Bonjour à tous ! :D il est 6h du matin quand je vous parle, et non, je ne viens pas de me réveiller, en fait je vais me coucher après avoir fini ce chapitre ^^'

-S'pèce de tarée…

Roh ça va, hein, j'vous ai fini le chapitre, c'est déjà ça ! u_û'

-J'm'en fous du chapitre…

Pfff, la ferme. BREF ! D'abord, j'ai un truc à vous dire ! Y'a une fic, que j'écris, mais qui est pas postée sur mon profil, c'est « Recueil », elle est dans mes favs et elle est postée sur le profil de Tachika, venez lire s'iou plaît :D On a écrit le premier chapitre avec cette dernière ^^ Ce serait sympa de vot'part de v'nir xD

-T'as fini avec ta pub ?

LA FERME j'ai dit. Bon.

Disclaimer : ben là j'ai un personnage en plus, mais vous le verrez en fin de chapitre… j'vous donne juste son nom : Sylvie 8D Et pis Morgane aussi. Mais elle on s'en fout *se fait taper*

Merci à Rose-Eliade, DGM-medieval, Miss Riri-chan, Mymy (8D), Salomettte, honoreienfoir-sama (vive le copier-coller ! \o/ je te réponds tout de suite), Nitnelav et Alin-chan pour leurs reviews ! ^^

honoreienfoir-sama : Déjà, merci de prendre le temps de lire ! ^^ Et merci pour ces compliments :) C'est un honneur d'être ton auteure préférée xD

Pour Daisya… ben il va devoir y passer hein T.T ce serait un trop gros détail si j'le faisais survivre… Alors bah… -part pleurer-

Je te remercie d'avoir pris le temps de commenter :D

Voilà donc le chapitre ^^ Un peu plus « dramatique » sur les bords, mais bon. Morgane souffre cette fois, et c'est pas pour rire hein u_u Mais bon y'a quand même de l'humour hein xD L'affaire « dessous » est close ! Et j'vous réserve une surprise pour la fin 8D

Chapitre 22 : Reflet (ou…bon ben voilà quoi, c'est un titre.)

Et sur ces belles paroles, nous retrouvons un lapin fuyant pour sa peau, poursuivi par une furie ténébreuse et enragée.

Cette dernière hurla :

-LAVIIIII ARRÊTE-TOI QUE JE TE TUUUUUE !

-Jamais ! Aaaaah !

La course se poursuivit pendant encore quelques dizaines de minutes, et finalement, Morgane s'arrêta, essoufflée, laissant échapper sa proie. Elle venait de réaliser quelque chose.

-…merde j'les lui ai pas rendus d'ailleurs !

Elle tourna les talons et partit vers sa chambre. Lorsqu'elle arriva, elle fouilla dans un sac et en sortit un ensemble assez osé. Elle rougit de honte. Dire qu'elle avait porté ça, et que Kanda le savait !
La française prit les dessous, les cacha dans un sac qu'elle emporta avec elle et alla voir Lenalee dans la chambre qu'elle occupait –et qui n'était pas sienne-. Après avoir marché un peu, elle se retrouva devant une porte.

-Super, merci j'suis bien avancée là.

Hum… MAIS pas n'importe quelle porte ! Celle de la chambre d'emprunt de la chinoise !

-Waaaah je savais paaaas…

Bon, l'insolente, tu me laisses finir en paix ! Bref. Elle toqua, et un « J'arrive » puis des bruits de pas se firent entendre. Lenalee ouvrit la porte et quelle fut sa surprise en voyant la blonde devant elle, lui tendant un sac.

-Oh ? Mais… qu'est-ce que… s'étonna la brune en regardant le contenu dudit sac, après avoir invité son amie à s'asseoir sur le lit.

-Ils sont à toi. Je te les avais empruntés parce que j'avais besoin de sous-vêtements en urgence et ce sont les premiers que j'ai trouvé…

La plus jeune passa sur le fait qu'elle était entrée dans sa chambre sans la prévenir et lui dit :

-Mais… ils ne m'appartiennent pas !

-…Ah ?

-Je e porte pas ce genre de dessous ! Je les ai trouvés sur mon lit l'après-midi qui suivait ton anniversaire l'an dernier, avec un mot « Je n'en veux pas » à côté… C'est peut-être à toi ?

Les deux jeunes filles demeurèrent silencieuses.

Le mystère de ces dessous reste ce qu'il est, car seuls nous savons d'où ils proviennent… (cf. chapitre 19 à la fin xD)

…..

-Que je parte en mission ?

-Oui, je pense qu'elle est faite pour toi, je ne sais pas vraiment pourquoi… Quand je lis le rapport des traqueurs, je…

-Ok, ok, tais-t… Taisez-vous.

Komui afficha une mine boudeuse. Plusieurs jours étaient passés. Allen était rentré de sa première mission, il y avait eu l'attaque du Komulin –durant laquelle elle se baladait tranquillement en ville-, les plaintes de Morgane lorsqu'elle s'était aperçue qu'elle ne pourrait pas jouer avec les cheveux de Kanda, le départ de Lenalee et Allen pour l'Allemagne et à présent elle allait partir à son tour. D'après le Grand Intendant, le Comte aurait recommencé à attaquer. Après avoir pris le fameux rapport, elle s'en alla se changer dans sa chambre. Elle partit ensuite vers le réfectoire histoire de se remplir le ventre avant le travail.
Et Morgane prit le train pour la France.

Assise confortablement sur la banquette du wagon première classe, la française repensa à Allen.

Il lui avait parlé de son œil et de sa main. Et il avait été surpris de voir que la blonde n'était pas dégoutée ou tout simplement étonnée à la vue de son bras rouge et difforme. Elle pensa qu'il avait dû être longtemps rejeté. Elle comprenait ce sentiment. Elle se décida enfin à lire le rapport de mission, ennuyée, et lâcha ce dernier en voyant à quelle ville elle allait.

« Ça peut pas être possible… »

Morgane ne continua pas de lire, ne cherchant même pas à savoir quels étaient les phénomènes paranormaux. Après plusieurs heures de voyage, passées dans le silence, le train s'arrêta, vers sept heures du soir, à la gare d'une ville appelée « Nogent ». Elle reconnaissait tout, la petite librairie, la place où s'installait le marché trois fois par semaine… Elle s'en souvenait comme si c'était hier.

Elle avait vécu dans cette ville depuis sa plus tendre enfance. Et cela faisait maintenant six ans qu'elle n'y avait pas mis les pieds. Et elle ne voulait pas y revenir. Trop de souvenirs y étaient attachés. Morgane avança lentement dans les rues, regardant les gens marcher sur les trottoirs, reconnaissant quelques visages au passage. Les mêmes personnes, quelques nouveaux… Rien n'avait changé dans cette petite ville. Le traqueur l'accompagnant la rejoignit et ils partirent à l'auberge où ils avaient rendez-vous avec d'autres informateurs. Une fois arrivés, la française fut informée des évènements en détail.
Les reflets des gens avaient disparus.

Elle fut parcourue d'un frisson et se jura de torturer Komui à son retour.

On lui expliqua que ce n'était pas seulement dans les miroirs, mais dans tous les endroits susceptibles de refléter un corps humain. Car seuls les reflets des personnes n'étaient plus visibles. Cette nouvelle la troubla. Elle se souvint de ce qu'elle avait toujours ressenti avec Mégane. Elle se souvint qu'elle la considérait comme son reflet, et elle commença à trembler. Les traqueurs, inquiets, lui demandèrent si elle allait bien.

-Oui, ça va, j'vais juste aller me rafraichir un peu le visage, dit-elle simplement en partant.

Morgane monta à l'étage, et alla dans sa chambre d'emprunt. Elle s'enferma dans la salle de bain et passa ses mains sous le jet d'eau, pour se mouiller le visage. Elle leva la tête. Au-dessus du lavabo se trouvait un miroir. Un miroir reflétant la salle. Et uniquement la salle.

Et Morgane la vit. Sans savoir pourquoi.

Elle vit Mégane, une nouvelle fois. Elle se crispa, regardant toujours la glace. Une main se referma sur la racine de sa mèche de cheveux lui couvrant l'œil droit, et tira, comme pour les arracher. Son poing gauche était sur le bord du lavabo, refermé, du sang coulant de l'endroit où elle avait planté ses ongles. Ses pupilles avaient rétréci, et elle tremblait de tous ses membres. Elle poussa un hurlement déchirant.
Les traqueurs montèrent immédiatement voir ce qui se passait, et défoncèrent la porte à coups de pieds en remarquant qu'elle était fermée à clé. Ils trouvèrent Morgane par terre, toujours le poing gauche serré et la main droite refermée sur ses cheveux. Des larmes coulaient de ses yeux. Elle continuait de hurler, et son sang coulait encore de sa paume blessée. Elle avait un air effrayant. Elle sentait que sa tête allait exploser, elle avait mal, elle n'en pouvait plus… Pourquoi l'avait-elle vue ? Et pourquoi cela lui faisait-il cet effet ?

-Merde, encore… murmura un des traqueurs.

-Quoi, comment ça encore ? C'est déjà arrivé ? se préoccupa le deuxième, celui qui accompagnait l'exorciste.

-Pas à elle, mais à d'autres habitants… répondit le dernier.

Ils se rendirent compte que le regard de la jeune fille était toujours rivé vers le miroir, bien qu'assez loin. Elle ne le quittait pas des yeux, et ainsi, lorsque l'un des trois hommes la détourna, elle se tut soudainement, lâchant prise sur ses cheveux et ouvrant la main. Avant de s'évanouir, le regard vide.

Morgane se réveilla dans un lit. La première chose qu'elle vit fut sa main gauche bandée. La seconde fut trois hommes discutant dans un coin de la pièce où elle se trouvait qui était en fait sa chambre à l'auberge. Elle les interpella :

-Hey, vous, qu'est-ce qui m'est arrivé ?

-Oh, elle a repris ses esprits !

-Nous allons vous expliquer, mademoiselle Morgane.

-Pendant que nous enquêtions sur les phénomènes de cette ville, nous nous sommes non seulement rendu compte que les reflets des gens avaient disparu mais aussi que chez certaines personnes, regarder un miroir sans reflet causait des réactions assez négatives. Vous faites partie de ces personnes-là. Nous avons fait quelques recherches sur les personnes qui avaient réagi de la même manière que vous et avons appris que chacune d'entre elle a perdu un être cher. Est-ce votre cas, mademoiselle Morgane ? Si oui, alors cela signifierait que c'est la cause de ces réactions.

-Attends, woh, j'ai rien capté là ! Quelle réaction ?

-Des tremblements, des cris, des pertes de conscience…

-…Ah.

-Bref, si votre main est bandée, poursuivit le même traqueur, c'est parce que vous avez planté vos ongles dans votre paume. Vous vous êtes tiré les cheveux, et vos pupilles ont rétréci pendant un moment. Nous vous avons détourné du miroir et vous avez perdu connaissance. Cela veut donc dire que c'est bien le miroir la cause de tout cela. Seulement, certaines personnes ne réagissent pas de cette manière en regardant cette glace vide. Seules les personnes qui ont perdu quelqu'un d'important ont eu cette réaction tout du moins assez inattendue chez vous, vu que vous êtes une exorciste. Nous ne pensions pas que ça allait faire effet sur des compatibles. Vous avez perdu un être cher, n'est-ce pas ?

Morgane hésita avant de répondre, le regard dans le vide.

-J'en ai perdu tellement…

-Mais…sont-ils tous morts ?

-Ah ? Oh j'en sais rien, je sais juste que mon reflet à moi a disparu depuis bien longtemps.

-Vous voulez parler de Mégane, votre sœur ? tenta timidement un autre traqueur. On m'en a beaucoup parlé…

-Oui, c'est bien d'elle que je parle.

-Dites-moi, l'avez-vous vue en regardant le miroir ? demanda le troisième.

-Euh…

La blonde réfléchit un moment et se souvint. Oui, elle avait vu sa sœur en regardant dans la glace. On aurait pu croire que ce n'était qu'elle, dans son imagination, mais la française avait bien reconnu le petit air de sa jumelle.

-Oui.

-Parfait. Ça colle exactement. Les autres personnes à qui c'est arrivé ont vu les personnes mortes auxquelles elles tenaient beaucoup. C'est donc dû à la mort des personnes chères… Drôle de phénomène. Il faudra trouver l'innocence au plus vite. Mais il vous faudra éviter de regarder quelque chose susceptible de refléter.

Morgane pensa qu'elle était handicapée, et que cette mission n'était vraiment pas faite pour elle. Le plus âgé des traqueurs, celui qui lui avait expliqué beaucoup de choses, lui dit avec un sourire triste, comme s'il avait lu dans ses pensées :

-Tu sais, n'importe quel exorciste aurait eu ce problème. A mon avis, ils ont tous perdu quelqu'un. L'innocence implique beaucoup de gens, la plupart du temps pour leur malheur…

La jeune fille hocha la tête, et sortit du lit puis de la pièce. Elle franchit la porte de l'auberge et une petite clochette émit un son léger qui lui rappela beaucoup celui de la cloche de Daisya. Au même moment, une vie s'acheva, quelque part dans le monde. Une personne s'était éteinte. Une personne qu'elle allait beaucoup regretter…

Elle marcha dans les rues. Elle bouscula des gens, et se fit bousculer en retour. Tiens, il y avait du monde, tout de même. Etait-ce seulement dans cette ville où les reflets disparaissaient ? Sans doute… Elle continua à marcher pendant plusieurs minutes. Puis elle entendit un grand cri. Elle commença à courir, elle l'avait entendu venir de la mairie de la ville. Elle savait exactement où cela se situait, et elle y arriva très vite. Là, deux akumas niveaux un et trois autres aux formes étranges et aléatoires encerclaient un petit garçon en pleurs et sa mère inconsciente, au sol. L'un des akumas étranges se retourna et aperçut la symbiotique, prête à attaquer.

-Oh, une exorciste ! Ce va être drôle tiens ! Surtout qu'elle ne doit pas savoir pourquoi nous sommes si différents… N'est-ce pas mademoiselle ? fit la machine à la jeune fille.

-Effectivement, je n'ai aucune idée de pourquoi vous êtes encore plus moche que d'habitude !

-C'est parce que nous avons évolué pardi !

-Merci de me prévenir, c'est aimable de ta part ! Et c'est aussi très con ! cria-t-elle en s'élançant vers son ennemi, les avant-bras enveloppés de ténèbres.

Mais malgré ses attentes, l'akuma évita son coup. Ce dernier tira vers elle, accompagné de ses chers compagnons. Elle esquiva tant bien que mal les attaques, se protégeant avec Kura quand elle en avait besoin, et finalement, elle opta pour le combat à distance et envoya Kura attaquer les niveaux un tandis qu'elle partait couvrir l'enfant. Les monstres trop occupés à attaquer l'ombre ne la virent pas prendre le petit par la main et porter sa mère sur son dos, du mieux qu'elle pouvait, pour partir en courant, laissant le lien entre son ombre et elle s'étendre de plus en plus. Les akumas finirent en poussière mais Morgane était épuisée. Si rien que le premier jour se passait aussi mal… Kura revint dans le sol, et la blonde passa devant un magasin. Elle fit l'erreur de tourner la tête. Et de voir un mur de verre, reflétant légèrement la rue d'en face. Elle s'effondra elle aussi, laissant le petit seul avec deux corps inconscients.

…..

-Mademoiselle Morgane…

-Hein ?

-Vous avez des nouveau perdu connaissance.

-Ah…on est où là ?

-Vous êtes allongée sur un banc, dans un parc. Un petit garçon a demandé à des passants d'appeler un docteur… Mais je suis passé là où vous étiez au bon moment… Alors je vous ai portée jusqu'ici, et j'ai attendu que vous vous réveilliez.

-Pfff… Ras-le-cul de tomber dans les pommes là… P'tain sont obligés de mettre des trucs qui reflètent absolument PARTOUT ou quoi ?

-Mademoiselle, un deuxième exorciste va venir vous rejoindre ici.

-…Hein ? Et il arrive quand ?

-Il devrait arriver demain matin, normalement. Jusque-là, reposez-vous un peu.

-Pas besoin de repos. J'suis pas fatiguée. (moi par contre si… -_-')

Sur ce, Morgane le planta là et alla à l'auberge. Une fois arrivée à destination, elle monta dans sa chambre et se jeta sur son lit. Elle se sentait vraiment inutile. Etait-ce le fait de revenir dans la ville où elle avait grandi qui la rendait aussi bizarre ? Elle s'endormit sur cette pensée. Sans écouter son estomac qui réclamait de quoi manger.

Elle se réveilla assez tôt, s'étant couchée vers huit heures, toute habillée. Elle s'était surtout réveillée à cause de la faim qui la tiraillait. Elle s'habilla et descendit donc, à sept heures du matin, voir si le petit déjeuner était installé. Bien évidemment, il ne l'était pas. Elle maudit tous les gens qui travaillaient ici, et remonta dans sa chambre, non sans râler encore et encore. Elle referma la porte derrière elle, et commença à fouiller dans son sac. Elle en sortit tout ce qu'elle amenait en mission, à chaque fois. Ce qu'elle pensait « indispensable ». Un crayon, un carnet de dessin, son journal, des photos de sa sœur et de ses amis, et une spéciale de Kanda et elle. Pourquoi ça ? Parce que c'était la première personne avec qui elle était partie en mission et que cette photo avait justement été prise par le traqueur en cachette, à l'auberge de grenade. Sur cette photo, on pouvait voir Kanda en rogne, et Morgane pliée en deux, en train de rire aux éclats. Ils étaient devant l'auberge, avant de rentrer à la Congrégation. Morgane avait encore dit une bêtise qui avait énervé le kendoka. Et sa réaction l'avait sans doute fait rire. Elle regarda la photo en souriant avant de la ranger.

Elle prit son carnet de dessin et son crayon et traça quelques traits. Elle dessina un personnage aléatoire, inventé sur le coup. Une belle jeune fille habillée d'une robe simple, blanche, avec un chapeau entouré d'un ruban. Cette jeune fille avait l'air heureuse. Morgane se sentit triste en dessinant ce personnage, comme s'il lui avait pompé sa bonne humeur –pour l'instant inexistante, elle vient de se réveiller-. Quand elle eut grisé et rajouté des ombres, et un décor, elle estima que son dessin était fini. Elle referma le carnet, posa le crayon à côté, et redescendit. Il devait être dans les environs de neuf heures. Le petit déjeuner était justement pour neuf heures. La blonde attendit donc quelques minutes et put enfin entrer pour manger. Elle fut la première à pouvoir se servir de la nourriture. Après avoir choisi des tas et des tas d'aliments, elle s'installa à une table, seule, et commença à engloutir son repas. Repas qu'elle finit au bout de cinq minutes chrono.

La française mit tout ça sur le dos de Komui –une fois comme tant d'autres- et sortit en ville. Le soleil s'était levé, et il y avait déjà des gens dans les rues. Elle marcha un peu pour se dégourdir les jambes et passa près d'une petite ruelle où elle entendit un bout de conversation assez… embarrassant.

-Alors, Sylvie, quel homme c'est cette fois-ci ?

-Voyons, madame, c'est le même qu'hier ! Ahaha !

-Moui, j'sais pas, vous en ramenez des différents le soir et le matin, alors…

-Ne racontez pas d'histoires, voyons ! Ahahahaha !

« Bon, y'a une prostituée au fond de la ruelle, pas loin de moi, génial… Elle est blonde et a de belles formes, le typique tombeuse quoi. 'Ferais mieux de passer mon chemin, on sait jamais. »

Ladite prostituée entendit des bruits et dit d'une voix claire :

-Qui va là ?

-Ah désolée, madame, c'était pas dans mon intention de vous surprendre en plein boulot, je passais juste. J'ai rien entendu, j'vous jure !

-Attendez ! fit la dame peu fiable avant que Morgane ne s'en aille.

Elle se rapprocha de la jeune fille, et la lumière du jour éclaira son visage. Elle était très belle… et ressemblait étrangement à l'adolescente. L'adulte avait les mêmes cheveux blonds que la jeune fille, et ses yeux avaient la même forme. Le bleu clair des pupilles de la plus âgée étaient similaires à la couleur de l'œil droit caché de Morgane. La dénommée Sylvie avait l'air choquée. Elle prit le visage de Morgane dans ses mains, et lui écarta sa mèche de cheveux, avant de la lâcher brutalement.

-Euh…madame, j'ai que 17 ans, et je suis une fille… Je ne vais pas vous dénoncer mais s'il vous plaît ne me faites rien… dit la jeune blonde aux yeux vairons, un peu inquiète, prête à sortir Kura.

-Morgane… ?

-…Hein ? Euh oui c'est bien mon nom, comment le connaissez-vous ?

De loin, un roux venait d'arriver en ville, et cherchait l'adresse d'une certaine auberge. Mais, s'étant perdu, il décida de marcher un peu dans la ville pour voir, il la trouverait bien un jour ou l'autre ! Et là, il assistait à une drôle de scène. Une femme accostait une jeune fille ? Eh, mais… Tiens, c'était Morgane la jeune fille ? Et qui était donc…

-Cette beauté ! STRIIIIIKE !

Lavi courut rejoindre son amie –pour laquelle il était venu à la base- et lui dit :

-Tiens, bonjour Morgane ! ça va ? Tu parles à qui dis-moi ?

-La…LAVI ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je suis venu pour t'aider dans la mission, on m'a appelé hier. Mais dis-moi donc, qui est cette ravissante demoiselle ?

-Oh, Morgane, je suis si heureuse ! Qui est ce jeune homme ? Un ami à toi ? Ah, il faut célébrer ton retour ! J'y ai toujours cru ! Il verra qu'il avait tort ! Je le savais, ma Morgane, tu es de retour ! Et ta sœur ?

-Hey, attendez madame, j'compriends rien à vot' charabia là !

-Morgane, tu m'expliques ? fit Lavi avec un air interrogateur.

-J'en sais pas plus que toi mon vieux…

Sylvie avait l'air joyeuse. Elle avait pris les mains de Morgane et elle avait les larmes aux yeux. Cette dernière et Lavi l'observaient, perplexes. Ils n'y comprenaient rien. Mais le borgne nota une étrange ressemblance entre les deux femmes.

-Voyons Morgane ! Tu ne te souviens pas de moi ?

-…Euh, je devrais ?

-Mais je suis ta mère !

MOUAHAHAHAHAHA FINI ! 8D –part très loin-

Bon, j'aurais aimé le faire un peu plus long, mais là il est 7h du matin (eh oui u_u) et je suis franchement crevée, alors la suite au prochain chapitre !

Pour le truc de la clochette, j'imagine que vous avez deviné x) Si oui, je sais que normalement, c'est un peu plus tard, si non… ben tant pis pour vous 8)

J'espère quand même que ça vous a plu, je m'excuse s'il y a des fautes (vous verriez mes cernes, vous me pardonneriez d'avance…) et surtout, LAISSEZ DES REVIEWS !