Et voici un autre chapitre... Désolé pour le retard, j'étais en train de complêter mon porte feuille de traductions...
Merci à Adenoide, dont j'ai déjà répondu à la review fin du chapitre précédent, et à Maximilien pour leurs reviews, ainsi qu'à Lily et Kyuketsuki no Kaizokou Hime pour l'avoir ajoutté à leurs alertes.
Harry partit de la pièce sans un regard pour Dumbledore plus que nécessaire. Une fois dehors, il reprit apparence humaine, avant de tourner sa tête vers Styx en un gracieux mouvement.
« Styx ?
-Harry ?
-Est-il vraiment nécessaire que j'apprenne la magie avec quelqu'un d'autre que toi ?
-Pourquoi donc ?
-Ce serait plus rapide, et je n'aurais pas à supporter Dumby.
-Harry, tu devras en tous cas rester dans cette école. Ta sœur s'inquiéterait trop.
-Très bien. Une fois qu'ils en seront partis, je changerai le mot de passe de la chambre des secrets pour utiliser un mot de passe en détraqueur. Retourne en cours, je viendrai te chercher quand j'aurai totalement fini ce que je pense faire.
-J'accepte. »
Harry se cacha alors aux alentours de la chambre avant de rentrer une fois les trois professeurs partis. Il se concentra tout d'abord avant de reparler en fourchelangue, ce qu'il n'avait plus fait depuis longtemps.
« Moi, Harry James Potter, héritier de Salazar Serpentard, te demande de changer le mot de passe Ouvre Toi en J'appelle la mort. »
Il avait dit les derniers mots en détraqueurs, et eut la joie de voir les portes s'ouvrir rapidement avant de se refermer. S'aidant de ses pouvoirs, il invoqua un feudeymon, un feu ensorcelé dont il avait entendu Gelrion parler, afin de bruler tous les ossements, et de nettoyer la pièce. Après cela, il l'éteignit en l'arrosant d'émotions positives, ce qui marchait contre la plupart des sorts. Il vit alors que la salle s'était transformée en une belle salle d'environ 50 mètres sur 100. Il invoqua un lumos maxima afin de voir l'entièreté de la salle alors débarrassée de toutes ses souillures. La pièce était propre, semblant taillée dans une curieuse pierre grise régulière, alors que le sol était de marbre. Harry sut instinctivement qu'elle était infiniment plus vieille que le reste du château. Des colonnes, espacées de 10 mètres chacune, étaient finement taillées. Le mur du fond s'était écroulé, révélant la suite de la salle. Tout au bout se trouvaient deux trônes finement sculptés, surélevés par une estrade, et semblant fait d'un métal argenté extrêmement pur rehaussé d'or. Des globes sur les murs et au plafond, quelques dizaines de mètres au-dessus de sa tête, semblaient avoir entendu son ordre, et éclairaient la salle d'une douce lumière. Aux murs se trouvaient des balcons, dans lesquels étaient sculptés de grandes chaises de pierre. La salle semblait être une de ces salles de bal des anciens rois de jadis, et Harry se vit transporté au moment où il avait lu ces histoires de Tolkien, qui disait en parlant des anciennes salles de l'Erebor, ces anciennes demeures naines :
« (…) des salles de pierre aux mille piliers,
Aux voutes d'or et au sol d'argent,
Avec, sur la porte, les runes de la puissance.
La lumière du soleil, des étoiles et de la lune
En d'étincelantes lampes dans le cristal taillées,
Jamais obscurcie par les nuages ou les ombres de la nuit,
Brillaient toujours là, belle et éclatante. »
Cela convenait parfaitement à la salle. Harry leva la tête, et fut à peine étonné de trouver une voute finement taillée. Il remarqua alors deux portes aux côtés de la porte principale, à une dizaine de mètres de celle-ci, et y pénétra. Elles donnaient sur un grand escalier, d'où partaient 4 portes, une pour chaque niveau de balcons. Les sièges, bien qu'en pierre, étaient confortables, et le sol semblait légèrement tiède au toucher. Harry monta alors aux plus hauts balcons, et vit que là, même les sièges chauffaient doucement. De plus, et quel que soit le balcon, les colonnes obscurcissant la vue semblaient transparentes. La salle, autrefois froide et sombre, était maintenant chaude et lumineuse. Harry alla alors à l'autre bout de la salle, et fut à peine surpris d'y trouver une porte, dissimulée par l'estrade. Il l'ouvrit alors, et tomba sur un escalier menant à des appartements privés. Sur un lit, un livre le narguait. Il l'ouvrit à la première page.
« Cela peut sembler dérisoire de commencer ce journal ainsi, et pourtant je me dois de le faire, au cas où quelqu'un tomberait dessus un jour. Je m'appelle Eliane Torevsky, et suis la fille de la reine Alessandra et du roi Elrion. Certains se demanderont peut-être pourquoi ils sentent une magie sur ce journal. Il est enchanté afin que chacun le lise dans sa langue maternelle. Il s'agit d'une précaution que j'ai prise, car je doute que tout le monde sache lire le Tudzun, ou qu'il n'ait pas évolué d'ici à ce qu'on lise ce journal. Mon père est le roi du monde du dessous. Il s'agit du monde des nains, des lutins, mais aussi des gobelins et des orques. Nous sommes considérés comme de vaillants guerriers, bien que les gobelins nous attaquent en permanence. Il y a trois choses que nous aimons tout particulièrement. Les bagarres, l'alcool, et le vif-argent. Je pense que cela causera notre perte. »
Harry sauta ensuite toute une partie, racontant la vie d'Eliane en tant que princesse, ses problèmes d'enfants, ses joies, ses peines. Il l'ouvrit aussitôt au milieu du livre.
« Maman est revenue en pleurs dans l'appartement aujourd'hui. J'ai eu un mauvais pressentiment. En effet, mon père et mes frères devaient revenir aujourd'hui de la guerre contre un grand territoire ennemi. Il s'agissait d'une puissante armée ennemie, et sans doute une des plus rudes batailles que nous avions du mener. Je n'avais jamais douté de la victoire et même alors, je n'en doutais pas. Je me disais qu'un de mes frères devait avoir été blessé – Il était impossible qu'il arrive quelque chose à père, ou qu'un de mes frères fut sérieusement blessé – Je me dirigeai alors vers un garde et lui demandai ce qu'il s'était passé. Il a pris une expression peinée et pour la première fois, j'eus réellement peur. Et quand je sus ce qu'il s'était passé, je crus défaillir. Le sol qui soutenait ma vie de princesse, ma vie dorée, s'effondrait brusquement pour ne laisser qu'un vide béant, une déchirure si rude. Je m'effondrai sur une chaise qu'un garde m'avait tendue. J'eus toute les peines du monde à ne pas laisser passer mes sanglots. Comment était-il possible que et mon père et mes frères aient succombé ? Dès que je le pus, je me retirai dans mes appartements. Là, je laissai enfin mes larmes couler et pris une grande décision : J'ALLAIS VENGER (MON) PÈRE ET MES FRÈRES. NUL NE PEUT S'ATTAQUER À MA FAMILLE SANS EN SUBIRE LES CONSÉQUENCES. J'allai ensuite chez l'armurier afin qu'il me fasse une armure et me forge une épée double. Il tenta de m'éloigner de la vengeance mais accepta tout de même de me les forger. Je tombe de sommeil, et j'espère réellement avoir assez de forces pour tenir debout demain. Il est 23h24, et je ne tiens plus debout. À demain, lecteur hypothétique.
Aujourd'hui, j'ai commencé mon entrainement auprès d'un vieux nain. Il semble me trouver douée, mais je sais que j'aurai encore besoin de beaucoup de temps avant de me révéler passable. Maman n'a pas pointé son nez hors de sa chambre, et je me fais beaucoup de soucis pour elle. De plus, des rumeurs inquiétantes proviennent de nos frontières. Il semblerait que Zildar, le chef qui a tué mon père, ait rassemblé encore plus davantage de guerriers. Déjà que les trois quart de notre armée sont morts, nous n'avons guère de chance. Mère doit absolument reprendre les choses en main. Je sais qu'elle n'a jamais été qu'une aide fidèle, mais si personne ne fait quoi que ce soit, nous n'aurons plus de peuple.
Je déroge à ma règle de ne jamais écrire plus d'une fois par jour. Il est environ minuit. J'ai été réveillée par un serviteur. Mère est dans un état critique. J'explique ce qu'il s'est passé. Ne la voyant pas, les gardes ont appelé Ephriam, notre docteur. Il l'a examinée alors que je me couchais. Il semblerait que mère ait très mal pris le choc de la nouvelle. Son énergie vitale est au plus bas, et le visage tendu et défaitiste du docteur m'annonce mieux que tout l'implacable vérité. Je doute réellement que mère survive. Elle n'avait jamais été malade, et n'a plus goût à la vie, je le vois bien sur son visage. J'ai peur de ce qu'il va se passer, car je sais que demain, le peuple devra choisir un dirigeant.
Comme je l'ai dit, maman est morte. C'était peut-être mieux ainsi. Les anciens de chaque maisonnée sont en train de délibérer pour choisir le nouveau roi ou la nouvelle reine.
J'ai été choisie ! Ce matin, les anciens m'ont fait appeler. Je suis aussitôt venue. Qu'elle n'a pas été ma surprise d'apprendre que j'avais été désignée comme nouvelle reine. Mais aussitôt, les meilleurs tisseurs se sont mis à me couper une robe, et les orfèvres m'ont fabriqué une couronne légère. La cérémonie a eu lieu cet après-midi. Je ressens maintenant pleinement le poids de la royauté sur mes épaules. Ma première décision fut de décréter l'état de guerre, ma deuxième de faire voter une loi abolissant l'ancienne loi selon laquelle les femmes ne pouvaient combattre. Je sais que je ne pourrai plus noter que les évènements importants de mon règne, sans quoi il y aurait trop à dire.
J'ai aujourd'hui eu mon premier cours avec celui qui sera désormais mon instructeur. Il est rude, je l'ai d'ailleurs maudit plusieurs fois pour cela, et semble me traiter comme une guerrière expérimentée. Je sais toutefois que c'est en devant toujours donner plus que le meilleur de soi-même qu'on s'améliore. Petit à petit, je sens en effet mon corps se renforcer. J'ai aussi passé un serment du sang aujourd'hui. J'ai promis devant mon peuple entier que je ferai toujours le maximum éthiquement parlant pour vaincre nos ennemis.
Aujourd'hui, j'ai réussi pour la première fois à vaincre mon instructeur. Il m'a dit qu'il était très fier de moi. Il faut dire qu'il ne m'a fallu que six mois pour battre le plus grand guerrier de notre peuple. J'ai d'ailleurs planifié une attaque sur un des campements ennemis demain, afin de protéger un petit village. J'ai décidé de laisser toute une partie de l'armée, la plus expérimentée, ici, et de partir avec tous les nouveaux dont on m'a dit qu'ils avaient le niveau plus quelques bons soldats. Cette attaque sera une des plus faciles, et je pense qu'il leur sera bénéfique d'apprendre comment réagir sur un champ de bataille.
L'attaque a été un succès, bien que la plupart des soldats aient été pris de violentes nausées devant l'horreur du combat. Je pense toutefois que cela suffira pour la prochaine fois. Il aurait été fort improbable que nous perdions, à 10.000 contre 100, soit cent contre un. Nous n'avons pas eu la moindre perte, et la plus grave blessure fut une entorse, qui arriva d'ailleurs sur le chemin. L'attaque n'a pas duré trois minutes. Il était toutefois éprouvant de combattre ces êtres pas si différents de nous en fin de compte. J'ai décidé de créer une unité d'élite d'environ cent hommes, dont je ferai partie, afin de s'occuper d'insuffler une saine terreur à l'ennemi.
Aujourd'hui, en rangeant cette salle, je suis retombée sur mon vieux journal intime. Il est étonnant que je l'aie délaissé ainsi. Pour faire simple, nous sommes à la veille de la bataille qui décidera de notre sort. De là vient l'idée de ranger tout. J'éteindrai ensuite la salle et placerai un mur au milieu afin de préserver notre peuple. Je laisserai ce journal sur le lit. C'est la première fois depuis le début de mon règne que je suis aussi défaitiste. Toutefois, ce sera la plus grande bataille, et j'aurais aimé pouvoir mieux la préparer. Je ne sais pas si j'avais dit m'être marié. Gothmog, c'est mon époux, était merveilleux. Il a défié le roi des gobelins hier. Nous avons reçu sa tête. Je n'avais jamais ressenti un tel déchirement. Et demain, les gobelins seront sur nous. Je ne sais pas si je survivrai. Je ne sais pas si je reviendrai. Je ne sais pas si notre peuple a un avenir. Nous serons à un contre dix, mais si nous gagnons, il n'y aura plus de gobelins, ils nous ont trop défiés. Si nous perdons, il n'y aura plus de nains. Ce soir, un de nos peuples aura été annihilé. La reddition ne sera acceptée par aucun des deux camps. J'aimerais pouvoir dire que je continuerai ce journal. Je pense toutefois que cela serait utopique. J'aimerais pouvoir dire que je resterai longtemps sur le trône. Ce serait mentir. La mort de Gothmog fut trop lourde à porter. Demain je ne serai plus, quelle que soit l'issue de la bataille.
Cordialement,
Eliane Torevsky,
Reine des nains. »
Harry sentait des torrents de larmes couler de ses yeux, et s'écraser en disparaissant aussitôt au contact du livre. Il ne connaissait que trop bien l'issue du combat. Gringotts en était la preuve.
Et voilà prochain chapitre, eeuhh, au plus tard mercredi...
