Luna lui avait répondu… « Je t'aime ». Mais quelques semaines plus tard… après être restée un peu avec Luna, pansy prit une décision.

Pansy regardait cette lame qu'elle avait posée devant elle. Elle tournait en rond, elle stressait, elle angoissait. Elle se mordait les doigts, s'arrachant la peau jusqu'au sang. Elle saisit la lame en question et avisa son bras. Elle se rétracta, puis avisa son ventre. Elle plaça finalement sa lame sur sa cuisse, et l'entailla violemment.

_ « Je te hais ! Pansy Parkinson, sale connasse ! Tu ne peux pas t'empêcher de faire des conneries ! »

Elle regardait son sang couler comme si elle se purgeait de tout ce qu'elle haïssait chez elle. Elle resta là quelques minutes, les yeux fermés, puis remonta son collant sans essuyer les traces marron. Elle ressortit un bout de parchemin et trempa sa plume dans l'encrier. Elle n'avait pas vu Luna longtemps la veille. Elle l'avait évité comme elle avait pu pour réfléchir. Elle leva les yeux au plafond et fit glisser sa plume sur le bout de papier tacheté.

« Luna,

Je voulais te remercier... Pour le soutien que tu m'as longtemps porté. Pour ta compagnie si fraiche et si innocente. Je t'adore, mais il y a Amour et amour. Hélas je n'ai su faire la différence que trop tard. Et bien que cela m'en coûte et que je me méprise pour ça, je ne peux continuer. Je me dégoûte à en vomir. (C'est le père des rouquins qui m'a conseillé cette phrase). Je suis tellement désolée. Tu es une fille extraordinaire, si pure, si détachée de ce monde, si rêveuse et si belle. Tu m'as fait rêver, tu m'as transporté dans un autre univers qui est le tien. Un univers de calme et d'apaisement. Malheureusement la réalité vient toujours nous frapper en pleine face. La vérité c'est que je refuse de m'attacher à quelqu'un d'autre, encore. Je pleure toujours Millie, je pleure toujours Cho, un amour ne meurs jamais vraiment et on en souffre toujours. J'aime toujours ces deux personnes et je ne me sens pas prête à aimer une personne en plus, j'en ai marre de souffrir, alors j'ai décidé que je me recentrerais sur moi, et que je deviendrais égoïste. Je m'en veux tellement, à cause de moi tu as cassé avec Ginny, à cause de moi tu vas te retrouver seule. Je suis désolée, désolée, désolée que ça finisse comme ça. Je suis mal dans cette relation. Je ne tiens plus la route. J'ai besoin d'être seule, pour réfléchir, pour me remettre en question, pour digérer tout ce que je n'ai pas encore digéré de mes anciennes relations pour me relancer, avant que tout ne ressorte (saleté de vieux rouquin…). Et surtout, je te considère comme ma petite sœur. J'ai envie de te protéger, mais pas en tant que petite amie. Je me sens proche de toi d'une manière amicale. Je suis désolée de le faire comme ça, mais tu te dois de continuer seule ou avec quelqu'un d'autre. Je tiens énormément à toi, crois moi la dernière chose que je voulais au monde était de te faire du mal mais te mentir ne te rend pas service. Je ne peux que te dire que je suis désolé, même si cela ne suffit pas. Au revoir… »

Elle enroula le parchemin et l'attacha à la pate de son hibou les larmes aux yeux, puis le laissa partir avec peine vers son destinataire afin de délivrer ce douloureux message.