Mon retard ne peut se justifier.

JE SUIS DESOLEEEEEEEE ! Je suis désolée je suis désolée je suis désolée je suis désolée je suis sincèrement déééésooooléééééée ! Je vous promets que le prochain (bonus) ne prendra pas autant de temps ;A; Merci à tous et à toutes d'avoir été patients ! Je m'excuse platement je me mets à vos pieds T_T

Si ! En fait entretemps j'ai publié une fanfiction sur Pandora Hearts dont je suis assez fière... Oui, je connais le mot Amour que ça s'appelle. J'adore Merry et je prends beaucoup de plaisir à narrer sa vie dans les chapitres. Si vous connaissez, je vous invite à aller jeter un coup d'oeil :3

Bref.

Disclaimer : seule Morgane est à moi. Et comme je vous l'ai promis, un new Kanda \o/

Je vais pas m'attarder plus longtemps ~ Bonne lecture.

Merci à North, Lyli', Rose-Eliade, Lurichirio-chan, Mymy, Salomettte, Apo, Misete, honoreienfoire-sama, Lacie (merci d'avoir pris le temps de lire ces huit premiers chapitres, j'espère que la suite te plaira autant =D) et Baella (merci de t'être abonnée xD) pour vos reviews !


Chapitre 24 : Au revoir Daisya, bonjour Edo (ou ben j'me suis pas améliorée entretemps tiens !)

En apercevant ce terrible spectacle, Morgane se figea. Elle ne dit pas un mot. Elle resta là, immobile, comme pétrifiée. Jusqu'à ce que Marie ne rompe le silence pesant de ses bruits de pas, s'avançant vers son amie, pour lui poser la main sur l'épaule. Il prononça de manière presque inaudible son nom, alors qu'elle ne réagissait pas. Puis elle se retourna vers lui, tremblante, et murmura :

-Ce…ce n'est pas…lui, n'est-ce pas ?

Pourtant, la seule réponse qu'elle eut fut à nouveau le silence, le dur silence portant tant de sentiments. Un sourire angoissé se forma alors sur ses lèvres, déformant son visage anxieux. Les larmes lui montaient aux yeux. En voyant Kanda se refrogner, son léger sourire disparut totalement. Ses gestes devirent plus rapides, plus affolés. Elle se retourna vivement vers le corps du jeune turc, courut vers lui, le fixa, tenta de chercher un détail qui prouverait que ce n'était pas lui. Un seul, unique indice. Elle chercha du regard, désespérément, ne pouvant pas se soumettre à l'idée qu'il soit mort. Elle ne l'acceptait pas. Mais plus elle essayait de trouver, plus elle perdait espoir. Elle tremblait de plus en plus. Et lorsqu'elle fit enfin face à la vérité, les larmes se mirent à couler, doucement, sur ses joues. Elles devinrent de plus en plus grosses, de plus en plus nombreuses. Ces larmes qu'elle avait peiné à contenir, roulaient sur son visage et s'écrasaient en silence par terre. Elle se laissa tomber, sans se soucier de ses genoux, qui heurtèrent le sol sans grande douceur.

Une personne de plus.

A nouveau, ses lèvres s'étirèrent en un petit sourire, et un rire léger en sortit. Ce rire jusque là inoffensif devint dément, entrecoupé par des hoquets. La jeune fille pleurait pourtant encore. Elle avala quelques larmes et se mit à tousser violemment, puis, après s'être plus ou moins calmée, elle ironisa :

-Eh bien ! Quel accueil… Je ne pensais pas que ce serait si chaleureux !

Elle se leva, regarda ses amis, et contre toute attente, hurla le prénom de son défunt camarade. Marie accourut et tenta en vain de la consoler, de la réconforter, sans trouver les mots. Il la prit dans ses bras, la serra contre lui. La voix de Kanda se fit entendre :

-'Tain, peut pas se taire ? Qu'on appelle Komui et qu'on poursuive notre mission ! On ne va pas s'attarder ici plus longtemps !

L'autrichien, indigné, répliqua :

-Mais qu'est-ce qui te prend de dire ça, d'une telle manière ?

-Nous avons encore un long voyage. La perte d'un camarade est handicapante, effectivement, mais nous devons aller de l'avant. Il est mort, on n'y peut rien.

La blonde aux yeux vairons se tut. Elle se dégagea de l'étreinte du géant et s'approcha du japonais. Elle lui colla un coup de poing en plein visage et passa brièvement sa manche sur son visage pour l'essuyer. Elle regarda d'un air meurtrier le kendoka se tenant la joue. Elle plongea ses yeux dans ceux du brun, et ils restèrent à se fixer pendant quelques instants, leurs iris envoyant des éclairs. Morgane tourna la tête et dit d'un air déterminé, évitant de regarder l'asocial de service :

-On peut plus revenir en arrière. On continue maintenant.

Kanda partit devant, tournant le dos à ses deux compagnons. Personne ne vit la seule larme parcourir la joue du jeune homme, avant qu'il ne l'essuie furtivement, la gardant pour lui.

~POV Kanda~

C'était bien le moment de crever, abruti… Juste au moment où je devais te parler. Je te jure, si jamais je te rejoins au paradis, je te défonce. Même si je n'irai pas… Je n'ai pas ma place là-haut, de toutes façons. Et je m'en fous.

Tsss.

Si tu savais. Si tu savais tout ce que j'ai fait. Si tu savais tout ce que je lui ai fait, à elle. Elle ne le méritait pourtant pas.

-Kandy, tu viens ?

-Déjà avec ce stupide surnom ?

J'aimerais oublier tout ça. J'aimerais l'oublier, elle. Elle… Mais de laquelle je parle ?

-T'es habitué.

-C'est pas le moment de plaisanter.

-J'ai une gueule à vouloir rire, peut-être ?

-Ne m'appelle plus comme ça.

-Qu'est-ce que t'as, là ?

-On vient de perdre un compagnon ! Tu ne comprends rien à la gravité de la situation ou quoi ?

-Tu as dit toi-même qu'il fallait aller de l'avant !

-Mais ça ne signifie pas qu'il faut oublier Daisya !

Et voilà… Je m'énerve. C'est vrai que pour elle, ça doit être étrange de m'entendre lui parler comme ça. Mais je n'y peux rien. Après tout… Ces trois dernière années…

-Tu penses que je peux l'oublier comme ça ? Tu crois vraiment que je peux effacer Daisya, l'un de mes meilleurs amis, de ma mémoire ? Mais tu me prends pour qui !

-Pourquoi tu agis comme si rien ne s'était passé, alors !

-Parce que pour moi c'est la seule manière d'aller de l'avant !

-Alors tu veux l'oublier !

-Je sais pas ! Je sais plus… Je peux pas faire comme s'il n'avait pas existé, c'est impossible ! Mais d'un côté, j'aimerais tout oublier. Je sais pas. Je suis plus sûre de rien…

Ces trois dernières années, que j'ai vécues dans mon propre mensonge. Ces années que j'ai passées à fuir la vérité, cherchant un abri, cherchant une issue, que j'ai trouvée chez Morgane. Trois années à me mentir et ainsi à mentir à tous les autres. Trois longues années à croire que je l'aimais. A me faire croire que je l'aimais. J'aurais dû me faire à la raison bien plus tôt.

-Ce n'est pas le moment de vous disputer, vous deux !

Trois ans… A enfouir mes sentiments pour cette personne... A me cacher, à prétendre que j'avais tout oublié à son sujet. A dire que j'aimais Morgane, pour abandonner, pour tout arrêter. Toutes ces recherches. Toute cette vis passée à te chercher, toi. Il y a trois ans, j'ai rencontré Morgane. Je l'ai détestée, comme tant d'autres. Et j'ai fini par baisser les bras. Elle a été la seule victime, malgré son ignorance.

Et ni elle ni moi ne gagnerions à ce que je lui dise : « Morgane, j'ai cru t'aimer pendant trois ans, mais en fait, je me trompais, tu n'étais qu'une échappatoire ».

Ça la choquerait plus qu'autre chose.

Mais, pourquoi maintenant, je me sens mal en pensant que me suis servi d'elle, d'une certaine manière ? Je te le demande, Daisya… Et je te demande aussi, suis-je un démon ? Je sais que je ne suis pas humain. Mais à ce point…

~Fin POV Kanda~

…...

-Maréchal…

-Tiens ? Ça faisait longtemps ! s'exclama Tiedoll en apercevant ses élèves.

Ces derniers lui racontèrent en détail les évènements, et lui expliquèrent que l'exorciste d'origine turque était mort. En apprenant cette dure nouvelle, le maréchal fondit en larmes. Il leur raconta quelques anecdotes, et dessina la ville natale de Daisya. Il brûla ensuite la feuille, murmurant gentiment « repose en paix ». Les exorcistes lui affirmèrent ensuite qu'il fallait rentrer à la citadelle. Mais le français refusa catégoriquement.

-Je ne rentrerai pas. Nous sommes en guerre. Je dois achever ma mission. Et puis… Il faut trouver de nouveaux exorcistes. Si le seigneur ne nous a pas abandonnés, il nous enverra d'autres apôtres.

Kanda et Marie soupirèrent. Ils savaient bien que c'était le genre du maréchal de dire ces choses-là.

-Dans ce cas, nous vous accompagnons, maréchal Tiedoll.

L'interpellé se retourna vers ses élèves, un sourire triste aux lèvres, les larmes coulant encore de ses yeux. Morgane restait silencieuse, en proie à une douleur intérieure. Elle ne savait plus quoi faire, quoi dire, quoi penser. Elle était perdue. Entre la mort d'un de ses meilleurs amis, le comportement bizarre d'un autre, ses souvenirs lui revenant et se mélangeant à ses pensées sombres, son crâne allait exploser. Il était martelé par les voix de Daisya, lui parlant quand il était encore en vie, celle de Kanda lui expliquant qu'il fallait aller de l'avant, leur dispute, la mort de Mégane, sa mort, la mort de Daisya, Kanda, Marie, Lenalee, Lavi, Allen, exorciste, Noah, mission, Congrégation, mort, mort, mort ! Elle n'en pouvait plus. Trop de choses lui venaient en tête, elle avait mal. Elle essayait au mieux de le cacher mais le vieux peintre remarqua bien que quelque chose n'allait pas.

-Morgane, je sais que c'est dur pour toi, mais tu dois surmonter cette épreuve.

-Hein ?

-La mort est très présente dans cette guerre sainte. Daisya ne va pas être le seul. Il faut que tu supportes cela. Ces trois dernières années, nous avons eu beaucoup de chance, mais le Comte a recommencé à attaquer. Nous devons être prudents.

-Euh, vous dites ça mais vous pleurez toujours.

Le peintre sourit, et la jeune fille baissa les yeux.

-Je dois être plus forte, ça je le sais, mais je suis pas comme vous, qui avez vu des proches mourir. La seule personne que j'aimais beaucoup qui s'est éteinte, c'est Mégane. Et perdre un membre de notre famille, c'est très douloureux… Je sais pas si je vais m'y faire.

-Tu as grandi depuis la dernière fois, Morgane. Ça fait longtemps que je ne suis pas rentré mais je le sens. Cependant, si tu veux vraiment être exorciste, il va falloir que tu t'endurcisses un peu plus.

-Arrêtez de pleurer, c'est pas crédible.

Le maréchal rit, et essuya ses larmes, puis reprit d'un ton plus sérieux :

-Komui m'a transmis ce que m'a dit Hevlaska. Je n'ai jamais oublié cette phrase. Ton destin.

-Euh de quoi ?

Il ouvrit des yeux ronds derrière ses lunettes et regarda son élève, plus que surpris. Cette dernière ne comprenait pas de quoi il parlait. Elle pencha la tête sur le côté, pour affirmer sa pensée. Tiedoll en resta bouche bée.

-Ne me dis pas que tu as oublié quand même.

Elle eut un petit sourire embarrassé :

-Elle a dit quoi, et quand ?

-Lors du calcul de ton taux de synchronisation avec ton innocence ! Voyons, Morgane !

-Ah, là… J'écoutais rien, elle a raconté quoi ?

Les lunettes du français lui tombèrent du nez. Il n'en croyait pas ses yeux. Comment pouvait-elle être aussi irresponsable ! Il ramassa ses verres et les remit en place, puis passa une main sur son visage, las. Les deux autres exorcistes commençaient à perdre patience, surtout un en fait, qui ne se gênait pas et le montrait par des claquements de langue réguliers. Le maréchal lui ordonna d'attendre encore un peu, puis il revint à la jeune symbiotique et cita :

-« Cette jeune fille absorbera les ténèbres par les ténèbres ».

-Gné ? Attendez, je comprends pas, mon innocence… Et ça a quoi à voir avec les autres ? Roh et puis merde c'est compliqué votre truc là…

-Arrêtons de parler veux-tu ? soupira finalement l'artiste, las. Et puis mon petit Yû a l'air de s'impatienter.

Ledit « mon petit Yû » répliqua avec un « Et pas qu'un peu », suivi d'un « M'appelez pas comme ça », confirmant ainsi les paroles de l'adulte. Et ainsi commença un long voyage en compagnie de nos trois exorcistes et du maréchal. Plusieurs jours s'étaient écoulés entre la mort du turc et les retrouvailles avec le peintre, et aussi depuis le départ d'Allen, de Lavi et du nouvel exorciste, Arystar Krory, partis de Roumanie, prêts à rejoindre Lenalee ainsi que Bookman en Chine.

Ceux-ci étaient à la recherche du maréchal Cross. Ils trouvaient des indices petit à petit. Le temps passait et ils se retrouvèrent dans le bordel d'une femme nommée Anita. Lavi pensa alors qu'il pourrait prendre des nouvelles des membres de l'unité Tiedoll. Kanda ayant toujours refusé que le lapin ne le contacte, et l'ayant menacé pour qu'il ne le fasse pas hormis dans de dangereuses et importantes situations, il préféra appeler Morgane, bien plus amicale que le japonais.

Il partit donc à la recherche du combiné le plus proche, prévenant d'abord ses compagnons. Il en trouva un au bout de quelques minutes et sortit don golem de sa poche, pour le connecter à l'appareil.

-Ouais ?

-Morgane, c'est Lavi. Komui nous a dit que…enfin, il nous a appris la nouvelle.

-Je vois.

-Je voulais savoir si tout allait bien de votre côté.

-T'en fais pas pour ça. Pense plutôt à ta mission, de ton côté à toi.

Le roux hésita une seconde. Il savait qu'elle parlait de sa mission en tant qu'exorciste : retrouver le maréchal Cross. Mais, pendant un court instant, il avait cru entendre le vieux panda lui ordonnant qu'il ne devait pas oublier son statut de Bookman. Il baissa les yeux. Il ne devait pas s'attacher aux gens. Il n'avait pas de cœur. Il n'en n'avait pas besoin, n'est-ce pas ?

-Euh, Lavi…t'es encore là ?

-Ah oui ! Pardon. Donc, je suppose que ça va là-bas. Nous, on avance lentement mais sûrement. Nous trouvons des pistes, et malgré une certaine rumeur, nous poursuivons notre chemin.

-Je te demanderai pas de quelle « rumeur » tu parles. Bon, sur ce, j'dois partir. Bonne chance pour retrouver votre maréchal ! Passe le bonjour aux autres, surtout. Dis-leur « Yosh, trouvez vite vot' maréchal qu'on puisse rentrer et qu'on s'fasse un bon repas en famille ». Mot pour mot, hein.

Lavi ne put retenir son rire. Il était plutôt rassuré d'entendre qu'elle pouvait encore plaisanter.

-Je leur dirai, compte sur moi ! Et bon courage à vous aussi !

-Euh, on est déjà avec lui. Je l'avais pas précisé ? Allez salut !

La jeune fille avait raccroché. Le borgne resta planté sur place quelques secondes, avant de revenir à la réalité et d'aller rejoindre son groupe qui l'attendait sûrement. En arrivant près de ses compagnons, il leur lança :

-Morgane vous passe un message ! Elle m'a demandé de le répéter mot pour mot ! « Yosh, trouvez vite vot' maréchal qu'on puisse rentrer et qu'on s'fasse un bon repas en famille » !

Allen approuva la pensée de la blonde, et Bookman vint frapper son disciple sur la tête pour raconter des imbécillités, alors que celui-ci affirmait qu'il ne mentait pas.

Loin de là, l'adolescente serrait Tsubasa, son golem, dans sa main. Une larme s'écrasa sur ce dernier, puis une autre, et une troisième. Morgane s'essuya vivement les yeux.

« Si je veux continuer à être exorciste… »

Malgré cette phrase qu'elle se répétait sans cesse pour se donner du courage, c'était dur de perdre quelqu'un. Elle se souvint de la mort de Mégane, puis secoua la tête pour chasser ces pensées. Kanda l'appela, lui disant de se dépêcher. Elle effaça les rares preuves montrant qu'elle avait pleuré à nouveau, et accourut.

Les semaines passèrent, les journées se faisaient de plus en plus longues pour les exorcistes. Les ennemis à vaincre étaient de plus en plus nombreux au fil du temps. Tiedoll partait pour Edo, accompagné de ses élèves et d'akumas modifiés, qu'il cachait alors à Kanda, Marie et Morgane. Le voyage se poursuivait, et un beau jour, ils arrivèrent au Japon. Il fallait que ça arrive, et ils avaient payé le pris pour voyager : des akumas à perte de vue. Le Japon étant une île, ils avaient dû prendre un bateau, et en mer, les machines en profitaient. C'est donc exténués qu'ils atteignirent le pays. Ils trouvèrent une auberge vide, ils prirent donc une journée de pause, pour se remettre de cette longue aventure.

Kanda et Morgane attendaient dans la salle de séjour, assis sur des canapés.

-Tssss.

-Cool, je savais pas que t'avais un vocabulaire aussi développé.

-La ferme.

-Oh mon Dieu, tu as enchaîné deux mots. Et je te signale que c'est toi qui as rompu le silence.

-J'ai fait « tss ». Et je suis capable d'en enchaîner plus, mais ce serait inutile de perdre mon temps avec toi.

-Merde, j'ai pas compté. Et c'est comme si tu parlais.

-Tsss.

Morgane soupira profondément. Elle ne savait pas ce qui arrivait à son ami, mais elle était sûre que c'était lié à la mort de Daisya. Si ce n'était pas la cause de son état, elle se posait de nombreuses questions…

-Kanda, pourquoi t'es aussi désagréable ?

-Je pourrais bien te retourner la question.

-Tu comprends pas ce que je veux dire. Je veux savoir pourquoi tu te comportes comme ça avec moi. Où est le Kanda d'avant ? Celui que je connais, qui est mon ami ?

-Je suis le Kanda d'avant, celui que tu connais et…je ne suis pas ton ami.

Un lourd silence s'installa dans la pièce. La française regardait le japonais, la bouche entrouverte, les iris rétrécis, choquée par ce qu'il venait de lui annoncer. Elle essaya de parler, mais aucun son ne sortait de sa bouche.

Au fond de lui-même, Kanda se sentait mal pour elle, qu'il avait cru aimer durant trois ans. Il s'était toujours comporté comme un ami avec la jeune fille et elle l'avait toujours considéré comme tel, mais à présent, il regardait la réalité en face. Il fallait qu'il oublie ce passage de sa vie. Et Morgane ne connaissait pas le vrai Kanda. Elle avait connu une façade, un autre visage, qui n'était le sien. Ce n'était pas lui, celui qu'elle avait cru connaître.

La blonde se leva, et marcha vers Kanda. Là, elle lui flanqua une gifle majestueuse. Pas un coup de poing. Pas un coup de pied. Pas même un coup de boule. Une gifle. Car une gifle était bien plus puissante qu'autre chose niveau signification. Et qu'on ne pouvait pas répondre à une gifle. Elle nous rabaissait et on ne pouvait pas répliquer. On ne pouvait que se sentir honteux. Et le japonais se sentait honteux, même si extérieurement, il avait l'air indifférent à ce geste. Lorsque la française sortit de la salle pour aller dans le couloir, sans se retourner, le kendoka se tint la joue et la massa doucement. Elle avait mis toute sa haine dans cette gifle. Il l'avait bien sentie.

Une fois dans le couloir, Morgane s'adossa au mur, complètement perdue. Elle ne comprenait vraiment plus rien. Elle était furieuse contre le japonais. Il n'allait pas s'en sortir indemne, ça ne faisait aucun doute. Foi de Morgane.

Soudain, un grand bruit se fit entendre. Une explosion. La blonde se précipita en dehors du bâtiment qui tombait en ruine. Ils étaient au Japon que diable ! Qu'étaient-ils allés faire dans une auberge ? Elle le fit bien remarquer au plus âgé.

-Pourquoi vous nous avez dit de nous arrêter ici ? Vous êtes dérangé ou quoi !

-J'avais oublié ! Je suis désolé…

-C'est pas le moment ! rétorqua le kendoka en détruisant un akuma. Regardez ce qui nous attend devant au lieu de vous plaindre ! Ce qui est fait est fait, on a fait une erreur, on n'y peut rien ! Merde, mais pourquoi je me coltine ces boulets !

-Ta gueule toi ! lui cracha Morgane en mettant une des machines en pièces.

Mais elle se retourna pourtant pour voir des monstres qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Ils avaient une drôle de forme… Ils avaient l'air plus humains, maigres, élancés, toujours mécaniques.

-C'est des niveaux combien, ça ? s'écria Marie. Ce ne sont ni des deux, ni des un !

L'akuma envoya une puissante attaque, qui aurait bien pu mettre à terre les trois exorcistes si le maréchal n'était pas là. Ce dernier parvint à s'en débarrasser avec l'aide de ses élèves, mais il en restait encore beaucoup et tous les quatre commençaient à fatiguer. Le Japon était un véritable champ de bataille, il n'y avait aucun endroit pour se réfugier. Pourtant, lorsqu'on entendit une explosion au loin, l'aveugle prévint immédiatement Tiedoll de la présence d'autres exorcistes. Ils battirent en retraite et suivirent les indications de l'autrichien, s'arrêtant quelques fois pour reprendre leur souffle dans cette course parsemée d'obstacles.

Et lorsqu'ils arrivèrent à l'endroit où les explosions faisaient rage, on aperçut une créature difforme, géante, aux plusieurs figures toutes aussi répugnantes les unes que les autres. Un akuma ?

-C'est quoi c't'horreur ! Et…ah ? Mais c'est les autres là-bas !

-Il va y avoir du sport.

Marie affirma alors qu'il entendait Lenalee, Lavi et toute la bande de Cross. Tiedoll ordonna à ses élèves d'aller leur porter secours et tous les trois partirent donc immédiatement, obéissant aux ordres de leur maître. Alors que Kanda allait porter secours à… Euh un drôle de personnage ressemblant fortement à un singe (mais qui est-ce ? A mon avis vous voyez de qui je parle 8D) alors qu'un Noah l'attaquait, Marie resta un peu plus loin, frappant à distance grâce à ses fils, neutralisant ainsi la grande bestiole. Morgane allait mettre fin à l'existence de cette dernière lorsque le japonais la devança. Elle lui lança un regard noir et lui lança froidement :

-T'occupe ! Va plutôt voir ailleurs si j'y suis.

Mais il l'avait déjà achevée. Il se posa sur un bâtiment, alors que la blonde le fixait, furieuse. Il ne fit pas attention et menaça Lavi de le découper s'il l'appelait encore par son prénom. Morgane ne prit même pas le temps de saluer son ami roux et alla se défouler sur les machines qui restaient autour.

Puis le noir.

Elle ne voyait plus rien. Elle sentit sa conscience l'abandonner. Elle avait mal. Elle ne savait plus ce qui se passait. Elle jeta un coup d'œil autour d'elle. Il n'y avait plus rien ? Sa vue était brouillée, sa tête endolorie lui empêchait de se concentrer et elle avait du mal à distinguer les formes de ses compagnons au sol. Elle entendit une voix au loin. Celle du kendoka.

Elle ferma les yeux. Et puis de toutes façons, à quoi bon faire tant d'efforts ? Elle pourrait bien se laisser crever ici. Certes, elle avait des amis, mais tout le monde meurt un jour. Elle voulait en finir. Elle en avait marre. « Si je veux continuer à être exorciste »… Mais elle ne savait pas elle-même si elle le voulait vraiment. Qu'est-ce que ça lui apportait au juste ? Pourtant d'un côté, elle s'accrochait à la vie. Et Daisya ? Il n'était pas mort pour rien. Elle n'allait pas se laisser faire comme ça. Daisya s'était battu jusqu'au bout, elle ne pouvait tout simplement pas se laisser mourir comme ça.

Elle entendit des gémissements, des plaintes, puis des voix plus fortes, des bruits autour d'elle. Elle tenta d'entrouvrir les yeux et ne vit qu'une lumière blanche qui l'obligea à les refermer brusquement. Elle se redressa, demandant à Kura de cacher son visage, empêchant cette lumière de l'aveugler. Elle attendit que ça se calme et rouvrit les yeux totalement.

Edo avait disparu. Et devant elle, les exorcistes se tenaient debout autour d'un cristal.

…...

Morgane dormait. Elle était fatiguée. Et elle tenait à ce qu'on la laisse se reposer. Son sommeil était pour le moins léger, elle entendait encore les voix des autres autour d'elle. Et ce ne fut que lorsqu'ils se mirent à crier qu'elle se redressa et leur dit d'un ton las :

-Vous pouvez pas baisser d'un ton…

Mais en voyant ses amis être attirés dans le sol, sa réaction fut tout autre. Elle se précipita vers eux et attrapa la main de Lavi. Elle fut entraînée à son tour. Et elle se retrouva écrasée par un macaque.

-Aaaargh ! Mais…hargh ! J'peux pas respireeeer !

Les autres se dégagèrent, et elle put observer autour d'elle une magnifique ville aux bâtiments d'un blanc immaculé. Elle admira le paysage… Qui fut bientôt gâché par un ridicule personnages portant un haut-de-forme.

-C'est quoi ce truc !

Les bâtiments s'effondrèrent, et une voix enjouée retentit dans tout l'endroit, expliquant que tout sera détruit d'ici trois heures. Morgane ne comprit pas trop et se tint la tête. Elle commençait à en avoir ras-le-bol de toute cette histoire. Tout s'était passé bien trop vite depuis la mort de Daisya. Elle donna un violent coup de pied dans ce qui semblait être un parapluie à tête de citrouille.

-Mais ça me fait chier tout ça !


Et voilà ! A bientôt xD Commentez, s'il vous plaît ! o/ J'aurais aimé faire plus long mais... Ben j'me suis dit que c'était très bien comme ça hein u_u"