant le ciel. Ils sursautèrent en entendant d'un coup le choixpeau se mettre à parler.

« Au cours de ma longue existence,
J'ai vu de nombreuse choses.
Des élèves en abondance,
et de grands virtuoses.

Les plus grands d'entre eux,
Les quatre fondateurs,
qui créèrent ce lieu,
Étaient des innovateurs.

Gryffondor, le courageux,
Mena le projet à son but.
Il décida, une fois l'école en lutte,
d'en son sein, prendre les preux.

Serdaigle, l'érudite,
aida son mari en tous temps.
De sa maison, n'attendez que l'élite
d'une lignée qui sans cesse apprend.

Poufsouffle, la loyale,
Jamais ne trahi ni ne mentit.
Ses élèves sont l'égal
De celle qui aida ses amis.

Serpentard, le rusé,
N'accepta pas les sangs mêlés.
Prenez chez lui vos dirigeants,
Car ils seront assujettissants.

Mais maintenant que je le dois,
je vais vous raconter,
ce qui Serpentard ramena,
et qui réunit les écoliers.

Gryffondor et Serdaigle,
Avaient un preux fils.
courageux et espiègle,
il était beau comme Pâris.

Serpentard et Poufsouffle,
Avaient une fille magicienne.
belle à couper le souffle,
elle n'était pas sans rappeler Hellène.

La suite vous la devinez,
Et par eux l'école fut sauvée.
Mais le basilic fut conservé,
Pour à jamais la préserver.

En ces jours, l'histoire revit,
Sans arrêt elle se répète.
Et ce ne sera que par la vie,
Que restera cette historiette.

Que cet avertissement reste,
Pour que dans vos mémoires,
Ce siècle ne soit funeste,
Dispensé qu'il est par les Moires.

Que personne ne conteste
L'idée d'entre les maisons,
Et que jamais on ne teste,
Ceux qui là iront.

Ma chanson se finit,
Et vous allez être répartis,
Vous, deux élèves si amis,
Presque entièrement unis. »

Tout le monde restait silencieux, la chanson ayant été plus longue que prévue. Le choixpeau prit alors la direction des opérations.

« Ange Jedusor, descendante des quatre. »

Elle fut extrêmement surprise, mais avança tout de même, tremblant de peur, alors qu'Harry l'encourageait en fourchelangue sans même s'en rendre compte.

Félicie s'assit sur le tabouret sur lequel se trouvait le choixpeau quelques instants plus tôt, et mit le choixpeau sur sa tête. Aussitôt une voix se fit entendre.

« Salut à toi, Ô héritière des quatre. Voilà longtemps que j'attends de répartir un des deux derniers descendants. Je sais que je ne suis pas sensé pouvoir dire ça, mais je ne peux facilement te répartir. Je vois énormément de courage, comme Gryffondor. Voilà 50 générations que j'attends quelqu'un d'aussi courageux. Mais Gryffondor n'est pas forcément ta maison. Je vois beaucoup de ruse, et une grande envie de faire tes preuves. Je vois une profonde amitié entre toi et ton frère. Une loyauté à toute épreuve. Et une soif de savoir inextinguible. Un tel mélange n'avait plus été vu depuis Gelrion Gryffondor. Et de ce que je vois de ton frère, vous êtes pareils. Je vais donc rouvrir la maison de celui à qui j'appartenais, la maison de votre aïeul, chez qui je m'étais promis de ne plus envoyer quelqu'un avant de rencontrer son parfait représentant que tu incarnes. Mais je dois d'abord regarder ton frère. Je dois examiner Harry Potter, l'autre descendant des quatre, avant de pouvoir prendre ma décision. »

Elle avait entendu que la dernière phrase avait été prononcée à voix haute. Les professeurs semblaient trop ébahis que pour dire quoi que ce soit, mais Harry s'avança. Elle enleva le choixpeau de sa tête, puis en coiffa Harry. Le choixpeau resta silencieux durant de longues minutes, même pour Harry. Puis il prit la parole.

« Je dois continuer ma chanson.
Je parlais de Gromil et d'Heldiria.
Ils avaient un garçon,
Gelrion, qui toutes les qualités combina.

Il était le détenteur
D'un courage sans égal,
D'une fidélité à toute épreuve,
Et d'une ruse proverbiale.

Il ne connaissait non plus de limites,
dans son intelligence infinie.
Et c'est avec son Aphrodite,
Que la maison Gryffentard, il ouvrit.

Après lui, elle ne fut plus ouverte,
Et ne peut l'être qu'en en étant digne.
Mais durant sept ans est ouverte,
A tous ceux qui en suivent les signes.

Comprenez mon étonnement,
En voyant ici présents,
Moi qui suis pourtant exigeant,
Deux de ses parfaits représentants.

Ils auront pour dortoir,
La suite qui leur fut désignée,
Et nul autre que les gryffentards
Ne pourra jamais y loger. »

Un silence de mort s'abattit sur l'assemblée, alors que d'un coup, ils sentaient une puissante vague de magie prendre les affaires de Patrick et de Béatrice, et les déplacer dans une autre suite.

« Ne cherchez pas à savoir,
Qui en sera le directeur,
Car je donne ce pouvoir,
A l'âme de Gelrion, mon créateur. »

Après ces mots, un fantôme arriva. Il était plutôt grand, bien bâti, avec un port de tête altier, à son côté pendait une épée de fine facture, mais dont le pouvoir semblait jaillir. Il était vêtu d'une fine tunique de soie, alliant avec art les quatre couleurs. Harry, voyant le pouvoir sortir avec une puissance inimaginable de l'épée, comprit que là se trouvait le noyau du pouvoir de Gelrion, sa baguette. Comme attiré par un aimant, un deuxième fantôme arriva. Il s'agissait d'une jeune femme à l'air digne. D'elle émanait une beauté invraisemblable, alors que ses habits, de soie eux aussi, ne faisaient qu'augmenter la beauté de la jeune femme. Un arc était placé dans son dos, et sa baguette pendait au côté du carquois, qu'elle avait choisi de placer à sa ceinture. Une deuxième vague de magie pure partit du choixpeau, et toucha les deux fantômes. Ils reprirent aussitôt consistance solide, alors que le choixpeau s'effondrait sur lui-même.

« Qu'elle bonne idée tu as eu de profiter de la mort de Girial, le dernier mage sombre de notre époque. C'est grâce à cela que nous avons pu venir ici. »

La jeune femme venait de parler, d'une voix douce qui ressemblait aux gazouillis des oiseaux.

« Tout le mérite revient à Salazar, tu le sais bien, c'est lui qui, le premier, a eu l'idée d'au dernier moment, séparer son âme, afin de pouvoir revenir dans le futur, en cas de besoin. » Il se tourna ensuite vers Dumbledore. « Je prendrai la direction de Gryffentard. Mon épouse et moi-même avons pour l'instant été les seuls digne d'ouvrir cette maison, or, comme vous le savez, seul un ancien d'une maison peut la présider. De plus, il me semble que cette règle est d'autant plus valable que nous parlons de la maison Gryffentard. » Il se détourna alors du directeur pour hurler : « Silky ! » Un très vieil elfe de maison apparut.

« Vous êtes là, mon maître ?

-Bien sûr. Je t'avais dit que je reviendrais. Pourrais-tu déplacer mes affaires, qui sont là où tu sais, pour qu'elles aillent dans mes anciens appartements ?

-Silky le fera, maître.

-Tu es une bonne elfette, Silky. Y-a-t-il d'autres elfes de notre temps encore en vie ?

-Il reste Dimpy et Rajil. Un de leurs enfants a été vendu il y a quelques temps, aussi ont-ils préféré ne pas venir tout de suite.

-Ils ont bien fait. Où est cet enfant ?

-Il s'appelle Dobby et vit au manoir Malefoy.

-Ma douce Déméter, que dirais-tu d'aider un pauvre elfe sans défense ? »

La jeune femme eut un sourire à faire pâlir Dracula… De peur…

« A-t-on le droit de s'amuser un petit peu ?

-Non. Qui sait si ces sangs mêlés n'ont pas un peu de pouvoir au gouvernement ? »

Les professeurs sursautèrent.

« Sang-mêlé ?

-Vous n'étiez pas au courant ? Les Malefoy étaient de notre temps une famille extrêmement influente de moldus. Mais étant donné qu'ils ont Dobby, je suppose qu'il y a désormais du sang magique.

-Ils sont considérés comme la crème des sang-purs.

-Alors, c'est que du sang mêlé a dû arriver dans les familles Prewett et Potter. Après tout, c'est eux qui ont le plus de sang angélique, ou du moins qui en avaient de notre temps.

-Du sang angélique ?

-Vous n'êtes pas au courant ? Les sorciers ont tous de l'ascendant angélique, et les nés-moldus ne sont en fait que des descendants de cracmols et de sorciers. Seules quelques rares familles ont été sorcier par du sang directement angélique. Une ou deux fois généralement, 12 fois pour les Prewett, du moins de mon temps, et quant à la famille Potter, il y avait moins d'ascendant humain qu'angélique… Sur ce, je vous laisse, je dois aller rechercher un pauvre elfe… »

Sa femme cru bon d'ajouter :

« Et m'amuser avec une riche famille… »

Tous tremblèrent devant l'éclat qui brillait dans ses yeux. Les Malefoy allaient passer un sale quart d'heure…

Ils furent de retour quelques minutes plus tard, un elfe à leurs côtés. Déméter prit aussitôt la parole.

« C'est pas juste ! On n'a même pas pu jouer avec eux.

-Tu admets quand même que c'était du grand art, non ?

-Tu les as en effet bien manipulés.

-Et je t'ai laissé les accrocher là où tu le voulais. Tu aurais voulu plus ? Il faut tout de même respecter la loi…

-J'espère juste qu'ils prendront du temps à se décrocher de cette girouette. Tu as vu comment ils traitaient les elfes…

-Oui, mais ce n'est pas la discussion actuelle. Un peu de legilimencie m'a suffi pour trouver de quoi l'accuser de plusieurs dizaines d'années de prison… Et tu sais comment les détraqueurs sont terribles. Après tout, je les ai créés pour ça… Nous devons cependant emmener nos deux élèves à leur salle commune.

Un peu plus tard, Gelrion prit le diadème de Rowena Serdaigle et, après s'en être coiffé, se remit à jour, avant de transmettre toutes ces nouvelles connaissances à Déméter. Le lendemain commença vraiment leur apprentissage.

Bien qu'Harry et Ange, car elle avait désormais décidé de ne plus se faire appeler que comme ça, ne soient qu'en première année, il leur menait la vie dure. Ils devaient se lever tous les jours vers 6 heures du matin, mangeaient des repas spécialement constitués par les elfes de maison afin de rester en pleine forme, travaillaient dur, le matin sur les choses plus physiques et le soir sur la partie plus théorique, même les repas étant utilisés afin de mieux se tenir en société, de détecter les poisons, de savoir manipuler avec art, de revoir les précédents cours, de savoir découper la volaille par magie à distance, ainsi que par des cours poussés d'œnologie, matière extrêmement importante en présence de sangs purs français. Toute erreur leur couter des heures de sommeil, ou des pompes à exécuter sur le champ. Sachant pertinemment le programme des cours, il leur apprit aussi les règles de la vie dans la haute noblesse, l'étiquette, le combat à l'épée, la dague, l'arc, et autres objets tranchants, perforants, ou/et contondant. Allant du couteau de cuisine à l'épée double en passant par l'aviron, le tank, et le pied de table. Mais ces connaissances n'entraient que très lentement, et il est bien évident qu'ils n'apprirent pas en quelques semaines à utiliser correctement une dague, ou à dévier un coup à l'aide d'un pavois, sans pour autant se prendre le choc dans l'épaule. Ils progressaient toutefois redoutablement vite, et certaines parties de l'usage de la magie furent donc aussi abordées, tels les informulés, et les sorts de duel. Car il avait été décidé que Gelrion occuperait le poste de professeur de duel durant l'année. Ils apprirent aussi à chevaucher avec grâce. Le temps passait toutefois très rapidement, si bien qu'ils furent plus que stupéfaits en voyant que la rentrée des autres élèves approchait à grands pas. De tellement grand pas qu'ils étaient déjà à la veille de ce jour, alors qu'il leur semblait qu'ils n'étaient là que depuis quelques jours.


Voilà le chapitre. j'espère que vous avez aimé. Rendez-vous Mercredi! Et pensez aux gentilles petites reviews qui font toujours plaisir...

Faenlgiec