Je m'excuse de n'avoir posté ce chapitre Samedi, j'avais oublié. Pour ce qui est de Dimanche, j'ai passé la journée cloué au lit, ce qui m'a aussi empêché de publier...
voici le dernier chapitre d'Hubble, qui est sans doute un des plus courts... La bataille finale en prends la grande majorité...
Les nains formaient une ligne droite. Imparable. Infranchissable. Leurs machines de guerre, désormais oubliées, se mirent en action alors que le peuple gobelin courrait à leur rencontre, dans une des plus profondes salles de Gringotts. Morr dut aussitôt contrer l'action des trois. Mais une fois qu'il les eut violemment repoussées, il s'attaqua à leurs propres fils de vie.
Les gobelins heurtèrent les nains dans un fracas assourdissant. Déjà les armes des nains étaient en mouvement, frappant violement l'ennemi, le repoussant. Les gobelins, qui avaient l'habitude d'être craints, et avaient une défense sans la moindre coordination furent un instant ébahis. Avant que leur formidable instinct guerrier ne reprenne le pouvoir. Ils avaient perdu un bon quart des leurs sous les tirs des puissantes catapultes naines, dont la précision et la puissance défiait même les meilleurs canons. Mais le pire pour eux avait été les flûtes. C'était le nom qu'avaient donné les nains à des sortes de javelots tiré par des balistes, et projetant des projectiles par centaines, lapidant littéralement l'ennemi. L'armée naine, telle une mécanique bien huilée, détruisait tous les ennemis s'approchant trop près d'eux. Certains gobelins étaient tués avant même de pouvoir brandir leur arme.
Eliro, capitaine nain, se retira du combat. Il analysa un instant l'état du champ de bataille. Son frère, Lironial, menait le flanc gauche avec une telle efficacité que c'en était déconcertant. Ses hommes s'étaient enfoncés avec violence dans la masse des gobelins. Son regard se reporta sur ses hommes, et il eut un sourire de fierté. Devant lui s'étalait le corps d'élite de l'armée. 2000 soldats, tous capables de vaincre une vingtaine d'ennemis sans succomber. Des soldats surentrainés, dans les mains desquels une hache devenait le plus meurtrier des instruments qui ait existé. Ils s'étaient disséminés au milieu du groupe du milieu, dont la majorité des troupes étaient commandées par Ulthiro, un sombre abruti. Il avait toutefois réussi à maintenir le groupe à un certain niveau. Son regard continua son chemin, se posant sur le flanc droit. Il étouffa un juron. Il y avait plus incompétent que Ulthiro, apparemment. Le flanc avait été massacré. Des dix milles soldats qui le défendaient, il n'en restait guère plus qu'un millier. Il porta le clairon qu'il portait au ceinturon à ses lèvres, et sonna le rassemblement. Dès que ses hommes furent réunis, il se relança dans la melée, emmenant ses hommes dans une charge dévastatrice. Ne voyant le corps de Tifiol, le capitaine du flanc droit, nulle part, il en prit le commandement. En un instant, il réarangea les troupes, avant de détacher une centaine de ses hommes pour anéantir les quelques gobelins qui étaient passés. Le flanc se mit à avancer, certes plus lentement que les autres flancs, mais à une vitesse improbable pour un si petit groupe.
Morr et les moires étaient confrontés à un réel problème. Morr ne parvenait à les tuer, car la force qu'il pouvait mettre était inférieure à celle que mettaient les trois, auquel il fallait ajouter la résistance de leurs fils de vie, bien plus solides que la moyenne. Mais elles non plus n'arrivaient à le tuer.
Les gobelins n'étaient plus très nombreux. Leur roi était aux prises avec une Éliane déchainée qui le faisait reculer si vite qu'il devait s'appliquer à ne pas tomber. Puis soudain, une lueur de compréhension apparut sur son visage. Il bondit en avant, se tuant sur une des lames d'Éliane. La terre trembla. Éliane, sachant ce que cela signifiait, fit rapidement reculer tous les nains, et se concentra sur son futur combat. Le mur du fond explosa avec force, laissant apparaître un balrog. Ce dernier avisa la naine devant lui, et lui jeta un puissant coup. Son arme ne rencontra que le vide. Et une mortelle danse commença entre eux deux. Le moindre faux pas signifierait la fin du combat. Les lames virevoltaient, filant à une si grande vitesse qu'elles ne laissaient derrière elles que des trainées de lumière, rouge pour le Balrog, Gris métallique pour la naine. Le feu contre le fer. Le géant contre la naine. L'esprit contre le corps. L'emblème du mal contre la défenderesse du bien. Un instant, Véréna tenta de suivre le combat. Mais même ses yeux, pourtant très bons, ne pouvaient distinguer quoi que ce soit. Puis le combat pris fin. Éliane chuta doucement en arrière, une plaie béante au ventre. Le Balrog la regarda avec un air de satisfaction suprême, avant que la moitié supérieure de son corps ne glisse lentement vers l'arrière, avant de chûter, alors que la partie inférieure tombait en avant.
Morr détourna aussitôt son attention, focalisant son pouvoir sur Éliane. Les trois profitèrent de ce moment pour appeler tous leurs alliés à la rescousse. Partout, des sorciers apparaissaient, accompagnés d'autres créatures. Leur arrivée semblait sans fin. Les impitoyables machines de guerre naines s'étaient remises en route, mais cela ne suffisait pas pour endiguer la marée d'ennemis qui fondaient sur eux.
Morr protégeait Éliane, l'empêchant de mourir, avec en plus de cela contre lui les trois, qui faisaient tout pour la tuer. Puis, les sorts fusèrent. Par vagues. À ces moments-là, nul ne pouvait garder les yeux ouverts, sous peine d'être aveuglé pendant quelques importantes secondes. Et ce n'était qu'après qu'ils voyaient les morts.
Eliro jura. Des milliers de nains mourraient. Il vit qu'il était le seul capitaine restant. Il sonna aussitôt le regroupement, appelant cette fois-ci tous les nains. Ils formèrent un cercle autour de Morr, Véréna, et Eliane. Il jura à nouveau en voyant qu'ils ne devaient plus dépasser les cinq mille. Puis rentra dans la danse, son arme mortelle repoussant les sorts, abatant les ennemis comme s'il eut s'agit de simples fétus de paille.
Puis, Éliane fut guérie. La naine se releva, et son épée double entra dans la danse. La balance restait toutefois défavorable. La poignée de nains qu'il restait ne pouvait rien face à cette marée d'ennemis plus grands qu'eux, et qui les engloutissaient sous leur nombre. Certes, les ennemis tombaient en grand nombre, mais cela ne suffisait pas. Chaque ennemi tombé était remplacé par des dizaines d'autres. Ils n'arrêtaient pas d'arriver. Les catapultes avaient depuis longtemps arrêté de fonctionner, et seuls les trébuchets, dont le mouvement avait été rendu perpétuel, tournaient, projetant en l'air de lourds morceaux de pierre en fusion, des tonnes de clous, et autres joyeusetés. Morr avait repris son combat contre les trois. Mais les nains tombaient inexorablement. Les sorts des sorciers avaient beau n'avoir qu'un effet très limité sur la robuste constitution des nains, ils en avaient tout de même un. Et les nains, petit à petit, se fatiguaient. La bataille continua un certain temps. Éliane fut la dernière naine en vie. Après 18 heures de combat acharné, elle chûta finalement. Sauf que cette fois-ci, Morr ne pouvait rien faire. Les Avada Kedavra pleuvaient sur Véréna, et Harry ne pouvait faire autre chose que se concentrer sur elle s'il voulait la garder en vie. Mais la pression était toujours plus grande. Puis, elle fut trop grande. Morr vit le fil de vie de Véréna se briser. Et sa fureur explosa. Son pouvoir semblait jaillir par tous les pores de sa peau. Les trois furent littéralement terrassées par la puissance de Morr. Et un par un, les autres suivirent. Morr les tua tous, ne leur laissant aucune chance de survie. Puis, son pouvoir fit revenir les différents morts à la vie.
Morr referma le livre qu'il venait de finir. Il songea à la suite qu'il n'avait pas mentionnée. Le bonheur quand il avait su que Véréna l'aimait elle aussi. La joie lorsqu'elle avait accepté de l'épouser. La peur juste avant la cérémonie. Et ses doutes qui étaient tombés en la voyant s'avancer vers lui. La nuit qui avait suivi. Leur couronnement à tous les deux, durant lequel il lui avait donné la moitié de son pouvoir. Leurs six enfants, qui avaient égaillé leurs premières années de couple. La déchirure qu'il avait sentie en mariant ses filles. Et les années qu'il lui restait à vivre. Heureux.
FIN
Et voilà la fin de Hubble. Je ne peux la publier sans une certaine touche d'émotion, tout comme j'ai eu énormément de mal à écrire les trois dernieres lettres. La fin d'une fiction est toujours émouvante. Et sa publication, aujourd'hui, la fige, ne lui permettant plus de changer. Les reviews ne pourront plus être répondues que par e-mail, ou par MP. Je prie donc les reviewers de mettre leur adresse e-mail s'ils ne sont pas inscrits au site ou s'ils ont bloqué l'option message privé... Sans cela, ils peuvent l'envoyer à Faenlgiec (j'avais oublié de préciser que le doit être entourré d'espaces...)
La fin de cette fiction marque aussi la fin d'une période d'écriture, j'arrête de publier Mercredi. Vous aurez un retour en Septembre...
A bientôt,
Faenlgiec
